Ingrid Vs Mohamed

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Aujourd’hui je devais en principe écrire une note sous forme d’une lettre ouverte adressée au Président colombien, Alvaro Uribe, pour défendre le cas d’Ingrid Betancourt qui se trouve être dans un état piteux selon les dernières nouvelles. J’étais entrain de penser à ce que je devais écrire tout en feuilletant les journaux de ce matin. Soudain, mon regard fut capté par une scène d’horreur insoutenable. Devant moi, gisaient des photos d’une atrocité extrême qui m’ont rempli de tristesse, de rage et de révolte. Des enfants palestiniens éventrés, parmi lesquels se trouve un bébé innocent, tous massacrés suite à une agression lâche perpétrée par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Alors je me suis dit qu’avec toute la sympathie que j’ai pour la cause d'Ingrid Betancourt pourquoi devrais-je écrire sur elle et pas aussi sur ces pauvres victimes dont le seul tort est d’être nés dans un territoire soumis impunément à une tyrannie incontrolable. La valeur de la vie humaine de tout un chacun est la même que l’on s’appelle Moise, Jésus ou Mohamed, que l’on soit à la une de tous les moyens de communication du monde ou un simple monsieur tout le monde et citoyen d’un bled pourri.

Pourquoi je me suis trouvé obligé de parler des enfants qui ont péri suite aux attaque menés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza ? Parce que j’ai remarqué que ces derniers ne sont pas considérés comme des victimes qui méritent justice. Toute au plus, les journaux, aussi bien locaux qu’internationaux, ont présenté la mort de ces innocents comme une information qui ne peut être répertorié que dans la rubrique des dommages collatéraux, un détail ou un simple fait divers. Il est vrai que pour des questions de notoriété, et commerciales aussi sans doute, Ingrid Betancourt, avec tout le respect que j’ai pour cette dernière, a plus de chance de figurer sur toutes les unes des journaux du monde que ces malheureux enfants palestiniens qui ne sont connus que par leurs parents et encore.

Le monde est injuste, la vie est injuste mais est ce une raison pour accepter silencieusement cette fatalité sans oser bouger le doigt et sans oser demander pourquoi. Pourquoi ces gens soufrent et meurent alors qu’ils n’ont rien fait pour subir un destin pareil. Pourquoi la providence ne les protége pas ? Pourquoi le monde ne les protége pas ? Pourquoi sont ils abandonnés à leur sort sans que personne ne réagisse ni dise que ceci est une injustice inacceptable? Pourquoi s’entête-t-on à essayer de nous convaincre que ces gens font partie des dommages collatéraux alors qu’en réalité ils sont des victimes de la bêtise humaine, de l’arrogance, de l’insouciance et de l’indifférence de leurs semblables.


Aussi paradoxale que cela puisse paraître aussi bien Ingrid que le bébé palestinien Mohamed qui a péri lors l’agression israélienne sont tous les deux unis dans le malheur. L’un est déjà dans les cieux l’autre risque de connaître le même sort incessamment. Alors prions pour que ce monde change et que jamais plus on aura à subir ce genre de torture psychologique qui nous rend la vie amère.

Printemps tunisien

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Habib Belaid anime, chaque mercredi après midi sur RTCI, une émission radiophonique qui est intéressante à plus d’un titre. A chaque fois, il invite une personnalité du monde culturel ou académique avec qui il s’entretient en directe pendant à peu près deux heures de temps. Ce qui est bien dans cette émission c’est que l’interview est très spontanée. Je pense que l’animateur ne prépare pas ses questions à l’avance ou du moins pas toutes. Ce qui fait que la discussion n’est pas soumise à une ligne de conduite élaborée préalablement et que les questions s’improvisent selon l’humeur du moment. Cette technique permet à l’invité d’avoir libre cours, précisément le titre de l’émission, et de dire ainsi ce qu’il pense sans être « téléguidé » par l’animateur.

L’invité de l’émission d’hier n’était autre que Noura Borsali, universitaire, intellectuelle, journaliste et militante, entre autre, des libertés et des droits de l’homme, ceux des femmes très particulièrement. Cette femme débordante d’énergie, « empêcheuse » de tourner en rond… était l’invitée de Habib pour commenter la parution de ces deux derniers ouvrages : « Livre d'entretiens avec Ahmed Ben Salah » et « Bourguiba à l'épreuve de la démocratie » (Samed Editions). Les initiés sauront sûrement qu’inviter une Noura Borsali, réputée ne pas avoir la langue dans la poche, est une prise de risque potentielle. Il suffit de lire les contributions de Noura dans les différents journaux et revues pour se rendre compte de son ton indépendant et de ses critiques extrêmement acerbes.

Bref, rien qu’à l’annonce du nom de l’invitée, je me suis dit qu’il allait y avoir de la cogne. Je me mets à l’aise devant ma radio pour bien écouter les échanges tout en me demandant comment fera Habib pour ne pas se trouver piège dans une situation délicate… Le ton est donné dés la troisième ou quatrième questions. Je n’arrivais pas à en croire mes oreilles. Habib enchaînait les questions supposées ne pas être posées les unes derrières les autres. Il était fondamentalement question de politique dans une émission qui était supposée être littéraire ou culturelle. Je me demandais ce que lui arrivait pour insister ainsi sur des sujets que tout le monde sait qu’ils sont tabous surtout sur les ondes d’une radio nationale. Est-ce que c’était quelque chose de spontanée ou bien s’agissait-il d’une manœuvre habillement préparée ou bien encore d’une concession venue d’en haut? Habib savait-il qu’en posant ce genre de questions il s’exposait à s’attirer les foudres sur lui ? Bref, le moins que l’on puisse dire c’est que la situation n’était pas vraisemblablement habituelle.

Bizarrement autant les questions de Habib étaient percutantes, audacieuses et surprenantes, autant les réponses de l’invitée étaient évasives, superflues et limite décevantes. C’est à dire que jamais au grand jamais je n’ai eu la surprise d’entendre ce genre de discours révolutionnaire sur les ondes de cette chaîne qui a tout le temps traîner derrière elle le quolibet de station de radio docile.

Tout en écoutant l’émission, je me suis rappelé d’un post rédigé par notre illustre ami Azwaw. Quoi que sur un autre registre, je me disait que pire que la censure qui bâillonne nos intellectuels et nos penseurs c’est de l’autocensure, dont nous somme tous plus au moins prisonniers, qu’il faut se méfier le plus. Voila une occasion inespérée qui s’est présenté à l’une des oratrices les plus aptes à saisir sa chance en vol et cette dernière la laisse filer imperturbablement. C’est dommage, car on aurait peut être pu créer de cette brèche un antécédent pour pouvoir faire sauter les verrous et ouvrir les autres portes. Une autre fois peut être !!!

Calcio di merda

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Depuis mon enfance j’étais un supporteur fervent de la Juventus. La « Juve », comme on dit au pays des spaghettis, c’était pour moi Platini, Bonieck, Roberto Baggio, del Piero, Zidane… et j’en passe. Tous des magiciens qui nous régalaient avec leur jeu fantasque et leurs prouesses. Aucune autre équipe ne pouvait rivaliser mon amour pour la Juve. Cet amour stoppa net un jour lorsque la Juve affrontait, lors de la dernière journée du championnat italien, l’Inter. Le match eu lieu il y a de cela quelque années. Les deux équipes occupaient le haut de l’affiche avec une Inter qui comptait deux longueurs d’avance sur la Juve au classement. En d’autres termes, il suffisait à l’Inter de faire match nul pour gagner le scudetto. Parmi les joueurs de l’Inter, à cette époque, figurait un certain Ronaldo. Ce dernier fit une de ses incursions dont lui seul a le secret pour transpercer toute la défense de la Juve. Pour le stopper il a fallut que deux défenseurs le plaquent littéralement comme dans une partie de rugby. Les 22 joueurs sur le terrain, les remplaçants, les 60 miles spectateurs sur les tribunes et les millions de téléspectateurs qui regardaient le match ont tous vu le penalty sauf l’arbitre et son assistant. Pire, l’arbitre laissa le jeu continuer et la contre attaque de la Juve se transforma en un but qui donna la victoire et le trophée à cette dernière. C’était une vraie escroquerie, un scandale, une honte. Depuis, la Juve est devenu pour moi l’équipe que je déteste le plus au monde.

Aujourd’hui il semblerait que la victime de la Juve est en train de devenir elle-même la bénéficiaire de cadeaux arbitraux flagrants. L’Inter est une grande équipe avec de grands joueurs mais les largesses arbitrales dont elle profite risquent de nuire gravement à l’image de cette équipe. Des fautes arbitrales il y en a eu et il y en aura toujours, mais celles sifflées en faveur de l’Inter ont sérieusement faussé le jeu. Apres plusieurs épisodes douteux, dont le plus flagrant a été le match contre Parme, l’Inter a bénéficié encore une fois hier soir d’un sacré coup de pouce de la part de l’arbitre Rosetti. L’expulsion gratuite du défenseur de la Rome, Mexes, a permit à l’Inter de revenir dans le match grâce à un but marque á la fin de la rencontre. L’Inter à tous les droits de devenir championne d’Italie mais pas de cette manière.

Mramma kelba

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La Tunisie a ceci de particulier : c’est un chantier en éternelle construction. Tous les passagers qui survolent le pays par avion vous diront la même chose : « d’en haut on ne voit que le rouge et le gris ». « Betonia » on aurait du l’appeler et non « Tunisie la verte ». Comme cela ne suffit pas on nous annonce, presque chaque semaine maintenant, l’intérêt de certains investisseurs internationaux pour construire ici et là des projets pharaoniques. C’est comme ça par exemple qu’on sait qu’il y aura une megapolice au lac sud, une autre à l’Ariana, une autre à Sejnane et ceci à part les dizaines de projets en instance. La dernière nouvelle voudrait que des investisseurs s’intéressent pour la construction d’un circuit de Formule 1 du coté de Ennfidha (selon La Presse du 22/02). On réfléchissant longuement sur le sujet on pourra peut être comprendre pourquoi l’immobilier en Tunisie est de loin plus cher et plus rapporteur qu’en Europe, Grande Bretagne, France et Espagne compris…

Pour ne pas perdre le nord

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Il est parfois difficile de comprendre la personnalité complexe du tunisien. Cette complexité se transpose sur toute activité que ce dernier entreprend à tel point qu’il devient difficile pour un non tunisien de comprendre ou d’analyser pourquoi le tunisien réagit souvent différemment de la manière dont il est sensé le faire.

Lorsque cette complexité se propage au domaine politique alors là ça devient un vrai mystère. Je vais illustrer mon propos par l’anecdote suivante : jusqu’à il y a très peu d’années tout le monde avait une idée précise sur l’identité et le rôle de Abderrahman Tlili dans la sphère politique locale. Depuis ses démêlés avec la justice ce dernier passe le plus clair de ses journées dans une cellule j’imagine conforme à son statut. Soudain Tlili s’est découvert une dignité, une sorte de patriotisme alors il a décidé d’entamer une grève de la faim pour revendique sa libération. Jusqu'à la tout est normal. Mais lorsque son cas devient une cause nationale la situation gagne en confusion et on ne sait plus à quel saint se vouer.

Le drôle dans tout cela, ou plutôt le tragique devrais-je dire, c’est que les forces politiques qui se réclament de l’opposition authentique se sont senti obligé de nous présenter Abderrahmane Tlili comme un opposant, un héros qui subit les affres du pouvoir carcéral. C’est ainsi que journaux et sites d’opposition nous bombardent régulièrement avec des infos sur l’état de santé de l’ex secrétaire général de l’UDU et des dernières nouvelles de sa lutte « patriotique » …

Pourquoi ces derniers ont-ils senti soudain le besoin de donner un écho à l’affaire de Tlili et d’en faire la ligne éditoriale de leur campagne médiatique? Mystère. Tlili a été pendant des longues années la cible des critiques et quolibets de tous les politiciens et autres personnalités qui se réclament de l’opposition sincères. Aujourd’hui, par magie j’ai envie de dire, Tlili recouvre une virginité politique que je soupçonne qu’il n’a jamais eu dans le passé. La prison fait des miracles dit-on et là on est devant un exemple édifiant de ce genre de miracle, bien tunisien il faudra préciser.

Voila un politicien qui a été toujours considéré comme un paria devenir de jour au lendemain le porte drapeau de la résistance politique… Un thuriféraire devenir presque l’emblème d’une opposition de plus en plus désorientée et de moins en moins inspirée. L’opposition tunisienne qui est devenu mure devrait savoir que lorsque les loups s’entretuent il vaudrait mieux ne pas se mêler de leurs bagarres car on risque d’y laisser des plumes si ce n’est tout son plumage.

Taggoukchi ?

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Pour rester dans l’air du temps, je suis heureux de vous annoncer que je n’étais pas tagué. El 7amdoullah 3ala ha enne3ma. Je voulais tout simplement dire que le jeu est peut être amusant et qu’il permet de diffuser une certaine convivialité dans la blogosphère. Mais comme le dit si bien le proverbe tunisien « à trop abuser du miel il devient insipide »… et puis c’est quoi cette mentalité de ni sainte ni touche . Tout le monde participe au jeu en insistant sur le fait qu’il ne voulait pas le faire mais qu’il a été obligé de le faire parce que quelqu’un d’autre l’a tagué et que c’est par courtoisie qu’il nous dévoile une part de son intimité… Il faut assumer les ami(e)s . Si on se dévoile c’est parce qu’on veut le faire et non parce qu’on a été invité à le faire. Bref je voulais tout simplement dire qu’à la longue ce jeu commence à devenir pathétique surtout que tout un chacun répète machinalement la même introduction ( je viens d’être tagué par … le règlement… je dois…) Il aurait été plus simple de faire comme dans les séances d’introduction : « Bonjour, je me présente… je m’appelle… je suis… j’aime … je haie… » C’est plus directe, s’est plus sincère et surtout ça permet de passer à autre chose. Sans rancune les ami(e)s ce n’est qu’un avis très très personnel.

من وحي الحقيقة

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«بدون»!

نقاش حادّ دار بالبرلمان في اجتماعه الأخير... وكان بطلاه أحد النواب ومعالي الوزير.
هل يقال بالعربية «دون» أم «بدون»؟... حول هذا الإشكال استمرّ الجدل حتى المصادقة على مشروع القانون !!!
وما هذا غير مثال من نوعيّة النّقاش في البرلمان... فالحوار في رحابه «بدون» (*) بلغة لافونتان .
محمد قلبي
(*) du bidon
Ce billet de Mohamed Guelbi est inspiré d'un incident authentique qui opposa le ministre de la Justice à un député de l'opposition (!!!). Les deux hommes ont passé plus de la moitié de la discussion d'un projet de loi à gloser sur s'il est plus juste de dire "douna" ou "Bidoun". Sur deux manche entieres, lors de la discussion et lors de la ratification de la dite loi, les deux hommes se sont "livrés à un combat acharné" pour defendre leurs positions. Le député insistait sur le fait que dans la langue arabe et selon les regles de "Sibawaih" la particule "Bidoun" n'existe pas et qu'il fallait donc la remplacer par le vocable "douna" gramaticalement plus correct, alors que le ministre s'entetait à dire qu'en suprimant le"Bi" du "bidoun" on risque de creer un malentendu ??? Le vrai malentendu pour moi c'est que ces deux hommes puissent fouler le sol du Parlement...

t7in azra9

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Comme tout un chacun, je sais ce que je sais sur l’Affaire du Lycée Louis Pasteur fondamentalement de ce qui a été écrit et publié sur Internet et par quelques journaux de l’opposition. Je ne veux pas m’attarder sur le sujet vu que les gens se sont rassasiés avec tout ce qui a été dit et écrit à propos de cette histoire au point qu’on ne savait plus distinguer le vrai de la fiction. Mais voila il se trouve qu’il y a quelque chose qui a interpeller mon attention. Les journaux « Le Quotidien » et « Achrououk », dans leur édition du mercredi 20 février, ont publié une « Tribune libre » (!!! Chacun fera sa propre idée sur la notion et le degrés de liberté dans ce contexte précis) sur le sujet. Ce qui a attiré mon attention c’est qu’il s’agissait de la même tribune, traduite du français à l’arabe, ou vice versa. Je me suis dit que l’auteur doit avoir beaucoup de chance, ou plusieurs couilles, c’est selon l’éducation que vous avez reçu (سعدو قوي), pour que son avis soit repris dans les deux journaux. Ou alors, il se trouve que les gens de « Le Quotidien » et de « Achourouk » ont jugé le contenu de cet avis si intéressant et si important pour l’opinion publique tunisienne qu’ils ont décidé de le publier respectivement en français et en arabe (reste à savoir dans ce cas qui a fait la traduction du texte, parce qu’il s’agissait bel et bien d’une : l’auteur ou les gens du journal ?).

Bref, le signataire de la tribune « non commandée » (comme vous l’avez surement deviné) se présente comme un parent qui n’a pas les moyens d’inscrire son fils à l’école Bouebdelli (à mon avis avec la tribune qu’il a publié il aura encore moins de chance de le faire). Je ne sais pas ils sont combien les gens qui sont dans le cas de l’auteur de la tribune (authentique ou pseudo c’est à vous de voir), c'est-à-dire des parents qui n’ont pas les moyens d’inscrire leurs fils à l’école Bouebdelli, à s’intéresser de prés sur ce que passe dans et autour de cet établissement. Mais pour quelqu’un qui prétend ne pas avoir de liens avec la Fondation Bouebdelli, les informations qu’il détient sur cette dernière dépassent largement ce qu’en savent les gens qui eux ont réellement à faire avec la Fondation Bouebdelli.

Voyons voir un peu ce que monsieur sait. D’abord il sait que les Bouebdellis sont des « commerçants de l’éducation ». Que la fondation propose « obligatoirement » des services parascolaires aux parents que ces derniers n’ont pas le luxe de refuser. Que les recettes se comptent par des milliers de dinars dont une partie n’est pas déclarée au fisc et que les blocs sanitaires de l’etablissement sont insalubres (parce qu’au fait monsieur fait un saut, de temps en temps, du coté de l’Institut Louis Pasteur pour pisser un coup ???). Il est très fort ce mec ou alors il a des dons de voyance insoupçonnables.

Je ne peux pas prétendre que les Bouebdellis sont des anges, de nos jours cette catégorie de créatures fait partie des espèces rares ou bien complètement disparues, mais je vois mal en quoi le sujet intéresse l’auteur de la tribune pour qu’il nous gratifie avec une version en français et une autre en arabe de son point de vue dont l’« impartialité » est édifiante. S’il n’a pas de rejeton inscrit dans cet établissement, quelle mouche l’a piqué pour qu’il sente le besoin de défendre une « administration tunisienne qui a le plein droit de refuser d’autoriser la création d’un lycée dont les promoteurs font fi de la souveraineté tunisienne… » ? L’administration tunisienne serait-elle à ce point impuissante devant la tyrannie des Bouebdellis qu’il faut courir à son secours ? Si j’ai bien compris le litige a été donné pour clos et ce ne sont pas les Bouebdellis qui ont eu gain de cause. Et puis enfin et surtout, je ne vois pas l’utilité de nous servir « ce pain réchauffe ».

Hors sujet

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Selon certains journaux de pacotille, le Parti des Verts (et donc pas mûrs) pour le Progrès s’indigne contre M. Chebbi (!!!). Ah bon ? Parce que chez les PVP on a une dignité ??? C’est vraiment un scoop de savoir cela. Bref cela me réjouit car au moins comme ça on sait que le fameux dicton arabe suivant n’est pas toujours vrai :
“فاقد الشيء لا يعطيه”

Galipettes

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كنت قد استمعت مثل بقية التوانسة الى التسجيل الأول للفكاهي الهادي بابالله وشدني حسن اتقانه لصوت رئيس الجمهورية. لكن بعد الاستماع الى التسجيل الثاني بان لي ان ما جاء فيه خروج عن اللياقة و التادب حتى و لو كان تقليدا لاي تونسى من عامة الشعب فما بالك اذى كانوا: رئيس سابق و رئيس وزراء سابق و رئيس حالي ورئيس وزراء حالي و.... قد يرى البعض ان مثل هذه التهكمات تعتبر عادية في البلدان الاوروبية و تدخل في نطاق حرية التعبير، لكننا مجتمع عربي اسلامي له نواميسه و عاداته و نحن في تونس - شئنا ام ابينا- يعتبر المساس بشخص رئيس الدولة مساسا بهيبة الدولة.



Ceci est un témoignage publié sur un site opposant. L’auteur de ces mots « sensés » a terminé sa contribution par la signature suivante : Karim - Ex prisonnier d’opinion. Je ne veux pas polémiquer sur la teneur d’un tel témoignage étant profondément convaincu que, même dans ce pays, chacun est libre de penser ce que bon lui semble. Seulement voila, l’auteur a donné son ex qualité et je voudrais savoir ce qu’il est devenu par la suite.

Tetes à claques

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Aux amateurs de l’humour absurde et décalé ceci peut vous intéresser. Il y a quelques semaines de cela j’ai découvert, grâce à l’équipe du « Grand Journal », un magazine télé diffusé sur Canal+, les « Têtes à claques ». De quoi il s’agit au fait ? C’est trois fois rien. De la patte à modeler, des prothèses dentaires et un humour décapant, hilarant et parfois frôlant le délire. Beaucoup a été dit et écrit sur les « Têtes à calques » et le concepteur de ce nouveau type de divertissement inhabituel. Je ne vais pas gloser éternellement sur le sujet. Je vous invite à vous connecter immédiatement au site http://www.tetesaclaques.tv/. Je vous recommande chaudement de visionner les sketches suivants : Le pilote (1,2 et 3 absolument tuant), les grenouilles (un bijou), le taliban, la prise d’otages (1 et 2)…

Chebbi fait son spectacle ?

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C’est en tambour battant que le théoriquement « ex » secrétaire général du PDP, Ahmed Nejib Chebbi, mais détenteur de tout pouvoir de décision de fait dans ce parti, a annoncé sa décision de se présenter aux prochaines élections présidentielles de 2009. Pour ce faire, il a convoqué les journalistes, les représentants des agences de presse étrangères et même des représentants de plusieurs ambassades de pays amis et moins amis qui répondirent présent à cette conférence de presse considérée comme l’événement politique le plus important de l’instant.

Tout ce beau monde s’est réuni pour entendre la nouvelle qui aura l’effet d’une bombe selon la formule employé pour décrire la fameuse conférence de presse. Au lieu de quoi la bombe s’est avérée être un pétard mouillé. Chebbi, de même que tous les autres intervenants, ont beau expliqué les pourquoi et comment de la candidature. Sauf que, après avoir chauffé l’audience à bloc, avec les slogans, les manifestations de soutien… l’aspirant à la présidence a conclu sa prestation en affirmant que si sa volonté de se présenter est inébranlable, l’officialisation de sa candidature dépend largement de la volonté du pouvoir de le laisser faire. Un bémol somme toute qui a laissé l’assistance et les observateurs un brin désabusés par tant de feux d’artifice pour rien de concret.

A quoi se heurte la candidature de Chebbi au juste ? A la réunion de 30 signatures (ou parrainages) de députés tel que le stipule la loi. Sur ce point précis on peut gloser éternellement sur la légitimité ou non légitimité d’une telle clause, mais le problème ne se pose pas à ce niveau. Ce n’est pas la constitutionalité de la loi qui est questionnée mais il s’agit plus tôt de savoir comment Chebbi pourra-t-il faire pour les réunir ces fameuses 30 signatures. En France par exemple, chaque candidat à la présidence doit réunir la signature de 500 élus. Et là, on peut trouver paradoxal, insultant même, le fait qu’un Le Pen par exemple peut allégrement franchir cet obstacle en dépit des consignes faites aux élus par leurs partis de s’abstenir de signer pour ce dernier, alors que Chebbi trouvera toutes les difficultés du monde pour obtenir le parrainage de 30 députés.

En gros, Chebbi avec son discours radical et critique envers le régime ne pourra en aucun cas compter sur un appui quelconque des députés du RCD (sauf miracle bien évidement et les miracles de nos jours sont rarissimes). L’opposition, dans son ensemble, compte plus de 30 députés et théoriquement Chebbi pourrait solliciter le concours de ces derniers pour atteindre son objectif. Mais, les choses étant tel qu’elles le sont dans ce pays, qui aura le cran (ou les couilles si vous voulez) de signer quoi que ce soit pour Chebbi (je soupçonne que même si le PDP avait des députés au parlement, ces derniers auraient réfléchit plus d’une fois avant d’apporter leur soutien à leur chef…).

Donc, comme je l’ai déjà cité plus haut, sauf miracle, Chebbi ne sera jamais candidat à la magistrature suprême. Mais supposons que ce miracle arrive quand même, que se passera-t-il ? Absolument rien, du moment que la sentence est connue d’avance. Par contre, en étant candidat Chebbi ne fera que légitimer un processus qu’il a toujours fortement critiqué dans le passé. Comment explique ce retournement ? Très simplement : tout le long de sa carrière politique, Chebbi s’est montré un homme très versatile. Ceci est l’unique constance dans le parcours politique de Chebbi, une marque qui distingue tout vrai homme politique qui se respecte en somme.

Six pieds "sur" terre

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Il était presque 16H10 de l’après midi. Je sortais de mon bureau pour aller chercher ma fille qui attendait impatiemment que j’aille la récupérer de sa garderie. Comme d’habitude j’ai emprunté la route Z4. Arrivé au niveau des travaux, les voitures me paressaient ralentir plus que la normale, elles étaient presque à l’arrêt. Je me suis dit qu’il ne peu s’agir que d’un de ces gros engins impliqués dans les interminables travaux qui obstrue la voie ou d’un accident pour que les gens soient agglutiner de cette manière (remarquez le sens de la curiosité et de l’indiscrétion est tellement développé chez nous autres homotunisianus que même un accident peut nous paraître un spectacle à ne pas rater sous aucun prétexte). Bref, les files de voitures s’entassaient les unes derrière les autres formant une longue procession. Je me mets au point mort attendant que la circulation se décante. A ma surprise, et celle de tous les autres conducteurs je suppose, le fouteur de ce trouble n’était ni un engin ni un accident. Tout simplement, c’était une tarlouze qui se déhanchait tel un mannequin le long du podium, pardon je voulais dire le long de la bande de secours.

Monsieur, ou plutôt mademoiselle (c’est qu’en réalité je n’arrive pas à me départager sur le vocable à employer dans ce genre de situation), se donnait en spectacle. Sur son passage il tordait le coup à plus d’un badaud émerveillé par tant de grâce dégagée par une tafiole en chaleur. En jean taille basse, un string noir qui cache à peine un papillon tatoué sur le haut d’une fesse, un nombril percé, un micro tee-shirt blanc moulant et un mi-blouson en daim, la tapette quasiment performait un numéro de pin-up en public devant une meute de lambins ébahis.

Comme la majorité des balourds, je savourais ces moments de glamour improvisés et je me disais que j’avais de la chance de vivre, en live par-dessus, des scènes pareilles gracieusement offertes par la « tapette ». Dans un autre pays arabe le mec aurait été littéralement lynché sur place faute de le faire sauté en mil morceaux (de mon coins je vois déjà les adeptes du Ben Laden’s Circus rugir « ouaie il faut qu’on soit de vrais musulmans… Ce genre de scènes ne doivent pas se produire dans un pays musulman… mort au renégats et à toux les pervers…) Signe que notre pays est relativement tolérant quand même sur certains aspects violemment répressibles sous d’autres cieux.

A vrais dire, je ne vois pas en quoi cela devrait choquer outre mesure. Car ce petit bonhomme, en fin de compte ne fait que reproduire un schéma, presque stéréotypique, emprunté par la majorité des tunisiens. Je ne veux pas dire par ces propos que tous les tunisiens sont des tafioles (quoi que…). Je m’explique. Comme tout un chacun de ses chers compatriotes, celui qui est à l’origine de ce remue-ménage sur la route Z4 n’avait pas comme dessein principal se prostituer. Loin de là. Par son geste il ne cherchait qu’à attirer l’attention et les regards sur lui, lancer un message pour dire « Eh oh, je suis la, j’existe ». Certes les armes choisies pour atteindre cet objectif sont peu orthodoxes mais pour gagner une place sous les feux de la rampe on est parfois acculé à user de tous les moyens bons et moins bons. Bref, en se dandinant ainsi, tel une prostituée du Bois de Boulogne, notre dévergondé voulait montrer que lui aussi a des dons d’artistes et qu’il mérite notre attention. C’est vrai que le numéro proposé était un peu dérangeant et alors ? Le but n’était-il pas de se faire remarquer ? A mon avis il a réussi son coup. Vivement le prochain.

فنان الغلبة

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Il semblerait que les malheurs de l’humoriste Hedi oueld Baballah ne sont pas prêts à se terminer. Apres les accusations de possession de matière stupéfiante, voila qu’une autre accusation lui est collée en moins de 48 heures. Cette fois-ci, les autorités reprochent à l’humoriste la détention et le trafic de devises (et de faux billets d’euros s’il vous plait).

Vous conviendriez avec moi que cet acharnement n’est pas le simple fruit d’un hasard de calendrier qui a voulut que l’humoriste soit sous l’influence d’un astre de mauvaise augure. Oued Baballah n’est peut être pas un ange, mais que les déboires de ce dernier soient le centre d’intérêt d’une intensive médiatisation orchestrée par les deux journaux les plus colporteurs du PET (paysage médiatique tunisien), « Le quotidien » et « Achrouq » ne peut qu’accentuer le doute sur ce que l’on reproche à l’humoriste.

A cause de ses sketches ou des personnalités politiques sont impliquées, Hedi Oueld Baballah s’est trouvé, du jour au lendemain, élevé au statut d’opposant malgré lui, un statut qu’il n’a jamais ni réclamé ni revendiqué. Ses blagues, son seul fond de commerce et son gagne pain, sont devenues une affaire d’état qui a mobilisé le département de la sécurité de l’état et celui de la justice. Et pourtant ce que raconte Hedi Oueld Baballah est minable si on le compare à ce que dit une certaine Anne Roumanoff par exemple Sur sarkozy et tout cela en directe sur France 2. Heureusement que cette derniere n’est pas de nationalité tunisienne parce que, au cas contraire, c’est la potence qui lui aurait ouvert les bras.

Bref, Hedi Oueld Baballah est coupable d’un crime de lèse-majesté. Et pourtant c’est ce même spectacle, ou il tourne en dérision le président de la république, qui est sollicité de partout et même par des entités à caractère associatif !!! Ses blagues qui ne se différencient guerre de ce qui se dit dans les cafés et dans les lieux publics sont devenues un grand succès grâce au système de bouche à oreille. Maintenant, si les choses sont telles qu’elles le sont, l’humoriste ne doit pas rester le seul bouc émissaire dans l’affaire, car ceux qui l’invitent à se produire devant eux doivent eux aussi assumer leur part de responsabilité…

Crime de lèse-majesté

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Selon “le Quotidien” et “Achourouq” d’aujourd’hui, l’humoriste Hedi Oueld Baballah a écopé d’un an d’emprisonnement pour possession d’une matière stupéfiante. Les faits reprochés à l’humoriste tunisien sont d’une gravite certaine mais l’histoire tel que rapporter par les deux journaux reste, à mon avis, flou et rocambolesque pour ne pas dire tirée par les cheveux. Hedi Baballah aurait loué une voiture avec chauffeur et lors d’un control de routine, les agents de police ont découvert, dans la boite à gants de la voiture, un petit sachet contenant de la drogue !!!

D’une, je me suis fait arrêté plusieurs fois par un control de police et on a toujours vérifier mes papiers, ceux de la voiture, ceux des passagers si jamais il y en avait, la malle arrière… mais, franchement jamais au grand jamais on a fouillé dans ma boite à gants et je suppose que le cas s’applique à tous ceux qui lisent ce spot. De deux, pour se permettre de trimbaler des trucs strictement interdits dans une voiture louée avec chauffeur ne peut se concevoir que si le dit chauffeur est de mèche ou bien l’intéressé est complètement disjoncté (c’est peut être le cas de Hedi…)

De nos temps, personne n’est dupe et tout un chacun sait que le héros malgré lui a eu maille à partir avec les autorités pour une affaire de sketch ou Hedi imite, merveilleusement bien d’ailleurs, le chef d’état. Ces sketchs circulent sur Internet et s’échangent d’un portable à un autre. C’est probablement à cause de cette publicité néfaste que Hedi subi ce qu’il subi en ce moment. Les gens ont bien ri et se sont amusé avec ces sketchs et pour remercier l’humoriste pour ces moments de rigolade il l’on carrément jeté dans la gueule du loup…

Quel gachis !

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La chaîne de télévision française « France 3 » propose du lundi à jeudi vers 23 heures, une émission fort intéressante intitulée « Ce soir ou jamais ». Il s’agit d’un magazine d’art et de culture, parfois teinté d’un soupçon de politique, animée par Fredric Taddeï. Je ne suis pas un vrai inconditionnel de l’émission mais quand le thème m’intéresse j’ose sacrifier quelques heures de sommeil pour suivre les discussions des invites et des intervenants. Mercredi dernier les invites du magazine étaient deux figures intellectuelles d’origine arabe de réputation internationale : le « franco-tunisien » Abdelwahab Meddeb et le suisse « Tariq Ramadan ». Ils etaient tous les deux là pour débattre la question du jour : « Faut-il guérir l’Islam ? ».

J’ai déjà eu la chance de lire deux livres signés par Abdelwahab Meddeb. J’ai été surtout subjugué par ses écrits sur l’Islam et les musulmans et par ses propos forts judicieux à chaque fois qu’il participait à un forum. En ce qui concerne Tariq Ramadan je n’ai pas eu la chance de lire une des ses œuvres à part des articles et des contributions publiés ici et là. Par contre, j’ai lu pas mal sur lui. On le présente souvent comme un intellectuel brillant mais apte du double langage, un type qui excelle dans l’art de la rhétorique mais très dangereux, un « euromusulman » controversé, un individu inquiétant, un intégriste d’un nouveau genre… Bref, que des choses pas très agréables en somme mais qui ne peuvent que susciter de la curiosité car ces propos se disent sur quelqu’un qui sollicité par les universités les plus prestigieuses du monde…

A l’annonce du sujet et de l’identité des intervenants à l’émission du mercredi dernier, je me suis dis que le débat valait la chandelle de veiller. Je me mets donc à l’aise pour mieux suivre les échanges du débat. Seulement voila, face à un Ramadan percutant, convaincant, brillant il y avait en face un Meddeb absent, obnubilé par une seule obsession : celle de faire le procès à son interlocuteur.

Les maladies de l’Islam qui devaient être le sujet du débat se sont trouvées hors jeu. Au lieu de se montrer à la hauteur de la classe de son interlocuteur, à défaut de le contrecarrer, Meddeb s’est montré pathétique, lourd et d’une inconsistance effroyable et incomprise de la part d’une personne considérée comme l’une des meilleures de ce que l’élite arabe a enfanté. Bref, le débat a été sauvé uniquement par la prestation de Ramadan, magistrale à mon avis. C’est ce qu’on appel rester sur sa faim.

(Pour voir le débat : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/videos.php?id_rubrique=191&type=emission&video=20080130_csoj.wmv

Cela vous parait normal ?

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Les 55 articles les plus populaires, c'est à dire ceux qui ont reçu le plus de votes sur Tn-blogs, sont des notes blanches ????????? Je ne sais pas quoi dire. Mais, cela veut dire pas mal de choses... rabbi yba99i 3alina essiter wou barra.

أعمل كما جارك و الاّ حوّل باب دارك

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Toujours dans la rubrique actualité. L’autre jour j’ai lu que le président d’un pays voisin, l’Algérie, s’est complètement remis de sa mystérieuse maladie. Il est tellement en forme qu’il croque plein les dents dans la vie. Du coup, son premier ministre, et premier serviteur, s’est lancé dans un vaste projet prometteur qui permettra aux algériens et algériennes de profiter de la longévité de Bouteflika. A en croire les rumeurs, les démarches vont bon train pour que les algériens se voient proposer une consultation référendaire à propos de certaines questions concernant l’amendement de la constitution et surtout l’article qui limite la candidature à la présidence à deux mandats non renouvelables.

C’est troublant, mais j’ai comme l’impression que les éléments de cette histoire se sont déjà produites quelque part. Je ne sais dire si l’on est là devant une authentique expérience de « Déjà vu » ou est ce tout simplement le cour normal de la vie. En tous cas, on a la preuve là qu’il n’y a pas que les expériences de solidarité et de gestion des problèmes de la sécurité que notre cher pays exporte vers l’extérieur et ça c’est une très bonne nouvelle. Nulle doute, on est en train de faire des émules partout et il va falloir demander des droits d’auteur…

Ils sont vraiment pathétiques

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Actualité oblige, je voudrais parler aujourd’hui de l’ignoble assassinat de Benazir Bhutto. Tous le mots réunis ne peuvent exprimer la rage, l’incompréhension, la stupeur qui me rongent. Que dire sinon qu’on est là devant l’exemple même de la lâcheté suprême. Un assassinat qui montre que, même au 21 siècle, « l’Homme » est un être minable, pitoyable, méprisable, odieux, petit, indigne de tout.

Plus affligeant que l’assassinat lui-même furent les réactions du monde entier pour condamner cet acte ignominieux. Les arabes, à travers l’entité qui est supposée symboliser leur unité, la Ligue Arabe, ont « fermement » condamné l’attentat qui a coûté la vie à Benazir Bhutto et ont « adressé leurs condoléances au Président Pervez Musharraf » !!! Des condoléances à un dictateur c’est touchant ça. Je ne sais pas ce que vous pensez vous mais moi j’ai l’impression qu’à travers ce communique laconique il fallait lire : Félicitations Monsieur le Président d’avoir eu le culot d’éliminer une fois pour toute l’un de vos problèmes…

Les américains eux ont été encore une fois autosuffisants, surs et certains d’eux même en accusant les islamistes extrémistes de ce massacre. Il est fort probable et même indiscutable que la main qui exécuta le forfait soit islamiste issue de la mouvance d’Al Qaida. Mais, Benazir Bhutto, qui ne faisait pas face là à sa première menace émise par des barbus enragés, méritait une protection adéquate de l’état de par son statut d’ancienne « Femme d’Etat ». Visiblement, ce n’était pas le cas et les américains n’ont jamais soulevé la question. Musharraf n’est peut être pas le commanditaire du massacre. Cependant, la passivité dont il a fait preuve dans la protection d’une ex chef d’état peut être interprétée comme une forme de complicité.

Enfin la plus pathétique des réactions fut celle des européens. L’Europe, à travers l’UE a condamné cet attentat contre « la démocratie » ??? Brabbi de quelle démocratie ils parlent ? Quel genre de démocratie est celle qui est chapotée par un dictateur ? A priori le syndrome de Don Quichotte luttant contre les moulins à vent fait encore de ses ravages du coté du vieux continent. Parce que pour dire des absurdités pareilles il n’y a que Kouchner qui est capable de le faire et il l’a fait…

العزوزة هاززها الواد و هي تقول العام صابة

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En cette période de fin d’année où le moment est propice pour se prêter à un jeu de dressement de bilans et surtout à prendre des bonne résolutions pour l’année qui s’annonce, il me semble rébarbatif de ne pas dresser un regard rétrospectif sur les événements qui marquèrent le pays pendant cette année.

Dans l’horoscope chinois, 2007 est l’année du Cochon. Et on peut dire que c’était vraiment le cas : une année cochon. En effet, l’année 2007 aurait été celle de toutes les catastrophes pour la Tunisie. Des catastrophes naturelles causées par des pluies diluviennes (octobre 2007) qui emportèrent avec elles des hommes, des femmes et des enfants dont le seul tort était de s’être trouvés sur le chemin de ces inondations. Des catastrophes politico-militaro-terroristes qui ont pu mener le pays vers le chaos et la faillite. Et enfin, des catastrophes pseudo culturelles qui furent d’un impact dramatiques pour des dizaines de familles suite au passage de la « Star Ac » par la ville de Sfax.

Que faut-il en retenir de toutes ces catastrophes ? Que l’information, les journaux et les journalistes ont été on ne peut plus transparents, sérieux et professionnels. Que les service de l’Etat ont été on ne peut plus compétents, rapides et efficaces. Et que les citoyens tunisiens ont été on ne peut plus solidaires, unis et doté du sens de la compassion.

Heureusement que cette année est à quelques semaines de connaître son épilogue. Car je ne crois pas que les tunisiens auraient pu supporter un autre malheur. Vivement la nouvelle année. Quelle soit plus belle que sa précédente.

Atteinte à la pudeur à l’IPEI

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Quelqu’un se rappelle-t-il du film « Sliver » ? C’est un film dont les protagonistes sont Sharon Stone et Alec Baldwin. Un film pas aussi intéressant que cela. Il raconte les aventures d’un propriétaire d’un immeuble high-tech qui a installé des cameras un peu partout dans sa résidence pour épier ses locataires et plus précisement ses locatrices. Eh bien, il semblerait qu’on est sur le point de vivre la version tunisienne ou plus tôt une parodie de ce film.

Si cela venait à se confirmer ça serait indiscutablement le scandale du siècle. Il semblerait qu’une étudiante à l’Institut Préparatoire aux Etudes d’Ingénieurs (IPEI-Al Manar), aurait découvert une camera dans les toilettes de l’établissement ou elle étudie. Selon un article publié par le journal « Achaab », des cameras ont été installées un peu partout dans cet établissement sur décision de l’administration de l’institut dans le but de contrôler enseignants, étudiants, employés et tutti cuanti… Déjà, rien que pour cette raison l’affaire est suffisamment ignominieuse. Si on ajoute à cela l’existence de cameras là où elles ne devaient pas l’être alors la chose ne peut que s’amplifier en gravité. Il y a plusieurs questions qui se posent : Qui a fait cela ? Comment ? Qui est au courant ?... La présence de cameras dans les toilettes, quoi qu’on puisse prétendre, n’est justifiable sous aucun prétexte. C’est un viol qualifié.

Maintenant, il va falloir déterminer quelles proportions cette affaire a pu prendre et surtout l’ampleur des préjudices qu’elle aurait provoqué. Y a-t-il déjà des vidéos qui circulent sur le net ou dans un autre circuit « mafieux » ? Combien de jeunes filles ou d’enseignantes se sont fait piégées avant que l’on découvre le pot aux roses ?

Wait and see.

On l'a échappé belle!!!

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Il y a deux semaines de cela, le journal du PDP, Al Mawkif, publiait les photos de 4 des 30 inculpés dans l’affaire des incidents de Slimane. Je m’attendais à voir des visages barbues, des yeux noircit avec du khôl, des regards méchants… et voila que je me trouve devant 4 éphèbes. Une stupéfaction totale. A part un qui paraissait plus au moins correspondre au signalement d’une tête brûlé, les autres relèvent plus tôt d’une erreur de casting. Il y en a un qui ressemble plus à un camé ou à un trisomique qu’à autre chose. Alors que les deux restant ont le visage de deux morveux du genre à rentrer en courant chez eux et se tapir derrière leur mères rien qu’en recevant une seule gifle.

A quoi ça rime tout cela ? La gravité des faits, réelle ou gonflée, semble fortement secouée au regard de ces 4 visages plus appropriés à paraître dans une annonce de perdu de vu que d’être les protagonistes d’une affiche « Wanted ». Si les autres détenus sont du même type, c’est à dire aussi impitoyables, aussi dures…, alors il va falloir prendre les charges retenues contre ces derniers avec beaucoup de précaution.

On nous a parlé de dangereux criminels, de bandits féroces, de terroristes entraînés… On nous a dit qu’on a frôlé la catastrophe… Mais, au regard de ces têtes de turc, on a l’impression d’être devant une histoire qui sent le pétard mouillé…

Toujours est-il qu’il y a à se demander sérieusement ce qui aurait pu arriver au pays si vraiment ces gens auraient atteint leur objectif ? Très probablement nous aurions été la risée de tout le monde. Vous imaginez un peu la situation : La Tunisie, ce pays merveilleux, stable où règne la sécurité, et les tunisiens, ces gens affables et intelligents, désabusés, tenus en otage et condamné à la ruine par une bande de gamins galeux… Dieu merci de nous avoir éviter le pire.

ينصر دينك يا حاج... بوتفليقة

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Il est communément admis qu’il est très facile d’installer des barrières. L’installation de barrières se fait par précaution, par peur, pour empêcher une incursion indésirable, pour dissuader, pour contrôler. Cela n’empêche qu’on peut aussi installer des barrières par bêtise, par ignorance, pour abuser, pour emmerder… Comprendre les raisons ou les mobiles d’un tel comportement peut s’avérer une chose absurde… car les voies des hommes sont aussi impénétrables que celles de dieu…

La construction de barrières se fait progressivement, peu à peu. A chaque fois que l’on se rend compte d’une faille, on révise, on étudie les parades, on perfectionne… Bref, on s’améliore pour être plus efficace.

Le problème c’est que, une fois installées, ces barrières seront très difficiles à enlever par la suite même si on se rend compte de leur absurdité, leur inefficacité, leur inutilité…

Prenons comme exemple le visa pour visiter un pays européen. Pour aller en France, en Espagne, en Italie… une personne doit surmonter une succession d’obstacles pour pouvoir espérer obtenir cette fameuse vignette verte. Dernièrement, la France et l’Espagne ont decidé l’instauration d’un nouveau système pour l’octroi du visa : bientôt chaque candidat (?) doit, en plus des procédures de routines et du tas de papiers de justification, es hueres d’attente, etc… se soumettre à une reconnaissance digitale et oculaire ( !!!). C’est une mesure de sécurité à ce qu’il parait. Je veux bien comprendre le bien fondé de cette démarche. Mais il s’agit d’une mesure de sécurité contre qui ou contre quoi au juste ? Contre les terroristes et les clandestins susceptibles de se convertir en terroristes par la suite ? Mais depuis quand le terroriste ou le clandestin demande un visa ? S’il ne le fait pas illégalement, le terroriste est déjà sur place depuis pas mal de temps. Mais alors dans ce cas c’est qui qui subit tous ces tracas en versant de l’argent en plus ? Et bien c’est le simple citoyen, l’étudiant, le fonctionnaire… Ces gens là bien qu’ils ont une situation se trouvent punis par la faute des autres qui eux arrivent toujours à s’arranger pour atteindre leur objectif.

Moralité de l’histoire, cette situation m’a rappeler une anecdote bien de chez nous : C’est Jha qui rentre du travail épuisé. En arrivant devant la porte de sa maison, ses voisins vinrent se plaindre pour lui dire que l’un de ses deux ânes s’est enfuit et qu’il a foutu le bordel dans tout le quartier. Fou furieux, Jha prit un bâton et alla frapper l’autre âne qui était lui attaché dans l’arrière court de la maison. Les voisins incrédules apostrophèrent Jha : « Mais, Jha, ce n’et pas celui là le fautif, c’est l’autre », ce à quoi Jha répondit : Et bien estimez vous heureux car vous avez eu de la chance. Figurez-vous que si celui là à réussit à s’échapper lui aussi il aurait fait pire que son frère ». !!!

P.S : à ce propos il serait très instructif de jeter un coup d’œil du coté de la page Web du Consulat Générale francais en Tunisie et voir les formalités d’entrée en France pour les tunisiens et ceux exigées pour les français désirant entrer en territoire tunisien. C’est tout simplement époustouflant.

http://www.ambassadefrance-tn.org/spip.php?article31

http://www.consulfrance-tunis.fr/spip.php?article569

Stupidité quand tu nous tiens

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Savez vous qu’elle est le comble de la connerie humaine ? C’est d’en parler avec désinvolture comme s’il s’agissait d’une chose normale dans la vie. Je croyais tenir le monopole de la connerie dans cette blogosphère (pour ceux qui viennent de se réveiller voire URL de ce blog) jusqu’au jour ou je suis tombé sur une note qui m’a laissé effaré. Ne me demandez pas de qui je parle ou à quelle note je me réfère car cela ne sert à rien.

Cependant, sachez ceci. Que la note et son auteur soient d’une frivolité notoire et exaspérante cela peut toujours se comprendre et se justifier. Mais ce qui est d’avantage enrageant c’est que même dans ces moments d’idiotie impressionnante il y a toujours un élan de solidarité au rendez-vous. Tu peux raconter la stupidité la plus insolite du siècle et tu es sûr de trouver des «cons»frères qui se manifestent pour te soutenir dans la « Bhema » et la « tastika ba9ri ». Solidaires dans tout quoi et dans toutes les conditions, même dans la bêtise. El 7assilou mazzel el 5hir fi hel dounya.

Parce qu'il le vaut bien...

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Ça y est, Ka-kadafi (crotte tiède pour le non initiés) est en visite à Paris pour 6 jours. Polémique par nature, le personnage a suscité remous et critiques aussi bien dans le camp de l’opposition (ce qui se comprend d’ailleurs) comme chez les propres ténors de la majorité au gouvernement français (chose qui, à mon sens, relève de l’hypocrisie absolue). Pour cette visite, qui se déroule sous le signe du faste, Ka-kadafi ne s’est pas privé de montrer sa générosité débordante question de se faire une virginité toute neuve diraient ses détracteurs de tous bords. Mais, toujours est-il que en moins d’une semaine de séjour le leader libyen a gaspillé pas moins de 10 milliards d’euros en shopping chez nos amis les vikings qui trouvent quand même le luxe de cracher dans la soupe. Bref, si mes données sont bonnes, ce que Ka-kadafi a dépensé en 6 jours en France représente 10 fois le volume d’échange de son pays avec le notre. Effarant n’est ce pas. Vous me diriez où est le problème. Si Ka-kadafi aime, Ka-kadafi paye. Ka-kadafi aurait aimé faire de même avec nous. Mais franchement qu’est ce qu’il peut acheter avec cette somme en Tunisie ? Cherchez si vous voulez bien faire l’efforts et si vous tombez sur une chose d’intéressant vous pouvez toujours la faire parvenir aux responsables de ce pays ils vous en seront très reconnaissants.

Pour revenir à notre sujet, il semblerait que Ka-kadafi a décidé de faire payer sa tête de turc au prix fort lui aussi en se faisant hébergé pendant 6 longs jours dans la ville des lumières. La présence de cet invité encombrant et indésirable sera un lourd fardeau à supporter pour ses hôtes. Et tout cela le petit filou de libyen le sait très bien. C’est sa façon à lui de dire : « Parce que je le vaux bien ».*

* Slogan de l’Oréal

David Vs. Goliath ?

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Le paysage médiatique tunisien a vu récemment la naissance d'une nouvelle revue : l'Expression. C'est monsieur Ridha Kefi, journaliste de talent et de renom qui ne nécessite pas de présentation, qui veille à la destinée de ce magazine. ce qui en soit est une garantie de qualité et de professionnalisme. Bizarrement, et à ce propos ce n'est pas Ridha Kefi qui en dra le contraire, "l'Expression" partage avec "Jeune Afrique" des ressemblances troublantes: mêmes dimensions,mêmes couleurs, même format, même police de caractère, même disposition des rubriques,... Bref, on aurait dit une opération de clonage, mis briallament réussie il faut le reconnaitre.

A part ce detail anecdotique en somme, "l'Expression", qui se veut être une revue appelée à combler un déficit flagrant dans le paysage médiatique tunisien, s'est agréablement distingué par son, certes relatif, mais remarquable "audace" et par son courage d'aborder les sujets qui "fâchent" (qui et pourquoi je ne saurais trops dire). En deux mots, on peut affirmer qu'avec l'apparition de cette revue on a enfin un travail de journalisme de qualité, comme on aime lire, réalisé par une équipe de compétente et sérieuse et qui nous eloigne, certes momentanément, de la médiocrité et de la morosité quoitidienne qui marque la presse tunisienne.

Cependant, au lieu de se concentrer sur son sujet et faire son bonhomme de chemin, l'Expression qui n'a que sept numéros à son actif (le dernier en date consacre un trés bon sujet sur la blogosphère tunisienne) et donc une vie presque embryonnaire, a cru opportun, et ce dés le cinquième numéro, d'entrer en conflit ouvert avec son ainée "Jeune Afrique" qui a osé toiser du haut de ses 48 ans d'existence et de son statut de doyenne de la presse africaine, la "petite" consoeur tunisienne.

De quoi s'agit-il au fait ? Une simple tempête dans un verre d'eau si on se limite aux apparences. Mais, en y creusant un peu plus profond on peut se dire que les tenants et aboutissants de cette histoire peuvent dépasser le simple cadre de la polémique entre deux confrères. L'incident, car il s'agit bien d'un, s'est déclenché quand "Jeune Afrique", dans on numéro 2444, publia un reportage sur les agisements "troublants" du MEPI (Middle Easte Partnership Initiative) en terre tunisienne, et ce avec l'appui actif de l'Ambassadeur des Etats Unis en Tunisie qui se comporte, selon une formule emplyée par un ancien diplomate tunisien et reprise par "Jeune Afrique", comme un "proconsul". Entres autres indiscrétions, "Jeune Afrique" mentionna l'existence d'un accord financier de collaboration entre le parron du groupe d'édition "Assabah", Raouf Cheikhrouhou, et le Mepi pour l'organisation d'un certain nombre de tables rondes.

Il n'y avait pas de quoi faire tout un plat. Mais, se sentant visée et extrêmement vexée, la direction de la rédaction de "l'Expression" a interprété cela comme une forte accusation mettant en doute l'independance de ligne éditoriale et, par extension, celle de tout le groupe à cause de cet accord. Dénonçant une certaine jalousie de la partde "Jeune Afrique" à l´égard de cette dernière (???), la réponse, d'aucune pertinence d'ailleurs, de l'Expression a été disproportionnellement agressive et violente. LA rédaction de la revue tunisienne se livra à une véritable diatribe et se lança dans une "auto plaidoirie" pour s'innocenter contre d'accusations inexistantes ou du moins pas aussi évidentes que les prueves avancées.

D'aitres que moi auraient dit qu'on est là devant un cas typique de dérapage médiatique à la tunisienne, trés habituel dans nos journaux, et que l'Expression a peru une belle occasion pour se "taire". Mais elle ne l'a pas fait. Sa réaction était tellement farouche et tellement louche qu'on a l'impression qu'elle a vraiment quelque chose à se reprocher et qu'elle trempe dans tout ce qu'elle récuse. Si elle était vraiment "clean" comme elle le prétend alors la question qui se pose est : Pourquoi se défendre d'accusations qui, en réaíté, n'ont été faites par personnes ?

En conclusion, faut-il voire dans cette escaramouche un combat entre David et Goliath comme les gens de l'Expression ont voulut preésenter cette affaire ? Il y a de faible chance que cela soit le cas. Jeune Afrique tarde à riposter à l'attaque ce qui laisse penser qu'elle ne veut pas donner à l'affaire une dimension plus grande et à l'Expression un poids plus grand important de ce qu'elle peése.

Opération bouche-cousue

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En avril 2003, peu de jours apres le déclenchement de la guerre contre l'Irak, deux journalistes espagnols, se trouvant sur place pour couvrir la "calamité", trouvèrent la mort. Le ministre espagnol de la Défense, à l'époque, décréta que tous les espagnols se trouvant en Irak, journalistes y compris, doivent quitter le territoire irakien le plus tôt possible. Faute de quoi, l'Etat espagnol se désengage de toute responsabilité et même de tout apport d'assistance. Cette mesure suscita chez le corps des journalistes espagnols une réaction que je trouve extremement intelligente. Les journalistes chargés de couvrir les activités du chef du gouvernement espagnol, déposèrent caméras, appareils photo, micros, stylots, carnets..., par terre au passage d'Aznar. Par cet acte, ils ne voulaient pas uniquement exprimer leur colère pour la mort de deux de leur collegues. Non, ils voulaient aussi signifier à Aznar et à son gouvernement que si ces derniers ont decidé d'empecher les journalistes espagnols de réaliser leur mission tel qu'ils l'entendent et bien ces meme journaliste sont préts à punir le chef du gouvernement et son equipe en les privant de parole, d'image, de moyens de communication...

Pourquoi je raconte tout cela. Tout simplement pour donner un avis sur l'opération "note blanche" decidée par la blogosphère tunisienne pour le 25 décembre prochain. J'entend déjà des voix s'elever de loin pour me traiter de rabat-joie et de casseur d'ambiance... Non, je vous assure que je ne veux nullement jouer ce rôle de brebis gâleuse. Mais, j'ai des questionnements sur l'opportunité et l'eficacité de cette opération. Tout d'abord, je voudrais affirmer que je trouve l'ésprit et le principe de cette action legitimes et necessaires. Mais c'est la façon qui me dérange. Que voulons nous signifier par cette "note blanche" ? Notre colère contre la censure du blog de notre confrere Free-Race ? Soit, mais cette colère ne pouvons nous pas la manifester autrement qu'en nous reduisons au silence ? Qui sera puni dans cette affaire, les bloggers ou les auteurs de la censure ? Ne pensez vous pas que celui ou ceux qui sont derriere cette censure vont se rejouirent et se dire "tiens, on a reussi à leur clouer le bec pendant 24 heures à ces cons de bloggers" ? Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne veux pas qu'ils le disent. Je ne veux meme pas leur donner la chance d'y penser. Au lieu de disparaitre "symboliquement", je pense qu'il serait mieux que nous soyons tous des "Free-race" le 25 decembre prochain, en postant pour lui, pour le soutenir, pour lui montrer notre solidarité... pour maintenir notre blogosphère dynamique, vivace et libre... Maintenant si la majorité d'entre nous juge que la meilleurs reponse à la bande de censeurs c'est de poster blanc et bien je ne ferai que suivre la decision de la majorité...

Et pendant ce temps là...

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Dans son dernier numéro, le magazine “Arabies” consacre un reportage spécial sur la Tunisie (nº 247, novembre 2007). Il écrit, notamment sur sa couverture, ceci : La Tunisie, un pays qui voit loin. Justement ils ne croient pas si bien dire chez « Arabies ». C’est vrai que la Tunisie est un pays qui voit loin. Très loin. Trop loin même. Tellement lointain que les tunisiens n’arrive plus à voire eux où regarde leur propre pays.

Déni de maternité.

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Ça devait être une visite de routine pour la jeune maman. Les analyses étaient bonnes. Le gynéco, jovial et plaisantin comme d’habitude, procéda à l’auscultation ordinaire à l’aide de l’échographe. Eh soudain, c’est le silence. Un silence lourd. Très lourd. Le visage du gynéco changeât de couleurs, il suait, ne savait plus ni comment ni où se mettre. Apres quelques balbutiements, le verdict tomba comme un couperet. « Madame, je suis désolé de vous l’annoncer ainsi. Votre grossesse doit être interrompue le plus tôt possible ». Abasourdie, assommée par cette annonce insensée et macabre, elle n’arrivait pas à comprendre, à assimiler ce que disait ce dernier. Le médecin essaya de son mieux de s’expliquer. Mais, ses mots étaient trop compliqués, trop techniques, incompréhensibles pour une jeune mère qui depuis presque six mois meublait l’attente d’avoir son premier bébé en achetant des vêtements, en choisissant la clinique, et en se chamaillant avec le père sur le prénom du futur bébé… Sur indication du gynéco, une deuxième auscultation, avec des appareils encore plus sophistiqués, a été faite chez un autre collègue. Confirmation du diagnostique : le fœtus est atteint d’une maladie rare. Sa croissance a stoppé net. Il souffre de plusieurs malformations génétiques qui généreraient à leur tour d’autres anomalies. La mort du fœtus est inévitable et la grossesse devrait être arrêtée le plus tôt possible pour que la mère ne subisse pas des complications.

Elle est rentrée à la maison anéanti, détruite, complètement abattue. C’est sa première grossesse, sa première ex future progéniture. Son mari, sa mère, ses frères, ses sœurs, ses amies… voulaient la consoler mais n’arrivaient pas à se consoler eux même.

Dans deux jours elle devrait être admise dans une clinique pour expulser de son corps cette chose auquel ni elle ni personne n’a pu mettre un nom. Deux jours. C’est long. Trop long. Les minutes ne passent pas, Les heures non plus. Tout semble s’être arrêté. L’attente est longue, insupportable. Si on avait à lui demander ce que représentait l’enfer pour elle, elle aurait répondu sans hésitation aucune que l’enfer était ce qu’elle vivait en ce moment là. Ce n’était pas un avortement. Ce n’était pas une fausse couche. C’était une situation étrange. C’est comme si on a prit une gomme pour effacer une partie d’elle, une part de sa vie, un espoir nourrit pendant des mois, une joie qu’on a convertie en un malheur. Elle essayait de ne penser à rien. De se dire que c’est juste un cauchemar. Qu’elle va vite surmonter cette tragédie. Que tout finira par se terminer. « Quelle heure est-il maintenant ? Pourquoi les aiguilles de la montre ne veulent plus avancer ? ».

Apres un attente longue et pénible, après moult souffrances et douleurs, au bout desquelles ce n’était pas un tout petit bout de choux qui est venu égayer le foyer de ses parents mais une masse inerte et inanimé qu’on a vite envoyé au laboratoire pour d’amples analyses, on est arrivé à lui extirper des ses entrailles sa fierté de maman, sa fécondité, sa détresse, son drame, sa tragédie…

Quatre jours après elle est sortit de la clinique ressemblant à un zombie, une loque errant sans âme ni but. La tristesse l’a envahit. Les yeux perdu dans le vide. Pourra-t-elle réapprendre à vivre ? Pourra-t-elle regarder la vie de la même façon ? Saura-t-elle surmonter cette épreuve ? Saura-t-on la consolée ???

Je vous dois une éxplication, la voici

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Ma dernière note a suscité quelque réactions (très peu dieu merci) oscillants entre un reproche mi-voilé et une approbation non tout à fait complète. Avant que la polémique n’enfle et qu’une avalanche de commentaires insensés me tombe sur la tête j’aimerais apporter la mise au point suivante :

Je tiens à préciser que lorsque j’ai écrit ma dernière note mon intention n’était pas de dénigrer ou de critiquer qui que se soit. C’est vrai que le ton que j’ai utilisé cachait mal mon exaspération du fait que cela fait des semaines maintenant que je rode dans Tn-Blogs sans vraiment tombé sur quelque chose qui puisse me procurer une certaine satisfaction. Mais, loin d’être une attaque, cette note ne reflétait qu’une impression personnelle et donc hautement subjective. Inexplicablement, je me suis trouvé comme affecté par un coup de blues. Je me suis senti nostalgique d’une certaine période, non très lointaine, où des bloggers écrivaient des notes qui ne laissaient pas le lecteur de marbre et qui poussaient à cogiter sur l’absurdité de la vie en générale. Ce genre de notes je n’arrive plus à les retrouver et comme un orphelin abandonné, je me suis trouvé chagriné par les départs, annoncés et non annoncés, de plusieurs membres de la blogosphère tunisienne. Je regrette le départ de ces bloggers doués qui ont apporté des moments de bonheur, des moments de lecture passionnante avec leurs notes, et dont le départ n’a pas été comblé. Ma pensée va à ce cher Mani, le penseur qui tout en abordant des sujets très graves, n’oublie par de garnir ses notes avec un teint de sarcasme décapant. Je pense aussi au plus grand polémiste de toute la blogosphère, Abdou, qui après sa « felsa », a fait de son Kouri un espace pour exprimer des idées dérangeantes dans un style provocateur dont lui seul a le secret (oui j’aime sa vulgarité, sa spontanéité, son style atypique…). Ma pensée va aussi à l’extravagante « Orchidée » qui nous gratifia de moments agréables avec les hilarantes péripéties de Madame Neziha. Je pense aussi à Xander et à ses notes peut être provocatrices mais foncièrement basée sur un travail de recherche sérieux. Et j’en oubli certainement.

Je voudrais dire aussi que je regrette que d’autres bloggers, qui par lassitude qui par manque de temps ou pour d’autres raisons qui m’échappent, ne soient plus aussi prolifiques comme avant. Des bloggers comme, Big Trap Boy, Tarek Chentiti, Tonton Jacob Skaydancer, Téméraire… qui nous ont habitué à nous livrer leurs impressions, réflexions et même leurs soit disant « sottises » de façon presque quotidiennement, se font de plus en plus silencieux en ce moment. Enfin, je regrette surtout que Emma Benji, avec son statut de journaliste confirmée, ne fasse plus que des apparitions sporadiques. J’espère que cette pause ne soit que momentanée et non pas le prélude d’une absence plus longue.

Voila, j’espère avoir pu donner une explication convaincante. Mon coup de gueule n’était pas dirigé contre ce qui se fait dans Tn-Blogs en ce moment mais il était surtout causé par tous ces gens que je viens de citer, et par beaucoup d’autres que je n’ai pas oublié mais qu’ils me pardonnent de ne pas les avoir mentionné, qui ont crée en moi une certaine dépendance.

Je voudrais finir cette note par rendre à César ce qui est à César. Heureusement que dans la blogosphère il y a encore des gens comme El Greco, Stupeur, Sidi Ali, Hammamet, Naufrage, Tarek Kahlaoui, Free Race, Citizen, Gouverneur, Etkalem… (Que les auteurs de blogs photos ne se vexent pas, leurs œuvres restent une catégorie à part)

P.S : Chère Mariouma, j’espère que tu trouveras dans cette note une réponse à ton commentaire. Saches, cependant, que je ne peux me permettre d’avoir quelque chose contre toi ne serait-ce que pour deux raisons fondamentales :

1- Ton prénom, et là je ne crois pas être ni le premier ni le dernier à te dire que tu portes un très joli prénom.

2- Parce que tu vies (ou séjourne) à Paris et Paris pour moi c’est « Oum Eddonya ». Sacrée veinarde va.

Bienvenus à la blogo-poubelle

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Putain de merde. Je ne croyais pas l’esprit « Télé-réalité » aussi contagieux que cela. Je croyais que le règne des trucs merdiques genre Big Brother, Star Academy, La Ferme (dans les deux sens), Regarde Ce Que J’ai Entre Les Fesses et tutti cuanti… était strictement réservés au domaine télévisuel. Apparemment je me suis trompé. Car la chose, ce machin, la bête immonde comme dirait l’autre, a osé s’inviter et envahir petit à petit la blogosphère tunisienne. Le voyeurisme et l’exhibitionnisme sont devenu monnaie courante et je dirais même le lot quotidien de ceux qui consultent TN-BLOGS (je te plain Houssien, tant d’effort et de sacrifices pour enfin arriver à ce résultat…). Que faire ou que dire ? Rien à priori. Du moment que le peuple demande alors le peuple a droit à ce qu’il réclame. Faites un petit tour par tn-blogs et vous verrez que la majorité des blogs fonctionnent exactement dans le même principe et dans la même mentalité des émissions Télé-réalité. Si ces dernières n’ont d’autre objectif que de faire exploser l’audimat, les premiers eux n’ont d’autre dessein que d’accaparer le plus d’attention possible en s’effeuillant comme dans un exercice de streaptease et amateur en plus. Vous me diriez que c’est désolant de se trouver devant des gens, supposés être intelligents, qui abandonnent toute leur pudeur pour livrer leur intimité en pâture au public. Eh bien, c’est ainsi et ça sera toujours comme ça. C’est à prendre ou à laisser (merde je me trouve obligé de faire de la pub à l’autre connard en plus). Tu viens chercher quelques choses d’intéressant, de nouveau, d’édifiant, de constructif, d’instructif… ou, à défaut, de divertissant, de relaxant… eh bien tu peux toujours te fourrer le doigt dans le nez faute de le faire ailleurs. Remarque, pourquoi s’entêter à vouloir quelque chose qui ne peut être réalisable. La blogosphère tunisienne vaut ce qu’elle vaut et en cela elle ne se différencie guère des autres communautés de bloggers. Alors pourquoi réclamer à quelqu’un ou à quelque chose plus de ce qu’il peut donner ? Think about it !

Father Vs Son : Fight

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Le fabriquant de lames à raser « Wilkinson » a mit en ligne sur son site un « trailer » d’une facture artistique et technique fabuleuse. Ce spot publicitaire est à mon humble avis celui qui devrait être élu comme le plus réussit, le plus original et le plus créatif jamais réalisé cette année. C’est une pure merveille et un vrai régal visuel. Je l’ai regardé et re-regardé maintes fois sans jamais me lasser. A chaque fois je le trouve plus vrai que la réalité, plus touchant et surtout plus illustratif de la vie que je mène en ce moment. Peut être que la solution proposée est la bonne. Mais franchement je n’opterai jamais pour cette dernière.

Pour voir le clip cliquer sur le lien suivant :
http://www.ffk-wilkinson.com/

Fair play

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Il est communément admis parmi les sphères de l’opposition et entre les bloggers tunisiens que Borhane Bsaeïs est l’intellectuel de service du régime (et là ce ne sont pas les auteurs du blog « Boudourou » qui vont me contredire). Je connais l’homme à travers ses écrits et ses billets fort polémiques qu’il publie régulièrement sur les colonnes de « Assabah ». Cependant, bien que n’étant pas le seul journaliste de talent, et de talent il en a à revendre croyez moi, qui mette ses compétences au service de causes indéfendables, Borhane Bsaies se distingue par rapport à tous les autres laudateurs, thuriféraires… ou appelez les comme vous voulez, par sa supériorité intellectuelle, la perspicacité de ses analyses et surtout par sa capacité de tenir des propos fort convaincants. Là où tous les autres se contentent de reproduire un discours fait d’une langue de bois ennuyante, redondante et exaspérante à outrance (ينعّس الكلب على خريتو), lui il est capable de paraître tenir un discours révoltant et révolté tout en usant, cependant, de la même langue que ces derniers.

Comme la majorité des lecteurs des billets de Borhane Bsaies, je ne partage ni les idées ni les convictions de ce dernier. Cependant je ne peux nier, ni personne ne pourra le faire d’ailleurs, que Borhane Bsaies est un très bon orateur et un communicateur doué. Et c’est justement là où réside le génie pervers de cet homme. Il peut jouer le rôle de l’avocat du diable avec brio et s’en sortir victorieux. C’est un adversaire qui est dangereux et redoutable car il a une aisance et une faculté indéfectible de jouer adroitement sur les diverses nuances du gris. Il est si brillant dans l’art de la persuasion qu’il trouve facilement les mots et les arguments qui peuvent te faire vaciller et même, dans certains cas, t’inciter à changer d’opinion sur une question alors que tu étais sur et certain que ta première position était incontestablement la bonne. Il est capable, comme nous dirons nous autres les tunisiens, de : يبيع القرد و يضحك على شريه

En plus de ses écrits, j’ai eu l’occasion de suivre les interventions de Borhane Bsaies dans des débats télévisés organisés ici et là (Al Jazeera, Al Arabiya…) et je me suis toujours demandé comment ce denier peut faire pour assumé le rôle le plus ingrat tout en réussissant à dégager un certain charisme auprès de ces lecteurs et des auditeurs. La dernière preuve de cette réalité paradoxale fut sa prestation remarquable et remarquée lors de l’émission بل مكشوف diffusée hier mardi sur Hannibal TV. J’ai suivi l’émission tout en me demandant : Mais que fait « cet intrus » sur ce plateau ? A la fin de l’émission non seulement mon respect envers lui a grandit mais je dois reconnaître avoir même éprouver un sentiment de sympathie envers celui que je considère encore et toujours comme un intellectuel à la solde du régime. Que les détracteurs de Borhane Bsaies ne m’en veulent pas sur ce que je viens d’écrire. Je sais que cela peut leur paraître subjectif, faux et très discutable. Mais, j’ai eu l’impression qu’il fallait rendre à Cesare ce que est à Cesare.

Qu'elle est son tort ?

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Amies Bloggueuses amis bloggueurs bonjour. Aujourd’hui j’aimerais vous parler un peu du savoir vivre. Mais avant de commencer mon récit permettez moi de faire cette petite introduction. Je devrais avouer que j’entretien un rapport assez paradoxal avec l’activité de faire les courses. Autant j’aime prendre le couffin pour aller acheter des légumes et des fruits, une activité qui me rappelle mon enfance lorsque j’accompagnais mon grand père au marché central tous les week-ends, et que je trouve un passe temps relaxant et un vrai plaisir, autant la nécessité d’aller à un hypermarché pour faire les emplettes me provoque la plus insupportable des migraines. S’il y a une chose qui me tape vraiment sur les nerfs c’est d’être obligé d’aller à « Carrefour » ou (pour ne pas lésé le concurrent) « Géant ». Samedi dernier, ma femme m’annonçât sur un ton menaçant qu’il n’y a plus de couche pour notre bébé, plus d’eau, plus de lait et plus de yaourt… et qu’il fallait aller en urgence chercher tout ça. Je me dirige vers hypermarché de la place content de ne pas emmener ma femme avec moi car pour une fois je n’achèterai que ce qui est indiqué sur la liste et rien de plus (d’habitude on y va pour une course de 50 dinars on en sort avec une facture de 150 dinars et plus). Léger et libre, je fais mes emplettes en moins de 10 minutes et je me dirige vers la caisse. Devant moi se tenait un jeune homme de 35-40 ans, du style BCBG (bon chic bon genre). Il fait passé ses courses tranquille et zen jusqu’à ce que, à un certain moment, la caissière, avec toute la politesse due, lui signifie qu’elle a des consignes strictes pour ne pas faire passer plus d’un pack de six paquets de lait par personne. Là, notre cher ami fut piqué par une mouche horrible. J’ai beau chercher quelle crime de lèse majesté la caissière a commit mais je ne trouve pas. Cela n’empêche que notre ami s’est horriblement vexé. Il n’arrivait pas à admettre comment une minable caissière ait osé lui dire qu’il n’avait pas le droit de prendre autant de lait qu’il en voulait. Comment une roturière paumée, qui est la à son service, ose-t-elle lui dire à lui, le noble et l’aristocrate, qu’il ne pouvait pas faire passer plus d’un pack de lait ? Montant sur ses grands chevaux, notre ami affirma qu’il n’avait vu aucun panneau sur les lieux indiquer que chaque client n’avait droit qu’à un seul pack de lait (je crois qu’il ne vit pas souvent par ici et qu’il n’a aucune idée sur la pénurie qui frappe le pays). Il estima condescendant de parler avec une misérable caissière et exigeât qu’un haut responsable de l’établissement vienne le voir immédiatement pour laver cet affront. Pour lot de consolation, notre ami n’a eu que l’intervention d’un chef caissier qui lui signifia fermement qu’il pouvait toujours adresser une réclamation à la direction mais que pour le moment il n’avait droit qu’a six litres de lait comme tous les communs des mortels. Tout en râlant et pestant, il fini par payer et son aller sans oublier de diriger un regard fulminant envers la caissière. Pendant ce temps là, je regardais la scène éberlué. Je n’arrivais pas à trouver une seule raison qui puisse justifier que le monsieur fasse un scandale pareil. Quel délit la caissière a-t-elle pu commettre ? Si les caissières et autres employés de ces hypermarchés étaient des actionnaires ou des détenteurs d’une quelconque part de ces établissements, j’aurais peut être étais tenter de légitimer la colère de ce monsieur. Mais ce n’était pas le cas. Alors, messieurs un peu de décence s’il vous plait l’esclavage est un phénomène révolu et la supposée supériorité intellectuelle, sociale ou autre n’a jamais été un passe-droit pour maltraiter les gens.

و عادت حليمة الى عادتها القديمة

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كان من المؤمول أن تتقلص اللغة الخشبية، أمام استحالة زوالها، بعد عشرون سنة من التغيير. و لكن الأرجح هو أن دار لقمان بقيت على حالها. و اليكم بعض المختارات اليى لا تستحق الى أيّ تعليق :

في إجابته عن سؤال أحد ممثلي الصحافة الاجنبية في تونس الذي تطرق إلى الافراج عن مساجين أشار
وزير العدل وحقوق الانسان أنه لا يمكن الحديث عن إطلاق سراح سياسيين لانه لا يوجد في تونس مساجين سياسيون ويضيف وزير العدل أن المعتقل السياسي هو الذي يحاكم من أجل انتماءاته السياسية وفي تونس لا يوجد من أودع السجن من أجل أفكاره أو انتماءاته بل من أجل أفعاله أو العنف الذي يدعو إليه...

فأجابه مجيب : معيز و لو طارو

وحول القرارات المتعلقة بالترفيع في منح الصحف الحزبية ومضاعفة المنح المخصصة للاحزاب السياسية الممثلة في مجلس النواب فقط وعدم تعميمها على جميع الاحزاب أشار السيد زهير المظفر الى أن ذلك غير ممكن لان حسن التصرف في التمويل العمومي للاحزاب يقتضي تقديم المنحة- التي هي من المال العام- فقط للاحزاب التي لها حد أدنى من مصداقية التمثيل والانتشار الشعبي...

المثل العربي يقول : رب عذر أقبح من ذنب

Prix Mo Ibrahim ? Eeeeuuuuh...

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Mo Ibrahim est un homme d’affaire soudanais qui a touché le jack pot en réalisant une plus value pharaonique lors de la cession de ces parts dans la société Celtel au groupe koweitien MTC. Ce monsieur se veut assumer le rôle d’agitateur non d’idées mais de sociétés en lançant une initiative fort insolite : la création d’un prix de bonne gouvernance doté d’une prime largement supérieure à celle concédée par le prix Nobel et qui sera décernée aux anciens chefs de gouvernement africains. Peuvent se présenter à ce prix uniquement les lauréats capables de remplir les deux conditions suivantes : avoir démocratiquement quitté ses fonctions et, surtout, s’être distingué pour la qualité de son action politique. L’initiative parait louable et sûrement très noble. Sauf que restreindre la candidature au continent africain risque de vider ce prix de son sens. Parce qu’au vu de ce qui se passe en Afrique aujourd’hui (et toujours d’ailleurs), je ne crois par que les candidats à se prix vont se bousculer pour l’avoir. Au fait, les lauréats qui correspondent aux conditions proposées sont très peu nombreux et représentent, á mon avis, l’exception et non la règle. Ceci dit, Monsieur Mo Ibrahim, au bout de quatre ou cinq ans aura fort à faire pour dénicher une personnalité à qui attribuer son fameux Prix. Donc, aussi flamboyante et philanthropique que puisse paraître son initiative, ce riche homme d’affaire qui veut bousculer les choses pourrait être tranquille et rassuré que son argent n’ira très probablement pas trop loin de son compte bancaire.

Dust in the wind

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Il y a vingt ans de cela un événement et venu chambarder ma vie et celle de tous mes concitoyens je suppose. Cet événement a éveillé en moi un sentiment d’espoir, d’optimisme et de satisfaction. Exhorté par la fougue de la jeunesse, j’ai voulu voir en ce changement une chance de s’exprimer, de décrier ce qui ne marchait pas et pourquoi pas de proposer de nouvelles idées. Avec le temps, je me suis convaincu que le rythme des changements ne correspondait pas à mes attentes et à mes ambitions. Petit à petit, déçu et amère, j’ai commencé à me déconnecter de cette réalité préférant mener une vie parallèle et mettre toutes mes attentes et mes espoirs en état d’hibernation. L’année dernière, on a annoncé, tambour battant, que l’avènement des vrais changements allait se réaliser incessamment. L’espoir, jamais perdu, commença à se manifester encore une fois. Je suis sortie de ma réserve. Quelques signes ici et là ont nourri cet espoir de changement. Mais le jour « J » venu, j’ai eu l’impression que la montagne a accouché d’une souris. Alors j’ai décidé d’appuyer une deuxième fois sur la touche « stand by» en attendant des jours meilleurs

Tunise Telecom

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Tunisie Telecom, qui se veut agressive dans sa nouvelle strategie de communication, a choisit comme slogan
كلنا على فرد كلمة
Il me semble avoir vu déjà quelque part un slogan trés ressemblant. Je ne rappelle plus ou exactement. Mais bon, les K&K (ne pas lire caca) semblent vouloir rendre la monnaie à quelqu'un (voir derniere pub : Tunisie Telecom Nº 1 ...)

Injustice quand tu nous tiens

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Le 2 novembre dernier on a annoncé la mort du pilote de Enola Gay, Paul Tibbets, celui qui larguât une bombe atomique sur Hiroshima causant la mort de 140.000 personnes !!! Le nombre vous parait choquant. Pas autant que cela apparemment pour les américains et pour l’opinion publique internationale. Le mec a toujours déclaré qu’il est fier de son exploit. Il a fait son job comme on dit. Il a accompli son devoir de militaire avec abnégation mais aussi avec beaucoup de volonté et sans regret aucun. Pour moins que cela d’autres personnes, non américaines bien évidement ont été accusées de génocide, crime contre l’humanité… et la liste peut s’allonger allégrement (ou macabrement selon votre humeur). Paul Tibbets a demandé à ce qu’on ne mette pas d’épitaphe sur sa tombe pour que cette dernière ne devienne pas le lieu de rassemblement des pacifistes. S’il s’avère que ce vœu est vraiment le sien ce fils de pute (celle même qui a donné son nom à l’avion transporteur de la bombe pour que cela se passe sous une bonne étoile) en bon soldat americain aurait pensé à tout même à l’après sa mort.

زيد الماء زيد الدقيق

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La dénonciation d’un acte répressible est une bonne chose. Un principe qu’il faudrait appliquer à tous les niveaux et à toutes les personnes. Cependant lorsque cette dénonciation atteint des degrés exagérés cela devient un acte plus proche du lynchage que d’autre chose. Mohamed Kahlaoui, professeur universitaire, que je ne connais ni de près ni de loin, a eu l’outrecuidance de se permettre de piocher (et piocher ici est un euphémisme si l’on croit les allégations avancées qui assurent que ce dernier à carrément fait du « Ctrl+c-Ctrl+v ») dans une recherche réalisée par un autre Professeur de l’Université de Mohamed V au Maroc, Abbas Jarrari, pour écrire un livre sur l’histoire de la musique andalouse. Bien évidement ce monsieur Kahlaoui, qui par l’occasion est devenu soudain le centre d’intérêt des spécialistes et des néophytes, a omit de citer ne serait-ce que sommairement les sources (ou plutôt la source) de son œuvre.

Je disais donc que ce Kahlaoui, qui a essayé de se justifier, a été dénoncé une première fois par Fraj Chouchane, par notre ami Tarek Kahlaoui et par Mohamed Garfi pour ne citer que ces noms. Au risque de me répéter, je dirais que cette dénonciation est bénéfique et même louable. Mais quand cet acte de plagiat caractérisé, devient le sujet récurrent et principal de toutes les chroniques et billets publiées dans les pages culturelles de nos journaux, j’avoue que je commence à voir dans cette campagne, parce qu’il s’agit d’une, une intention louche. Je n’accuse personne de vouloir porter sciemment préjudice à ce monsieur, mais ne parler que de lui et que de son acte odieux, en ce moment, peut finir par paraître comme une affaire motivée quelques parts par un désir de règlement de compte.

Tout acte de plagiat quelque soit son degrés de gravité est répréhensible et cela s’applique aussi au présent cas. Cependant, il y a eu des cas beaucoup plus grave que le livre de Mohamed Kahlaoui dont le contenu de son livre est resté sûrement consulté par un lectorat très réduit vu sa spécificité. Je veux dire par cela qu’il y a des personnes qui se sont enrichit ou obtenu des postes privilégiés en ayant eu recours au plagiat sans que cela n’ait suscité une tollé général comme dans le cas de ce Mohamed Kahlaoui. Alors faut-il voir en cela une application de notre cher proverbe bien tunisien : الّي هزّتو صقيه العصي ليه