Gaston La gaffe

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Dés sa succession à Jean Paul II, le nouveau Pape, Benoît XVI, s’est distingué par ces dérapages et ces déclarations qui, le moins qu’on puisse dire, sont choquants et polémiques. Souvent ses propos ont laissés les hauts dignitaires du Vatican dans un embarras pathétique. Anxieux d'affirmer haut et fort son ultra conservatisme, le nouveau Pape ne cesse de déferler la chronique et de surprendre, négativement parlant, avec des propos surréalistes qui frôlent souvent le ridicule.

Apres ses prises de position inconvenantes à son statut de pontife concernant des sujets graves comme le sida, le préservatif, l’euthanasie, l’avortement, l’entrée de la Turquie dans l’UE, les mariages homosexuels, le dialogue entre les religions, l’Islam… le voilà se découvrir une autre vocation et s’improviser en historien révisionniste.

Lors d’un déplacement au Brésil, le nouveau Pape a cru bon se pencher sur le thème de l’évangélisation du continent américain. Avec son arrogance habituelle et son attitude « arienne » il a affirmé que la conversion des amérindiens n’a pas été « imposée par une culture étrangère » et que les cultures précolombiennes n’ont subi en aucun moment une aliénation par la force.

A priori, ce « professeur émérite », cet « esprit illuminé », comme veulent nous le présenter les medias occidentaux, connaît très peu ou sous-estime énormément les ravages irreversibles provoqués par la « Sainte inquisition » et les pratiques inhumaines exercés par les sujets de Leur Majesté les « Rois Catholiques » lors de la conquête du nouveau monde. Les Hernan Cortés et confrères, avec la benediction de Rois Catholiques et de la « Sainte Eglise » ont convertit le contient américain en un laboratoire pour expérimenter tout un arsenal de machine à torturer. Les massacres ont été d’une ampleur tellement dramatique que l’on a du recourir à la déportation de millions d’africains qui furent réduit à l’état d’esclaves pour la gloire de l’ «Espagne Catholique »

A ce rythme là et, prenant en considération ses origines germaniques, ses attitudes grotesques et l’incapacité des cardinaux du Vatican à bâillonner leur chef de file sur les sujets chauds, on dira que ce cher Pape ne va pas tarder à s’attaque à une question plus épineuse : l’holocauste juif. Qui sait peut être qu’il va nous gratifier avec une trouvaille singulière. Mais là, je pense que tout le monde l’attendra au coin et ça ne sera plus une simple bévue…

Islamisation vers le haut ? Ou le contraire ?

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Une femme, un look à la Benazir Bhutto, des lunettes de soleil (de préférence de taille assez grande pour cacher la moitié du visage), un foulard chic mais de couleur sombre et unie qui couvre toute la chevelure et les oreilles, et une grosse berline ou, à défaut, une 4x4. Ceci n’est pas le début d’une fiction ou la description d’une héroïne d’un film. Ceci est le portait robot d’une bonne partie des femmes tunisiennes, ayant entre 30 et 50 ans, qui accompagnent leurs progénitures à l’école ou celles qui fréquentent les différents centres commerciaux de la capitale. Ajoutez à cela un sac à main Prada ou Vouiton (vrai ou faux peu importe) et un téléphone portable dernier cri, de préférence un modèle qui soit un concentré des dernières technologies, et vous avez devant vous le modèle de la femme tunisienne que l’on peut rencontrer en nombre de plus en plus croissant dans les espaces publiques. Ceci est la triste réalité tunisienne. Je dis triste et j’assume ce que je dis. Parce que à regarder de près on ne peut s’empêcher de se demander à quoi rime tout cela ? Franchement je trouve ce phénomène dérangeant parce qu’il et le miroir qui reflète de la manière la plus fidèle possible le degrés de gravité de la dichotomie et de la schizophrénie qui déchirent la société tunisienne. Ce n’est pas que je trouve religion et modernité incompatible, mais c’est ce comportement ambiguë qui fait que nous ne savons plus où nous situer ou où nous mettre. Dans la modernité et donc dans l’ouverture et la tolérance ? Ou dans la mimique d’un monde qu’on a souvent décrié et dénoncé comme anachronique, dépassé et dégradant ?

La classe moyenne à laquelle appartient la majorité de ce genre de femmes et qui en principe est le moteur du progrès dans tout les domaines, parce que plus amenée à épouser les principes libéraux (pas uniquement dans leurs volets économiques et commerciaux) se trouve être aujourd’hui celle qui incarne le plus les symboles du conservatisme pur et dur.

Ça à l’air d’être un effet de mode, un phénomène en vogue. Si ce n’est que cela on peut attendre tranquillement que « l’orage » passe. Mais si ce mouvement s’inscrit dans la durée alors les mauvaises surprises ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez et là on serait parti vers un long voyage « d’Iranisation » où ce genre de choit, spontané et volontaire de nos jour, ne tardera pas à devenir une règle à ne pas enfreindre…

Sexe faible, vous avez dit ?

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A quelques encablures de Tunis la capitale, se trouve une bourgade qui a faillit se forger une réputation internationale et s’acquérir un statut quasi mythique pour avoir prêté son nom à plusieurs vins tunisiens : Mornag. Je ne vais pas parler des pairies qui s’etendent à perte de vue et qui font la fierté de cette région, ni des champs de blé et des fertiles vergers qui font la richesse de ses habitants. Je ne vais pas parler non plus des vues panoramiques qui jalonnent tout le pourtour du site et encore moins des produits du terroir de cette région qui est considérée comme l’un des plus important greniers qui approvisionnent la capital en légumes, fruits, et autres dérivés de produits agricoles.
Si j’ai voulu évoquer Mornag dans ce post c’est pour parler des gens de cette bourgade. Les habitants de ce village, à la différence des autres villes et autres agglomérations tunisiennes, se divisent en deux catégories : les travailleurs et les oisifs. Il n’y a pas une troisième catégorie. Les oisifs sont tous des hommes. Qu’ils soient des riches propriétaires ou des simples fellahs, ces hommes passent leur temps au café à parler de tout et de rien, et dans leur cas c’est plutôt plus de rien que de tout, ou à « tuer le temps » en faisant n’importe quoi sauf travailler. Les travailleurs eux sont composés à 98% par des femmes. Les 2% restant sont des hommes mais des hommes qui ne sont pas originaires de Mornag. Ils sont plutôt originaires d’autres régions. Ils ont du abandonné leurs villes natales à la recherche d’un gagne pain. Les femmes, elles font tout. Elles ramassent le bois, cultivent la terre, se chargent de la récolte, s’occupent des animaux et quand s’est possible elle font de la « Tabouna » pour la vendre sur le bord de la route. A peine les rencontre-t-on parfois accompagnées par un gamin pas plus âgé de 5 ou 7 ans lorsqu’elles travaillent comme bergères. Dès le levé du soleil jusqu’au couché ces femmes sont à pied ou sur le dos d’un âne sillonnant les champs et les vergers à la recherche d’un travail. Elles sont là pour semer, planter, élaguer, sarcler, récolter… El les hommes ils ne sont là que pour s’approprier les fruits de la labeur de ces femmes pour les vendre. C’est presque leur seule activité professionnelle. Pour touts ces efforts, ces femmes sont peu ou pas du tout rémunérées. A titre d’exemple, sachez que la majorité des ouvriers agricole sont des femmes. Elles travaillent pendant dix heures pour gagner 7 dinars par jour de travail. Qu’il fasse beau ou qu’il fasse mauvais. Qu’il fasse froid jusqu’au point de sentir ses mains gelées ou sous un soleil de plomb, ces femmes s’activent en silence ne manifestant ni fatigue ni plainte.

Polygamie en Tunisie : realité ou affabulation

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Depuis pas mal d’années déjà, il y a une rumeur qui revient comme une ritournelle. Arguant que le nombre des « vielles filles » (désolé je n’ai pu trouver un terme plus éloquent et moins dégradant) est en perpétuelle augmentation en Tunisie (chose qui est relativement vrai si je me limite à observer mon proche entourage) et que le nombre des naissances féminines est plus élevé que celui des naissances masculines (chose qui reste à confirmer), les auteurs, ou plutôt propagateurs, de cette rumeur insistent sur le fait qu’une loi autorisant la polygamie serait en étude pour être adoptée incessamment. S’il est indéniable que sur le plan juridique il n’y a rien qui a été décidé dans ce sens, dans la pratique la réalité risque de choquer pas mal d’âmes sensibles. Permettez-moi de vous relatez cette anecdote. N.T est un cadre moyen dans une administration publique. Il a épousé en première noce une femme originaire de son bled. Ils vécurent ensemble trois ans pendant lesquelles ils ont eu deux filles. N divorça pour des raisons vagues. Il se remaria une deuxième fois avec une collègue de travail. L’union avec cette dernière dura cinq ans et N eu un garçon de sa deuxième épouse. Cependant, il fini par divorcé une deuxième fois quand même. N, malgré ses deux échecs conjugaux, vola en juste noce pour la troisième fois avec une femme relativement aisée en comparaison avec ces deux premières épouses. Un jour, N réunit se trois épouses. Il leur expliqua que sa situation était précaire. Il leur a déclaré qu’il aime tous ces enfants, qu’il continu à aimé chacune d’elles et que comme elle se connaissent et maintiennent un rapport assez cordiale entre elles, il leur a proposé de venir vivre toutes sous le même toit. Il ajouta que de cette manière il pourra mieux contrôler ses dépenses et veiller à l’éducation de ses enfants et que ces derniers pourront grandir ensemble dans la même maison... Vous n’aller pas le croire mais notre ami a pu convaincre les trois femmes qui acceptèrent le deal... (Je donne ma parole d’honneur que cette anecdote est véridique). Maintenant venons à un autre fait. Dernièrement j’ai lu sur un journal de la place l’histoire suivante : M.S est une étudiante en droit. Vers le mois de mars et pendant presque deux semaines, elle reçu pas mal d’appels d’une personne (une femme) qu’elle ne connaît pas. La femme suppliait M.S pour qu’elles se rencontrent. Elle argua qu’elle voudrait la voir absolument et le plutôt possible pour lui parler à propos d’un sujet d’une grande gravité. Lasse de ces appels incessants, M.S accepta de rencontre la femme. Cette dernière n’est pas allée par trente six chemins pour se présenter comme la seconde épouse du père de M.S. Elle expliquât qu’ils se sont mariés il y a de cela trois ans en vertu d’un mariage « 3orfi ». La fille ne crut pas ses oreilles. Mais elle fut écœurée d’avantage lorsqu’elle apprit de sa « belle-mère » que son père se préparait à se marier, dans quelques semaines, pour une troisième fois selon le même procédé. Dans ce drame familial, M.S apprendra que le cas de son père n’est pas une exception ou une pratique limitée. Selon la parole de plusieurs avocats, les tribunaux de la Tunisie examinent, à huit clos à cause du caractère délicat du sujet et de ses incidences dramatiques, un tas de cas qui ressemblent à cette affaire… Ceci démontre une chose qui reste quand même assez paradoxale : La Tunisie est l’un des rares pays musulmans ou la femme jouit d’un statut plus au moins émancipé et ou la scolarité de la gente féminine est remarquablement élevée, et pourtant il y a de plus en plus de femmes qui acceptent volontairement de se cantonner au rôle de deuxième voir même troisième épouse et de mener une vie conjugale parallèle et clandestine. Je ne sais pas quel rapport peut exister entre l’éclosion des chaînes de télévision moyen-orientales, région ou la polygamie et les formes de mariage aussi insolites les unes que les autres sont monnaie courante, et ce phénomène peut être récent mais que je trouve d’une gravité alarmante. Je suis convaincu, cependant, que l’ampleur du phénomène en Tunisie est plus étendue qu’on ne le pense et c’est pour cette raison que j’ai voulu en parler pour savoir si vous aussi vous avez entendu parler ou savez sur des cas ayant un rapport avec le sujet.

Avis de recherche

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Annonce 1 :

Trisomique, unique heritier d'un empire sans frontieres, ayant perdu un chien de race « caniche », poiles blancs et yeux couleur bleu, quelque part entre la mer du nord et l’océan Atlantique donnerait une très forte récompense à celui qui retrouvera le chien ou indiquera ou trouver son clone. Le caniche est tatoué mais circule sans laisse. Il n’est pas dangereux ayant perdu ses dents dans un accident domestique. Le trisomique se trouve dans un état de chagrin profond surtout qu’il a déjà perdu dans le passé deux autres chiens, un rottweiler et un bâtard. Appel à toutes les âmes charitables de venir en aide à ce trisomique pour qu’il puisse remonter la pente et oublier la solitude qui le guette. Wa allahou la youdhi3ou ajra al mo7sinine.

Annonce 2 :

Chien caniche, petite personnalité, gros aboyeur mais peu mordant, maltraité par son maitre et ridiculisé devant sa progéniture, cherche un foyer ou terminer paisiblement ses jours loin des regards humiliants. Les âmes charitables intéressées par cette annonce sont priées d’être d’une discrétion maximum afin de ne pas éveiller les soupçons de son ancien maitre.

Mazbel oualdih el kelb

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L’homme aux chaussettes trouées, le célèbre cannibale au sourire d’hyène, celui qui voulu changer le monde et le faire à son image a succombé à ses couilles. Celui que tout le monde prenait pour un homme de fer, un robocop, l’ultra droitiste, le « neocon » le plus va-t-en guerre de tous les « faucons » américains vit les derniers moments de la tragédie la plus dramatique de sa vie. Lui qui a toujours fais la sourde oreille aux appels et aux souffrances des autres le voila en train de s’agenouiller et de verser des larmes de crocodile pour tenter d’émouvoir ses employeurs. Jamais, personne n’aurait imaginé que des mots comme « implorer », « supplier », « conjurer »… pouvaient exister dans le vocabulaire de celui qui fut l’un des hommes les plus fort des Etats Unies, peut être même plus fort que son propre Président. Jamais on n’aurait imaginé que des mots pareils pouvaient sortir de la bouche de celui dont le caractère principal est l’arrogance et le mépris. Celui qui fut imposé par son administration pour diriger la Banque mondiale s’apprête à quitter son poste par la toute petite porte. Cet architecte de la mort, qui voulut se faire une nouvelle virginité en prenant la tête de la BM, a fini par être abandonné par tous et même par ses propres maîtres à Washington. Comme une misérable serpillière il a été jeté par terre. El 7asilou mar5sou ou mazblou ou 9addech ma 3andouch 7ata tarf karama ou la hemma ou la rjoulia…

Questions sans reponses

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Ce cadavre qui git inanimé dans ce trou avant d’être une misérable dépouille a été un Homme. L’Homme avant d’être un Homme a été un enfant. L’Enfant avant d’être un enfant a été un bébé. Le bébé avant d’être un bébé a été un fœtus. Le fœtus avant d’être un fœtus a été un ovule fécondé par un spermatozoïde. Personne ne sait ce qu’était l’ovule avant d’être à l’origine du monde et personne non plus ne sait ce qu’était le spermatozoïde avant de se convertir en chevalier parti à la conquête de la vie. Cet incroyable croisement a été le commencement. Le début d’une incroyable aventure. L’étincelle du verbe et de l’acte. La première page d’un conte de fée. Qu’est ce qui fait que lorsque ces deux cellules, si infimes et si microscopiques, se rencontrent elles donnent vie à ce bébé qu’on dorlote, qu’on adore et qu’on entoure de tout notre amour ? Qu’est ce qui fait que ce même bébé lorsqu’il devient un enfant on le chérit, on le couve et on l’accompagne pour qu’il grandisse sainement ? Qu’est ce qui fait que cet enfant lorsqu’il devient un homme on le vénère, on le respecte et on le prend pour le refuge qui nous protège de nos peurs, de nos inquiétudes et de nos détresses ? Pourquoi cet homme qui est l’aboutissement de toute cette œuvre devrait partir un jour comme s’il n’avait jamais existé. La vie est une énigme qu’on fera mieux de la vivre avec intensité.

Tolérance Zero

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Fait exceptionnel chez les bloggueurs tunisiens. Certains posts peuvent susciter des réactions enchaînées. C’est assez insolite comme phénomène. Un post peut facilement dépassé les quarante commentaires alors qu’ailleurs dans les autres blogosphères celui qui arrive à additionner 20 commentaires (fait avéré) est considéré comme un roi (Bouh Bey comme on dit chez nous). Vous me diriez certainement que c’est là une preuve du dynamisme des bloggueurs tunisiens et que s’il y a autant de enthousiasme c’est tant mieux : cela est un signe de la vitalité de cette blogosphère. J’aurais aimé partager cet avis. Sauf que, si on examine de près les posts tunisiens qui ont recueilli plus de 40 posts on finira par se poser pas mal de questions sur le degré de tolérance chez les bloggueurs tunisiens. En effet, les posts qui ont pu surpasser les 40 commentaires se comptent sur les bouts des doigts de la main et tous se distinguent par leur caractère polémique et donc par leur propension à susciter des avis différents, des appréciations différentes ou à générer tout simplement des nuances. Jusqu'à ici il n’y a pas de mal. Mais lorsque le « débat » dégénère en insultes c’est là que les choses commencent à tourner mal. Etant arrivé depuis très peu de temps à cette blogosphère, je vais me limiter à citer deux cas qui ont retenu mon attention. J’espère avoir évoqué ce sujet avec suffisamment de recul pour que les concernés, s’ils lisent ce spot, puissent se rendre compte que parfois il vaut mieux ne pas dire ce que l’on ressente au moment même ou on le ressent vu que, sous l’impulsivité, on est capable de faire sortir des choses qu’on regrettera par la suite. Le premier incident que j’aimerais évoqué est celui d’une jeune bloggueuse, très jeune je dirais même, qui ne fait que commencer l’apprentissage de la vie, qui a eu l’outrecuidance de poster un commentaire où, inconsciemment et naïvement je suppose, elle a agressé gratuitement et sans raison un homme qui avait commis comme seul crime celui d’être juif et patron d’un restaurant. Croyant exprimer ses « principes » elle a manifestement confondu militantisme en faveur d’une cause et l’expression d’un avis personnel. Personne ne peut dire que la gamine a commit une bourde, mais de là à réagir avec autant de violence à son encontre pour défendre le cas de ce monsieur m’a paru une réaction assez excessive. La scène a tourné carrément en une forme de lynchage cybernétique. Chacun y mettait du sien (zid el ma2 zid 2d9i9). Les ripostes étaient d’une violence et d’une véhémence inouïe. Et pourtant le concerné en personne a été plus intelligent, plus diplomate et surtout plus pédagogue que ses propres « avocats ». Dans une réponse cinglante, certes pleine d’ironie (absolument légitime), le monsieur s’est comporter comme un vrai gentleman allant jusqu’à inviter son "agresseur" à venir dîner gratuitement dans son restaurant. Dans sa réponse il y avait une vraie leçon de tolérance qui est passée malheureusement inaperçue.
Le deuxième cas est celui d’un autre bloggueur qui, je le reconnais, a agit en tant qu’agitateur cherchant la polémique. Il a eu l’idée, pour ne pas dire le culot, de dire haut et fort qu’il est contre l’apparition d’un blog se réclamant publiquement homosexuel. Ce bloggueur à beau expliquer qu’il n’a rien contre les homosexuels et que sa démarche consiste tout simplement à dire que les orientations sexuelles de tout un chacun doivent rester du ressort de la vie intime, il n’a pu échappé aux insultes de toutes sortes. Cela a donné un spectacle désolant. Il s’est avéré que le mêmes gens qui réclament la fin de la dictature politique et appellent à la liberté et à la démocratie sont eux-mêmes la proie d’une dictature intellectuelle : ceux qui sont de mon avis sont mes amis et ceux qui ne le sont pas ne sont pas mes amis. Ce genre de raisonnement me rappelle quelqu’un qui a foutu la merde dans le monde…
A bon entendeur salut.

Adieu l'artiste

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Nejib Belhkhodja est l’un des peintres tunisiens les plus doués. Il vient de nous quitter en succombant soudainement hier matin suite à un malaise alors qu’il était en train de discuter avec un réalisateur les détails de sa participation dans une émission culturelle. Tous les journaux sans exception ont parlé de cette grande perte pour le monde artistique et culturelle tunisien. Le titre choisi par « Le temps » m’a paru le plus expressif « la dernière touche »… Eh oui la vie de cette artiste a été une œuvre d’art. Il mérite qu’on applaudisse sont départ.

Devine qui vient diner ce soir ? (acte 2, Suite et fin)

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Six mois après. La tension entre la fille et sa mère n’a pas baissé d’un cran bien que toutes les deux ont maintenu un rapport cordial. Lors de son passage pour des nouvelles vacances la mère de N, sur un ton résigné, lui dit :

- Tu sais ma fille. On a beaucoup pensé à ton sujet ton père et moi.
- Quel sujet maman ?
- Le type avec qui tu veux te marier.
- Ah, Philippe.
- Il s’appelle Philippe ?
- Oui, maman.
- Eh bien voila ma fille. Ton père et moi nous sommes arrivés à la conclusion qu’il serait préférable qu’on ne te contredise pas trop dans cette affaire. Apres tout c’est une question qui te concerne le plus. Donc, nous sommes d’accord pour que le mariage ait lieu, mais il y a des conditions préalables. La première de ces conditions c’est que ton Philippe doit se convertir à l’islam.
Soulagée et cachant mal sa joie, N répondit : Pour te dire la vérité maman, on a prévu cette chose. J’en ai parlé avec Philippe et il est prêt à le faire.
- Bon alors il n’a qu’a se présenter quand il veut.
- Maman il y a encore un détail que je ne t’ai pas dis.
- Quoi encore ?
- C’est que je ne sais pas comment aborder le sujet.
- Comment ça tu ne sais pas aborder le sujet ? Qu’est ce qu’il y a encore ?
- Eh bien maman, Philippe est différent de nous.
- Ça tu l’as déjà dis.
- Non je ne veux pas dire qu’il n’a pas la même nationalité que nous.
- Alors quoi ?
- Il est différent dans le sens qu’il n’a pas la même couleur que nous…
- Ça veut dire quoi ça ?
- Ca veut dire qu’il est noir.
- Noir ? et tu m dis que c’est un détail ? Non ma chérie tu es devenu folle. Te marier avec un noir. Non mais il ne manquait plus que ça. Quel scandale ! Quelle catastrophe nous est tombée sur la tête ! Qu’ai-je fait de mauvais dans ma vie pour que ma fille me fasse une chose pareille ? Qu’ai-je fait de tort pour mériter pareil châtiment ? Non, ce n‘est pas possible… ma fille a quelque chose, elle est ensorcelée, elle est folle, on lui a jeter un sort c’est sûr…

و عليا ووه. بنتي مشات من ايديا يا ناس. ووه عليا ووه بنتي سحروها. بنتي ضاعت منّي. الي يقلّك بعثتها لفرانسا باش تقرى رجعتلي مخبوطة في وصيف. يا وعدي علي روحي يا وعدي علي ايامي. وين باش نخبي وجهي...
وين باش نهرب؟ بانا وجه باش نقابل لعباد ؟ يا نارى على روحي و يا ناري على بنتى... بنتى ؟؟؟ لا لا لا انت موش بنتي. لا نعرفك و لا تعرفنى. يارّني عقرت قبل ما جبتك يارّاني ما شفت هكل النهار. اخرج عليّا اخرج ما عادش انحب نشوف خلقتك...

Un an après N se maria avec Philippe (qui s’est convertit et est devenu Malik). Le père de N assista au mariage. Sa mère refusa catégoriquement de le faire. Elle renia sa fille et damna le jour où elle l’a mise au monde. (Pour les amateurs des happy ends, sachez que N a eu trois enfants charmants comme tout. Sa mère a fini par serrer sa fille contre sa poitrine. Le chagrin ne l’a jamais quitté mais elle était fière de sa fille, de son gendre et de ses petits enfants) The End.

P.S : Combien d'entre vous auront accépté que sa soeur, son frère, sa fille ou son fils se marie avec une personne noire, asiatique ou autre ? Ne soyez pas hypocrite, repondez sincèrement et surtout dites votre avis sans detours.

Devine qui vient diner ce soir ? (acte 1)

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N.S a eu son diplôme en Architecture. Désireuse de continuer ses études, elle est partie en France. Pensant rester juste deux ou trois ans le temps de décrocher un nouveau diplôme et de découvrir Paris, N s’est trouvé « obligée » de s’installer à vie en France. Certes, elle ne l’a jamais dit à ses parents mais elle avait l’intime conviction que, dorénavant, la Tunisie ne sera plus que la destination de ses vacances. Lors de l’un de ses passages chez ses parents, N est allé voir sa mère :

- Maman, j’ai une confidence à te faire.
- Dis mois ma fille je t’écoute.
- Voila maman. Il se trouve que je suis en train de fréquenter quelqu’un depuis un bon bout de temps déjà. Je l’aime, il m’aime et nous avons décidé de nous marier.
- Vous marier, quelle bonne nouvelle. Et qui c’est l’heureux élu ma fille ?
- C’est un chirurgien, l’un des meilleurs chirurgiens de sa promotion. Il a 34 ans, il est très particulier et je suis amoureuse folle de lui.
- T’as trouvé l’homme de ta vie on dirait ma fille. Il est le fils de qui ce jeune homme et quand est ce qu tu vas nous le présenter à ton père et à moi ?
- Ben, justement maman c’est que la personne dont je parle n’est pas en Tunisie en ce moment. En réalité ce que je voulais dire c’est qu’il n’est pas tunisien.
- Pas tunisien ? Ça veut dire quoi cela ?
- Ça veut dire qu’il est français, voila.
- Mais ma fille, c’est quoi cette histoire ? Un français. Pourquoi il n’y a plus d’homme en Tunisie ?
- Non ce n’est pas qu’il n’y a plus d’homme en Tunisie. Mais il se trouve que pour moi la Tunisie c’est devenu autre chose…
- Ecoutes ma fille. Moi je t’ai élevé et je t’ai donné une bonne éducation et tout ce dont tu as eu besoin. Je t’ai donné toute la liberté que tu as réclamée. Mais, cette histoire de te marier avec un étranger, je peux te dire que tu peux oublier. Cherches toi un mari tunisien et reviens t’installer en Tunisie le plus vite possible.
- Mais maman…
- Pas de mais. C’est ma dernière parole. Il vaut mieux que cela reste entre nous autrement ton père sera mis au courant et là je t’assure que ça ne vas plus rigoler. Français qu’elle me dit. Il ne manquerait plus que ça. (To be continued)

Ya Latif Oltif

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A chaque fois que je monte dans ma voiture je ne peux m’empêcher de prier, ou plutôt de supplier, le bon dieu. Dés que je mets mes fesses sur le siège de ma voiture je n’arrête pas d’évoquer tous les saints et toutes les saintes qu’ils soient musulmans, chrétiens, juifs et même païens. Non pour que ma voiture ne tombe en panne et pas pour qu’elle démarre au quart de tour non plus. Non. Rien de tout cela. Si je me tourne vers le bon dieu et les saints hommes de cette terre c’est pour les implorer de me donner leur bénédiction pour arriver sain et sauf à ma destination.

Dés que je mets le contact pour démarrer la voiture pour me diriger au boulot, retourner chez moi ou aller chercher ma fille à son école, et durant tout le trajet, je conjure le sort pour qu’il ne mette aucun chauffard fou sur mon chemin. C’est effarant le nombre d’accidents mortels qu’il y a eu ces dernières semaines un peu partout sur les routes menant vers Tunis et tous aussi rocambolesques et invraisemblables les uns que les autres.

C’est ahurissant. C’est à se demander comment font les gens pour provoquer des accidents aussi stupides. J’exagère peut être mais je trouve le phénomène alarmant. Avant on disait que la faute incombait aux femmes qui conduisent mal (cela reste à prouver). Puis on a dit que si le nombre des accidents a augmenté c’est à cause de ces conducteurs de plus en plus jeunes et de plus en plus fous qui, bourrés, camés et inconscients provoquent des tragédies douloureuses. Enfin on a dit que les coupables sont cette horde d’émigrés qui, fort excités de leur statut d’intouchables et avides de manifester l’arrogance, le mépris et le dédain qu’ils sentent envers nous, se comportent sur nos routes, pendant leurs vacances, comme de vrais bandits (pour ne pas employé un autre mot).

Et bien tout cela est relativement faux parce qu’on a la preuve irréfutable que la majorité des tunisiens ne sont pas normaux quand ils sont derrière un volant. Ils leurs suffit de mettre entre leur mains ce symbole de pouvoir, de supériorité et de domination pour qu’ils deviennent un danger ambulant, des suicidaires et des meurtriers potentiels.

T’as beau connaître des personnes d’un calme olympien, d’une sagesse proverbiale et d’un sang froid exceptionnel. Et bien, à ces mêmes personnes il leur suffit de prendre le volant pour se métamorphoser en vrai « kamikaze ». Observez bien le comportement des gens sur la route et vous verrez qu’il ne s’agit plus d’une minorité qui provoque tous ces désagréments. Non. Les fouteurs de troubles et de drames sont devenus nombreux, trop nombreux. C’est comme si tout le monde a mangé de la vache folle.

Il semble être lointain le temps ou il ne s’agissait que de quelques canailles qui défiaient le code de la conduite, qui contrevenaient les signalisations et les feux. Maintenant, les chauffards tunisiens sont capables même de défier les lois de la nature (pesanteur, gravite, vitesse du son supérieure à la vitesse de la lumière…) de quoi surprendre et surpasser les meilleurs cascadeurs du monde. On peut rouler à 160 Km/h sur le bas coté ou même dans la moitie du ravin, on peut forcer un dédoublement même dans un trou d’à peine cinquante centimètres… Rien, absolument rien ne peut faire reculer le chauffard tunisien. Quand ce dernier décide de faire une manœuvre, aussi périlleuse qu’elle soit pour lui et pour les autres, rien ne l’arrête. Même pas les larmes de sa mère.

Bref, de nos jours quand tu conduit sur les routes tunisiennes tu as besoin non seulement d’avoir tous tes sens en alerte mais, si tu es un usager régulier de la route, il te faudra développer aussi un sixième sens et surtout espérer avoir beaucoup de chance pour que tu puisses regagner ta destination finale saint et sauf. Prions pour que cette folie de la « circulation routière » soit tout juste passagère par ce que, autrement, les dégâts seront beaucoup plus lourds et les malheurs plus tragiques.

Le cirque est mort, vive le cirque

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Je suis fou de rage. Je suis révolté. Je suis anéanti. J’aurais aimé mourir pour une Oum Kalthoum, un Ali Riahi, un Abdelwaheb ou même un Hedi Jouini. J’aurais aimé être piétiner à mort pour un concert des Pink Floyd, des Dire Straits, des Rolling Stones ou bien des Simple Red. Mais mourir pour les baudets de la « Star Ac’ » ça jamais. Mourir à cause d’une horde de chimpanzés apprivoisés et entraînés pour mimer quelques gestes de scènes cela me semble être le comble de la connerie. La fameuse « connerie tunisienne » est proverbiale et là elle vient de donner toute l’ampleur de son emprise sur un peuple qui prétend détenir les clés de la civilisation, du progrès et du savoir vivre. Nous sommes un peuple d’ânes et chaque jour qui prend forme il y a de plus en plus de candidats demandant la conversion à cette nouvelle religion : la connerie. Nous sommes hystériques dans la vie, dans notre façon de manger, notre façon d’acheter, dans notre façon de parler, dans note façon de conduire et même dans notre façon de mourir. Nous sommes l’exemple même de l’indifférence, de l’irresponsabilité et de l’imbécillité. Nous sommes fiers de notre statut et nous voulons le faire savoir à tout le monde, ce monde qui nous ignore et qui nous snobe. Nous sommes fières de montrer à quel point nous sommes cons. La connerie nous la revendiquons avec force et nous voulons que tout le monde le sache. Pour elle on est prêts même à sacrifier nos propres enfants sur l’autel de la « Star Ac’ » pour que le monde entende parler de nous. Le cirque n’a pas disparu. Au contraire il s’est développé au point de devenir un pays avec des frontières et une souveraineté. Vive le cirque vive la Tunisie.