Ne nous cachons pas les yeux.

Il ne se passe un mois sans que les journaux ne rapportent au moins une fois des histoires sur des filles et des garçons ayant à peine un peu plus de 5 ou 6 ans qu’on a trouvé assassinés et jetés dans la nature. Dans la majorité des cas, ces enfants ont été abusés sexuellement. Les faits sont là, les victimes aussi et pourtant dans ce pays ou la loi de l’ormeta règne partout on ne parle jamais du problème de la pédophilie. Si les medias en parle ce n’est que pour user de toutes formes d’euphémisme exagéré. Regardez comment le sujet est traité en Europe par exemple. Les medias en parlent pour mobiliser toute la société contre ce phénomène. Ici, on en fait un simple fait divers. Si on entend parler de ce genre d’affaire c’est tout simplement parce qu’il y a eu meurtre ou tentative de meurtre par la suite, sinon on n’en saurait rien ou presque sur les autres affaires où il est question d’abus sexuel sur des enfants mineurs par des dérangés mentaux. Ce genre de crimes abominables est appelé un meurtre, un assassinat, un massacre mais jamais au grand jamais on n’ose prononcer le mot pédophilie. Certes c’est un tabou, un sujet délicat mais nom de dieu se sont nos enfants qui se font violer et massacrer et on fait passer cela comme un simple crime. Je ne dis pas que les autres crimes et les autres meurtres ne sont pas graves ou qu’il ne faut pas les prendre au sérieux mais là on est devant quelque chose de plus odieux. Les medias tunisiens essayent de faire passer ce genre d’histoires comme s’il s’agissait d’une exception, un fait insolite alors qu’en réalité le phénomène est beaucoup plus grave que cela. Les criminels de ce type continuent à circuler librement dans nos rues guettant la première opportunité qui se présente. S’ils ne sont pas dénoncés, désavoués et « harcelés » ces gens continueront à nuire imperturbablement. Il faut agir avec sévérité pour donner l’exemple et inciter le violeur et le pédophile à penser dix fois sur les conséquences de son acte avant d’agir. Peut être que cela freinera les dégâts.

4 commentaires:

candel a dit…

J’ai apprécié ton sujet et la méthode avec la quelle tu là abordé, mais tu as dit et je site « Il faut agir avec sévérité », selon toi qu’elle serait la punition juste pour ce type de crime

Takkou a dit…

Au risque de paraitre conservateur, bien que je ne le suis pas, sur ce cas precis je suis favorable à la peine capitale. Bien evidement quand il y a meurtre. Sinon je suis pour une mediatisation acharnée et feroce du sort qu'on reserve au pédophile pour qu'exemple soit donné. Avec tout le respect que j'ai pour Ghandi, je ne suis pas d'accord avec lui lorsqu'il dit "qu'oeil pour oeil risque de rendre le monde aveugle". Eh bien je prefere qu'il soit ainsi que borgne. Personne n'est obligé d'etre la victime d'un autre.

Joy... a dit…

J'ai tjs été pour les droits de l'Homme, mais je considère les violeurs notamment pédophiles comme des inhumains. Je me suis tjs refusé TOTALEMENT de défendre un de ses "animaux". Face à eux, tous mes principes de la présomption d'innocence tombe à l'eau, dès que Nass el I7ala est clair. Ils ont défoncé par leurs actes tt droit à un droit à la défense.

Avec notre nouveau rythme de vie, l'accès facile à une sexualité virtuelle à travers la télé ou internet, la nouvelle agressivité des gens honnêtes et moins honnêtes , notre société a perdu ses garde-fous.
Il n'y a pas un véritable travail des socio et psychologues sur la société tunisienne.
Où sont les études publiées grand public dans un langage accessible?
Où est le rôle des médias ki doivent quitter définitivement la langue de bois et regagner la crédibilité des gens?
Où est le véritable travail socio-psychatrique dans les prisons. Où sont les cellules d'alerte dans les quartiers?
D'un autre côté, des centaines de sociologues chommeurs, wela ghar9in fi Théorie.
Meskina la société tunisienne, On la laisse à tt va.
Et les victimes dans tt çà?
Peut-on imaginer une vie normale à une victime? Peut-on imaginer une sexualité normale à une victime?

Joy... a dit…

Moi aussi, je suis favorable à la peine capitale.
çà n'a rien à voir ak les droits de l'homme. Si qqn ôte une vie, des fois des vies, ou ôte-t-il une enfance, une innocence, il mérite qu'on lui ôte sa vie.
Pourkoi vivra-t-il? Pour revoir des milliers de fois, les scènes de ses crimes?
Sur un plan doctrinal, il faut arrêter de pousser trop loin les principes sans penser à leurs répercussions sur les sociétés.
Le théoricien derrière son bureau peut écrire ce k'il veut, voyons si on lui viole sa fille...