Docteur Moncef et Mister Marzouki

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Le Doctor Moncef et Le Mister Marzouki a dit, entre autres choses, lors de sa prestation théâtrale transmise par la télévision nationale hier soir, qu’il est fier d’être le premier Président élu du monde arabe. Une telle assertion ne peut signifier que de deux choses l’une : soit Le Doctor Moncef ne connait pas ses classiques en ce qui concerne les expériences démocratiques, aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, qui ont eu lieu dans le monde arabe. Soit le Mister Marzouki prend les tunisiens et le tunisiennes pour des attardés mentaux. Dans les deux cas de figure, les propos du Doctor Moncef et de son acolyte Mister Marzouki sont une insulte à l’intelligence de ses concitoyens.

Certes, les expériences démocratiques dans le monde arabe ne sont pas nombreuses. Mais, à ce que je sache, l’élection du palestinien Mahmoud Abbas en 2005, ou celle du mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi en 2007 ne se sont pas faites à la manière d’un ZABA et n’ont pas été imposées par les chars américains. A moins que la Palestine, pays colonisé et martyrisé par Israël, ne compte pas dans les anales de la démocratie et que la Mauritanie, elle a beau être membre à part entière du Grand Maghreb Arabe et de la Ligue Arabe, elle ne reste qu’un pays subsaharien.

Par ailleurs, celui qui prétend être le président légitime de la Tunisie n’est pas arrivé au pouvoir grâce au suffrage universel. Faudra-t-il rappelé à Mister Marzouki que la liste à la tête de laquelle il s’est présenté, n’a recueilli que 17763 voix (qu’il doit se les partagés avec les cinq autres colistiers) sur les 133994 voix d’un total de 219334 votants. Autant dire que dans son propre fief, Doctor Moncef ne pèse guère plus que 2,34% au prorata.

Si président il est, le locataire du palais de Carthage le doit surtout et pardessus tout au chantage politique qu’il a exercé sur ces « partenaires » politiques.

Tunisie pays de partouzes et autres orgies...

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En 1989, Steven Soderbegh, brillant réalisateur, présentait au public son film “Sexe, Mensonges et Vidéo”. A cette époque, Soderbergh était loin de se douter que le titre de son film allait devenir la devise officielle des internautes tunisiens.

En effet, aujourd’hui le net en Tunisie non seulement a mis à nu le coté voyeur, comploteur et minable du tunisien, mais il s’est transformé en un concentré explosif de mensonges, de sexe et de vidéos. C’est devenu une course effrénée ou chacun s’efforce d’affuter ses « armes » comme s’il y avait une satisfaction à assouvir ou une récompense à glaner à l’arrivée. Tous se disputent le podium et que le meilleur gagne.

Sous d’autres cieux, les réseaux sociaux sont utilisés comme un relais pour diffuser les informations. Sous le notre, le net, en général, et les réseaux sociaux, en particulier, sont devenus un système de désinformation massive. Les comptes se font et se défont sur le net au gré des alliances, des contre alliances et des arrangements de tout acabit. Tout, absolument tout est exposé, déballé avec une obscénité outrageuse sans que cela paraisse déranger.

Qu’est-ce qui n’a pas encore été dit ? Qu’est-ce qui n’a pas encore été montré ? Et qu’est-ce qui n’a encore pas été inventé ? Qui n’a pas eu son quart d’heure de gloire ou son sale quart d’heure ? Rien n’y échappe et personne aussi futile sa personne soit-elle ne peux se prévaloir d’être à l’abri de la mainmise du net. Tout et tout-un-chacun est susceptible de se trouver à un moment ou à un autre dans l’œil du cyclone.

On ne sait pas quand cette effervescence se terminera. Mais ce qui est sur c’est que ce phénomène ne passera pas sans avoir laissé de sérieux dégâts.

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT KAROUI

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Nabil Karoui représente à mes yeux tout ce que j’abhorre. L’Arrogance, la bêtise et pour couronner le tout l’amour de « l’escalade » (7ob ettacha3bout), un art dont les secrets et les voies sont aussi impénétrables que ceux du seigneur.

Mais voila, je trouve insupportable, voire même inadmissible, que ce monsieur soit livré à la vindicte politico-réligio-populaire comme un vulgaire malfrat. Si je suis prêt à affronter toutes les inconvenances pour défendre le droit de mon ennemie à un procès équitable, pour quelle raison m’abstiendrai-je de prendre la défense de celui qui n’a fait de mal qu’à lui-même et par inadvertance aux membres de sa famille.

Je trouve honteux que toutes les forces soit disant vives de la société civile observent un mutisme exécrable et complice envers le supplice qu’endure Nabil Karoui. C’est vrai que par son opportunisme, sa volatilité et ses retournements de veste ce dernier a causé pas mal de discrédit à ceux qui ont voulu le soutenir dans la pseudo bataille de la liberté d’expression. C’est vrai aussi qu’il a abruptement et stupidement rompu l’élan de solidarité que les « démocrates » lui ont manifesté dés le premier jour de sa descente en enfer. Mais est-ce cela une raison pour le jeter en pâture et de le présenter comme une offrande à une horde d’assoiffés de charia qui ont besoin d’une action pour composter leur allégeance et soumission au diktat islamiste.

Dans cette affaire faut-il rappeler qu’en plus de la partie civile, elle-même à l’origine de la plainte, plus de 140 avocats veulent la tête de Nabil Karoui ??? C’est à se demander si nos avocats sont réellement des avocats ou bien des honorables représentants d’une Inquisition ressuscitée et réadapter aux exigences d’une justice « rabbanique » réclamée par la bande de sa sainteté Hammadi-Omar 6, Khalife autoproclamé et l’Emir des croyants attendu.

Nabil Karoui a déjà reçu la punition que certains pensent qu’il métrite et même plus. L’acharnement qu’il subit aujourd’hui n’a aucune raison d’être et s’il a eu l’outrecuidance de blasphémer « Dieu », ce dernier est capable de se rendre justice par soi-même et n’a aucunement besoin de charger « ses » « créatures » de le faire à sa place.

GOULHA YA M3AAMMAR

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Depuis pas mal de temps et dans plusieurs de ses écrits, Tarek Kahlaoui n’a cessé de focaliser ses attentions autour de questions pseudo-analytiques trahissant un souci frustré de découvrir pour qui roulait telle ou telle personne. Etrange attitude inquisitoriale pour un professeur universitaire qui, en théorie, aurait du faire prévaloir la quête du fait sur la besogne de savoir qui est qui et qui fait quoi. Mais étant donné que ce professeur émérite vit aux Etats Unis, on ne peut trop lui reprocher cette tendance à s’adonner au plaisir de la chasse aux sorcières, surtout quand on ne partage pas le balaie de ses dernières, vu que cette pratique est monnaie courante dans un pays dont l’histoire reste sinistrement jalonnée d’épisodes exécrables en matière de maccarthysme exprimé sous des formes aussi diverses qu’inventives (Salem, J.E Hoover, Mc McCarthy…)

Ainsi, après un tour de chauffe couronné par l’accouchement de fabuleuses révélations á deux balles concernant les supposées connexions franc-maçonniques de certains membres du gouvernement provisoire (version 1 et 2), voila que notre chercheur ès-conspiration s’essaye à gagner de nouveaux galons en dressant un « compte-diarrhée » concernant le professeur Iyadh Ben Achour. Toujours dans un style pseudo académique, le professeur Kahlaoui nous livre, sur les colonnes de « Al Machhad », dont le slogan est « opinion libre… et information précise » ( ???) ses précieuses réflexions (ou illuminations devrais-je dire) concernant les liens embrouillés que Iyadh Ben Achour entretiendrait avec le régime de ZABA, même après la débandade de ce dernier.

Il est incontestable que le professeur Kahlaoui a toute la légitimité du monde pour se poser des questions sur les autres, surtout si ses derniers dérangent ou embrassent des orientations différentes des siennes. Mais, comme l’exprime bien le dicton, charité bien ordonnée commence par soi même. Le professeur Kahlaoui aurait du balayer devant chez soi avant de regarder la saleté qui est devant chez les voisins. Car pour émettre des soupçons il faut être soi-même au-dessus de tout reproche. Et le professeur Kahlaoui qui s’est permis le luxe de distribuer des bons points et des mauvais avis devrait éclairer autant que se peut sa collaboration, certes éphémère, mais oh combien troublante avec le quotidien « As-Sabah » du temps ou ce journal était tenu par un certain Mohamed Sakher el Materi dit Pierre le pieux.

Ce Tarek Kahlaoui, l’observateur et l’analyste perspicace, qui a signé des articles d’une audace rare pour les plus prestigieuses publications du monde arabe, a commis une série d’opinions aussi intéressante et percutantes que les documentaires relatant la vie sexuelle du phoque dans les profondeurs des eaux glaciales ou la fabuleuse vie de l’ours polaire pendant la période d’hibernation… (Voir les articles de Kahlaoui publiés sur « As-Sabah » pendant la période allant de juillet 2010 à novembre 2010)

Tarek Kahlaoui pourra-t-il nous éclairer sur cette période de collaboration douteuse avec « As-Sabah » et surtout sur les raisons de son interruption abrupte ? Pourra-t-on questionner Kahlaoui sur l’innocence ou la spontanéité de cette collaboration ? Pourra-t-on s’abstenir de lui poser la question qui tue : y avait-il anguille sous roche ? Peut-on soupçonner Kahlaoui d’un quelconque deal avec Pierre de Mateur concernant un poste ou un rôle dans l’éventuel parti islamiste que ce dernier avait l’intention de créer ? Toutes ces questions sont légitimes et peut être beaucoup plus légitimes que le procès d’intention que Kahlaoui a dressé aux « Atugiens » et maintenant à Ben Achour, surtout que contrairement aux doutes qui concernent ces derniers, les soupçons qui pèsent sur cette expérience du professeur Kahlaoui sont fondées.

الصلاة في الطريق العام

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باش نكونو صارحين بناة بعضنا وما يستهبل حد الآخر نقولوها بكل وضوح

الصلاة في الطريق العام لا هو من باب التقوة و لا هو من باب الورع

و لا هو من باب قلّة بيوت الله و لا هو من باب الحاجة الأكيدة

على خاطرمن المنطلق هذا يولي الواحد ينجّم يهبّط سروالو و يقضي حاجتو الطبيعية في الطريق العام بحجّة وأنّو الظروف إظطرتو لذالك، و لو انو المقارنة ما هياشي في محلّها ولكن بما أنو الحديث يخص الحاجيات كل واحد ويلي ينجّم يبرّر حاجياتو..

الرسمي و الصحيح هو انو الصلاة في الطريق العام يدخل في نطاق الإستفزاز و شريان الشبوك و إستعراض العظلات بصفة خاصة و واضحة.

و لذا وجب على السلطات المعنيّة توخّي الصرامة و الحزم (أي نعم بكلّ حزم) في مواجهة المظاهر الإستفزازيّة من النوع هذا و ما تستكفاش بإصدار إنذارات أو بيانات مرخيّة يفهم منها و أنها ترخيص باش نزيدو على قدّام.

Quand HHarry rencontre Sally

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Selon l’adage bien connu, le hasard fait toujours bien les choses. Pas plus tard que jeudi après-midi, j’ai eu le bonheur de vérifier le bien fondant de cette maxime non à mes dépends bien évidemment mais plutôt à mon plus grand bonheur. C’est qu’au départ, ma fin de journée s’annonçait pénible vu que pour des raisons professionnelles j’ai du quitter mon boulot vers dix-huit heures, une situation pas trop agréable pour un premier juillet où tout le monde (ou presque) découvre avec soulagement les biens faits de la séance unique. Sur le chemin du retour, j’ai eu la fortuite idée d’allumer la radio dans une quête improbable de tomber sur quelque chose qui puisse me faire oublier les affres du trajet et surtout la fatigue de la journée. Quelle fut ma surprise, en me branchant sur RTCI, de tomber pile poil sur l’émission radiophonique de Habib Belaid « Plein cap ». Je ne sais pas s’il s’agissait d’une reprise (bien que je soupçonne que c’est fortement le cas) d’anciennes émissions ou bien d’une nouvelle série de ce « talk culturel » dont seul le grand Habib connait les secrets. Toujours est-il que la joie inespérée de retrouver Habib sur les ondes s’est transformé en un moment euphorique à la découverte de l’identité de l’invité de Habib qui n’était ni plus ni moins que l’affable et l’inénarrable Adem Fethi.

Ce qui devait être une corvée, s’est miraculeusement transformée en une agréable balade. Installé confortablement, conduisant paisiblement, je me délectais à l’écoute de cet entretien qui met face à face deux maitres qui excellent chacun à sa façon et dans son domaine. Jai suivi le débat de bout en bout avec la solennité et le respect qu’imposent ses protagonistes. Tout le long de l’entretien, j’essayais d’imaginer les têtes que faisaient Habib et Adem et je les enviais tous les deux : l’un pour avoir comme interviewer un certain Habib Belaid et l’autre pour avoir devant lui l’un des homme de lettes, si ce n’est l’homme de lettre, le plus prodigieux de la scène culturelle contemporaine.

A Habib comme à Adem qu’ils trouvent ici l’expression de ma gratitude pour ce moment de pur bonheur.

الخفافيش و ما أدراك مالخفافيش

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الخفافيش و ما أدراك مالخفافيش

لا هي عصافر و لا هي جرابع بالريش

بعابص كبار طفيليات في الظلام تعيش

عقول عاقمة أفكار ما تضنيش

أرهاط جروشة تاكل و تخرا تهدّم ما تبنيش

أمخاخ معتوهة تخمام فكارن و بزاويش

مطابق محلولة تجتر في علم و فقه الدراويش

ريح صرصار تهبّ تهزها و ما تولّيش

زعمه ربّي ما يعطي الفول كان للي ما عندو زروس ؟

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Hamdi Meddeb est certainement l’une des personnalités tunisiennes les plus médiatisées, sur la scène locale cela s’entend. Sa médiatisation aurait pu être édifiante à plus d’un titre si elle avait été centrée sur le parcours atypique de cet entrepreneur hors paire qui, avec quelques « happy few » a réussit à construire un véritable empire industriel en partant de zéro. En effet, Hamdi Meddeb n’est autre que le président du groupe « Délice - Danone », l’un, si ce n’est le fleuron de l’industrie agro-alimentaire en Tunisie.

Heureusement pour lui, mais malheureusement pour certains autres, Hamdi Meddeb porte la double casquette d’être à la fois le patron de « Délice – Danone » et le patron de l’espérance sportive de Tunis, EST ou la Mkachkha pour les intimes. Et c’est justement la sur-médiatisation de Meddeb en tant que Président de l’EST qui me dérange. Déranger c’est si peu dire. Car je n’arrive pas à m’expliquer comment est-ce possible que l’on ne retienne de Hamdi Meddeb que le fait qu’il soit Président de l’EST.

Depuis quelque temps et avec une certaine complicité flagrante d’un groupe de presse acquis à la cause sang et or, Meddeb enchainait les interviews, l’une derrière l’autre, non pour parler de ces choix, de sa stratégie, de ses ambitions... pour l’Esperance, mais pour dire son amertume, sa déception et son dépit envers l’ingratitude et la trahison. Puis il a cessé de le faire. Non pas que les choses se sont arrangées pour lui mais tout simplement parce qu’un comité de journalistes s’est chargé de transmettre son aigreur à sa place.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l’ampleur de l’aberration, mais pour moi le cas de Meddeb me pousse à la consternation. Voila un homme à la tête d’une entreprise qui emploi des milliers de personnes dont quelques centaines d’ingénieurs, de génitiens, de diplômés de grande écoles et plus encore… Voila un homme à la tête d’une entreprise qui génère quotidiennement des millions de dinars. Un homme qui a mis en place une force économique qui innove et s’innove chaque jour que le bon dieu fait. Eh bien au lieu qu’on nous parle de cette expérience, on préfère nous parler de cuirs arrondis et de transversales frustrantes.

Je ne sais pas pour vous, mais moi personnellement j’aurais donné de l’argent pour côtoyer des gens qu’on considère comme membres de l’élite tunisienne et dont quelques uns travaillent pour monsieur Meddeb. Monsieur Meddeb, lui, a préféré fuir tout ce beau monde pour s’acoquiner avec ga3bout, Zarbout, El 7alle9, el 7ajjem, el zazzar, el mregzi… et la liste des « bendirmen » est longue. L’insolent dans cette histoire c’est que pour ce faire Meddeb paye en monnaie trébuchante. On parle de sommes indécentes à prononcer.

Pour justifier tout cela, on parle volontairement de mécénat. Et dire qu’il fut un temps ou le mécénat servait à financer l’art, la culture, l’éducation… enfin tout ce qui contribue à élever autant que ce peut le niveau d’instruction. Aujourd’hui, le mécénat, version Meddeb, Bousbi3 et autre, sert à se frayer un chemin pour fréquenter le « peuple » du ballon rond dont le QI, pour reprendre une formule employée par Pierre Desproges, rarement dépasse la température anale.

Neuneu mousse qui rit

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 Nana Mouskouri, pour les néophytes on rappelle qu’il s’agit d’une chanteuse et non d’un nouveau model de serviette hygiénique, a décidé de faire don de sa retraite d’eurodéputée à sa patrie, une initiative qu’elle a présentée comme son geste personnel pour aider son pays à traverser la crise qui secoue la Grèce en ce moment.

Quel geste noble, quelle générosité, quelle preuve de solidarité… j’ai les larmes aux yeux. Tous les medias du monde entier ont mit au devant ce geste magnanime. Pour ne pas demeurer en reste, les journaux locaux ont cru bon mettre de leur zèle eux aussi dans cette affaire tout en profitant de l’occasion pour nous donner, ou plutôt donner à leurs lecteurs, une leçon de patriotisme, étant donné que le patriotisme de nos jours est un thème en vogue et qu’il est préférable voire fortement recommander de le mélanger à toutes les sauces et même toutes les farces.

Et voila donc nos scribouillards se donner à cœur joie à une œuvre d’exaltation et de glorification d’un acte qui, à bien y voir, serait tout aussi creux et faux que son auteur. Car, à ses journaleux, il leur a échappé comme d’habitude le soin de creuser un peu plus dans cette histoire à la con. Personne ne s’est demandé pourquoi Nana réside en Suisse et non en Grèce. Parce que le pays des helvètes et plus beau que celui de helléniques ? Pour fuir la canicule (c’est vrai que c’est derniers temps ça fait des ravages parmi la population âgée) et profiter de la fraicheur des neiges ? Personne ne s’est étonné du fait que la Mouskouri touche une retraite pour un mandat de député alors qu’elle est l’une des 100 premières fortunes de « la Suisse »? Pour aider vraiment son pays elle aurait mieux fait de donner un concert et de destiner les recettes à la Grèce et discrètement SVP.




Fadhel Jaibi et Taoufik Jebali sont-ils des traitres ?

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Que la majorité de nos pseudos journalistes soient des médiocrités patentes, cela n’est ni une nouveauté ni une trouvaille qui vaut un quelconque mérite. Les sottises débitées à longueurs de colonnes ne suscitent plus ni étonnement ni consternation. Et les bourdes, conscientes et non, commises par la horde de journaleux qui officient dans notre presse (de caniveaux quand ce n’est pas une caisse de résonance pour la langue de bois), ne se comptent plus et ne rentrent plus dans l’ordre des choses insolites. Cela est devenu la règle et le professionnalisme, la rigueur et la probité sont l’exception.

Par contre, quand des personnes supposées être des membres de l’intelligentsia tunisienne tombent dans la logorrhée (une diarrhée par voie orale) d’un scribouillard qui se prend pour une lumière cela incite à se poser des sérieuses questions.

Je me pose de sérieuses questions depuis que mon ami Tarek Kahlaoui, d’habitude très pointilleux dans ses écrits et ses interventions, a reprit un article signé de « la plume » mal inspirée d’un certain Bassoumi Chokri ( http://www.facebook.com/note.php?note_id=263023105311&id=1511773313&ref=mf ), sensé être publié sur les colonnes du journal « Achourouk » et qui a été (fort heureusement d’ailleurs) censuré. En procédant ainsi, j’ai eu comme l’impression que Tarek, et là j’espère que je suis entrain de faire fausse route, rejoint le sentiment de l’auteur censuré en exprimant son étonnement et son incompréhension des raisons qui ont poussé le journal à ne pas publier l’article incriminé.

Je suis étonné que mon ami Tarek soit étonné. Moi aussi je ne comprends pas les raisons pour les quelles Tarek s’étonne. Est-ce pour le principe de la liberté d’expression ? Est-ce pour le principe de la liberté de diffamation ? Ou est-ce que tout cela rentre dans le débat général du patriotisme, identité, esprit communautaire… et tout le tralala qui va avec, chose qui à mon avis sied mal à quelqu’un dont le choix a été de faire sa vie et celle de sa famille dans un pays dont les valeurs sont le moins qu’on puisse dire différentes de celles de son pays d’origine.

De quoi s’étonne Tarek ? Du fait qu’on ait ignoré (plus approprié à mon avis que censuré) un supposé journaliste qui fait confusion entre trois concepts, certes ayant une consonance terminologique similaire, mais tout à fait distinctes l’une de l’autre ?

Voyons voir de prés de quoi il s’agit. L’auteur de « l’article » censuré, se demande, dans un ton d’indignation et d’amertume, pour quelles raisons quelques personnalités de la scène culturelle tunisienne ont été décorées par le Ministre de la Culture français, Fréderic Mitterrand. Il tranche que si cela a été fait c’est qu’il y a anguille(s) sous roche. Et que si les récipiendaires ont acceptés c’est qu’ils sont complices et même un brin traitres.

Que le journaliste s’étonne des choses cela est tout à fait légitime et l’une des conditions essentielles pour l’exercice de sa vocation. Mais quand il taxe ceux qui ont été décorés de « légionnaires » (au sens historique du mot et non au sens légal), l’affaire prend une toute autre tournure et tombe même sous le coup de la loi. En effet, notre ami « journaliste » a cru faussement que nos artistes et intellectuels décorés ont reçu la « Légion d’honneur ». Puis, partant de la définition de seulement la première partie de l’expression il a fait un raccourci pour aboutir à la conclusion que les artistes et intellectuels décorés sont des légionnaires tout comme ceux qui s’enrôlèrent dans la « Légion étrangère ».

Le « journaliste » aurait du faire des recherches très simples pour comprendre que la particule « Légion » n’a pas la même signification quand elle est employée devant le mot « honneur » que quand elle est employée devant le terme « Etrangère » ou « Républicaine » ou autre… Secundo, les Jaibi, Jebali et compagnie ont reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, une distinction (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_Arts_et_des_Lettres) dont les critères et les motifs de concession sont fondamentalement différentes de ceux exigés pour une « Légion d’Honneur » (http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gion_d'honneur). Ceci fait d’eux des personnes à qui on a reconnu leur immense talent et leur sens de créativité et non des légionnaires ni dans le sens péjoratif ni dans le sens bienveillant du terme. Au contraire, cela a remédié à une injustice et une absence d’une reconnaissance nationale, une reconnaissance qui tarde à venir et qui probablement ne viendra pas eu égard au caractère polémique des intéressés.

Que notre journaliste circonspect donc, et notre ami Tarek, au cas où il partage le raisonnement du premier, se rassurent. Il n’y a aucun processus de bastardisation dans l’affaire. Il y a certainement de la complaisance et j’aurais mieux accepté que l’on se pose des questions sur les vrais mérites de certaines des personnes décorées. Mais de la à mettre en doute la valeur artistique d’un Jaibi ou d’un Jebali… et d’insinuer un déficit de fibre patriotique chez ces gens qui sont notre mémoire, notre identité et nos ambassadeurs, c’est là un pas qui n’aurait pas du être franchi.

Le ridicule tue encore et toujours

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Des médecins tunisiens, experts en sexe et en sexologie, en conclave à Sousse, sont arrivés, après deux jours d’intenses débats scientifiques, à la conclusion suivante : il faut légaliser la vente de la pilule bleue en Tunisie. Plus vite ça sera fait, mieux ça sera. Cela ne peut être que bénéfique avec la bénédiction-garantie de nos saints guérisseurs. Soucieux de la bonne santé de nos pouls et agissant en derniers remparts pour la sauvegarde de nos mœurs, nos chers « soigneurs » déclarèrent que la pilule bleu pourrait sauver l’honneur de plus de 40% des hommes tunisiens et éviter à la société 60% des divorces proclamés chaque année !!! (Congrès scientifique je vous disais).

Pou en rajouter une couche, lui qui en art de couchage est devenu expert, le rédacteur en chef du journal « Le Temps » (suivez mon regard), a clamé haut et fort et sans vergogne aucune que la société tunisienne souffre d’un déficit flagrant de procréation (???). Le Viagra, « pilule pourceptive » (la formule dénotant d’un humour à deux balles est de lui) serait la solution indispensable pour remédier à ce drame socio-sexuel qui menace « l’homotunisianus » d’une extinction imminente. Voila un échantillon du journalisme professionnel et responsable qu’on veut promouvoir dans ce pays, pendu par un rédacteur en chef de surcroit.

Donc, le Viagra est nécessaire pour le tunisien non pour bander comme le réclament tous les sujets des sociétés occidentales en quête d’un prolongement virtuel de l’activité sexuelle, mais pour pouvoir donner vie à des rejetons (et moi qui me posais des questions sur l’origine des hommes bleus. Et bien il se peut que là je tiens la réponse, et par la même occasion peut être aussi que je suis tombé sur le maillon manquant que cherchait Darwin). Ce n’est pas pour remédier à une détresse libidinale que le tunisien à besoin du pouvoir « magique » du viagra. Non, son souci principal est d’éviter que sa partenaire n’aille se faire « empalée » par un phallus dont la rectitude est encore de vigueur et sauver ainsi sans foyer d’un drame inéluctable et sa dignité d’un affront impérissable.

Voila ce que pensent nos médecins des bienfaits du Viagra, confortés en cela par nos journaleux les plus talentueux. Alors messieurs, vous qui tenez désespérément à votre virilité, vous qui vous vous demander comment on fait un bébé, atténuez vos craintes, les renforts arrivent.

A quoi rime tout celà?

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La bienséance veut que nous ne disions que du bien de nos morts. La morale aussi. En parlant de morts, ces derniers jours, on vient de perdre une figure politique qui a fait de la discrétion le principal vecteur de sa feuille de route. Je parle, vous l’aurez certainement deviné, de feu Habib Bourguiba Jr. Les journaux, comme la coutume le veut, ont commenté ce départ. Chacun à sa façon bien évidement, bien que tous l’on fait avec une certaine taciturnité et sur un ton presque laconique. Prudence et réserve obligent serait-on enclin de dire avec ces temps où toute référence à un passé proche peut s’avérer une offense à l’instant présent.

Sauf que certains journaux ont cru bon d’insérer dans les biographies qu’ils ont consacrées au défunt et publiées sur leurs colonnes de mentionner un détail dont la pertinence suscite quand même quelques interrogations. Ce fut d’abord le journal « As-Sabah », dans son édition d’hier, qui l’a insinué sournoisement. Puis, ce fut le tour du torchon « Achourouk » de le dire de la manière la plus crue possible. Ces deux publications se sont penchées sur le passé de Bourguiba Jr. mettant en avant le fait qu’il est venu au monde peu avant que le mariage de ses parents ne soit déclaré légalement. Ils laissent entendre ainsi qu’une certaine illégitimité ou une tare entache la dignité de cet homme. Sinon, pourquoi se seraient-ils attardés sur un détail qui ne concerne personne et qui n’est qu’un détail en fin de compte. A moins que l’intention est de faire d’une pierre deux coup : salir la réputation de Bourguiba Jr. (fils illégitime puisque né hors cadre légal) et en même temps celle de son père (coupable de concubinage) enfonçant ainsi un peu plus le clou.

A ceux qui leurs plumes leur a inspiré de pondre une bassesse pareille, je voudrais leur poser la question suivante : Quelle légitimité de plus peut-on donner à son rejeton quand on lui a légué déjà son patronyme personnel et familial ? N’aurait-il pas été mieux d’ignorer la mort de ce monsieur que de persévérer dans cet acharnement aveugle et rancunier de nier toute gratitude à Bourguiba ?

Et on ose dire que le tunisien est fier de sa tunisianité, de sa patrie et de son histoire. Quelle hypocrisie.

Ta mére, le ciel et les oiseaux

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L’histoire que je voudrais vous raconter s’est passée il y a quelque temps de cela déjà. Ce jour là il faisait Beau. Le soleil brillait. Les oiseaux gazouillaient. Seul quelques voitures venaient de temps en temps rompre furtivement la sérénité et la quiétude dans lesquelles se baignait l’ambiance. Tout d’un coup, du haut de mon bureau qui se trouve au premier étage, j’entends des voies s’élevaient. Je reconnais que la curiosité m’a poussé à m’approcher de la fenêtre pour comprendre de quoi il s’agissait et quelles étaient les raisons de tout ce vacarme. Devant moi se tenait une scène aussi loufoque qu’incongrue. Une 4X4 de la police était stoppé en plein milieu de la route. Ses quartes portières ouvertes. A quelques mètre de là, se tenaient deux policiers en uniforme, un policier en civil tenant son talkie walkie dans la main, un passant curieux et deux collégiens, une fille et un garçon dont l’âge ne devait pas dépasser les 15 ans et dont tout indiquait qu’ils appartenaient à la classe de la haute bourgeoisie locale. D’après ce que j’ai pu comprendre, les policiers avaient appréhendé en flagrant délit les deux jeunes adolescents entrain de s’embrasser dans une ruelle déserte, sous un arbre, se croyant à l’abri des regards indiscrets et surtout des yeux vigilants de nos chers agents de sécurité. La chance de ces deux gamins c’est que l’incident dont ils sont les malheureux protagonistes a eu lieu dans l’un des quartiers résidentiels de la capital où l’on ne trouve que des Ambassades, des résidences appartenant à des ministres ou à de hautes personnalités et quelques Administrations. Autrement, on les aurait embarqués manu militari sans aucune autre forme de procès.

Le policier en civil hurlait, beuglait, mugissait. Il menaçait, gesticulait, mais n’osait pas aller plus loin que la réprimande. Lui voulait à tout prix avoir une pièce d’identité de la fille. Elle, murée dans un silence assourdissant, fixant d’un regard farouche et perçant son « assaillant », se niait à se soumettre aux ordres intempestives du représentant de la loi. La scène dura plus de cinq minutes sans que l’un ou l’autre ne lâche du lest à l’autre. Las, écœuré, je pris la décision de me mêler de la situation. Je me suis approché du policier et je lui ai dit :

- Monsieur l’agent, je crois que cela suffit maintenant. Je crois que vous leur avez inculqué la leçon nécessaire et qu’ils y penseront deux fois plutôt qu’une avant de s’aventurer à refaire la même sottise la prochaine fois.
- Pardon monsieur, vous voulez me faire apprendre comment faire mon job ou quoi ?
- Loin de moi cette idée monsieur l’agent. Mais disons que je peux vous aider à rendre votre job un peu plus pédagogique. Vous venez de foutre l’une des plus belles trouilles à ces deux gamins. Je pense que la punition est suffisante. Vous les avez suffisamment secoués, ils peuvent s’en aller maintenant.

A ce moment, le policier me prend par la main et m’éloigne un peu de la meute. Il me tint à peu prés ce discours :

- Ecoutez monsieur. Je vous jure que je ne suis pas entrain de faire un excès de zèle. Mais il se trouve que si la gamine refuse à obéir à mes ordres c’est mon autorité qui va en pâtir. Si ce n’était que de moi, j’aurais laissé tomber. Mais vous comprenez il y a deux collègues avec moi et la situation est un peu délicate.
- Mais voyons monsieur l’agent, vous savez très bien que votre autorité est et restera intacte. Ce ne sont pas deux gosses quand même qui vont l’ébranlée.
- Bon, faisons comme ça alors. Vous vous demander à la gamine de me donner sa carte d’identité et moi je les pardonne dans la seconde qui suive.
- Entre nous monsieur l’agent qu’est ce que cela va changer ? C’est pour que vous ayez le dernier mot ? Je ne pense pas que vous vous mettiez sur le même pied d’égalité avec la gamine quand même.

Le policier resta pensif quelques instants et puis me dit :

- Vous voyez les choses comme ça ?
- Vous aussi j’en suis sur.
- Bon allez les gamins, rentrez chez vous je ne veux plus vous voir par ici. Et gare à vous la prochaine fois.

Ne s’improvise pas masochiste qui le veut

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Les suisses ne veulent plus de minarets chez eux. Et alors? Ou est le problème? Nulle part, si on part du principe que chaque peuple est souverain et libre de ses choix. Sauf que pour l’exprimer, les suisses ont senti un besoin pressant de le dire haut et fort. Ils l’ont affirmé au monde entier de la manière la plus claire et explicite possible.

Cette volonté aurait pu passer inaperçue si elle n’était pas tombée dans le domaine politique. Et quand on se meut dans les marécages de la politique on doit savoir à quoi s’attendre par la suite. Pour exprimer ce refus les suisse ont eu besoin de le faire à travers d’un referendum, rendant ainsi l’affaire une question d’Etat. Du coup, c’est un tout un tapage médiatique que la question a soulevé et continue à le faire. Et ce aussi bien à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières du pays de la vache qui rit.

On disait donc que les suisses sont souverains pour prendre toutes les décisions qu’ils estiment bonnes pour leur pays (tout comme la Suisse de l’Afrique d’ailleurs). Sauf que voila, en essayant de justifier la décision d’interdiction de minarets, une bonne majorité des suisses a cru bon de signaler qu’entre autres considérations qui les ont incité à voter contre la présence de formes phalloïdes chez eux c’est l’absence de réciprocité dans les pays musulmans.

Cet argument m’a interpelé par son incongruité. Il trahit une ignorance grotesque que les suisses, en particulier, et les occidentaux, en générale, ont à propos des pays musulmans. Sans entrer dans des détails que je ne saurais prouver par des exemples concrets, je voudrais signaler que, jusqu’à preuve du contraire, les pays musulmans sont dans leur majorité écrasante des pays exportateurs et non importateur d’émigration. Si dans le monde arabe et musulman le besoin de construire des églises ne s’est pas fait sentir ce n’est pas (seulement) à cause d’une réticence ou une négation de construire des temples autres que musulmans, mais tout simplement parce que ces pays n’ont pas encore connu un exode de population de confession chrétienne à l’image de ce qui se passe dans les pays européens qui eux reçoivent quotidiennement des milliers de personne de confession musulmane et autres et qui expriment le besoin d’ériger des temples ou ils peuvent se recueillir et exercer leur foi.

Par ailleurs, cette affaire, en l’élevant au statut de referendum, et donc engageant la volonté d’une nation entière, risque de se convertir en un accident qui sentira le souffre incessamment. La Suisse, on le sait déjà, n’est pas à sa première bourde politique. Récemment, le pays helvétique a du se faire humilier au point de baisser le pantalon pour remédier à une affaire de justice anodine qui aurait du rester dans le giron des tribunaux. L’affaire en question, qui est devenu un fait d’Etat uniquement à cause de l’implication de l’un des fils de Kadhafi, avait toute les chances de se dénouer sans causer des vagues. Mais c’était sans compter sur la volonté de certains cercles de politiser l’affaire. Le résultat, on le sait bien. Au lieu de se concentrer sur la légitimité de la position de la justice helvétique, c’est un bras de fer contre Kadhafi que la Suisse a préféré s’offrir. Résultat : Berne a du se résigner à présenter des excuses officielles.

Cette fois-ci avec l’affaire des minarets, la Suisse n’aura pas à faire uniquement à un bouffon farfelu de la trempe de Kadhafi. Les suisses, consciemment ou non, ont opté pour se mettre sur le dos deux forces aussi redoutables l’une que l’autre : des populations musulmanes, excessivement stigmatisées et excédées, et des magnats et des mandataires de fonds souverains qui, pour enseigner aux populistes suisses qu’il existe plus populistes qu’eux, vont se faire concurrence pour savoir qui infligera l’humiliation la plus avilissante à ces écervelés d’helvètes.

Le tragique dans tout cela c’est que ceux qui vont payer les pots cassés ça sera les membres de la communauté musulmane en terre suisse qui, paradoxalement, se croyait en terre neutre.

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Il semblerait que le fait que je ne blog plus, et que par conséquent mon nom (pseudo) n’apparait plus sur Tn-blogs, ait réjouit certaines têtes de turc. L’un deux s’est même donné le mal de me le faire savoir en me laissant un petit commentaire pour me signifier à quelle point il se sent soulagé de ne plus voir mon blog en activité. Eh bien, pour toute réponse, j’avoue que je ne savais pas que me écrits pouvaient déranger à ce point. Je croyais que je bloggais pour mon propre plaisir et pour celui avec qui je partage certaines idées farfelues.

J’aurais aimé savoir avant et non maintenant que mon blog avait beaucoup plus de visiteurs que je ne le soupçonnais. Cela m’aurait donné plus de punch pour écrire avec beaucoup plus d’assiduité et d’énergie. Mais, voila il se trouve que les choses tournent dans le sens inverse de mes envies. Maintenant que blogger est devenu pour moi un plaisir amer à cause des fausses chamaillades, des sanctions plus au moins graves qui ont démoralisé les bloggeurs, des gros cons qui insistent à laisser un commentaire pour rendre encore plus désolante leur imbécilité… voila que certains essayent de me faire sortir de ma torpeur volontaire. Sottement, ils croient qu’ils m’ont règle mon compte, alors que je ne me souviens pas avoir eu maille à partir avec l’un des fouteurs de merde attitrés de Tn-Blogs.

Je n’ai pas un gout prononcé pour les polémiques, et encore moins lorsque ces dernières sont stériles. Je ne suis pas un fervent partisan des polémistes non plus. Il m’est arrivé à en découdre avec certains auteurs de commentaires que je trouvais fort déplaisants. Mais il ne me semble pas que la tension ait allée plus loin que le simple malentendu.

Alors ? Alors je suis à la fois sidéré et intrigué par cette provocation dont je ne connais ni l’auteur ni la teneur, bien que je soupçonne que la raison principale soit qu’on m’ait catalogué comme appartenant à un groupe dont les convictions et les crédos sont diamétralement opposés à ceux qui croient avoir assis leur mainmise sur Tn-blogs. A ces morveux, je voudrais leur dire qu’ils se trompent énormément. Comme toujours.

Et toi que feras tu de tes enfants ?

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Le degré de modernité d’une société se mesure à l’aune de la liberté octroyée à ses femmes. Ceci est une évidence incontestable. Ce qui n’et pas évident, par contre, c’est à partir de quel moment s’applique le terme « femme » à une personne de sexe féminin. 15 ans ? 20 ans ? 25 ans ? 30 ans ? Va savoir. Pourquoi je pose cette question qui pourrait paraitre débile ? Tout simplement pour mieux justifier les interrogations que j’ai du me poser suite à une expérience agréable et douloureuse à la fois que j’ai vécu récemment.

Il est dans mes (mauvaises ?) habitudes de retrouver une fois par semaine un ami avec qui je partage quelques bières (5 au plus). Cet été on a élu comme lieu de retrouvaille préféré un hôtel de la banlieue nord fameux pour sa terrasse ou la brise ne manque jamais et ou on pouvait se délecter à la vue panoramique qui s’offre à nos yeux.

Comme dans la majorité des hôtels de la place, le bar de l’établissement qu’on a décidé de fréquenter se distingue par une assistance féminine consistante. Toutes ne sont pas venues pour s’adonner aux plaisirs insondables de la cervoise, mais une bonne partie de ces dames venaient expressément pour se rafraichir la gorge et les idées avec une ou deux chopes, voire plus… Il faut dire que la scène ne surprend plus et que depuis une bonne lurette se ne sont plus uniquement les P… respectueuses qui s’attablent devant une Celtia bien de chez nous dans l’attente de faire tomber un client dans leurs filets. Les bonnes dames aussi sont sorties de leur « tanières » et ne se gênent plus pour commander une bonne bière et de la siroter le plus naturellement.

Récemment donc avec mon complice, nous nous somme dirigés vers notre besogne hebdomadaire. A notre arrivée, il n’y avait qu’une seule table libre. Le hasard a voulu nous mettre devant deux scènes aussi invraisemblables l’une que l’autre.

Acte 1 :

A notre gauche il y avait un couple. La fille et le garçon devaient avoir au grand max 28 ans. La discussion était légèrement tendue mais ni l’un ni l’autre n’a élevé la voix plus qu’il ne le fallait. La fille fait signe au serveur. Le serveur arrive avec trois bières. Il dépose deux devant la fille et une devant le garçon. Dix, quinze minutes après rebelote : trois bières, deux pour la fille une pour le garçon. Le rituel s’est répété trois fois et c’était toujours la même donne : deux bières pour la fille une pour le garçon. Le plus surprenant dans tout cela c’est que le garçon semblait au bout du coma éthylique. La fille elle, elle a gardé toute sa sobriété et toute sa dignité.

Acte 2 :

A notre droite il y avait 4 jeunes filles ayant entre 18 et 22 ans. L’ambiance était festive. On se chambrait et on rigolait sans retenue. On buvait aussi. Tandis qu’elles échangeaient les commentaires à propos de photos en se faisant passer leurs portables d’une main à l’autre, je contemplais ce « tableau » avec un sentiment d’étonnement et de satisfaction à la fois. Etonné parce que ce ne se sont en fin de compte que des fillettes. Satisfait parce que j’ai admiré le culot de ces filles. J’ai apprécié la spontanéité et la simplicité avec lesquelles elles ont accompli leur acte. Il n’y avait dans leur intention ni de la provocation ni de la révolte. Elles avaient besoin de se faire une « 9a3da » entre filles et ça été fait le plus naturellement.

Et puis soudain, je me suis rappelé qu’avant d’être un « zabrat » je suis un père d’une fille de 7 ans. Du coup je me suis demandé qu’elle sera ma réaction si un jour ma propre fille se trouverait dans une situation pareille ? Apres un certain temps d’hésitation et de réflexion, et étant un brin hédoniste, je me suis résolu à ce que je n’interdise jamais à mes enfants ce que je me permets allégrement.

Telle allait être ma décision définitive. Sauf qu’á un certain moment de la soirée la discussion dans la table d’à coté à prit une allure peu agréable. Nos quatre « joyeuses luronnes » abordèrent le sujet du retour à la maison. C’est la qu’on a apprit mon ami et moi que celle qui a bu le moins était celle qui allait conduire et que, pour ne pas arranger les choses, elle devait se taper plus de soixante kilomètres pour rentrer au bercail (nos amies de la soirée étaient originaires d’une autre ville que Tunis). L’idée ne m’a pas plu du tout. Je voulais me proposer pour raccompagner chacune d’elles à son domicile, mais j’ai hésité pour plusieurs raisons. Elles sont parties et je suis resté comme un con. J’ai passés l’une de mes plus mauvaises nuits. Je me disais que je m’en voudrai à mort pour tout le restant de ma vie si jamais il arrivait un quelconque malheur à ces filles que j’ai déjà adopté… Honteusement, j’ai passé les jours suivants à scruter minutieusement les pages nécrologiques. Maintenant que plus d’une semaine à passer sur cela et que les journaux n’ont pas exacerbé mes pensées macabres je me sens un peu plus soulagé. Cependant, j’ai prit une deuxième résolution : quitte à laisser à mes enfants le choix de boire ou non, ils ne le feraient qu’en ma présence ou en me chargeant de leurs déplacements. Point, c’est tout.

De la polygamie, en générale, et de la bêtise en particulier…

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Il est toujours un plaisir pour un bloggeur de tomber sur un commentaire à propos d’un post qui ne soit pas le dernier ou l’avant dernier qu’il a écrit mais sur un article qui a été rédigé il y a de cela quelque temps déjà. Intimement on se dit « tiens, ce que j’ai dit l’autre mois est toujours d’actualité…».

Cette expérience je viens de la faire ou d’en faire les frais, c’est selon, récemment. Tout a commencé hier alors que j’ouvrais mon mail question de mettre un peu d’ordre dans mes affaires. Bizarrement je tombe sur un message provenant de mon blog alors que cela fait plus d’une semaine que je n’ai pas bloguer. J’ouvre le message en question et s’est un commentaire sur un post que j’ai rédigé il n’y a de cela pas un mois ou deux mais, retenez bien votre souffle, deux années entières !!! Il semblerait que le sujet a tellement plu à l’auteur du commentaire, qu’il a tenu à laisser son avis (enfin si on peut s’exprimer ainsi). Il faudra peut être préciser que le thème du post est un peu racoleur puisque j’y parlais de la polygamie (wa ma adraka mal polygamie).

Voila ce que dit le com : « Les Polygames ne sont pas infidèles mais des êtres humains conscients de leur nature humaine. Je ne sais pas si vous êtes Musulmans ou non, mais si vous l'êtes je pense que bon nombre d'entre nous Tunisien (qui commence à sonner comme une nouvelle religion- le Tunisianisme) ignore complètement sa religion AL ISLAM. d'après les commentaires je vois que les femmes sont contre la polygamie et la plupart des hommes pour. quelques hommes de nature efféminée ou pas encore mariés sont "hypocritement" contre juste pour plaire au femmes mais au fond on sait ce qu'ils préfèrent. Al Islam, mes frères et soeures et une religion divine ce qui veut dire que Que Allah décide et juge ce qui est bien pour nous et non pas Montesquieux ou Tahar el Hadded et même pas Bourguiba qui sont des êtres dont les capcités mentales sont limitées et loin de voir les minuscules failles que leurs plans pour eux-même et pour leurs pays peuvent avoir et surtout lorsque ces plans entre en contardiction directe et claire avec la parole d' ALLAH. Alors, avant d'écrire n'importe quoi dans vos commentaires faites une auto évaluation de votre Iman (foi) en la parole d'Allah, il ne s'agit pas de sentiments ici (je suis écoeuré, je suis ébloui, je suis pour, je suis contre ?) tous cela ne vaut rien pour Allah yawm al qiyamah. La question sera toujours "3abdi, amrtouka bi katha fa lima fa3alta katha ??". Allah yahdi ettouansa el koll hokkam wa mahkoumin Amin”…

Mon commentateur se présente comme « Reflechisseur », c’est en tout cas le pseudo qu’il s’est donné. J’ai beau cherché le mot « Reflechisseur » mais je ne lui trouve aucune trace dans le dictionnaire. Le seul contexte ou ce mot s’emploi c’est dans le domaine des automobiles où le mot « Reflechisseur » désigne un miroir. Perplexe, j’ai voulu spéculer sur le choix de ce pseudo peu ordinaire. Deux alternatives se sont présentées à moi ou plutôt se sont imposées. Ou bien le commentateur se considère effectivement comme un miroir ou bien, pour des raisons de confusion dans les idées, il voulait dire « penseur ». À la lecture de la teneur de son commentaire, je doute fort que notre ami se prenne pour le model de Rodin. Reste donc l’hypothèse du « miroir » qui semble s’appliquer à merveille au contexte puisque notre ami « réfléchit », dans leur état brut, des idées et des convictions qu’il prenait pour une vérité absolue et irréfutable.

Pour répondre à notre ami je lui dirais que je ne vois aucun inconvénient à ce que la polygamie se pratique. Et ceci non parce que c’est une obligation divine (comme semblent en être convaincus la majorité des « neomusulmans » expert en tout et en rien, alors que le texte parle de « permission »), mais plutôt pour des raisons sociales voire même culturelles. J’irais même au delà de la polygamie dans sa conception traditionnelle et arbitraire. Je suis un partisan de l’omnigamie qui serait en quelque sorte une polygamie à géométrie variable ou personne n’a l’exclusivité sur l’autre et ou les deux sexes ont les mêmes privilèges et les mêmes obligations envers les uns et les autres (1). Dans ce cas, le sexe (l’acte et non le genre) n’est le monopole de personne et cela résoudra une fois pour toutes les fantasmes, les frustrations et les complexes de tout un chacun.

1 : Omnigamie: n.f. Type d’union accueillant diverses possibilités mathématiques. Les amants ne sont pas unis avec un pivotant, mais sont tous réciproquement unis. En omnigamie, plusieurs personnes de sexe différent s’unissent, contrairement à la polygamie qui marie plusieurs personnes de sexe opposé à une seule personne.

Non, ça ne se passe pas comme ça chez Tn-Blogs…

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Je compte beaucoup d’ami(e)s sur Tn-Blogs. Tous, à quelques exceptions prés, sont pour moi des complices virtuel(le)s avec qui je partage des moments de bonheur, de rage, de déconnade, de rigolade, d’accrochage, d’amabilité, de solidarité et même de futilité… c’est selon. Ces amis viennent d’horizons différents à l’image du mosaïque qu’est Tn-blogs et c’est ce qui fais la richesse de cet espace auquel je me suis attaché au point d’en faire mon lieu de pèlerinage quotidien. Certes, les idées, les convictions, les pensées, les crédos (etc.) de ces gens qui composent le petit monde qu’est Tn-blogs m’intéressent et parfois suscitent ma curiosité. Mais si je le fait c’est juste pour essayer de mieux comprendre l’autre, deviner ses attentes, être plus réceptif à son discours … Jamais je ne me suis fixé comme fin inquisitoire la « découverte » de l’autre. Sans être un fervent « pratiquant », j’ai toujours considérer « qu’il n’y a point de différence entre un arabe et un non arabe sauf en piète ». Cette devise est universelle et les humains gagneraient beaucoup en l’adoptant dans ses multiples interprétations.

Pour quoi je parle de Tn-blogs ? Parce que, enfin, je me suis donné du temps pour lire et essayer de comprendre un peu mieux cette intrigante guéguerre qui, de la blogosphère tunisienne, s’est propagée et étendue à FB. Mon constat est que j’en suis sorti encore plus perplexe qu’avant. Et entre nous j’aurais beaucoup aimé que mes sentiments se soient limités à la perplexité. Dans d’autres circonstances, j’aurais volontairement gardé le silence qui dans ce genre de situation est la chose la plus conseillée qui puisse exister. Mais au vu de la tournure qu’a prise cette prise de becs entres amis d’hier et adversaires d’aujourd’hui, prêcher pour la réconciliation m’a paru le minimum qui puisse être fait.

L’effervescence, normalement un bon signe qui témoigne de la vivacité et du dynamisme, a atteint des proportions maladives cette fois-ci. Non que cela arrive pour la première fois, mais en tant qu’observateur de cet espace depuis presque 4 bonnes années, j’ai comme l’impression qu’en ce moment du coté de Tn-blogs il règne comme une ambiance de délitescence intellectuelle.

Je ne veux pas ajouter de la polémique à la polémique surtout si cette dernière est stérile. Je voulais tout simplement dire ceci : nous autres tunisiens on a un gros problème. Ce problème ce n’est pas la liberté d’expression, ou la censure, ou la répression ou toute autre forme de comportement castrateur, réducteur, ou ostraciste… notre problème à nous tous sans exception c’est qu’en dépit de notre bonne volonté, de notre prédisposition aux bonnes intentions, de notre amabilité, de notre adhésion aux principes démocratiques… nous avons le grand défaut d’être des personnes engagés. Même ceux qui se réclament indépendants sont engagés dans la défense de cette indépendance au point d’en faire une cause partisane.

La divergence est la chose la plus naturelle qui puisse exister au monde. Et la mésentente peut être cordiale également. Aussi, je vous conjure, que vous vous considérez dans le droit ou dans le tort, de ne pas gâcher un acquis qui avec ses tares et ses défauts reste l’un des rares espaces ou l’on peut prendre une bouffée d’air frais. Ce n’est surement pas la pollution intellectuelle qui manque dans ce pays. Alors n’en faites pas de Tn-blogs une poubelle de plus.

Lui aussi…

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Vous le savez ou vous l’avez su. Il y a quelques semaines de cela j’ai abandonné femme, enfants et foyer pour m’offrir une escapade en solitaire pendant une semaine entière. C’est de la pure hypocrisie me diriez vous. Oui je le sais. Mais, c’était dans le genre « à prendre ou à laisser ». Comme l’occasion ne risquait pas de se présenter deux fois, j’ai prit le risque de m’embarquer pour un périple dont je vous épargnerais les détails…

Pour mon retour, vu que mon avion se posait sur le tarmac vers midi, je me suis mis d’accord au préalable avec ma femme pour qu’elle ne vienne pas me chercher à l’aéroport (question de me punir pour mon écart de conduite) vu qu’elle devait aller chercher notre fille à l’école qui finissait les cours à 12h30.

Peu de temps après l’atterrissage de mon avion, mon portable a sonné. A l’autre bout du fil j’ai eu l’agréable surprise d’entendre la voix mielleuse de ma tendre et douce moitié. Elle m’annonça qu’elle s’est arrangée avec son père pour qu’il aille récupérer sa petite fille et qu’elle m’attendait patiemment dans le hall de l’aéroport. Une fois les formalités de routine accomplies, je me suis hâté pour prendre la porte de la sortie. Quelle fut ma surprise lorsque j’ai découvert que ma femme n’était pas venu seule à ma recherche mais qu’elle s’ait faite accompagner par le petit bout de chou. A la vue de ma tête, ce dernier, tel un macaque découvrant la présence d’un être étranger dans les parages, me fixa longuement avant d’esquisser un sourire sur ses lèvres et lâcher le mot le plus délicieux que l’on puisse entendre dans la bouche d’un ange : « Papa !!! ». Puis il est venu en courant vers moi. Je l’ai enlacé le plus fort possible contre moi. Lui, il me regardait puis s’enfouillait en moi comme s’il cherchait à pénétrer dans mon intérieure. Dans son regard il y avait comme un reproche : Ou étais tu ? Pourquoi tu t’es absenté tout ce temps la ?...

Il s’est accroché à moi et n’a plus voulut me lâcher. On arrive à la maison, il me suit partout. Même pour pisser j’ai du le laisser avec moi à l’intérieure de la salle de bain. La nuit il a insisté pour dormir dans notre lit L. Il dormait tout en se tenant serré contre mon corps agrippant le tee-shirt que j’utilisais comme pyjama. J’ai mal dormi mais j’été comblé.

La même anecdote je l’ai vécu une premier fois il y a de cela cinq ans avec ma fille ainée. A cette époque je revenais d’un voyage et mon avion est arrivé peu après minuit. Bien évidement ma femme n’est pas venue me cherché à l’aéroport mai elle m’attendait avec impatience à la maison. Notre fille par contre, qui n’avait que deux ans, elle dormait d’un sommeil profond. Lorsque je suis rentré à la maison, elle s’est aperçue de ma présence mais elle ne pouvait luter contre le sommeil. Cela n’empêche qu’elle a passée toute la nuit elle aussi agrippée à moi comme pour me signifier qu’elle me tient et qu’elle n’est pas prête à me laisse m’échapper une deuxième fois. C’était une sensation étrange et agréable à la fois. Et au réveil c’était le « marquage individuel ». Vraiment bizarres ces gosses !

Game over

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Il ne se passe presque pas un jour sans que les journaux locaux ne publient sur leurs pages nécrologiques des encarts annonçant le décès d’un jeune ayant à peine la vingtaine. Le jet d’un regard, si furtif que cela puisse l’être, sur les colonnes macabres des publications locales ne peut laisser insensible même si le défunt nous est complètement anonyme et qu’on ne partage avec ce dernier ni des liens familiaux ni des liens spatiaux. L’on ne peut s’empêcher, non plus, d’avoir une pensée pleine de tristesse et de compassion envers les parents du jeune disparu, eux qui ressentent ce deuil dans leur chair et leur âme et dont le fardeau de leur chagrin n’a de pareil que le poids des espoirs et des attentes fondés sur cet être cher qui après la mort se trouve réduit à une masse cadavérique où rien ne résonne, même pas le silence.

Même si dans l’imaginaire collectif on admet qu’aussi multiple que puissent être ses raisons, la mort est toujours une et unique, il est évident que la première cause de ces décès tragiques sont les accidents de la route. Combien de jeunes ont vu leur vie fauchée avant même de l’avoir commencé ? Combien de parents endeuillés ont eu à subir le douloureux drame de voir partir avant eux et à jamais la pupille de leurs yeux ? Combien sont-elles ces mères inconsolables et ces pères anéantis, annihilés, contraints à vivre le restant de leur vie à se souhaiter la mort afin de rejoindre leurs chers partis vers des « cieux meilleurs ».

La situation n’est pas gaie du tout. Mais toute cette rage, cette consternation, cette pensée pour l’autre, cette compassion… et tous les sentiments de sympathie possibles et imaginables, bizarrement ne se manifestent plus ou pas du tout lorsque tu croises sur ta route un de ces jeunes qui au volant de « sa » voiture se croit le plus fort, le plus puissant, l’immortel, l’intouchable… celui qui n’a de souciance ni pour sa vie ni pour celle des autres… celui qui se permet tout les excès et tous les dangers ne faisant guerre attention à son intégrité physique ni à celle de son proche. Que penser en face de ces inconscients qui pourtant sans être des abrutis, sans être des écervelés, se convertissent soudainement en un sérieux danger publique ? Je ne ferais pas l’hypocrite, mais j’avoue que j’ai souvent souhaité la mort à ces furies déchainées qui ne faisaient que semer la terreur et le désarroi dans leurs sillages, non pas parce que j’ai de la haine envers ces rejetons inconscients du tort qu’ils peuvent se faire et causer aux autres mais tout simplement parce que j’ai toujours pensé qu’il n’y a pas plus bête qu’une mort bête.

Ma 3andi ma n9ollek

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S’il y a un mot qui revient comme un leitmotiv dans les conversations et écrits des tunisiens c’est surement le mot débat. Quelque soit le niveau, ou le degré officiel, le mot débat ne cesse d’être prononcé comme pour traduire la soif du tunisien pour parler, s’exprimer, écouter, convaincre, se convaincre… L’intention est noble et même louable. Cependant, on ne peut s’empêcher de se demander si le tunisien est vraiment prêt pour débattre.

Pour qu’il y ait débat il faut qu’il y ait divergence d’opinions, antagonisme d’idées, différence dans la façon de voir les choses… car s’il y a une chose que le débat abhorre c’est surement l’unanimité, la concordance… Si on est d’accord sur tout et pour le tout dés le départ, alors le débat n’a plus de sens et ressemblerait surement à une réunion amicale.

La société tunisienne est composée de gauchistes, de fondamentalistes, de rcdistes, d’anarchistes, de progressistes, de jusqu’au-boutistes, de khobsistes, de mauvistes, de 7itistes, de clubistes, d’espérantistes, … voire même d’autistes (et si vous voulez mon vrai avis les tunisiens appartiennent beaucoup plus à cette dernière catégorie qu’aux précédentes). En cela, la société tunisienne ne diffère en rien aux autres sociétés qu’elles soient occidentales ou orientales. Cependant, à la différence des citoyens de ces dernières, le tunisien se distingue par sa conception singulière du débat. Pour le tunisien, le débat se rapproche beaucoup plus à un contentieux, voire même un conflit, qu’à une arène ou se confrontent les idées et les projets. Le tunisien confond tribune et tribunal. Au lieu que seul le bon sens et la raison soient l’unique critère pour séparer le bon grain de l’ivraie, pour pouvoir avoir lieu un débat tunisien nécessité la présence d’un arbitre.

Bien que la vérité est multiple et relative, le tunisien a ce fâcheux comportement de prendre sa vérité pour «la Vérité », condamnant ainsi le débat à perdre toute raison d’être ou, dans le meilleurs des cas, à ressembler à un dialogue de sourds. Que peut on récolter d’un tel ostracisme à part construire encore des murs pour nous séparer les uns des autres et nous cloitrer dans des ghettos ou l’on ne se mélange qu’avec ses semblables idéologiques ? Il est vrai que dans la tradition locale polémiquer avec celui qui ne saisit pas la portée d’un discours est une perte de temps. Mais est ce que c’est comme ça qu’on va pouvoir avancer ? Je ne le pense pas.

Nous autres tunisiens, nous avons beaucoup à apprendre et surtout à se respecter les uns les autres. Pour débattre il ne faut pas avoir que des idées, il faut aussi avoir du courage et surtout la capacité d’écouter. Autrement on ne serait pas encore sorti de l’auberge.

Stupidité quand tu nous tiens !

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Nul ne peut mettre en doute le caractère sacré de la liberté d’expression. A priori, tout un chacun a le droit de s’exprimer sur ce que bon lui semble, dans les termes qui lui semblent conformes à sa pensée. Tant que les propos relèvent du domaine personnel et restreint, cela ne peut en aucun cas constituer une entrave à la liberté dans son sens absolu. Cependant, liberté d’expression n’est pas forcement synonyme de liberté de diffusion ou de publication. Car du moment où des propos sont publiés, ils cessent d’être du domaine personnel pour entrer dans le cadre de la chose publique. Et quand on est dans cette situation précise il faut faire attention à ce que l’on dit, car on ne peut pas se permettre de confondre la liberté d’expression avec la liberté de médire, ou de dénigrer ou encore d’insulter…

Confondre les deux libertés et un piège dans lequel on peut tomber souvent si l’on ne fait pas attention à certaines subtilités et récemment « Tunisnews » a été victime de ce genre de piège. Les gens de “Tunisnews”, malgré l’effort considérable qu’ils consentent pour offrir une information “différentes” à leurs lecteurs, peuvent parfois commettre une inadvertance. Dans la partie arabe de leur édition du 20 avril, ils ont repris un article, publié précédemment par le site “Sabil on line” et qui est une sorte de lettre ouverte signée par un ancien détenu politique adressée au Président de la République.

Ce n’est pas le contenu de la lettre, à la hauteur de la petitesse de son auteur d’ailleurs, le sujet de ma note mais plutôt un extrait de cette lettre que je vais traduire en essayant d’être le plus fidele possible à l’esprit et au contenu de la phrase en question :

« … ce n’et pas le droit à la candidature aux présidentielles de 2009 que réclame. Ce droit est peut être accessible à un « esclave » noir vivant sous un régime démocratique régie par la justice et l’égalité et réglé par les institutions, mais pour un citoyen libre vivant dans un pays… ce droit ne peut être qu’une forme de mirage »…

Dans le texte original, l’auteur emploi le terme « 3abd » qui peut être traduit aussi par « un être » ou « un homme » et donc le choix du terme « esclave » dans la traduction peut s’avérer une appréciation erronée. J’avoue que, comme vous, j’ai longtemps hésité avant de me décider pour le choix du mot esclave. Mais je ne pouvais comprendre le sens de la phrase autrement. Je m’explique. L’auteur formule dans ses propos une parallèle entre deux notions différentes opposant une situation à une autre et une condition à une autre. Si dans ces mêmes propos il se définie lui-même comme un citoyen (sous-entendez être) libre, par déduction à un être libre on ne peut opposer qu’un être non libre, c'est-à-dire un esclave. Cela respectera la cohérence des propos articulés sur une logique de dualité : démocratie-dictature, justice-injustice…

Il ne faut pas être un expert en terminologie pour deviner que derrière l’auteur de la lettre qui se présente comme un ex prisonnier politique, se cache l’identité d’un islamiste. Il suffit pour cela de constater la littérature et le vocabulaire employés. On peut comprendre son amertume et on peut aussi considérer ses propos comme un lapsus. Mais dans ce cas ça sera un lapsus révélateur qui confirme que parmi les islamistes il y a une bonne majorité qui continue à penser que certaines choses, que nous autres on croyait désuètes et tranchées définitivement, sont encore en vigueur puisqu’il n’y a eu jamais un texte coranique (seul critère valable pour cette catégorie de gens) pour les abrogés. Et c’est la que le problème se pose. Car si ce brave monsieur n’a pas compris que dans sa religion il n’y a point de différence entre un arabe et un non arabe sauf en degrés de piété, et que pour lui l’esclavagisme est un droit n’ayant jamais été aboli par le bon dieu, alors toutes les autres questions polémiques en suspens le sont aussi. Ce qui en d’autres termes veut dire que plus de 14 siècles après Mohamed on n’est pas encore sorti de l’auberge…

Mensonge premedité

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Les habitants de Mornag se réveillèrent tôt ce matin sous le choc d’un accident tragique qui couta la vie à plus d’une dizaine de personnes, la majorité d’entre eux des étudiants et des jeunes travailleurs qui vaquaient à leurs occupations. Le bus de type articulé « Zina & Aziza » qui transportait les victimes se scinda en deux partie alors qu’il roulait en pleine vitesse sur l’autoroute au niveau de la sortie de Hammam-Lif, dans le sens allant vers Tunis. L’ampleur de l’accident était d’une telle gravite que la circulation expérimenta une forte perturbation pendant des heures entières. Des ponts qui surplombent l’autoroute on pouvait voir des kilomètres et des kilomètres d’embouteillage. Le son des sirènes des ambulances jaillissait de partout ; il y avait une ambiance de stupeur et d’affliction qui régnait sur les lieux. Les gens devinaient déjà l’ampleur du drame sans même avoir vu l’accident. La forte présence des agents de la police et de la garde nationale, dont l’embarras et le débordement étaient évidents, était en elle-même un signe révélateur de l’atrocité de l’impact du drame. Il y avait une certitude que ce qui se passa n’avait rien d’ordinaire ni de banale.

En face de cette ambiance calamiteuse, les autorités ne dérogèrent pas à l’habituelle règle qui veut que dans notre pays « il ne se passe jamais quelque chose ». Relatant les faits, les radios nationales rapportèrent une note de la TAP disant que le nombre des morts était de deux et qu’il y avait 26 blessés légers. Stupéfaits, les habitants de Mornag, qui pleuraient déjà leurs morts et voyait la liste des décédés s’engraisser, croyait vainement que l’on allait rectifier le tir. Nul n’a été fait. L’information mensongère fut même confirmée lors du bulletin de 20H.

A défaut d’information crédible et responsable, c’est la rumeur qui s’organisât comme elle put comptant sur « radio on dit » pour relayer des échos plus surréalistes les uns que les autres. C’est ainsi que l’on parla de la présence de plus de 250 passagers dans un bus qui ne pouvait transporter plus de 80 personnes, que le nombre des morts aurait atteint 86…

Le pire dans tout cela c’est que notre chère télévision passait en directe une émission pour les jeunes ou l’on chantait et dansait allégrement comme si ceux qui ont périt dans l’accident n’étaient ni jeunes ni encore moins tunisiens… Et dire que l’on cru que cette télévision n’allait pas faire le même coup après les critique qui lui furent dirigées suite aux inondations de l’aïd d’il y a deux ans ???