Mort symbolique !!!

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L’information ne valait pas une chandelle bien que la morale veut qu’on ait du respect pour nos morts. Cependant, si je réagie à l’annonce de la mort de Sa3ida Sassi ce n’est pas pour dénigrer cette dernière que dieu l’accueille dans sa grande miséricorde mais parce j’ai trouvé inouï que l’un de ses neuve en parle avec orgueil dans l’un des sites de l’opposition « radicale » tunisiens. Je vous laisse lire le texte : « Mesdames, Messieurs,
J'ai le regret de vous annoncer le décès de ma tante Madame Saïda née Bouzguarrou épouse Hassan Sassi, nièce de feu le Président Habib Bourguiba 1er Président de La République Tunisienne qu'elle a adulé et servi tout au long de son existence.
Madame Saïda Sassi militante pour l'indépendance de La Tunisie, s'est éteinte à son domicile à Carthage à l'âge de 86 ans ce 25 juillet 2007 aux alentours de 13h. Ce jour était pour elle très important puisque à cette date La République Tunisienne s'était proclamée. La page de l'histoire Bourguibienne est définitivement tournée”.
C’est ce qu’on appelle avoir du culot. Qu’on nous traite comme des cons ça passe, mais qu’on nous prenne pour des cons ce n’est pas très éloquent. Je voudrais dire à ce monsieur « el barka fikom » mais si le nom de sa tante a un jour été associé à la direction de ce pays c’est là la preuve la plus éloquente que la vie et « l’Histoire » sont souvent très injustes (AAARGHHHH...).

To be or not to be ?

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J’ai lu quelque part, dans la revue “Jeune Afrique” très probablement, une définition qui m’a en quelque sorte troublé. Dans la rubrique « Humour, Saillies et Sagesses » on pouvait lire la citation présente : « Un intellectuel c’est quelqu’un qui a trouvé quelque chose de plus intéressant que le sexe ». Apres mures réflexions je suis arrivé à la certitude suivante : je ne suis pas un intellectuel. C’est catégorique.

Occupes-toi de tes gosses maintenant...

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La nouvelle est fraiche et pourtant « tout le monde en parle ». Abbou est libre. Et alors ? On se réjouit d’une victoire à la papyrus maintenant ? Heureusement que c’est Sarkozy qui s’est faire élire à la présidence de la France parce que franchement si c’était Ségolène le pauvre aurait moisit jusqu’au dernier jour avec option de prolongement de séjour offert par la maison. Bon maintenant que Abbou est dehors fera-t-il mieux que Loana ?

Hommage à M

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M. est une femme intelligente, courageuse et une vraie battante. Elle a sacrifié toute sa vie à servir ses parents, son mari et puis ses enfants. De sa vie, pleine de joies et de déceptions, elle ne regrette qu’une seul chose : c’est que son père n’eut pas suffisamment de courage pour s’opposer à l’oncle de M, c'est-à-dire son beau frère, qui un jour se présenta à la maison de sa sœur, la mère de M, pour décréter que M ne doit plus sortir de la maison et donc ne plus aller à l’école. A cette époque là, M devait avoir à peine 9 ans. « Dans nos us et coutumes, il n’y a pas de femmes qui vont à l’école et encore moins qui sortent toutes seules » disait-il. Cela devait se passer vers l’an 1955, peut être une ou deux années plus tard. Même après avoir grandit et s’être mariée, M parlait toujours des bribes de souvenirs qu’elle a gardé de son expérience à l’écoles avec beaucoup d’amertume et un sentiment de rancœur envers un oncle qui malgré tout est resté l’un de ses préférés. Devenue adulte, M se maria avec un homme qui par défaut est devenu l’homme de sa vie. Son amour pour son époux n’avait d’égal que son envie de mettre au monde le plus grand nombre d’enfants possible. A chaque fois qu’ils faisaient l’amour, elle se donnait à son mari corps et âme non pour atteindre le plaisir mais plus tôt pour qu’elle soit la plus fertile possible. Elle voulait beaucoup d’enfants. Elle voulait qu’ils aillent tous à l’école, qu’ils étudient et qu’ils apprennent tous ce qu’il y a à apprendre. Elle voulait que parmi ses fils et ses filles il y ait un pilote qui puisse l’emmener dans ses voyages et lui faire découvrir le monde, un médecin qui puisse s’occuper de sa santé, un astronaute qui puisse lui expliquer les mystères du ciel, un romancier qui puisse lui raconter des histoires pour meubler ses nuits blanches, un humoriste qui puisse la faire rire pour surmonter ses déprimes, un instituteur qui puisse lui apprendre à déchiffrer ces séquences de lettres et de chiffres qu’elle trouve inintelligibles, un architecte qui puisse lui construire une maison comme elle en rêve, un musicien qui puisse lui jouer de la musique pour elle seule… M, en bonne gestionnaire, assura à ses enfants tous les besoins pour qu’ils puissent poursuivre leurs études sans se soucier de rien bien que la rente du père était juste moyenne. Les espoirs de M se sont certes exauces mais il ne se sont exaucés qu’à moitie. M eut quatre garçons et trois filles. Ils sont tous allés à l’école, puis au lycée et enfin à l’université. Ils ont tous grandit et sont parti faire leur vie ailleurs que sous le toit parental. Ils exercent tous des métiers des plus intéressants les uns et les autres. Parmi les enfants de M il y en a un qui est pilote, mais il n’a jamais emmené sa mère ailleurs que chez lui. Une fille de M est médecin mais à chaque fois que M se plaigne de quelque chose sa fille l’emmène chez un collègue. Un autre fils de M est architecte mais il trouve qu’on ne devrait rien toucher dans la maison de sa mère… Bref, les rêves de M, qu’elle a passé des années à caresser secrètement sont là devant ses yeux mais ils lui sont inaccessibles. Si, l’une des filles de M est chanteuse et elle chante souvent à sa mère des douces mélodies pour qu’elle oublie un peu sa solitude et surtout la dure labeur, les sacrifices et les tant d’années d’attente…

Qu'est ce que la vulgarité ?

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L’incident qui oppose deux de mes meilleurs bloggers, Abdou et Adem, une histoire banale somme toute que j’espère, qu’enfin de compte, il ne s’agirait que d’un nuage passager, m’a rappelé une anecdote du temps ou j’étais encore étudiant. J’avais à ce moment là un professeur de Droit, fameux pour son franc parlé et pour sa tendance à employer sans gêne des mots « choquants », qui nous donnait des cours sur les relations internationales. Ce monsieur, un grand intellectuel et un personnage haut en couleur, est très connu sûrement du coté de la banlieue nord et de la Marsa plus exactement. Il s’appelle Hammadi Rdissi. Là je voudrais ouvrir une parenthèse pour dire que Hammadi Rdissi est l’auteur de plusieurs ouvrages très intéressants sur l’Islam et le droit que je vous recommande vivement. Je ferme la parenthèse et je reprends mon histoire. Un jour, Si Hammadi est venu particulièrement inspiré au cours. Il nous gratifia avec un exposé magistral. A la fin de son oratoire qui laissa l’assistance comme assommée, l’un de mes camardes de classe demanda la parole. Je ne sais pas si son intervention était motivée par un excès d’intelligence ou plus tôt par un besoin de faire l’intéressant. Toujours est il que cet étudiant posa une question à Si Hammadi lui demandant si ce qu’il venait d’exposer était sa propre vision de la vie ou bien qu’il ne faisait là que reproduire un discours d’autrui. Si Hammadi a répondu que pour être sincère, la théorie qu’il venait de développer appartient à un certain Michel Foucault mais que lui y adhère au point d’en faire sienne. C’est à ce moment là que notre étudiant s’exclamât : « Ah ! Michel Foucault… ». Intrigué par le ton de la réponse de l’étudiant, Si Hammadi répliqua : « Oui Michel Foucault. Ceci vous pose un problème quelconque ? ». « Non » répondit l’étudiant, avant d’ajouter « mais on sait tous les problèmes dont souffre Foucault ». « Problèmes ? Quel genre de problèmes ? » demanda Si Hammadi. « Mais, monsieur vous savez bien que Foucault est euh… » tituba l’étudiant. « Pédé ? » lâcha sans ambages le prof. « Oui c’est ça » répliqua l’étudiant fier de lui. Le prof, qui comme je vous l’ai déjà dit n’a aucun tabou dans sa façon de s’exprimer rétorqua immédiatement : « Brabbi sama7ni. Savez vous ce que c’est la « Wabna » ? Je le doute fort. Avant de parler d’une chose assurez vous que vous êtes en train de parler en connaissance de cause. La « wabna » comme vous dites il faut l’atteindre pour en parler. Par ailleurs, ce « Pédé » comme vous dites ne pense pas avec son cul, ce qui fait une sacrée différence entre vous et lui car vous « ya Si ennam » ça se voit que vous n’avez pas encore dépassé l’obstacle de vos couilles ». La réponse du prof eut l’effet d’une douche froide sur toute l’assistance… We 7dithna 9yess comme disent nos aïeux.

L'addition s'il vous plait

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Hier soir je suis allé au Biwa. Je ne suis pas un habitué des lieux. Je crois avoir été dans cet établissement 3 ou 4 fois tout au plus. C’est un de mes frères qui a eu l’idée de proposer un dîner en famille. On s’est donné rendez-vous sur place mes trois frères, leurs épouses et leurs gosses, mes deux sœurs et leurs maris et leurs gosses, ma femme, ma fille et moi. Il y avait beaucoup de monde. L’ambiance était bon enfant mais je trouve que je deviens de plus en plus allergique à la foule. Le serveur, un jeune homme affable, essayait de contenter tout le monde, mais le pauvre était sollicité de partout. Nous mangeâmes des pizzas qui arrivèrent après plus de ¾ d’heure d’attente. Au moment de partir je demande l’addition. Le serveur arrive avec son espèce de « Palm » dans la main il me montre la commande et me demande si je suis d’accord avec le contenu. J’acquiesce. « Ça fait 125 dinars monsieur ». Je compte l’argent, je lui tends 130 dinars et je lui dis de garder le reste. Je me prête à partir lorsque le jeune serveur m’apostrophe. Confus et tout rouge de honte il me dit : « Monsieur, ce n’est pas juste… ». – « Qu’est ce qui n’est pas juste mon ami ?» - « Monsieur je ne peux pas prendre les cinq dinars » - « Quoi ? Ça veut dire quoi ça ? Ce n’est pas assez ? » - « Non monsieur, c’est plus qu’assez» - « Alors quoi ? La direction vous interdit de prendre des pourboires ? » - « Non plus monsieur » - « Mais alors qu’est ce qui ne vas pas ? » - « Monsieur je ne peux pas prendre cet argent parce que je considère que le service ne méritait pas ». L’honnêteté de sa réponse m’a laissé complètement abasourdi. C’est à ce moment là que je me suis rendu compte que le jeune homme avait un arrière accent bizarre et qu’il n’était pas tunisien. Il devait être algérien ou marocain. J’ai réfléchi quelques secondes et puis je lui ai dit : « Ne t’en fais pas. C’est vrai que le service n’était pas excellent. Mais j’ai vu que tu faisais de ton mieux pour contenter tous les clients. Alors faisons comme si c’était une avance et que la prochaine fois tu t’occuperas mieux de nous ». Sur le chemin du retour je n’ai pas arrêté de me demander si un serveur tunisien aurait eu la même réaction…

Kamini, do you know ?

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Bien que je me considère comme un vrai mélomane, il existe des genres de musique que je n’arrive pas à supporter. Le Rap, par exemple n’est pas ma musique préférée et pourtant je reconnais avoir acheté un album de Snoop Dogg et un autre de 2Pac. Je reconnais aussi que parfois je me suis trouvé séduit par quelques titres accrocheurs. Et puis j’ai découvert MC Solar ou le pionnier du Rap français. Dernièrement on m’a remis un CD de KAMINI que j’ai trouvé sublime. Ce qui m’a interpellé dans ce CD ce n’est pas la musique mais plus tôt les paroles. Kamini, un jeune noir originaire du Congo et issu d’un patelin perdu de la France (Marly Gomont), est un vrai phénomène du web. Snobé par les maisons de disque, ce dernier n’a pas baissé le bras, mais s’est lancé dans la conquête de la célébrité à travers le net. Avec les moyens de bord il réalisa un clip et le lança dans la toile. Le bouche à oreille et sûrement une sacrée dose de chance ont fait le reste. Aujourd’hui tout le monde s’arrache Kamini. Même le JT de TF1 de JP Pernaut lui a consacré un reportage. Surnommé le « Rappeur rural », Kamini a produit un album, comprenant 12 titres tous aussi intéressants les uns que les autres, dans lequel il aborde des thèmes aussi graves que légers qu’il traite avec beaucoup d’humour et surtout avec une bonne dose de dérision. Le racisme, l’exclusion, le Rap, la téléréalité, la folie… et autant d’autres sont les thèmes que Kamini a choisit pour en parler dans ses chansons avec un humour décalé et beaucoup d’ironie. Son opus « Psychostar World » peu paraître ringard mais il est d’une profondeur déroutante. Son Rap est très particulier. Il apporte une certaine fraîcheur et surtout une belle note musicale dans un monde Rap abrutit…

Pour en savoir plus :

http://fr.youtube.com/watch?v=6gV5rsO2u_o et http://fr.youtube.com/watch?v=wPJ-xRaw2l8

Pétage de plomb

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Bien avant son élection à la Présidence de son pays, Sarkozy promit un changement radical qui redonnerait à la France son aura et restaurera sa puissance et sa positon tant à l’échelle nationale que sur la scène internationale. Il a surprit par ces choix audacieux selon les uns, démagogiques selon d’autres. Parmi l’une de ses décision surprises la nomination de Bernard Kouchner, figure polémique socialiste, à la tête de la politique extérieure. L’homme est connu pour ne pas avoir sa langue dans la poche et certains ont redouté se choix controversé. Bref, Kouchner n’a pas attendu longtemps pour marquer la diplomatie française de son empreinte personnelle. Cette fin de semaine il a réuni les représentants des partis politiques libanais à Paris pour un dialogue dont le but est de trouver une solution qui mettrait fin à la crise politique au Liban. Lors de la conférence de presse qu’il a donné toute de suite après pour commenter les résultats de cette réunion, Kouchner était visiblement excédé par une colère qu’il n’a pu contenir. Se dirigeant à l’un des journalistes présent, Kouchner a pété les plombs faisant preuve d’une arrogance excessive. Cette scène, inhabituelle surtout de la part d’un haut responsable diplomate, a été reprise par toutes les chaînes de télévisions arabes. Etonnamment, aucun media français, ni audiovisuel ni écrit, ne s’est penché sur ce fâcheux épisode. Cela m’a interpellé doublement en me demandant si cela est le « nouveau-ancien » visage de la France et si la censure ou l’autocensure qu’on redoutait est devenue une réalité pour les medias français aujourd’hui. Déjà avant d’être Président, Sarkozy a été accusé d’entrave à la liberté d’expression. Depuis son intronisation, les cas de « black out » se succèdent. Avoir des amis qui contrôlent le paysage médiatique de la France aide à ne pas se faire questionner. Mais est ce ça la nouvelle France que Sarkozy propose ? Si c’est le cas فعلي الدنيا سلام :

C'etait écrit quelque part (2)

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Il venait de se réveiller. Il était presque dix heures et demie. Il s’installa sur la terrasse pour s’éclaircir un peu les idées. Il faisait chaud, très chaud. Depuis la veille déjà, on annonçait que le mercure allait franchir le cap des 45 degrés. Sa femme était dans la cuisine affairée à préparer le petit déjeuné. Ses deux filles n’arrêtaient pas de courir et de se chamailler. Il attendait avec impatience que tout le monde soit enfin prét pour prendre la route car sa sœur les a invité à passer le week-end chez elle. El vient de louer une villa au bord de la mer. Presque une heure plus tard ils étaient tous dans la voiture, sa femme, ses deux filles et lui. Il mit la climatisation et démarra. En dépit de la fraîcheur artificielle, les rayons du soleil parvenaient à pénétrer et à provoquer des sensations de brûlures sur la peau. La route était presque déserte. De temps en temps ils croisaient une voiture. Depuis la première grossesse de sa femme il a prit l’habitude de ne plus rouler vite. Il dépassait à peine les 80 kilomètres par heure sur l’autoroute et sur les routes pas plus que 60 km/h. Ce jour là, cependant, il a eu envie de se presser un peu. Il voulait arriver à temps pour le déjeuner chez sa sœur. Le compteur de la voiture ne descendait pas des 120 km/h. Le bon état de la chaussée et le fait qu’il connaît assez bien la route pour l’avoir emprunté plusieurs fois lui donnèrent une certaine sensation d’assurance et de tranquilité. Il a parcouru plus de la moitie du chemin. De temps en temps, il regardait ses filles à travers le rétroviseur comme s’il voulait se rassurer qu’il contrôlait tout. Au loin, une voiture venait au sens inverse. A un certain moment elle paru vouloir s’arrêtait. Mais, elle reprit la route finalement. Quand elle arriva à sa hauteur, il jeta furtivement et inconsciemment un coup d’œil. Quelques dizaines de mètres plus loin, quelques chose heurta la pare-brise, la vitre volât en éclats… Machinalement, il donna un coups de volant brusque. Il perdit le control du véhicule. Ce dernier comme un taureau furibond fonça directement sur un gros arbre…

C'etait écrit quelque part

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L’école venait de se terminer. Les vacances de l’été tant attendues s’annonçaient joyeuses. Il était content de ne plus retourner à ce lieu ou il s’ennuyait à mort. Certes, il aimait retrouver ses copains et jouer avec eux, mais les cinq kilomètres qui séparaient sa maison de l’école et qu’il devait faire, à l’aller comme au retour, à pied le poussaient à haïr cet édifice. Et comme si cela n’était pas suffisant, les discours de ses maîtres et les chiffres et les lettres qu’on lui apprenait lui donnaient des maux de tête. Ce jour là, il pensait dormir jusqu’à midi ou peut être un peu plus. Se réveiller juste pour retrouver ses cousins et amis du quartier et jouer, jouer et rien que jouer avec eux. Il rêvait encore de bagarres, de batailles rangées et d’aventures, lorsque la voix de son père est venue le sortir de sa torpeur. « Debout, il faut que tu ailles vendre les tabounas que ta mère est en train de préparer ». Encore sonné par le sommeil, le gamin qui a à peine 6 ou 7 ans, se dirigeât vers sa mère qui lui tendit un couffin plein de petits pains ronds, encore tout chauds, qu’elle vient de retirer du four. Machinalement, il se dirigeat vers la route par ou passent les voitures. Ce jour là il faisait particulièrement chaud. Il chercha un lieu ou il pouvait y avoir un peu d’ombre pour se protéger du soleil. Un sceau en plastique, improvisé comme une chaise, fut installé sous l’ombre d’un vieux cactus. L’enfant s’aménageât un périmètre sur le bas coté, la main tendue proposant ce pain très recherché par les amateurs de la vie campagnarde. Les heures défilaient tout comme les voitures. Très peu se sont arrêtées. Il faut dire que le soleil ce jour là n’encourageait personne à abandonner la sensuelle fraîcheur des climatiseurs, ne serait ce que pour quelques minutes, et de s’arrêter pour se procurer ses fameuses tabounas. La matinée n’a pas parue longue car à coté de lui il y avait une fille qui vendait des œufs. Ils ont papoté ensemble et ont pu voler quelques instants pour jouer au chat et à la souris. Puis, vers une heure de l’après midi, sa copine de circonstance était partie. Pour meubler le temps qui semblait s’être figé, le gosse ramassa quelques pierres pour jouer avec. De temps en tant, il en lançait une derrière une voiture qui ne daignait pas s’arrêter. Dés que son amas de pierres s’épuisait, il partait à la recherche d’un autre. Pendant l’une de ses recherches, il tombât sur une pierre de couleur gris, ronde, pointu sur les bords, dure et remarquablement polie. Elle épousait parfaitement le creux entre son pouce et son indexe. Il la trouvât parfaite. Tout en contemplant cette pierre de silice il éprouvât une étrange sensation. Inexplicablement, il sentit comme si une relation était née entre lui et ce caillou. Il reprit sa place, pestant contre cette chaleur étouffante. Quelques instant après, une voiture venait de loin. Elle s’approchât de lui. A un certain moment le chauffeur semblait qu’il allait s’arrêter. Le gosse s’agitât, sorti une tabouna du couffin et s’apprêtât à s’approcher de la vitre de la voiture. Inexplicablement, la voiture redémarra et s’éloigna. Le gosse, déçu, prit la pierre en silice polie et la jeta dans la direction de la voiture. Inexplicablement encore, la pierre innocemment jetée emprunta une trajectoire parabolique. Au même moment, une autre voiture venait à toute allure dans le sens inverse. La pierre percuta le pare-brise avant du véhicule. Le choc fut d’une telle violence que la vitre volât en éclat. Inopinément, la voiture dévia de trajectoire. Dans sa course folle, le véhicule allât se fracasser violemment contre un gros arbre…

عاش يتمني في عنبة

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Aujourd’hui je voudrais vous parler de deux personnes qui appartiennent au monde artistique et culturel tunisien. Le premier est écrivain, chroniqueur, parolier, poète, essayiste, animateur… un touche à tout et un vrai agitateur qui essaye par tous les moyen de donner un coup de balaie dans la morosité de la vie culturelle nationale. Le deuxième est un chanteur, un vrai « moutrib ». Sa voix est une vraie merveille qui ne peut vous laisser insensible. J’ai nommé Adam Fethi et Mounir Mehdi. Pourquoi je veux parler de ces deux personnes ? Tout simplement parce que je leur trouve à tous les deux un don peu connu ou plus tôt très peu médiatisé. Ces deux artistes sont prolifiques mais ce qu’ils produisent est ou gracieusement offert ou insuffisamment diffusé. L’un comme l’autre, certes chacun à sa manière et dans son domaine, bougent, essayent de faire bousculer les choses…, mais les deux sont à mon humble avis peu ou non récompensés pour l’effort qu’ils fournissent. Si Adam Fethi est connu pour avoir été le parolier attitré de Lotfi Bouchnak, son talent et bien plus immense que cela. Il est, avec Ali Louati, l’un des plus grands talents artistiques et culturels contemporains. Malheureusement, sa notoriété continue à être restreinte à un cercle limité. Mounir Mehdi quant à lui c’est monsieur Ramadan ou plus tôt celui qui interprète les chants religieux qui passent avant et après la rupture du jeun à la radio et à la télé. On vient de m’offrir un CD de ce dernier et je vous assure que cet interprète n’a rien à envier aux plus grands chanteurs du monde arabe actuels et anciens. Plus qu’une voix d’or, son articulation est parfaite et on comprend tous les mots qu’il prononce contrairement à cette horde de pseudos chanteurs dont on arrive même pas à distinguer ce qu’ils disent. Inconsciemment, je viens de parler des deux hommes et tout en écrivant ce post je me suis demandé si Adam et Mounir venaient à collaborer ensemble peut être que cela donnerait un résultat encourageant. Je l’espère de tout mon cœur.

Seven

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Deux de mes meilleurs blogers que j’admire et attend avec impatience leurs posts, le premier adepte de l’art du sarcasme et le deuxième non moins ironique mais chacun dans son propre style, m’ont invité à dévoiler quelques aspects de ma humble personnalité. J’ai promis de répondre positivement à l’invitation le plus tôt possible et je le fais maintenant. Tout le monde dans mon entourage m’affabule avec des qualificatifs et des superlatifs à ne pas en finir alors qu’en réalité je suis une vraie petite nature (figurez-vous je suis né un certain 3 août et je partage pas mal d’égocentrisme et autres gros défauts avec un autre natif du signe du « Lion » plus illustre et plus mégalomane qui a marqué l’Histoire de la Tunisie).
Autrement, Jacques Brel a chanté une chanson dont l’esprit résume parfaitement le parcours de ma vie. Vous connaissez la chanson « Vesoul » (T'as voulu voir Vierzon - Et on a vu Vierzon - T'as voulu voir Vesoul - Et on vu Vesoul - T'as voulu voir Honfleur - Et on a vu Honfleur - T'as voulu voir Hambourg - Et on a vu Hambourg - J'ai voulu voir Anvers - On a revu Hambourg - J'ai voulu voir ta sœur - Et on a vu ta mère - Comme toujours…) eh bien comme dans cette chanson je n’ai presque jamais fait dans ma vie quelques chose que j’aurais aimé faire, ni les études, ni le travail, ni la femme, ni la résidence… J’ai souvent, si ce n’est toujours, fait ce qu’on a choisit pour moi et je continu à le faire. Cependant, ne croyez surtout pas que je me plains ou que ne suis pas pleinement satisfait. Au contraire, même les choix subis se sont révélés être plus intéressants que ce que j’aurais pu choisir moi-même. En réussissant ma 6ème année primaire, j’ai voulu aller au Lycée Carthage Présidence, je me suis trouvé au Lycée « de jeunes filles » de Carthage ??? J’ai voulu suivre une filière scientifique et je me suis trouvé avec un bac lettres. J’ai voulu être archéologue ou, à défaut, enseigner et je me suis trouvé obligé de porter un costume et une cravate et de passer plus de 6 heures derrière un bureau. J’ai toujours eu un faible pour les blondes, je me suis marié avec une vraie brune…
Je suis un descendant d’une lignée de têtes brûlées, tous aussi butés les uns que les autres. Bien que certains de ma famille insistent sur leurs origines marocaines, les « N » sont indéfectiblement natifs d’une petite bourgade du Sahel. Ne faisant pas exception à la réputation mythique de cette bourgade, les « N » sont des butés et tellement jusqu’au-boutistes qu’ils ne reculent devant rien. Heureusement que dans mes gênes je porte quelques uns de ma mère qui elle, à l’inverse de mon père, est d’un calme olympien. Sous l’influence de ce mélange génétique explosif, fait de tempéraments diamétralement opposés, je peux être capable du pire comme du meilleur. Bien que je puisse en paraître un, j’ai une aversion démesurée envers les personnes antipathiques, les prétentieux et les monsieur et madame je sais tout… J’ai eu des propositions sérieuses pour vivre à Paris, à Londres, à Madrid et à Barcelone, mais j’ai choisi de rester à « Salambo », la capitale de la Goulette, auprès de ma famille, mes amis et surtout dans mon quartier que je trouve le plus bel endroit au monde. (J’entends au loin le gang de la cloche de Si Abdelaziz El 3eroui sonner la fin). Je devrais terminer cette note par la nomination de quelques personnes pour prendre la relève et nous parler un peu d’eux même. J’ai cité : Adib, azwaw soumendil awragh, orchidée, big trap boy, ze mek3ara, louwings et gouverneur de normalland.