Moth.. fu... su...
2 commentairesPublié par Takkou à 15:49
Obamamania : Will he be ?
1 commentairesEt dire que personne ne l’attendait celui là et c’est tant mieux. Le noble chevalier chevauchant un cheval blanc et majestueux a conquis le monde entier et il est noir de surcroît. Tout le monde est d’accord sur ce point : Obama sera le sauveur du monde, le Christ ressuscité, le « Mahdi » attendu. Les superlatifs sont exagérés diraient quelques uns. Mais, comment peut on penser le contraire quand on est devant un sourire aussi ravageur et un regard aussi perçant ? Comment peut on rester indifférent devant un cyclone qui ramasse tout sur son passage ?
Une chose est sure cependant. Obama a investit tous les espaces sans exception. Quand ce n’est pas lui qui parle de ses objectifs, de ses ambitions et de sa volonté se sont les autres qui se chargent de le faire allègrement à sa place. Par son charisme et sa confiance en soit, il ne cesse de semer la confiance et l’assurance autour de lui et même à l’intérieur de ceux qui sont loin, très loin de lui. Cet homme est un vrai phénomène. Son pouvoir de séduction est inouï. Il suffit de le voir ou de l’écouter une seule fois, même brièvement, pour tomber littéralement sous l’emprise de son charme.
L’Obamamania a frappé fort et partout. Elle s’est tellement répandue que le sujet Obama n’est plus une affaire américano-américaine mais une Icône universelle qui a marqué et continue à marquer les esprits. Rien qu’à voir l’étendue de sa popularité, Obama pourrait demander son plébiscite comme le maître du monde entier et l’obtiendra haut la main. Sa célébrité non seulement dépasse de loin celles des stars mais en plus il arrive à mettre tout le monde d’accord. Qu’on soit noir ou qu’on soit blanc, qu’on soit juif ou qu’en soit musulman, qu’on soit de droite ou qu’on de gauche, tous admettent qu’Obama est la personne que le monde attend avec impatience. Jamais un être n’a suscité autant d’unanimité. Même le non moins charismatique Kennedy n’a pu généré un engouement aussi spectaculaire. L’aura d’Obama dépasse de loin celle de toute autre personnalité de l’histoire contemporaine de l’humanité au point qu’on ose le comparer à des prophètes qui à nos jours sont les seuls individus à avoir réaliser des miracles aussi extravagants que ceux réalisés par Obama aujourd’hui.
Le résultat de tout cela est que même si Obama, de son prénom Barak, ne se fait pas élire par les 300 millions d’américains, qu’il se rassure car il sera le Président de cœur des 7 milliards d’âmes qui peuplent la planète terre.
Publié par Takkou à 15:02
Il devient vraiment fou mon Papa
1 commentaires- Papa, papa…
- Oui…
- C’est quoi cette bouteille de lait ?
- + h ¡ p i u r d f @#~
- ça veut dire quoi ?
-
- Papa !!!
-
- Bon alors, ça veut dire quoi l’expression « le monde à l’envers » ?
- Ecoute ça ma fille. Selon ce journal Bouteflika, qui n’est autre que le Président d’un pays voisin, veut briguer un troisième mandat. La constitution, que lui-même a sollicité avant d’arriver au pouvoir, lui interdit ce caprice. Que cela ne tienne. Il a réunit ses partisans et leur a demandé de se mobiliser pour faire sauter le verrou. Il a estimé qu’en agissant de la manière son but n’est autre que de « permettre au peuple d'exercer son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté ». Voilà, ça répond plus ou moins à ta demande.
Ma fille me fixa un bon moment me regardant éberluée comme si j’étais une bête étrange. Puis elle me dit :
- Tu es sur que tu vas bien ?
- Absolument.
- Bon alors, je vais dire à ma mère de venir prendre ta température… Et par la même occasion, je préfere que se ne soit pas toi qui m'accompagne à l'ecole demain matin.
Publié par Takkou à 10:45
Que peut sauver Obama de l'Effet Bradley ?
Libellés : politique 2 commentairesObama a de fortes chances de se trouver victime d’une considération raciste et le comble de l’ironie c’est que la ségrégation raciale qui l’empêcherait d’accéder à la magistrature suprême de son pays proviendrait de son propre camps, c’est a dire des électeurs démocrates eux-mêmes.
La chaîne d’information française LCI a transmis, il y a deux jours de cela, un reportage cinglant montrant des militant démocrates d’Oklahoma (des démocrates purs et durs) affirmer leur résolution à voter républicains lors des prochaines élections présidentielles et ce pour la simple raison qu’Obama est un noir et qu’un noir n’a pas sa place à la Maison Blanche. Cela s’appelle l’effet Bradley.
Un tel scénario pour le cas d'Obama qui jouit d'une popularité fort immense pourrait paraître exagéré. Mais, l’expérience montre que, dans les années 80 et 90, beaucoup de candidats noirs donnés gagnants par les sondages se sont trouvés battus le jour du vote. Selon des analystes, cette étrange situation pourrait être expliquée par le fait que les électeurs démocrates ont sciemment mentit aux sondeurs pour cacher leur racisme. Aujourd’hui, on estime que plus de trente pour cents des électeurs démocrates sont dans ce cas.
Est-il possible que cette expérience se répète encore une fois aujourd’hui ? Certains diront que les Etats-Unis d’aujourd’hui sont un pays différent de celui des années 80 et 90 et peuvent même avancer comme preuve le fait qu’Obama a battu Hillary lors des primaires. Ceci est exacte, sauf que là il s’agit d’élire le Président de la plus grande puissance mondiale et dans ce cas la tentation raciste peut ressurgir de nulle part. Espérons que non. Car l’espoir de voir Obama à la Maison Blanche n’est pas uniquement celui des américains mais aussi de la majorité écrasante des terriens.
Publié par Takkou à 14:04
Arnaque à la tronçonneuse
3 commentairesEt pourtant, l’autre jour j’ai rencontrer une ancienne connaissance qui se trouve être un assureur et qui n’est dans le secteur que depuis une dizaine d’années tout au plus. On papotait de tout et de rien lorsqu’il m’a invité à boire un café pour fêter l’achat d’un appartement. Etonné je lui ai naïvement demandé s’il été locataire avant d’acheter l’appartement. Il m’a tout bonnement rétorqué qu’il est propriétaire de son domicile et que sa maison il l’a acheté il y a de cela 8 ans. Incrédule je lui ai dit qu’il devait gésir sous les dettes pour rembourser la maison et l’appartement. Il rigola un bon coup et puis me dit : « El 7amdoulah, le crédit de ma maison je l’ai remboursé et l’appartement je l’ai payé cash ». A l’entente de ce mot magique je lui ai demander à quel prix il a acheter l’appartement. Sans vergogne ni gêne aucune mon interlocuteur me répondit qu’il a du casquer 240 millions pour ce petit bijou de 160 mètres carré situé dans un cartier calme dans la banlieue nord de Tunis!!! Du coup je n’ai pu m’empêcher de lui demander s’il été bel et bien assureur ce à quoi il m’a répondu : « mais bien sur et comme toujours ». Et là franchement je me suis sentit comme tout petit dans mes souliers. Je ne savais pas quoi penser : aller assassiner mon assureur qui traîne depuis plus d’un an et demi à me rembourser 2700 dinars à cause d’une faute commise par l’expert et contestée par la partie adverse et… dossier incomplet… et… et… ou bien changer de métier pour devenir assureur à mon tour peut être que la nuit du destin s’ouvrira à moi aussi ? Franchement je ne comprends plus rien du tout.
Publié par Takkou à 17:10
Sportivement incorrecte ?
Libellés : Coup de gueule 0 commentairesLors d’un autre match qui a vu s’affronter l’Italie et le Monténégro pas plus tard que ce mercredi, quelques « spectateurs » italiens ont rudement conspué l’hymne national monténégrin. Spontanément et avec beaucoup d’élégance, le capitaine de l’équipe de la « scuadra Azzura », Fabio Cannavaro, est sorti du rang pour regarder tous les joueurs de l’équipe adverse en face et il commençât à les applaudir. Moins de 3 secondes après tout le stade s’est mis à imiter le geste de Cannavaro noyant les sifflets scandaleux dans des applaudissements chaleureux. Voila une réaction magnifique d’un capitaine charismatique. Voila une belle leçon et voila surtout une réponse intelligente à une réaction crétine qui devrait pousser les pyromanes à cogiter avant de débiter n’importe quoi au risque d’enflammer les choses au lieu de les calmer.
En France, ce cher pays qui nous séduit et qui nous répugne à la fois, toutes les réactions sont allées dans un même sens. Et quel sens !!! Bref, à une réaction crétine on a apporté une réponse encore plus crétine (en veux-tu en voila). La dernière en date fut celle exprimée par la Garde des sceaux française, Rachida Dati, dans une émission de télé transmise hier soir, qui n’a pas hésité à qualifier les conspueurs de la marseillaise de « voyous »… De la part d’un Philippe de Villiers ou de la part d’une Marine Le Pen ce terme aurait été considéré comme un propos peu «élégant » mais de la part d’une personne issue elle-même de l’émigration ça sonne plutôt comme une reniement. Pire, une insulte pour sa race. De toute les façons, Rachida n’est pas à sa première vanité tous d’ailleurs comme son embaucheur, passé maître dans l’art de l’arrogance, et ses acolytes qui n’ont rien à lui envier sur ce registre.
Publié par Takkou à 14:36
Publié par Takkou à 09:47
لمحة
Libellés : Errances 2 commentairesبقي أن ننتظر هل سيستجيب سيادته أيضا إلي النداءات الصامتة و الخاشعة لشعبه الذي بقي ينظر إلي المشهد المبهم حائرا محتارا و لسان حاله يقول : العين بصيرة و اليد قصيرة.
هذا ما لم تقله وسائل الإعلام لا المكتوبة و لا المرئية و لا السمعية و لا حتى المغضوب عليها و لا التي لا حول و لا قوة لها. و لسائل أن يسأل هل من منفرج في الأفق؟؟؟
Publié par Takkou à 10:40
KHORMA
Libellés : n'importe quoi 11 commentairesCette action a été édifiante à plus d’un titre. Il y a eu ceux qui ont parlé à la première personne du pluriel, trahissant par la même occasion des tendances phagocytaires. « Nous », les gamins ne savent même pas changer leur couche culotte et pourtant ils osent déjà parler en employant le « nous ». Il y a ensuite ceux qui nous ont gratifié avec des textes moralisateurs de « haute facture ». Comme la littérature de ce type est abondante il est toujours plaisant de remettre à goût un florilège de ce qui a été fait dans ce domaine. Ne dit-on pas que le retour à la source est une vertu ? Et enfin il y a eu ceux qui ont suivi le mouvement (bagrallah fi zar3allah) conformément au principe de « Onsor a7aka ghaliban aw maghlouban ».
Que retenir de tout cela. Que la blogosphère tunisienne est un microcosme à l’image du pays auquel elle appartient et que le pays est lui-même à l’image au monde duquel il fait partie. C'est-à-dire foncièrement et outrageusement communautariste. Il y a toujours ce besoin de s’identifier et surtout de se situer par rapport à l’autre. C’est ainsi qu’après les successives opérations de criblage pour savoir qui est rcdiste et qui est opposant, qui est hétero et qui est homo, qui est laïque et qui ne l’est pas, qui est pro Magreb et qui s’en fout éperdument, qui est judeophile et qui est bushophobe… voila qu’on nous « propose » maintenant de décliner nos convictions religieuses.
L’action de ce 15 juin nous a permis de faire la distinction entre celui qui est musulman et celui qui ne l’est pas, en d’autres termes les mécréants. Maintenant que le résultat est là et que les « égarés » ont été repérés que va-t-on faire ? Va-t-on les inviter à réintégrer le droit chemin ? Va-t-on les bannir ? Va-t-on les excommunier ?...
Aux initiateurs de cette louable action je voudrais les inviter à méditer (bien évidement dans la limite permise par leurs facultés intellectuelles) les versets suivants, qui sait peut être que ça les aidera à comprendre un peu mieux le mot "Tolérance" :
Publié par Takkou à 15:08
Tous des couillons
2 commentairesPublié par Takkou à 11:31
La fuite vers l'avant
Libellés : politique 1 commentairesC’est ainsi par exemple que les manifestations de protestation sont savamment transformées en des manifestations de soutien et d’appel à la reconduction. C’est ainsi aussi que les bévues policières sont présentées comme une opération suicide ou un droit de l’Etat à riposter aux éléments perturbateurs qui cherchent à nuire aux intérêts de la communauté. On n’est plus dans une phase ou les tunisiens sont considérés comme des mineurs. Non. On procédant ainsi, les potentats de ce pays nous signifient clairement qu’ils nous prennent carrément pour des trisomiques vingt et un. Tous sans exception.
Chaque Etat et chaque gouvernement, quelle que soit sa nature, est appelé à faire face à des crises. Et dans ce genre de situation on ne force pas la main de l’Etat pour négocier. Ceci est un principe universel. Mais, il existe un autre principe non moins universel : on ne tire pas sur les gens avec des balles réelles non plus. On ne résout pas les problèmes par l’élimination corporelle de « l’adversaire ».
Il n’y a pire d’aveugle que celui qui ne veut pas voire dit judicieusement le dicton et dans la crise que traverse le bassin minier tunisien, il est évident que les autorités ont tout fait pour ne pas jeter un regard, même furtif, sur le marasme général et collectif que vivent les habitants de la région. Elles se complaisent dans les bureaux feutrés en se disant que demain ces cons finiront par se lasser et regagneront leurs foyers. Sauf qu’à force de regarder vers le ciel nos potentats ont fini par se déconnecter définitivement de la réalité. Le résultat de cette politique de l’autruche a été dramatique. Débordés et dépassés par les événements, nos responsables ont opté pour l’irréparable. Sans sommation.
Publié par Takkou à 10:15
Insolance jusqu'au bout
Libellés : Errances 2 commentaires
Il y a des hommes, des destins, des expériences, des photos… qui marquent les esprits pour la vie, pour l’éternité. On peut gloser infiniment sur les raisons qui font que telle ou telle chose ou telle ou telle personne puisse exercer un charisme ou impact aussi fort sur les gens et leur mémoire. Mais, une chose est sure, parfois l’impact est indélébile.
Qui de nous ne se rappelle pas des événements de Tienenmen et de la fameuse photo montrant un étudiant défier par son simple corps toute une colonne de chars. Au delà du caractère impressionnant de la scène c’est la volonté, l’audace et la « folie » de l’étudiant qui a le plus stupéfié. Une folie libératrice et suicidaire à la fois. Une folie qui aurait pu créer l’événement en provoquant justement le « printemps » chinois tant souhaité. Malheureusement, une seule hirondelle ne peut pas faire à elle toute seule la plus belles des saisons.
Toujours dans le même registre, mais dans un contexte totalement différent, dernièrement je suis tombé sur la photo suivante :
Aussi bien dans le premier cas comme le dans le deuxième, je suis resté stupéfié par la force de l’insolence des deux protagonistes. Une insolence qui montre que la « Peur » n’est pas uniquement dans le camp des opprimés mais qu’elle est aussi dans le camp de oppresseurs ou ceux qui servent ces derniers.
Publié par Takkou à 14:18
S.O.S Demande d'aide
6 commentairesJe vous remercie d’avance pour votre collaboration.
Publié par Takkou à 15:33
وقتاش تتحرك النسمة ؟
Libellés : n'importe quoi 5 commentairesملا صراحة و ملا جرأة و ملا شفافية
ملا وطنية و ملا حب للوطن و ملا ديمقراطية
الحصيلو شيئ يعمل الكيف
واحد يغني و جناحو يرد عليه
و الغفر يتصنت بكل خشوع و يصفق
الحصيلو ملا جو كبير و ملا هيلمان
هذا الشيئ إلي نحبو عليه
هذا الشيئ إلي نستناو فيه
ملا ملفات و ملا مواضيع و ملا نقاشات
و ملا أحكام خارجة من ريوس الفكارن
و ملا صحافة و ملا سخافة
هذا المشروع حضاري ديمقراطي و لا بلاش
و هذا الخيار إلي لا رجع فيه و الي كيفو ما فماش
و ملا عبرة لمن يعتبر
و لي من ما يعتبرش زادة
الحصيلو شيئ ينطق من الاجناب
و يعرّق مؤخرات الاحباب
Publié par Takkou à 11:40
الموت في الدورة
Libellés : Coup de gueule 1 commentairesهالتدوينة هذية حبيت نكتبها مهوش للتنديد و لا لتوجيه الإتهامات لهذا أو للاخر. حبيت بركة إنّبه السلط المعنية بالامر وانو وقفة المتفرج طالت اكثر مما يطاق، و أنو السياقة و التصرف المتهوّر اصبح القاعدة العامة و ليس الإستثناء، و أنو سياسة اللامبالات هاذي باش تهزنا للفينقا، و أنو العباد كلبت اكثر من اللازم...
يا أخي كيما توخيتو سياسة سيب الماء عالبطيخ، كيما حليتو اللعب للناس الكل و وللات الكراهب و رخص السياقة اسهل من الباك... تحملو شوية مسؤولياتكم. كي أحنا ما عندناش الإمكانيات باش نجهزو طرقاتنا بوسائل الحماية الكافية، كيف الشعب ظهر مزال قاصر، كيف إخطلت الحابل بالنابل... يا سيدي جندولنا اعوانكم باش يردعو كل ما يقوم بمخالفة او مجاوزة للقانون. ما نحبوهمشي متخبين وري شجرة يصطدو كقطاع الطريق. أنحبوهم مزروعين ظاهرين بالمرصاد لكل مخالف متخلف. يزيونا من الدمومات، يزيونا من الدموع، يزيونا من الغصرات و وجايع القلب رانا ولينا برانوياك نراو في الخطر جاي من كل جهة. إنشاء الله هل النداء يرقي اذان صاغية.
Publié par Takkou à 15:55
يجيك البلاء يا غافل
Libellés : Errances 6 commentairesقالك يا سيدي بن سيدي إلي المسألة و ما فيها هو أنو أنساب المدير العام متاع لبلاد موقفين في تهمة و من الممكن ياسر و انو ترسيلهم يعملوا سيجور في دار خالتهم. الله أعلم هالإستنساج هذا منين جبوه لكن هالجهات تحلف و أنها عندها ما يشهد علي كلامهم. ايا سيدي قالك فما قناعة عميقة و أنو الزيارة الاخيرة لسجن المرناقية إلي قام بيها المدير العام متاع البلاد ماهاشي مجانية و لا إعطباطية. الله يهلكهم العباد اش إطّلع. هلي يصطادوا فالمياه العكرة يظنوا و أنوا السيد اصر علي هالزيارة باش يتطمن علي المستقبل القريب متاع أنسابو و هذاك علاش تنقل هو بنفسو للمكان للقيام بمعاينة مرئية. انا حسب رأيي هذا أقل حاجة يمكن يعملها معا هاكالمغبونين إلي مساكن رقدو و قامو و رقاوا ارواحهم في ورطة بحيثو ولّي ينطبق عليهم عنوان برنامج المختار صحنون : وين كنّا و وين صبحنا. شبيك راهم أنسابو و ما ادراك و عادي جدا انو يتاكد بنفسو من انو المكان إلي يمكن باش ترسيلهم فيه يكون لايق و قد المقام.
المهم و انو العرف الكبير قري حساب كل كبيرة و صغيرة بحيث لا خوف علي القوم بما أنو المدير العام عمل إجتماع خذي فيه جميع الإحطياطات اللازمة. أنذر في ها الإجتماع في كيفية و سبل مقاومة ظاهرة الرسيديف و زاد قام بدرس معا خدامتو إمكانية اللجوء للعقوبات البديلة كحل للإنتفاع بخبرة و معرفة المحكوم عليه. هالإجراء ما ينجم كان يعود بالفايدة علي المجموعة الوطنية. و في هالحالة، ما بقي كان الواحد يحدد انا نوع من نشاط ذو منفعة عامة يطبقها علي هالانساب في حالة ما، الله لا يقدر، ثبتت إدانتهم. و المسامح كريم.
قبل ما نكمل مذبيّا نوجه رسالة خاصة لسي المختار و هي أنو أقل حاجة ممكنة هي طلب الإذن قبل ما الواحد يهبط علي تدوينة كاملة إستوحي منها بعض الأفكار باش يكتب مقالو. راك قاضي و ما يخرجش عليك هالشيئ.
Publié par Takkou à 14:58
La fin ???
Libellés : Errances 11 commentairesTous ces gens ont oublié une règle incontestable : Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". Et dans ce cas il se trouve que la « bête » est bel et bien vivante. S’il est vrai que les frères Traoré ont été différés devant la justice cela ne signifie en aucun cas une inculpation vu qu’il s’agit d’une mise en examen (lire attentivement les paragraphes concernant la procédure et les garanties). A bien regarder les failles et les échappatoires qu’offre cette procédure il y a fort à croire que l’affaire ne sera en fin de compte qu’un canular destiné à divertir et surtout à occuper les gens.
En marge de son caractère sensationnel, l’affaire, de part sa médiatisation et ambiguïté, pousse à se poser quelques questions : Depuis quand la justice tunisienne collabore-t-elle avec les justices étrangères ? Depuis quand la justice tunisienne agit-elle indépendamment et sans instructions venant d’en haut ? Quel magistrat (oueldettou oummou) oserait mettre le nez dans une affaire pareille s’il n’avait pas reçu le feu vert pour simuler une enquête ? Déjà, la Tunisie n’extrade même pas les ressortissants étrangers demandés par la justice de leurs pays qui trouve refuge dans notre pays. Le fera-t-elle avec ses propres ressortissant, surtout qu’ils s’agissent de personnalités intimement liées à la magistrature suprême ?
Supposons un instant que l’affaire poursuive son itinéraire ordinaire et que de la mise en examen on passe à l’inculpation et bien avant même que la condamnation ne commence à mijoter, le procureur français se verra aussitôt retirer l’affaire. Un cas de figure pareil ne sera pas une première dans les annales de la justice française.
Peut on imaginer un seul instant la magistrature suprême de ce pays accepter tout bonnement et volontairement de sacrifier devant l’autel de la justice française deux « offrandes » aussi grassouillettes ? En échange de quoi ? De centrales nucléaires ? De quelques Airbus ? Allons donc, soyons un moins naïfs. Peut-on imaginer un seul instant Sarkozy, quelques jours seulement après un séjour chez nous en fanfare et tout le titoum, donner son aval entier pour l’instruction d’une affaire qui ébranlerait de fond en comble les relations bilatérales entre les deux pays ?
Par ailleurs et à ce que je sache, la révolution n’a pas eu lieu encore à Carthage. Les mêmes têtes continuent à faire la pluie et le beau temps et ce au vu et au su de tous. Quelle folie les auraient piqués pour qu’ils se hasardent dans un pétrin de ce gabarit ?
Les apparences sont trompeuses et dans cette affaire elles le sont encore d’avantage. Cependant, les gens sont tombés dans le piège posé par cette manipulation machiavélique. Ils commencent à oublier Gafsa, le bassin minier, le PDP, l’augmentation des prix, les négociations sociales… et à se préoccuper du sort des Traoré qui eux sont sûrs qu’ils sont intouchables et invulnérables…
Publié par Takkou à 15:09
ساقيه في الخرى ( حاشاكم) و هو يذن
Libellés : Errances 0 commentairesDans notre pays, la Justice, en théorie, repose sur ces mêmes principes. Sauf qu’il se trouve que notre Thémis à nous elle n’a pas les yeux bandés. Bien au contraire, ses yeux sont débarrassés de toutes entraves qui puissent gêner sa vue. Notre Thémis à nous peut voir loin, très loin. Trop loin même. Tellement loin qu’elle soufre d’une forme de presbytie aigue.
C’est ainsi par exemple qu’elle peut voir, avec une clarté déconcertante, ce qui se passe dans les contrées lointaines. Par contre, bien qu’ayant l’épée et la balance dans les mains, ces deux attributs ne lui servent absolument à rien dans ce genre de situation vu que les autres contrées ont leur propre justice et que leur justice à eux est souveraine dans tous les sens du mot.
Bizarrement notre justice (je ne sais pas pourquoi je suis tenté par le j minuscule cette fois-ci), elle n’arrive pas à voir ce qui se passe devant elle et ce en dépit toutes les opérations chirurgicales qu’elle a subi pour paraître dans ces meilleurs dispositions.
Que retenir de tout cela ? Que la faute n’est peut être pas la notre vu que la mythologie grecque n’est pas dispensée dans les cours scolaires. Notre ignorance totale des mythes explique en quelque sorte non seulement l’état de notre justice mais toute notre façon de vivre en général. Que peut-on faire si la vie est ainsi faite ???
Publié par Takkou à 12:04
Déjà Vu ???
5 commentairesQui a dit que les jours passent mais ne se ressemblent pas ? L’auteur de cet adage ne doit pas être tunisien en tout les cas. Car dans les contrées qui sont les nôtres non seulement les jours passent et se ressemblent mais ils apportent aussi le même lot. Pire. Ils peuvent donner l’impression qu’ils ne passent pas, qu’ils sont figés. A bien regarder, on peut tranquillement prétendre qu’on est bloqué dans une date depuis des décennies sans que cela ne semble gêner quiconque…
Par contre celui qui a dit que l’histoire est un perpétuel recommencement, lui s’il n’est pas tunisien il aurait sûrement fait un séjour du coté de ce bled pour s’inspirer et émettre un telle sentence.
Où voudrais-je en venir avec de tels propos ? A nulle part pour être sincère. Mais en parcourant le torchon « Achourouk » (oui encore une fois) je suis tombé sur une pépite qui m’a laissé carrément sur les fesses.
Vous rappelez-vous d’un certain Mohamed Sayah ? C’est un ancien ministre qui, entre autres casquettes qu’il avait dans son bagage, s’était forgé la réputation d’être l’historien ou, meilleur dit, « l’hagiographe » de l’Ancien Combattant. A chaque fois, qu’il sentait une menace sur le point de mettre son existence politique en péril, il sortait un objet anodin qui selon ses dires aurait été utilisé par Bourguiba lors de tel ou tel événement. C’est ainsi qu’on a eu droit à des stylos, des lettres… et même une chlaque (une seule et non la paire) que l’ancien combattant aurait mise lors de la traversée clandestine du désert, fuyant la répression du colon, pour atteindre le territoire libyen…
Pour revenir un peu à mon histoire initiale je disais donc que le journal « Achourouk » dans son édition d’aujourd’hui, a publié un article stupéfiant. Je dirais déroutant de par son contenu. Le sujet dudit article et un peu dans le même style des trouvailles que faisait Sayah dans les années 60 et 70, mais moins terre-à-terre. De quoi il s’agit au fait ? C’est un monsieur de Hammam Sousse qui s’est découvert des dons d’archéologue en ayant déniché un document d’une valeur historique édifiante et insolite. Un document qui nous apprend à quel point on est à coté de la plaque.
Je lisais l’article tout en ayant l’impression que je suis devant une expérience de « déjà vu ». J’espère que les similitudes s’arrêteront là car, autrement, je ne sais pas si Sidi Mahrez aura le courage et surtout l’envie de protéger sa ville et son pays pour la énième fois.
Publié par Takkou à 12:41
Le mal est déjà fait
Libellés : Errances, Religion 6 commentairesA tous ces messieurs, dont personne ne peut douter de leur volonté, ni de leur sincérité et encore moins des sacrifices qu’ils ne cessent de consentir, nous voulons leur manifester ici notre gratitude et surtout leur dire que, vu qu’ils sont dont un pays touristique, il serait mieux qu’ils ne se fatiguent pas trop et qu’ils profitent de leur séjour parmi nous pour se détendre et prendre leur part de repos. Car au sujet de l’Islam et de son image, « Al Qaida & Co. » s’est chargé déjà du boulot et elle l’a fait superbement bien. Cette tache à été accompli depuis une belle lurette et « Al Qaida & Co. », l’organisation benladenienne pour l’Education, les Sciences et la Culture, a commencé depuis des lustres à récolter les fruits de son immense action.
Publié par Takkou à 09:40
A malin, malin et demi
Libellés : Société 5 commentairesIl semblerait (explication à prendre avec beaucoup de réserve) que l’objectif inavouable d’une telle pratique serait de pousser en premier lieu le fournisseur vers la faillite. En deuxième phase, les dirigeants de ces grandes surfaces pourraient faire valoir la clause « produit inexistant sur le marché local » pour procéder à l’importer à des prix dérisoires de l’étranger…
Astucieux comme procédé n’est ce pas ? Mais le revers de la médaille risque d’être catastrophique car en agissant ainsi c’est l’économie du pays qui ne tardera pas à encaisser un sacré coup. Je vous avoue que lorsque j’ai entendu cette anecdote je suis resté perplexe ne sachant que dire. Espérons qu’il ne s’agit là que d’une histoire de potins sans fondement ni lendemain.
Publié par Takkou à 12:08
Le bouffon du Roi
Libellés : politique 5 commentaires Le quotidien “Le temps” a publié, dans son numéro de ce dimanche 5 mai, une longue interview accordée par le Secrétaire Général du Parti des Verts pour le Progrès, le PVP, Mongi Khammassi.
Ce dernier s’est offusqué, que dis-je ? Monsieur s’est carrément vexé du label « Parti de décor » attribué à son parti. Par souci d’équité, par envie de rendre justice et par nécessité de laver cet affront, il me semble fondamental, indiscutable voire même inévitable de rendre à César ce qui est à César. Bellahi ya Si Khammassi, ma ta5ouch fi 5atrik, le PVP n’est pas un parti de décor vous avez raison de le crier haut et fort. Le PVP est un parti « fictif ». Voila, maintenant le PVP a été réhabilité dans ses droits et gare à celui qui osera contredire ou récidiver avec ces mensonges rahou sil Khammassi s3ib.
Publié par Takkou à 12:16
BELDI VS. GO3R
Libellés : Coup de gueule 11 commentairesفي إحد المدونات الإخيرة متاع بيغ تراب بوي فما معلق جاهل اكثر من إلي هو مجهول تصور روحو و انو عندو باع و ذراع في موضوع التبلد و التمدن و انو ثقافتو البدائية تسمحلو باش يتفقه في مواضيع هو بعيد عليها بعد السماء عل الوطي. هال الغبي إلي ظهر و أنو مطبق من النوع الركيك خيلتلو اوهامو و أنو البلديّة ، بوضع سكون علي اللام، هما سكان تونس الحاضرة. حسب مفهومو البلدي هو الإنسان الي تنطبق عليه المعايير التالية : انو يكون من سكان تونس العاصمة، انو يكون يتكلم بالقاف و انو يكون يعرف يلبس ؟؟؟
تعريفتو للبلدية الخاصة جدا طعتينا ديجا فكرة واضحة علي الثقافة الموسوعية إلي يتمتع بيها هالجدور و من جهة أخري العبارات المرزيّة الي استعملها في تعاليقو هي بدورها دليل علي تمكنو من اخلاق و شيم البلدية الي هوما من طينتو.
لها سي الشباب نحب نفسرلو بعض المفاهيم إلي ربما تخلطت في ذهنو. تونس العاصمة هي اولا عاصمة بقرار سياسي بحت و عمرها ما كانت العاصمة الابدية متاع البلاد. قبلها هي كانت القيروان و المهدية عواصم زاد. و إذا كان الوضعية بقات علي هاك الحال راهم سكان تونس ألي كيفك اليوم كانو يرقاو ارواحهم مندرجين في خانة النزوح. و من جهة أخري يكون في علمك ألي من أكبر العايلات البلديّة العريقة الي تعرفت بالجاه و النسب والي تسكن العاصمة من سنين الله هي في الحقيقة أصيلة مدن كيما صفاقس، المهدية و القيروان و منستير... أمثال، علي سبيل الذكر و لا الحسر، الملولي، الجلولي، المستيري، صفر،... و نزيدك أكثر من هذا عايلات أخري الي هي زاد تعتبر من قع الخابية و جمعت العلم و الحكمة (الرياحي، بن ضياف، بوحاجب...) تنحدر في أصلها من قري صغيرة أمثال تستور، بمبلة، بوعرادة...
و هكا البلديّة ما يكونوش حكر علي تونس الحاضرة أكهو لأنو المدن الاخري كيف بنزرت، و الكاف و باجة، و قفصة و نابل و قابس و توزر... و قري كيف العالية و طبربة و تكرونة و البقالطة و الحامة و ميدون ... و حتّي الدوّار و القصور هي زاد عندها بلديّاتها و أعيانها. و البلديّة متاع هل الأماكن هذي، بغض الطرف عن أهميتها و موقعها الجغرافي، ما يفتخروش بالقشور و الشعارات الزايفة و إنما يفتخرو بعاداتهم و تقاليدهم و إنتماءهم للارض أجدادهم الي يسكنوا فيها منذ عدة أجيال.
قبل ما نغلق الموضوع نحب نوجه رسالة شخصية للمغط الي ري في ردي علي كلامو المرزي و اني مجراب و همزتني مرافقي نقولو الي أنا من سكان الضاحية الشمالية منذ أربعة اجيال و الي عائلة أمي تملك تربتها الخاصة في الجلاز راقدين فيها أجدادي منذ خمسة اجيال نسميهم واحد واحد بنساهم و رجالهم و الي أجدادي من عائلة بابا مدفونين في سيدي عبد العزيز و باالرغم من هذا الكل عمري ما نكرت لا أصلي و لا إنتمائي لولاية من الجنوب و من الساحل و عمري ما تبهرت بأصولي لا التركية و لا المغربية و لا حتي الأندلسية يكفيني شرف و أني نحس روحي تونسي و أني نعرف من أنا سجرة جاء العرف.
Publié par Takkou à 15:15
Cassez-vous pauvres cons
Libellés : Coup de gueule 5 commentairesBien que n’étant pas chrétiens de confession, croyant pas beaucoup dans le mythe de la résurrection et surtout adeptes d’une autre forme d’intégrisme, les tunisiens et les tunisiennes se sont rués en flots tels une meute, une horde ou un essaim pour voir le miracle se produire.
Ils étaient venu ils étaient tous là. Des énergumènes existés, agités, émoustillés, limite hystériques, venus « spontanément » de partout et de nulle part exprimer leur frénésie. Des caravanes, des bus et autres moyens de transport ont été séquestrés et mobilisés pour assurer le déplacement de ces cohortes vers les lieux de la ressuscitation.
Le Messie a pu ainsi mesurer par lui-même le degré d’amour que lui porte les tunisiens et les tunisiennes. Il a pu, cette fois ci, distribuer des « pauvres cons » à gauche et à droite sans se faire réprimander. Au contraire, on l’a même gentiment prié de s’en donner à cœur joie. Ne voulant pas offusqués ses hôtes il les gratifia même d’un bonus à la hauteur de leur hospitalité et de leur niaiserie proverbiale.
Il y en a même des idiots, plus imbéciles que des autres (que voulez vous qu’on y fasse, la vie est ainsi injuste), qui ont confondu l’événement avec un autre au point de scander « Messie 2009, Messie 2009, messie 2009…». Heureusement que les « encadreurs se sont pressés de rectifier le tir sinon on auraient frôlé l’incident diplomatique…
Bref, pour terminer, il semblerait que le Messie n’est pas venu les mains vides. En effet, il aurait promis de distribuer des « cartes de séjour » gratuites. La seule condition pour l’obtention de ce cadeau c’est atteindre à bord d’un radeau la patrie du Messie sain et sauf. Alors à vous de réagir les amateurs…
Publié par Takkou à 09:59
A Jolanare : Fumer nuit à la santé et à autres choses
Libellés : Fiction 6 commentairesC'est la folie insulaire qui a déclenché la contagion. Ces premieres proies ont été : La parisienne, puis Khannouff, aprés Mani, puis Sidi Ali et enfin La Maure. Cette dernière m'a filé le virus et c'est à mon tour d'annoncer la prochaine victime. And the "winner" is : Jolanare.
Désolé de te mettre au peid du mur sister mais tes narrations me manquent.
SALOPERIE DE CLOPS, ACTE VII
Ce n’était qu’une aventure motivée par un coup de tête. La première qu’elle a osé se permettre et la dernière qu’elle commettra sans doute dans toute sa vie. C’était un besoin impérieux de se prouver qu’elle existe et d’affirmer son soi. Un poing d’honneur levé contre la soumission, le silence et la résignation. Ça ne devait être qu’une parenthèse sans lendemain ni fausses illusions. Une riposte aux humiliations qu’elle a du subir pendant 12 longues années de vie « conjugale » durant lesquelles la séparation des corps, jamais prononcée, était un fait consommé. Elle pensait avoir eu sa revanche. Une revanche sur la vie plus que sur les hommes. Ses hommes. Elle avait une conviction intime partagée avec son époux que ce qui se passa lors de cette fameuse nuit n’était qu’un incident faisant partie du passé, une affaire close et reléguée aux oubliettes. L’histoire devait s’arrêter à ce point. Mais, c’était compter sans les aléas de la providence. Là où elle devait se terminer, l’affaire n’a fait que commencer.
Les jours passèrent et les semaines aussi. Le contentement, les liesses de la vengeance et les délectations secrètes s’évaporèrent pour laisser place à un sentiment de trouble inhabituel. Ce n’était pas la fatigue qui lui donnait ces maux de tête ni les insomnies qui lui causaient ces malaises bizarres mais une sensation nouvelle à laquelle elle n’osait pas songer une seconde. Son corps lui renvoyait des signaux perturbateurs. Elle ressentait des envies de vomir. Elle avait l’impression que des transformations physiques et émotionnelles traversaient son corps, ce corps qu’elle a, pourtant, apprit à ignorer et à mépriser depuis qu’il est devenu la tombe de ses secrets, de ses blessures et de son chagrin. Elle ne savait pas comment expliquer ni situer l’origine de ce bouleversement physique qui la saisissait. Sans motif clair, ni raison apparente, elle ne pouvait s’empêchait d’avoir des larmes aux yeux et de se sentir débordée par des émotions confuses qu’elle n’arrivait plus à contrôler ni à identifier.
Les symptômes étaient révélateurs et pourtant elle ne s’en rendait même pas compte ou ne voulait pas y croire. Comment pouvait-elle songer une seule seconde que dans ses entrailles germaient les semences d’une escapade furtive et éphémère ? Comment pouvait-elle deviner un instant que dans sa matrice bourgeonnait le fruit d’une aventure absurde ? Comment pouvait-elle pensait un seul moment à cette éventualité elle qui, depuis des lustres, a renoncé à la maternité comme on renonce à la vie. Il y avait longtemps de cela, son gynécologue de mari était catégorique. Après une série interminable d’examens et d’analyses, il lui avait juré et assuré qu’elle ne pourrait jamais avoir une descendance et lui avait certifié qu’elle était plus inféconde qu’une octogénaire.
Et pourtant elle n’arrêtait pas de se demander d’où provenaient ces étranges sensations. Les crises de nausée ne la lâchaient plus et la rendaient d’une irritabilité excessive. Les odeurs la rebutaient. Elle ne supportait plus aucune odeur et encore moins celle de son « mari ».
Plus de trois mois passèrent sans qu’elle n’ait eut ses menstruations. Au début, elle ne s’était pas alertée outre mesure. Mais le retard est devenu considérable. Elle commença à s’inquiéter. Elle a beau scruté ses serviettes hygiéniques mais il n’y avait rien. Absolument rien. Pas une goutte de sang, pas de tache rouge. Dans son immense solitude, elle imagina le pire. Elle se persuada que le châtiment divin a eu raison d’elle. Elle hésita, tergiversa puis se résolut à en référer à son mari.
Allongée sur la table gynécologique, les pieds écartés et adossés sur le porte-jambes, elle regardait médusée son mari affairé. Il régnait un silence lourd, chargé de tension. Le mari voulait parler, dire quelque chose, mais les mots ne sortaient pas de sa bouche. En son for intérieur, il a compris qu’il ne pouvait plus avancer avec le mensonge. Un mensonge qu’il traîne depuis plus d’une décennie et qui l’avait poussé à compenser son infirmité en se noyant dans un monde d’excès.
A cette époque, quand il a su qu’il était atteint d’asthénospermie, il fut fortement touché. Très affecté au point de se trouver proie facile de sa propre couardise. Il ne voulait ni admettre ni faire face à ce drame masculin. Il voulait défendre sa « virilité » par tout les moyens fusse au dépend de son ménage. Il aimait sa femme et il l’aime encore. L’idée de lui faire du mal ne lui a jamais effleuré la pensée. Mais ce jour là son ego était plus fort que lui. Ce même ego l’a poussé à l’erreur et depuis il s’est trouvé entrainé dans une spirale de mensonges et d’hypocrisie.
Maintenant dans son cabinet, en tete à tete avec sa femme, il voulut s’expliquer. Mais, il se rendit compte que s’expliquer ne servait à rien. Il a comprit que dans cette situation les mots ne pouvaient plus avoir de sens et que la fuite vers l’avant n’a plus raison d’être. Il regarda sa femme dans les yeux et, contenant difficilement son émotion, lui annonça:
- Chérie, toute mes félicitations. Tu es… enceinte !
- Enceinte ? Moi ? mais de quoi tu parles ?...
- …
Incrédule, assommée, interrogative, elle scrutait l’expression du visage de son mari, cherchait son regard, le dévisageait. Une avalanche de questions se bousculèrent dans sa tête, mais elle n’arrivait à formuler aucune. Quelques moments plus tard elle avait tout comprit. Elle n’avait pas besoin qu’on lui fasse un dessin. Au début, elle trouvât son mari mesquin, petit, minable. Mais peu après et sans savoir pour quelle raison, elle sentit de la peine envers lui, de la compassion et une immense volonté de pardon.
Puis elle se rappela de la grossesse. Elle fixa encore une fois les yeux de son mari, cherchant à deviner ce qui se tramait dans son intérieur. Elle sut qu’il savait ce qu’elle savait. Lui, il sut qu’elle a su ce qu’il a toujours cherché à taire. Il y eu comme un accord tacite pour que personne n’essaye de donner de plus amples explications ou de justifications. Ils étaient tous les deux majeurs et consentants.
Cherchant à rompre le silence qui s’installât de nouveau il annonça :
- Nous le garderons. Il sera notre bébé à nous deux.
Il savait pertinemment que le futur bébé n’était pas de son œuvre et pourtant il avait une certitude qu’il l’aimerait comme si c’était le sien. Sa décision il ne l’avait pas prise par repentance ou pour se faire pardonner. Ses propos il ne les avait pas exprimés pour s’absoudre des maux et des souffrances qu’il avait infligées à sa femme. Non. Il y avait une sincérité jamais sentit dans son attitude. Une certitude jamais expérimentée. Une clairvoyance jamais vécue auparavant. Ce jour là il était sûr d’une seule chose : il veut mettre fin à ses errances. Il veut reconquérir sa femme et reconquérir son amour. Le bébé venait à point nommé.
Publié par Takkou à 13:32
Quoi encore ?
Libellés : Coup de gueule 3 commentairesC’est ainsi, selon le même journal, que les bananes qui se vendaient à 3 dinars on peut les trouver maintenant au prix de 2,300 dinars et les fraises qui se négociaient à deux dinars le kilos sont proposées aujourd’hui au prix de 1,500 dinar. Le journal ne pipe pas un mot sur le prix des yaourts qui a augmenté ni des « ajustements » que connaîtront prochainement d’autres produits alimentaires de base selon « Radio Rumeur ». Il ne pipe pas un mot non plus sur les prix exorbitants des légumes et autres primeurs qui constituent les ingrédients principaux de nos bouffes de chaque jour. A ce propos, le journal aurait bien fait de publier, par la même occasion, des recettes à base de bananes ou de fraises. Parce que figurez vous, au prix auquel se vendent les tomates ces jours-ci, il serait plus opportun de penser à cuisiner un « Mermez » ou un « keftaji » aux fraises qu’avec ces plantes potagères de formes sphériques et de couleur rouge qu’on voit de moins en moins dans nos assiettes. Ça reviendrait sûrement beaucoup moins cher.
Par ailleurs, sachez qu’un potage de légumes, longtemps considéré comme la bouffe des pauvres, est aujourd’hui un luxe cher à payer. Ce même potage, sans viande ni rouge ni blanche ni encore moins jaune ou de n’importe qu’elle autre couleur, peut vous coûter la peau des fesses. Donc, si vous avez l’intention de tomber malade pensez y deux fois avant de le faire. Et si vous comptez avoir des bébés, prévenez à l’avance l’épargne d’une somme d’argent suffisante pour pouvoir leur offrir ce luxe qui est la première chose qu’ils mangeront dans leur vie…
C’est à croire que l’expression que l’humoriste française, Anne Roumanoff, martèle souvent dans son dernier spectacle « On ne nous dit rien, on nous cache tout… » n’est pas dirigée uniquement à ses compatriotes de spectateurs mais à tout le monde sans exception, nous autres les tunisiens y compris.
Publié par Takkou à 11:54
Dernière minute
Libellés : Errances 4 commentairesJe ne voulais pas entamer cette journee sans vous faire part de ce que j’ai vécu aujourd’hui. Ce matin en me rendant au boulot, en arrivant au niveau d’une grande station de bus de la ville, mon regard fut capté par une jeune fille, une étudiante sans doute, en tailleur et chaussures de talon, le sac pendu à son épaule gauche, tenant une pile de journaux dans les mains. La curiosité, l’un de mes grands défauts, me poussât à scruter un peu plus profondément cette scène un peu insolite. C’est alors que j’ai remarqué que la fille portait une cinquantaine d’exemplaire du journal « El Mawkif », l’organe du parti de l’opposition le PDP. Inconsciemment, et comme mu par une volonté plus forte que moi, je gare ma voiture à la première place vide et je me dirige vers la fille.
- bonjour mademoiselle.
- Bonjour monsieur.
- Excusez moi, mais est ce que je peux vous poser une question indiscrète ?
- Allez y.
- Pourquoi vous faites ça ?
- C’est pour braver la censure qu’on nous impose. C’est pour faire entendre ma voix et celle de ceux qui pensent comme moi.
- Mais tu n’as pas peur ?
- Peur de quoi ?
- De te faire arrêter, de te faire maltraiter …
- Les détentions et les maltraitance j’ai toujours vécu ça d’une façon ou d’une autre. Par contre la peur je ne la connais pas.
- !!!
La peur dans le ventre comme si j’allais commettre un acte répressible par la loi ou par la morale, je prends les dix dinars que j’ai dans ma poche et je lui dis :
- Donnez moi avec autant d’exemplaires que cela peut rapporter.
- Tenez monsieur.
Je me suis précipité pour regagner ma voiture espérant du fin fond de mon coeur qu’elle arrive à épuiser tous les exemplaires du journal qu’elle vend sans se faire des soucis…
Publié par Takkou à 09:21
آخر ما صدر
Libellés : politique 4 commentairesآخر واحد طلع علينا بطلعة من هالنوع، و هنا مصطلح آخر واحد يلزم فهمو من زاوية الإطار الزمني علي خاطر مهوش مستبعد و أنو ناس أخرين باش ينسجو علي منوال هالسيد و يقولو نفس الكلام و يزيدو عليه في المستقبل القريب، هو أمين عام الحزب الإجتماعي التحرري. سي المنذر ثابت، بما أنو الكلام عليه، صرّح و أنو حزبو(؟؟؟) الي متكون من أربع قطاطس يخطار رئيسنا المرشح الوحيد لحزبو للإنتخابت الجاية. لحد الهنا ما فماش علاش باش ننقدو و الا نعيبو علي هالسيد و حزبو إختيار كيما هاذا عملا بالمبدء و أنو كل واحد حرّ في إختياراتو و ميولاتو. لكن الوضع يختلف وقتلّي سي المنذر يشرحلنا أسباب الإختيار. الأمين العام تاع حزب الإجتماعيين التحرريين يفسر إختيارو لرئيسنا كمرشح وحيد لحزبو لأنو يري فيه الضامن الوحيد لمستقبل تونس... اش معناها هالكلام ؟ ال10.000.000 نسمة الّي عايشين في هالبلاد ما فيهم حتّى واحد قادر باش يقوم بنفس المهمة ؟ يا هل تري هذي مجرد تمجيد يرجي منو أعادة الهدية و إلاّ تقزيم و تحقير للتوانسة و كفئاتهم ؟ أي صحيح و أنو الرئيس، برغم إختلاف التقييمات لسياستو، حقق إنجازات إيجابية للبلاد لكن هذا ما يعنيش و أنو البلاد في غيابو، الله لا يقدّر، باش تاقف و مصيرها باش يكون الضياع و الإندثار...
هالكلام يذكرني بواقعة صارت في السبعينيات وقت الي جماعة نواب خذاو قرار باسم الشعب الكل و عينو الزعيم الراحل رئيس مدي الحياة. بورقيبة كان ديما يبكي و يتغبّن في خطلباتو و يقول انو همّو و خوفو الوحيد هو كيفاش باش تكون البلاد بلاش بيه. الكلنا نعرفو الي بورقيبة مشي و ما نجمو كان نراولو بالعرفان و نرحمو عليه و الي المسيرة تاع البلاد واصلت طريقها و هذيك سنة الحياة.
Publié par Takkou à 12:07
Liberté d'expression (!!!)
Libellés : Coup de gueule 12 commentairesLorsque on lit un texte, un article, un poème, un dicton… que ce dernier attire tellement notre attention au point de le reprendre dans son livre, son discours, son blog… sans souligner préalablement son avis, ou son jugement sur le texte repris, il est difficile de convaincre par la suite que la reproduction a été fortuite, spontanée, innocente, ou qu’elle n’engage en aucun cas la responsabilité du « repreneur ». Prenez comme exemple le cas du Pape Benoît XVI qui reprit lors du fameux discours de Ratisbonne des extraits d’un dialogue entre l’empereur byzantin Manuel II Paléologue et un lettré musulman. Tout le monde, sauf le Pape, a vu dans ces allusions une offense envers l’Islam.
Dans le même esprit mais sûrement pas dans la même gravité (quoi que…), un blogger a reprit récemment un article qui soit disant « retrace » la vie de Bourguiba. Sans être un bourguibiste, n’ayant pas vécu suffisamment sous son règne et ne partageant sûrement pas certaines de ses théories et initiatives, l’article en question est foncièrement mensonger, dénigrant et d’une bassesse insoutenable. Non seulement l’auteur de l’article, opérant pour le compte d’un site Web intégriste notoire (ce qui donne déjà un idée suffisamment claire sur ses orientations idéologique), essaye de montrer que les mesures progressistes prises par Bourguiba sont des erreurs qui vont contre l’Islam et contre la nature de la vie, mais il (ou plutôt elle) nous dresse toute une liste de contrevérités réfutées et démenties par les opposants les plus farouches mêmes de Bourguiba. Ce qui m’a interpellé et relativement outré, c’est que le blogger a reproduit l’article dans son blog, à titre d’information peut être, mais sans faire le moindre commentaire qui reflète son avis personnel, laissant une impression amère que ce dernier partage entièrement les inepties et autres verbiage débités par l’auteur initial de l’article.
Que dire et que penser ? Je suis surpris qu’une personne qui se réclame membre actif du Blog « Boudourou », donc militant contre la médiocrité, le mensonge, le dénigrement…, se soit impliquée dans une situation pareil. On peut toujours faire valoir le prétexte de la bonne foi, mais franchement dans ce cas il me semble qu’il s’agit plutôt de mauvaise fois. J’espère me tromper…
Publié par Takkou à 15:57
Mémoire d'un Dinosaure
Libellés : Errances 2 commentairesVendredi soir je suis allé à El Teatro voir « Mémoire d’un Dinosaure ». La pièce je l’ai déjà vu non pas en 1987 mais en 1997 lors de la célébration du 10 anniversaire de cet espace culturel. Pourtant, dès que les lumières se sont éteintes, je me suis trouvé complètement plongé dans le monde fabuleux de Taoufik Jebali. Un monde d’ironie et de dérision. Un monde ou tout est remis en question sans concession ni complaisance. Un monde ou les repères se perdent et ou le blanc et le noir deviennent les deux faces d’une même pièce. Un monde fait de mots et rien que de mots. Des mots au sens propre. Des mots au sens figuré. Des mots contorsionnés. Des mots défigurés. Des mots sensés, des mots insensés. Des mots dénués de leur sens. Des mots fourrés de contresens. Des mots déconstruits, reconstruits, « redéconstruits » et « rereconstruits ». Des mots qui ne disent plus ce qu’ils veulent dire. Des mots qui disent plus que ce qu’ils veulent dire. Des mots joyeux. Des mots douloureux. Des mots qui deviennent des joies. Des mots qui deviennent des maux. Des mots qui deviennent des joies affligeantes. Des mots qui deviennent des maux drôles. Des mots qui deviennent une partition. Une musique tendre et folle à la fois, une complainte douce et amère. Des mots qui deviennent une invitation à voyager. Des mots qui apostrophent la conscience, l’ébranlent, la secouent, la malmènent et la mettent devant sa triste réalité…Je suivais la pièce sans savoir trop si je devais rire ou bien pleurer. Rire de la futilité de la Vie, de l’insignifiance de l’Homme ou pleurer l’absurdité de la Vie et la déchéance de l’Homme. Je me suis trouvé transit par plusieurs sentiments. Des sentiments confus et antagoniques qui bouillonnaient à l’intérieur de mon corps au point de sentir mon cœur vouloir sortir de sa place. Tous mes sens et toute mon âme étaient suspendus aux mots dits et aux mots non dits. Aux maux exprimés et aux maux occultés.
Tout le long de la pièce qui dure à peu près une heure, on rit et ont rit beaucoup. Mais plus on rit et plus on a mal au cœur. Mal dans l’âme. Mal partout. Plus on rit et plus on se rend compte de la détresse de l’Homme, de sa fragilité. On rit et on se rend compte que le rire est la seule arme qu’on a pour pouvoir continuer à vivre. La seule alternative pour s’évader autant que se peut de la réalité.
Pour ces moments de vérités. Pour ces moments de mise à nu de l’Homme et de la Vie. Pour ces moments d’intenses émotions, je voudrais dire un grand merci à Taoufik Jebali…
Allez voir la pièce. Allez voir l’un des immenses dinosaures du théâtre tunisien. Allez voir sa pièce et devenez les gardiens de sa mémoire et celle de Rached Manaï pour que jamais il ne tombe dans l’oubli…
Publié par Takkou à 10:25
الّي يحسب وحدو يفظلّو
Libellés : Errances 2 commentairesيحكيو علي مملكة بعيدة. أطرافها مترامية. تجارتها مزدهرة و فلاحتها مثمرة. هالمملكة يحكمها ملك عادل و منصف لا يتصلّت على حد و ما يظلم من رعيتو حد. ربي رزقو ببنية وحيدة ولدتها أمها و ماتت عل النفاس. هل البنية وهبها ربي جمال يعطيو بيه المثل. زين خلاّب و قد يسحر و عين تذهب العقول. تقول قمرة ليلة اربعطاش. و لاكن علي قد ما كان زينها كبير علي قد ما كان عقلها ساذج. نهاية في الحماقة و الطستيكة البقري. الله غالب هذيكة حد الدنيا الواحد ما ينجمّش يجمع كل شيء في حياتو.
نهار من النهارات مات الملك فجئة. كارثة صارت فالمملكة. بلبلة كبيرة دخلت في البلاد و العباد. كيفاش باش يوليو أمرهم لملكة يعرف الداني و القاصر الي هيّ ما تفرّقش ما بين الغث و السمين ؟ الحاصل تعلنت حالة الطوارء و اجتمعو كبار المستشارين باش ينظرو في هل الأزمة الي هبطت عليهم هبوط القضاء. حلّلوّ، ناقشو، تشاورو و في الأخر خرجو بحل واحد لا بديل له.
اجتمعو بالملكة الجديدة و قالولها الي هما قرّرو بالأجماع و أنهم باش ينظمو مسابقة متاع ذكي و الي باش يفوز فيها باش يكون الزوج المناسب للملكة. جاوبتهم الملكة الي هي في مصلحة المملكة و مصلحة العباد تتقبل ها الشرط بصدر رحب.
من حينك خرج البرّاح يدور و يجوب في مدن و أرياف المملكة. اسمع يالي ما سمعتش الملكة مستعدّة باش تعرّس بأذكي واحد في البلاد. ألّي يري في نفسو مأهلات للمنصب ما عليه كان يقدم روحو و يتحول للقصر النهار الفلاني. من حينك تلمت الطامة و العامة و كل واحد يمني في روحو باش يولي ملك.
جاء النهار المشهود و تحولت للقصر الاف الحشود. حكماء و فلاسفة، طبّة و محامين، أساتذة و مهندسين، فلاّحة و موظفين، تجّار و عاطلين. كل واحد جاء يجرّب في حضّؤ لعلو يكون من الصايبين. دخلو الواحد ورى الأخر يجربو في حضهم و خرجو الكلهم يجرّو في ساقيهم و خيبة أملهم.
آخر المتبارزين كان راجل ما راتش العين أخيب منّو. أعور، أعرج، محدوب و جلدو مخرّبو الجدري. حالتو تكرب و هيتو تقرف. سؤلوه ثلاثة أسئلة كالمتبارين الكل. جاوب بالصحيح و زيادة. تحرجو جماعة اللجنة و غزرو لبعضهم. حارو كيفاش باش يقدمو هالسيد للملكة. ولاّو قرّرو باش يزيدو يسالوه فماش ما يغلط و هكاك يقصيوه و يرتاحو منو. لكن في كل مرة كان جوابو صحيح.
قام كبير المستشارين و جمع شجاعتو ما بين ايديه و دخل عالملكة و قاللها عل الحكاية بكلها. غزرتلو الملكة و قالتلو الي هي راضية باش تتزوج بهل النابغة بالرغم من الصفات الي هوا عليها. المملكة و مستقبلها يستوجبو التضحيات الي كيما هكّا.
أمرت خدامها باش ينظفولو و يلبسوه و يجيبهولها لبيتها. بعد ما تنفذت اوامرها وقف الراجل قدام الملكة الي باش تولي مرتو. تحدث معاها مشوار و من بعد طلب منها الاذن باش يلقي عليها سؤال. جاوبتو :
’أنت عاد طوّا محسوب راجلي. أسأل آش تحب من غير اذن’ .
مهمه في داخلو و قاللها : يا سعادة الملكة تنجّمشي تقلّي السبب الي خلاك ترضي باش تعرس بواحد كيفي انا ؟
قالتلو : شوف طوّا نحنا محسوبك عايلة وحدة و ما فماش علاش باش نكذب عليك و ألاّ نخبّي عليك. المسئلة و ما فيها هو اني الله غالب مبلية بغباء كبير. المستشارين متاعي نصحوني باش نعرّس بانسان ذكي هكاك ذريتنا تورث زيني و جمالي و ذكاك و دهاك.
سكت صاحبنا مهلة و من بعد قال للملكة : تعرف يا سيدتي الملكة أنا خايف لا ذريتنا تورث مني خيوبيتي و بشاعتي و منك بهامتك و غبائك...
Publié par Takkou à 14:24
La vie est un long fleuve tranquille...
Libellés : Fiction 3 commentairesLa vie devait être toute rose pour lui, gâté, choyé et comblé qu’il était. Et pourtant un beau jour, en se mirant devant le miroir, il eu une sensation bizarre. Il venait tout juste de passer le cap de la quarantaine. Inconsciemment et involontairement il se sentit emporté par un besoin impérieux de dresser un bilan, de se soumettre à une sorte d’examen de conscience. Pendant un lapse de temps indéfini il a vu toute sa vie défiler devant lui. Son passé, lointain et proche, et son présent.
Sa vie a toujours été un long fleuve tranquille. 12 ans de vie matrimoniale calmes et sereins. Pas de crises, pas de problèmes, pas de soubresauts et encore moins d’anomalies significatives. Dans sa paisible existence il n’y a jamais eu des tentations excentriques, ni d’épisodes pimentés ni encore moins des écarts de conduites éthiquement répressibles. Non rien de tout cela. Pendant quarante années entières, il ne fit jamais des rencontres excitantes, ni d’aventures sulfureuses et encore moins des histoires libertines. Il aurait aimé faire des petites virées « innocentes ». Des rencontres chaudes et passagères, sans compromis ni lendemain. Des frasques légères, question de recharger les piles et repartir pour un nouveau tour. Mais rien. Rien de tout cela n’a eu lieu. Ni dans la réalité ni dans le virtuel. Sa vie a été minutieusement tracée, ennuyeusement linéaire et strictement ordonnée, tel un métronome dont le mécanisme a été bien huilé. Il n’avait expérimenté ni surprises ni imprévus. Que des faits préalablement établis, longuement réfléchis et studieusement programmés.
Et pourtant, au fin fond de son intérieur, dans les abysses profonds de son intimité, il a toujours désiré vivre des moments épicés. Il a toujours eu cette insondable conviction que lui aussi expérimentera les charmes discrets des plaisirs charnels interdits et les tentations les plus extravagantes. Il a toujours pensé qu’un jour il lui arrivera de se laisser tenté par quelques vices et quelques excès sans pour autant en devenir un accros. Il a toujours pensé que ce genre de sensations, excitantes et répréhensibles à la fois, étaient des choses courantes et une étape normale dans la vie de tout homme, la sienne inclue. Il se disait qu’il pouvait s’arranger avec sa femme pour les expérimenter à deux ou, à défaut, de s’autoriser, discrètement bien entendu, quelques écarts lorsque l’occasion se présentera.
Malheureusement, cette occasion mille fois rêvée, maintes fois caressée et ardemment désirée ne s’est jamais présentée. Dans les douze ans de vie commune avec sa femme, il n’y a eu jamais des possibilités de s’adonner à des jeux pervers, ni à des délires incontrôlés ou à des folies notoires. Ils avaient des rapports sages et sains régis par des règles morales bien définies. A peine arrivait-il à lui arracher un soupire d’excitation de temps en temps. Il lui faisait l’amour deux fois par semaines. Au début par passion. Ensuite par besoin. Et enfin par habitude. Ça se passait toujours dans la même position. Dans le meme lit. Dans la meme chambre. Dans la même pénombre.
Toutes ces images défilèrent devant ces yeux dans un flux à haut débit. Soudain il sentit une grande misère l’envahir. Une sensation de manque. Une impression d’avoir vécu une vie insipide et d’avoir raté quelque chose. Il devint conscient du temps qui a passé et qui passe encore en dépit de sa volonté et de son envie. 40 ans déjà. Quatre décennies entières durant lesquelles il n’a vu que du feu.
C’est dans ces circonstances de grands troubles psychiques qu’il se rappela d’un ami d’enfance. Un ami qui traine derrière lui une réputation de célibataire endurci. Un bourreau de cœur qui collectionne les conquêtes féminines comme on collectionne les timbres ou les voitures de luxe (c’est selon les moyens et les gouts). Un ami qui se vante de coucher chaque nuit, que le bon dieu fait, avec une nouvelle proie. Un rituel quotidiennement renouvelé, machinalement perpétué et accessoirement immortalisé sur des supports magnétiques qui sert à flatter les performances devant les autres.
Inconsciemment sa main se tendit vers le portable. Il composa un numéro et rendez-vous fut pris. L’ami avisa longuement son copain des aléas de sa façon de vivre. L’avertit des conséquences d’une telle décision mais ne lésina pas trop sur les avertissements sachant qu’il tenait devant lui une opportunité qui offre des avantages « infrastructuraux » et financiers qu’on ne peut décliner d’un revers de la main.
Le pacte fut scellé. Notre héro commença sa nouvelle vie. Commencèrent les plaisirs, les délices et les ivresses. Mais, malheureusement commençât aussi une longue descente aux enfers, un saut dans les abymes …
Publié par Takkou à 10:22
Quitte ou double
Libellés : politique 5 commentairesLe premier événement dont je voudrais parler ici c’est le projet de loi proposé à la chambre des députés par 25 élus et qui concerne l’abolition de la peine capitale. Bien qu’ayant largement commenté le sujet, les journaux locaux ont sciemment isolé l’affaire de son contexte et des motifs qui sont vraisemblablement derrière une telle revendication. Les media tunisiens qui ont traité le sujet se sont abstenu d’avancer un quelconque argument qui puisse expliquer le pourquoi d’un tel besoin soudain et urgent de changer le code pénal. Pire encore, le sujet a été présenté sous un angle politico-médiatique, insistant sur le caractère symbolique et révélateur de l’affaire dans le but de montrer le supposé progrès réalisé par le régime en matière d’ouverture et de mettre en valeur sa « volonté participative ». Cependant, il est incontestablement évident que les agissements entrepris ici et là par des politiciens de l’opposition et par des personnalités de la société civile pour réclamer une amnistie en faveur de l’un des auteurs des incidents de Soliman, dont la condamnation à mort a été confirmée par le tribunal de cassation, soient derrière cet étrange remue-ménage politico-législatif. D’ailleurs, sans vouloir mettre en question la caractère noble et louable d’une telle initiative, il me semble nécessaire de vérifier jusqu’à quel point ce geste entrepris par les 25 députés, appartenant tous à l’opposition malgré les rumeurs qui ont circulé et qui ont fait état de la possible participation d’un député du RCD dans la rédaction dudit projet de loi, a été spontané et authentique.
Le deuxième événement, grave a plus d’un niveau, dont il est question ici se réfère quant à lui à l’enlèvement, assumé et nié à la fois, de deux touristes autrichiens venus patrouiller dans le sud tunisien (à ce propos notre ami Tarek Kahlaoui a écrit un post d’un grand intérêt sur le sujet mais son geste n’a malheureusement pas trouvé l’écho espéré). Au delà des affirmations et des démentis qui ont émaillé ce malheureux incident, au delà des déclarations minées de mensonges réalisées par les parties impliquées directement ou indirectement dans l’affaire pour justifier une position ou une stratégie et au delà des incidences économiques et sociales qu’une telle affaire peut engendrer, il faut reconnaître que le sort final des deux touristes autrichiens kidnappés infléchira considérablement sur le sort de l’initiative des 25 députés et plus particulièrement sur le sort du maquisard impliqué dans l’affaire de Soliman et condamné à mort par la justice tunisienne.
Tout semble indiquer que la crise des deux touristes autrichiens connaîtra un épilogue heureux (c’est le dénouement qu’on espère de tout coeur pour cette affaire d’une grande sensibilité à plus d’un titre) vu que l’intransigeance des ravisseurs et surtout leurs revendications, pour le moins insolites de par leur nature (réclamation de liberté pour certains terroristes détenus en Tunisie et en Algérie), se sont vite éclipsées et "assagies" pour devenir plus raisonnables (demande de rançons). Ceci peut être déduit des renvois répétitifs des ultimatums décrétés par les ravisseurs.
Cependant et si malheureusement cette affaire viendrait à connaître une évolution dramatique, il est fort possible que cela aie des répercussions aussi désastreuses pour le destin du projet de loi portant sur l’abolition de la mort en Tunisie et surtout sur le destin du jeune maquisard âgé d'à peine 24 ans condamné à mort. Les ravisseurs devraient gérer cette affaire avec le plus de tact possible non pour aménager la Tunisie contre des retombées catastrophiques sur l’un des secteurs les plus importants de son économie, le tourisme en l’occurrence, mais pour ne pas présenter un cadeau empoisonné à un jeune qui en théorie défend les mêmes principes qu’eux. Plus que paradoxale, cette éventualité sera fatale…
Publié par Takkou à 11:42
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