Habemus Obama



Comme un bateau en chavire, je zappais d’une chaine d’information à une autre à la recherche d’une bouée à laquelle je pourrais m’accrocher. Une info, une indiscrétion ou même une allusion qui puisse raviver un hypothétique espoir. C’est que depuis plus de trois semaines j’ai perdu le nord et les autres points cardinaux par la même occasion. Les images défilent devant moi en couleurs et en directe. Il y a eu la déclaration du cessez-le-feu, il y a eu l’investiture du 44eme président du pays le plus puissant du monde et il y a eu le sommet arabe (???) et en veux tu en voila… Des événements qui auraient du soulager ma douleur et m’extirper de la mélancolie qui m’a envahi. Bizarrement, je ne sens rien. Je me sens toujours muré dans un silence, une honte, une torpeur. Je me sens coupable d’un crime que mes mains n’ont jamais commis. Je me sens lâche. Si lâche que la trahison de Juda est une puérilité devant ma couardise. J’ai beau me dire que demain sera meilleur qu’hier. Mais ce demain peine à venir et la noirceur de la nuit semble ne pas vouloir se dégager.

2 commentaires:

esperance a dit…

ce que je ressens est exactement pareil et je me demande, bien que j aime beaucoup barack obama
s 'il n aura pas les pieds et poings
liés

l avenir nous le dira pour un monde plus juste et meilleur

Maria-D a dit…

Surprise de trouver là une de mes peintures "Hommage à L'Homme qui chavire de Giacometti"... si celle-ci a pu vous servir de bouée, j'en suis heureuse... mais un petit signe de vous m'aurait fait plaisir... au passage...
à bientôt

Maria-D

ici la peinture hommage

ici "L'homme qui chavire" de Giacometti