Mariage : choisir ou subir

En réalisant un détour auprès des blogs tunisiens, on peut facilement remarquer que la majorité des bloggeurs, les filles surtout, ont évoqué au moins une fois la question du mariage et du choix du mari. Sachant que toutes ou du moins 99 % d’entre elles sont des filles d’un niveau universitaire et plus, intelligentes, agréables et « bien sur tout rapport »… on ne peut pas s’empêcher de se poser la question suivante : Qu’est ce qui fait que tel sujet soit si populaire et polémique à la fois ?

Apporter une réponse à telle question n’est pas une mince affaire surtout si l’on prend en considération que la question relève du domaine du personnel. Mais on peut toujours se hasarder à avancer une explication. La suivante peut paraître présomptueuse mais cela n’empêche qu’elle vaut ce qu’elle vaut.

Le dilemme que vivent la majorité des jeunes et moins jeunes aujourd’hui est le résultat de l’éducation familiale qu’ils ont reçu. La majorité d’entre nous ont été élevé dans une culture de réussite. Nos parents étaient toujours derrière nous nous exhortant à donner le meilleur de nous même afin de réussir. Si leur intention était saine il n’empêche que cela nous a forgé une mentalité ne reconnaissant que la réussite et la victoire comme vertu et pourtant dieu sait que « l’Homme » apprend aussi en faisant des erreurs (je sais qu’on dit que la personne intelligente est celle qui apprend des erreurs des autres mais là il ne s’agit pas de débattre l’intelligence). Donc je disais qu’on a grandit avec cette rage (moi je dirais plutôt l’obsession) de tout réussir : réussir ses études, réussir ses amitié, réussir son couple, réussir son mariage, réussir ses enfants, réussir l’éducation de ses enfants…

L’échec n’est pas perçu en tant que tel, c'est-à-dire une phase normal de la vie qu’il faut la surmonter et continuer son chemin. Non. L’échec pour toute une génération de tunisiens est un drame, une tragédie qu’il faut absolument éviter.
Si l’on hésite à se marier ce n’est pas parce que l’on redoute que le partenaire ne soit pas à la hauteur des attentes non c’est surtout par peur de l’échec.

Pour atteindre la réussite on a trouvé une méthode simple et simpliste pour nous faire aider : avoir la meilleure chose entre ses mains. On veut étudier dans les meilleures écoles, chez les meilleurs professeurs, avec les meilleurs éléments… On veut la meilleure place, la meilleur note… Et puis c’est devenu la meilleure voiture, le meilleur portable… et enfin le meilleur partenaire, la meilleure belle famille, la meilleure progéniture… Une vraie obsession et un phénomène social, assez répandu parmi toutes les catégories de la société quelles soient privilégies ou pas, qui nécessite à mon avis une étude sociale sérieuse.

Nous souffrons d’une espèce de phobie de l’échec qui nous paralyse, qui nous empêche d’aller vers l’avant. Eh oui, car ce marier pour beaucoup de tunisiens est une question existentielle, la clé pour pouvoir se dire qu’on a réussi sa vie. Le tunisien ou la tunisienne ne raisonne pas en termes « j’ai rencontré quelqu’un, on s’entend bien et donc je fonce… » Non, non, non. Quand il s’agit de mariage il y a beaucoup de facteurs qui entrent en jeu : est ce le bon choix ? Est ce le partenaire idéal ? Est ce le moment propice ? Est-ce la décision juste ?... Bref on commence déjà à penser comment mettre les ponts avant même de savoir si les bases existent ou pas.

Le tunisien ou la tunisienne pense qu’entre sortir avec quelqu’un et se marier avec lui, ou avec elle, la différence est assez substantielle. Rompre avec quelqu’un qui est juste un(e) petit(e) ami(e) n’est pas pareil que rompre avec son mari ou son épouse. Si dans le premier cas l’information concernant la rupture reste limité à un cercle restreint, dans le deuxième cas la chose est perçu comme une question grave car c’est un aveu d’échec quasi publique. C’est ce type de considérations auxquelles on y pense souvent inconsciemment qui poussent les filles et les garçons à trop hésiter avant de décider de faire le grand saut.

Bref, qu’on le veuille ou pas on est encore sous l’emprise de nos valeurs sociales traditionnelles en dépit du fait que nous nous réclamons ouverts et imbus de la culture moderne…

2 commentaires:

Anonyme a dit…

elles se réveillerons tard :D

péché mignon a dit…

bon je suis une fille et jusqu a maintenant j ai pas encore traité ce sujet malgre le fait que je sois fiancee et bientot mariee et je suis en pleins preaparatifs du mariage bref passons je voulais dire que les jeunes mainatenant a part la peur de l echec j ai l impression que le amraige devient une "societe" dans le sens les deux partenaires ne reglent jamais leur vie future comme un papier a musique comme il devraient le faire mais plutot parler d argent de !maison de voiture mais jamais de ce qu ils veulent variment et pares le maraige ils s etonnent que ca marche pas et ca c est representatif des couples qui e marient juste apres leur rencontre
enin c est un truc qui me derange moi etce que j ai cp rmarqué autour de moi