Tolérance Zero

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Fait exceptionnel chez les bloggueurs tunisiens. Certains posts peuvent susciter des réactions enchaînées. C’est assez insolite comme phénomène. Un post peut facilement dépassé les quarante commentaires alors qu’ailleurs dans les autres blogosphères celui qui arrive à additionner 20 commentaires (fait avéré) est considéré comme un roi (Bouh Bey comme on dit chez nous). Vous me diriez certainement que c’est là une preuve du dynamisme des bloggueurs tunisiens et que s’il y a autant de enthousiasme c’est tant mieux : cela est un signe de la vitalité de cette blogosphère. J’aurais aimé partager cet avis. Sauf que, si on examine de près les posts tunisiens qui ont recueilli plus de 40 posts on finira par se poser pas mal de questions sur le degré de tolérance chez les bloggueurs tunisiens. En effet, les posts qui ont pu surpasser les 40 commentaires se comptent sur les bouts des doigts de la main et tous se distinguent par leur caractère polémique et donc par leur propension à susciter des avis différents, des appréciations différentes ou à générer tout simplement des nuances. Jusqu'à ici il n’y a pas de mal. Mais lorsque le « débat » dégénère en insultes c’est là que les choses commencent à tourner mal. Etant arrivé depuis très peu de temps à cette blogosphère, je vais me limiter à citer deux cas qui ont retenu mon attention. J’espère avoir évoqué ce sujet avec suffisamment de recul pour que les concernés, s’ils lisent ce spot, puissent se rendre compte que parfois il vaut mieux ne pas dire ce que l’on ressente au moment même ou on le ressent vu que, sous l’impulsivité, on est capable de faire sortir des choses qu’on regrettera par la suite. Le premier incident que j’aimerais évoqué est celui d’une jeune bloggueuse, très jeune je dirais même, qui ne fait que commencer l’apprentissage de la vie, qui a eu l’outrecuidance de poster un commentaire où, inconsciemment et naïvement je suppose, elle a agressé gratuitement et sans raison un homme qui avait commis comme seul crime celui d’être juif et patron d’un restaurant. Croyant exprimer ses « principes » elle a manifestement confondu militantisme en faveur d’une cause et l’expression d’un avis personnel. Personne ne peut dire que la gamine a commit une bourde, mais de là à réagir avec autant de violence à son encontre pour défendre le cas de ce monsieur m’a paru une réaction assez excessive. La scène a tourné carrément en une forme de lynchage cybernétique. Chacun y mettait du sien (zid el ma2 zid 2d9i9). Les ripostes étaient d’une violence et d’une véhémence inouïe. Et pourtant le concerné en personne a été plus intelligent, plus diplomate et surtout plus pédagogue que ses propres « avocats ». Dans une réponse cinglante, certes pleine d’ironie (absolument légitime), le monsieur s’est comporter comme un vrai gentleman allant jusqu’à inviter son "agresseur" à venir dîner gratuitement dans son restaurant. Dans sa réponse il y avait une vraie leçon de tolérance qui est passée malheureusement inaperçue.
Le deuxième cas est celui d’un autre bloggueur qui, je le reconnais, a agit en tant qu’agitateur cherchant la polémique. Il a eu l’idée, pour ne pas dire le culot, de dire haut et fort qu’il est contre l’apparition d’un blog se réclamant publiquement homosexuel. Ce bloggueur à beau expliquer qu’il n’a rien contre les homosexuels et que sa démarche consiste tout simplement à dire que les orientations sexuelles de tout un chacun doivent rester du ressort de la vie intime, il n’a pu échappé aux insultes de toutes sortes. Cela a donné un spectacle désolant. Il s’est avéré que le mêmes gens qui réclament la fin de la dictature politique et appellent à la liberté et à la démocratie sont eux-mêmes la proie d’une dictature intellectuelle : ceux qui sont de mon avis sont mes amis et ceux qui ne le sont pas ne sont pas mes amis. Ce genre de raisonnement me rappelle quelqu’un qui a foutu la merde dans le monde…
A bon entendeur salut.

Adieu l'artiste

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Nejib Belhkhodja est l’un des peintres tunisiens les plus doués. Il vient de nous quitter en succombant soudainement hier matin suite à un malaise alors qu’il était en train de discuter avec un réalisateur les détails de sa participation dans une émission culturelle. Tous les journaux sans exception ont parlé de cette grande perte pour le monde artistique et culturelle tunisien. Le titre choisi par « Le temps » m’a paru le plus expressif « la dernière touche »… Eh oui la vie de cette artiste a été une œuvre d’art. Il mérite qu’on applaudisse sont départ.

Devine qui vient diner ce soir ? (acte 2, Suite et fin)

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Six mois après. La tension entre la fille et sa mère n’a pas baissé d’un cran bien que toutes les deux ont maintenu un rapport cordial. Lors de son passage pour des nouvelles vacances la mère de N, sur un ton résigné, lui dit :

- Tu sais ma fille. On a beaucoup pensé à ton sujet ton père et moi.
- Quel sujet maman ?
- Le type avec qui tu veux te marier.
- Ah, Philippe.
- Il s’appelle Philippe ?
- Oui, maman.
- Eh bien voila ma fille. Ton père et moi nous sommes arrivés à la conclusion qu’il serait préférable qu’on ne te contredise pas trop dans cette affaire. Apres tout c’est une question qui te concerne le plus. Donc, nous sommes d’accord pour que le mariage ait lieu, mais il y a des conditions préalables. La première de ces conditions c’est que ton Philippe doit se convertir à l’islam.
Soulagée et cachant mal sa joie, N répondit : Pour te dire la vérité maman, on a prévu cette chose. J’en ai parlé avec Philippe et il est prêt à le faire.
- Bon alors il n’a qu’a se présenter quand il veut.
- Maman il y a encore un détail que je ne t’ai pas dis.
- Quoi encore ?
- C’est que je ne sais pas comment aborder le sujet.
- Comment ça tu ne sais pas aborder le sujet ? Qu’est ce qu’il y a encore ?
- Eh bien maman, Philippe est différent de nous.
- Ça tu l’as déjà dis.
- Non je ne veux pas dire qu’il n’a pas la même nationalité que nous.
- Alors quoi ?
- Il est différent dans le sens qu’il n’a pas la même couleur que nous…
- Ça veut dire quoi ça ?
- Ca veut dire qu’il est noir.
- Noir ? et tu m dis que c’est un détail ? Non ma chérie tu es devenu folle. Te marier avec un noir. Non mais il ne manquait plus que ça. Quel scandale ! Quelle catastrophe nous est tombée sur la tête ! Qu’ai-je fait de mauvais dans ma vie pour que ma fille me fasse une chose pareille ? Qu’ai-je fait de tort pour mériter pareil châtiment ? Non, ce n‘est pas possible… ma fille a quelque chose, elle est ensorcelée, elle est folle, on lui a jeter un sort c’est sûr…

و عليا ووه. بنتي مشات من ايديا يا ناس. ووه عليا ووه بنتي سحروها. بنتي ضاعت منّي. الي يقلّك بعثتها لفرانسا باش تقرى رجعتلي مخبوطة في وصيف. يا وعدي علي روحي يا وعدي علي ايامي. وين باش نخبي وجهي...
وين باش نهرب؟ بانا وجه باش نقابل لعباد ؟ يا نارى على روحي و يا ناري على بنتى... بنتى ؟؟؟ لا لا لا انت موش بنتي. لا نعرفك و لا تعرفنى. يارّني عقرت قبل ما جبتك يارّاني ما شفت هكل النهار. اخرج عليّا اخرج ما عادش انحب نشوف خلقتك...

Un an après N se maria avec Philippe (qui s’est convertit et est devenu Malik). Le père de N assista au mariage. Sa mère refusa catégoriquement de le faire. Elle renia sa fille et damna le jour où elle l’a mise au monde. (Pour les amateurs des happy ends, sachez que N a eu trois enfants charmants comme tout. Sa mère a fini par serrer sa fille contre sa poitrine. Le chagrin ne l’a jamais quitté mais elle était fière de sa fille, de son gendre et de ses petits enfants) The End.

P.S : Combien d'entre vous auront accépté que sa soeur, son frère, sa fille ou son fils se marie avec une personne noire, asiatique ou autre ? Ne soyez pas hypocrite, repondez sincèrement et surtout dites votre avis sans detours.

Devine qui vient diner ce soir ? (acte 1)

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N.S a eu son diplôme en Architecture. Désireuse de continuer ses études, elle est partie en France. Pensant rester juste deux ou trois ans le temps de décrocher un nouveau diplôme et de découvrir Paris, N s’est trouvé « obligée » de s’installer à vie en France. Certes, elle ne l’a jamais dit à ses parents mais elle avait l’intime conviction que, dorénavant, la Tunisie ne sera plus que la destination de ses vacances. Lors de l’un de ses passages chez ses parents, N est allé voir sa mère :

- Maman, j’ai une confidence à te faire.
- Dis mois ma fille je t’écoute.
- Voila maman. Il se trouve que je suis en train de fréquenter quelqu’un depuis un bon bout de temps déjà. Je l’aime, il m’aime et nous avons décidé de nous marier.
- Vous marier, quelle bonne nouvelle. Et qui c’est l’heureux élu ma fille ?
- C’est un chirurgien, l’un des meilleurs chirurgiens de sa promotion. Il a 34 ans, il est très particulier et je suis amoureuse folle de lui.
- T’as trouvé l’homme de ta vie on dirait ma fille. Il est le fils de qui ce jeune homme et quand est ce qu tu vas nous le présenter à ton père et à moi ?
- Ben, justement maman c’est que la personne dont je parle n’est pas en Tunisie en ce moment. En réalité ce que je voulais dire c’est qu’il n’est pas tunisien.
- Pas tunisien ? Ça veut dire quoi cela ?
- Ça veut dire qu’il est français, voila.
- Mais ma fille, c’est quoi cette histoire ? Un français. Pourquoi il n’y a plus d’homme en Tunisie ?
- Non ce n’est pas qu’il n’y a plus d’homme en Tunisie. Mais il se trouve que pour moi la Tunisie c’est devenu autre chose…
- Ecoutes ma fille. Moi je t’ai élevé et je t’ai donné une bonne éducation et tout ce dont tu as eu besoin. Je t’ai donné toute la liberté que tu as réclamée. Mais, cette histoire de te marier avec un étranger, je peux te dire que tu peux oublier. Cherches toi un mari tunisien et reviens t’installer en Tunisie le plus vite possible.
- Mais maman…
- Pas de mais. C’est ma dernière parole. Il vaut mieux que cela reste entre nous autrement ton père sera mis au courant et là je t’assure que ça ne vas plus rigoler. Français qu’elle me dit. Il ne manquerait plus que ça. (To be continued)

Ya Latif Oltif

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A chaque fois que je monte dans ma voiture je ne peux m’empêcher de prier, ou plutôt de supplier, le bon dieu. Dés que je mets mes fesses sur le siège de ma voiture je n’arrête pas d’évoquer tous les saints et toutes les saintes qu’ils soient musulmans, chrétiens, juifs et même païens. Non pour que ma voiture ne tombe en panne et pas pour qu’elle démarre au quart de tour non plus. Non. Rien de tout cela. Si je me tourne vers le bon dieu et les saints hommes de cette terre c’est pour les implorer de me donner leur bénédiction pour arriver sain et sauf à ma destination.

Dés que je mets le contact pour démarrer la voiture pour me diriger au boulot, retourner chez moi ou aller chercher ma fille à son école, et durant tout le trajet, je conjure le sort pour qu’il ne mette aucun chauffard fou sur mon chemin. C’est effarant le nombre d’accidents mortels qu’il y a eu ces dernières semaines un peu partout sur les routes menant vers Tunis et tous aussi rocambolesques et invraisemblables les uns que les autres.

C’est ahurissant. C’est à se demander comment font les gens pour provoquer des accidents aussi stupides. J’exagère peut être mais je trouve le phénomène alarmant. Avant on disait que la faute incombait aux femmes qui conduisent mal (cela reste à prouver). Puis on a dit que si le nombre des accidents a augmenté c’est à cause de ces conducteurs de plus en plus jeunes et de plus en plus fous qui, bourrés, camés et inconscients provoquent des tragédies douloureuses. Enfin on a dit que les coupables sont cette horde d’émigrés qui, fort excités de leur statut d’intouchables et avides de manifester l’arrogance, le mépris et le dédain qu’ils sentent envers nous, se comportent sur nos routes, pendant leurs vacances, comme de vrais bandits (pour ne pas employé un autre mot).

Et bien tout cela est relativement faux parce qu’on a la preuve irréfutable que la majorité des tunisiens ne sont pas normaux quand ils sont derrière un volant. Ils leurs suffit de mettre entre leur mains ce symbole de pouvoir, de supériorité et de domination pour qu’ils deviennent un danger ambulant, des suicidaires et des meurtriers potentiels.

T’as beau connaître des personnes d’un calme olympien, d’une sagesse proverbiale et d’un sang froid exceptionnel. Et bien, à ces mêmes personnes il leur suffit de prendre le volant pour se métamorphoser en vrai « kamikaze ». Observez bien le comportement des gens sur la route et vous verrez qu’il ne s’agit plus d’une minorité qui provoque tous ces désagréments. Non. Les fouteurs de troubles et de drames sont devenus nombreux, trop nombreux. C’est comme si tout le monde a mangé de la vache folle.

Il semble être lointain le temps ou il ne s’agissait que de quelques canailles qui défiaient le code de la conduite, qui contrevenaient les signalisations et les feux. Maintenant, les chauffards tunisiens sont capables même de défier les lois de la nature (pesanteur, gravite, vitesse du son supérieure à la vitesse de la lumière…) de quoi surprendre et surpasser les meilleurs cascadeurs du monde. On peut rouler à 160 Km/h sur le bas coté ou même dans la moitie du ravin, on peut forcer un dédoublement même dans un trou d’à peine cinquante centimètres… Rien, absolument rien ne peut faire reculer le chauffard tunisien. Quand ce dernier décide de faire une manœuvre, aussi périlleuse qu’elle soit pour lui et pour les autres, rien ne l’arrête. Même pas les larmes de sa mère.

Bref, de nos jours quand tu conduit sur les routes tunisiennes tu as besoin non seulement d’avoir tous tes sens en alerte mais, si tu es un usager régulier de la route, il te faudra développer aussi un sixième sens et surtout espérer avoir beaucoup de chance pour que tu puisses regagner ta destination finale saint et sauf. Prions pour que cette folie de la « circulation routière » soit tout juste passagère par ce que, autrement, les dégâts seront beaucoup plus lourds et les malheurs plus tragiques.

Le cirque est mort, vive le cirque

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Je suis fou de rage. Je suis révolté. Je suis anéanti. J’aurais aimé mourir pour une Oum Kalthoum, un Ali Riahi, un Abdelwaheb ou même un Hedi Jouini. J’aurais aimé être piétiner à mort pour un concert des Pink Floyd, des Dire Straits, des Rolling Stones ou bien des Simple Red. Mais mourir pour les baudets de la « Star Ac’ » ça jamais. Mourir à cause d’une horde de chimpanzés apprivoisés et entraînés pour mimer quelques gestes de scènes cela me semble être le comble de la connerie. La fameuse « connerie tunisienne » est proverbiale et là elle vient de donner toute l’ampleur de son emprise sur un peuple qui prétend détenir les clés de la civilisation, du progrès et du savoir vivre. Nous sommes un peuple d’ânes et chaque jour qui prend forme il y a de plus en plus de candidats demandant la conversion à cette nouvelle religion : la connerie. Nous sommes hystériques dans la vie, dans notre façon de manger, notre façon d’acheter, dans notre façon de parler, dans note façon de conduire et même dans notre façon de mourir. Nous sommes l’exemple même de l’indifférence, de l’irresponsabilité et de l’imbécillité. Nous sommes fiers de notre statut et nous voulons le faire savoir à tout le monde, ce monde qui nous ignore et qui nous snobe. Nous sommes fières de montrer à quel point nous sommes cons. La connerie nous la revendiquons avec force et nous voulons que tout le monde le sache. Pour elle on est prêts même à sacrifier nos propres enfants sur l’autel de la « Star Ac’ » pour que le monde entende parler de nous. Le cirque n’a pas disparu. Au contraire il s’est développé au point de devenir un pays avec des frontières et une souveraineté. Vive le cirque vive la Tunisie.

Regard de lynx

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Quelqu’un se rappelle-t-il de cette photo ? C’est l’une des premières photos qu’on nous a montré lorsque le monde a découvert que quelque part il existe un pays qui s’appelle l’Afghanistan et qu’il y a un peuple qui s’appelle les afghans. Observez longtemps et lentement ce regard. Vous y verrez toute la détermination de vivre malgré la misère, la pauvreté et les carences. Regardez bien ces yeux et vous verrez toute la dignité, la grandeur et la fierté d’être. A ce pays, à ce peuple on a voulu nous faire croire qu’on leur apportera la liberté, la démocratie, la civilisation… Au lieu de tout cela on leur a apporté la destruction, la barbarie et le chaos. L’Afghanistan, civilisation plusieurs fois millénaires, est la victime d’une conspiration internationale. On l’a jette en pâture pour les barbus illuminés avant de le convertir en champs d’expérimentation pour le « Nouvel (dés)Ordre Mondial ». Cette fille qui a peut être cru comme la majorité d’entre nous au mensonge aurait sûrement perdu tout l’éclat qui faisait que dans son regard il y avait quelque chose d’unique et de singulier. Je ne sais pas quel regard elle aura aujourd’hui après que son pays et son peuple ont connu toutes les fatalités possibles. Je suis sûr, cependant, d’une chose : son regard n’aura plus la même profondeur, la même lucidité. Ce regard ne sera plus si perçant. Il aurait été fané par la tristesse, par le mensonge et par la lâcheté et la trahison du monde entier qui regarde stoïquement tel un téléspectateur les malheurs de ce peuple, préférant se louver dans son faux confort et son égoïsme.

Ne nous cachons pas les yeux.

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Il ne se passe un mois sans que les journaux ne rapportent au moins une fois des histoires sur des filles et des garçons ayant à peine un peu plus de 5 ou 6 ans qu’on a trouvé assassinés et jetés dans la nature. Dans la majorité des cas, ces enfants ont été abusés sexuellement. Les faits sont là, les victimes aussi et pourtant dans ce pays ou la loi de l’ormeta règne partout on ne parle jamais du problème de la pédophilie. Si les medias en parle ce n’est que pour user de toutes formes d’euphémisme exagéré. Regardez comment le sujet est traité en Europe par exemple. Les medias en parlent pour mobiliser toute la société contre ce phénomène. Ici, on en fait un simple fait divers. Si on entend parler de ce genre d’affaire c’est tout simplement parce qu’il y a eu meurtre ou tentative de meurtre par la suite, sinon on n’en saurait rien ou presque sur les autres affaires où il est question d’abus sexuel sur des enfants mineurs par des dérangés mentaux. Ce genre de crimes abominables est appelé un meurtre, un assassinat, un massacre mais jamais au grand jamais on n’ose prononcer le mot pédophilie. Certes c’est un tabou, un sujet délicat mais nom de dieu se sont nos enfants qui se font violer et massacrer et on fait passer cela comme un simple crime. Je ne dis pas que les autres crimes et les autres meurtres ne sont pas graves ou qu’il ne faut pas les prendre au sérieux mais là on est devant quelque chose de plus odieux. Les medias tunisiens essayent de faire passer ce genre d’histoires comme s’il s’agissait d’une exception, un fait insolite alors qu’en réalité le phénomène est beaucoup plus grave que cela. Les criminels de ce type continuent à circuler librement dans nos rues guettant la première opportunité qui se présente. S’ils ne sont pas dénoncés, désavoués et « harcelés » ces gens continueront à nuire imperturbablement. Il faut agir avec sévérité pour donner l’exemple et inciter le violeur et le pédophile à penser dix fois sur les conséquences de son acte avant d’agir. Peut être que cela freinera les dégâts.

Hommage à C...

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Le pédé, le vrai l’authentique et non la tarlouze de circonstance qui se prête à un jeu de société pour mieux s’intégrer dans la « jet set », est celui qui n’a pas froid aux yeux lorsqu’il est appelé en cause. Ce n’est pas seulement celui qui s’assume en tant que tel et qui a les arguments nécessaires pour défendre sa cause. Non, le vrai pédé est plus fort que cela. Le pédé, l’authentique, a la capacité de te bousculer et de te faite douter en tes certitudes. C’est celui qui est capable d’afficher une effronterie farouche pour défier les regards et les commérages. C’est celui qui en public est capable de te faire vaciller. Te pousser jusqu’à tes derniers retranchements, te faisant comprendre que c’est toi l’anormale, l’exception, le porteur d’une anomalie ou d’une tare… C’est celui qui te fera rougir de honte, qui te feras sentir coupable alors que tu as toujours eu une intime conviction que tu étais un individu « normal », conforme aux normes ancestrales imposées par la société et que tu ne souffres d’aucun vice de fabrication. C’est ça le vrai pédé. Ce n’est pas celui qui croit que l’homosexualité est un passage obligatoire vers le « hall of fame ». Ce « pédé », bien que j’en ne ferais pas un intime, quelqu’un avec qui je passerais des moments de ma journée, je lui exprime toute mon estime.

La y7arrem Oureth

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Sidi Cheikh Hamed Ben Ennafaa Allah était un grand notable. Il a travaillé comme grand Qadhi avant même que le pays n’accède à l’indépendance. Il a amassé une fortune considérable. Il s’est marié avec une fille d’une famille de la vielle bourgeoisie tunisoise : Lella Jneina. De ce mariage naquirent 8 garçons et 7 filles. Tous furent bien élevés, reçurent la meilleure éducation possible et fréquentèrent les meilleures écoles tunisiennes et étrangères. Les fils et filles de Sidi Cheikh Hamed devinrent des personnalités respectables. Il y en a parmi eux des médecins, des avocats, des professeurs universitaires, des hommes d’affaires prospères… Bref ils ont tous, filles et garçons, une situation aisée et tous se marièrent avec des fils et des filles de bonnes familles. Les enfants de Sidi Cheikh Hamed vécurent et grandirent tous dans une grande maison arabe dans un vieux quartier de la Médina. Sidi Cheikh Hamed a instauré une règle simple mais inviolable : toute la famille doit être unie et solidaire. Ils mangeaient tous ensemble, jouaient ensemble, sortaient ensemble, étudiaient ensemble… Pour résumer tout cela on peut dire qu’ils formaient une vraie tribu. Les voisins enviaient cette ambiance joviale et plein de complicité qui régnait dans la maison de Sidi Cheikh Hamed. Même lorsqu’ils grandirent, se marièrent et s’installèrent dans leurs propres maisons, les enfants de Sidi Cheikh Hamed continuèrent à passer tous les jours déjeuner et dîner chez leurs parents. C’était un rituel immanquable. Les petits enfants de Sidi Cheikh Hamed aimaient se réunir dans le patio de la maison de leurs grands parents. Il y avait une ambiance de joie et de félicité qu’ils ne pouvaient sentir ailleur. Tous les enfants et petits enfants de Sidi Cheikh Hamed profitaient des largesses de ce dernier qui parfois devait le faire loin des regards fulminants de sa femme qui lui reprochait souvent sa générosité démesurée envers ses enfants et ses petits enfants. Les fêtes chez les Ben Ennafaa Allah étaient des moments de profonde gaieté, d’extase et de délires intenses. Lorsque il y a un mariage dans la maison de Sidi Cheikh Hamed, les voisins passaient des semaines à commenter avec envie les histoires de cette famille pas comme les autres. A part le faste et la splendeur avec lesquels la famille Ben Ennafaa Allah organisait leurs fêtes, les filles et les garçons de Sidi Cheikh Hamed savaient tout faire : danser, chanter, jouer divers instruments de musique… Ils animaient leurs soirées et leurs fêtes seules… Ils étaient autosuffisants en tout. Ils n’avaient presque besoin de personne. Ils étaient tellement extraordinaires que tout un chacun nourrissaient un désir fort de faire partie de cette famille extravagante. Le bonheur était le mot le plus approprie pour décrire cette famille. Tout baignait dans la joie et personne ne pouvait imaginer ou soupçonner qu’un jour viendra et que tout ce bonheur devrait se fracasser contre le mur du temps. Ce jour là arrivât ou le patriarche, suite à une longue maladie, succomba. Ce jour là fut un vrai tremblement de terre. La mort du père semblât avoir mis fin à la force centrifugeuse qui faisaient que tout le monde gravitait autour de cet astre. Les masques tombèrent et les langues se délièrent. Chacun et chacune des fils et des filles de Sidi Cheikh Hamed montrât son vrai visage. On ne sait pas quel mauvais sort, quel sortilège, quelle énigme a transformé cette famille du fond en comble. Le corps du défunt était encore chaud lorsque les enfants de ce qui fut Sidi Cheikh Hamed évoquèrent la question de l’héritage. Là ce fut la surprise générale. L’un des beaux-frères, étrangement immiscé dans la discussion, opina qu’il serait plus équitable qu’à sa femme revienne une part égale à celle du frère, alors que le frère aîné, diplômé d’une grande université américaine (Docteur ès Droit, s’il vous plait) et marié à une suédoise, trouva pour la première fois de sa vie, lui que s’est souvent opposé à son feu père sur des question ayant rapport avec la religion, que le partage selon la charia était quelque chose de raisonnable et judicieux. La mère quant à elle, cachant mal son favoritisme, était résolument convaincue qu’il serait plus équitable que le plus petit de ses fils, qui est à son avis moins fortuné que les autres, obtienne un peu plus et que la maison paternelle lui revienne. Le débat se chauffa, les mots devinrent plus acerbes, plus envenimés. Garçons et filles oublièrent que le cadavre du patriarche gisait encore à deux pas d’eux. Bizarrement, le temps n’était pas à la tristesse ni au pleur du regretté père. Non. Tout le monde avait le cerveau et les yeux rivés vers la calculette. Chacun estimait ce qui lui revenait. L’union, la solidarité, la complicité… qui faisaient la fierté de cette famille ont volé soudainement en éclats. Ils se sont disputés, querellés, traînés en justice, détestés et haïs au point de ne plus vouloir se revoir… Tout cela et plus a condamné une famille que l’on croyait soudée à jamais à l’éparpillement et la séparation. Aujourd’hui la maison de Sidi Cheikh Hamed Ben Ennafaa Allah est devenue une ruine. Elle sert comme une « oukala » ou se réfugient des familles pauvres et misérables venues d’on ne sait ou.

Jugurtha ou Coeur de lion

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La semaine dernière plusieurs bloggueurs tunisiens ont manifesté d’une manière ou d’une autre leur hommage au grand lider tunisien Habib Bourguiba. Les journaux et autres revues et magazines ont fait de même. Au cour de la même semaine j’ai suivi fortuitement mais avec un grand intérêt un long documentaire (en six parties) diffusé par la chaîne Al Arabiya. La partie diffusée le lundi dernier il me semble, s’est focalisée sur une période assez significative, très délicate et très sensible de l’histoire contemporaine tunisienne je pense. Ce sont les incidents de décembre 1983-janvier 1984 qui furent analysés. Cela a éveillé en moi des souvenirs douloureux. Même si je n’étais qu’un petit adolescent à cette époque là, je me rappelle très bien de cette période qui m’a marqué à vie puisque j’y ai perdu un de mes amis d’enfance qui n’avait que 14 ans et qui par bêtise s’est éteint sous les balles des forces de l’ordre. Je me rappelle très bien de la rage et de l’hystérie qui se lisaient facilement dans le visage des gens qui étaient dehors et qui manifestaient leur mécontentement. Pendant toute la journée, les gens se rassemblaient dans « le centre ville » du Kram et guettaient les mouvements des forces de l’ordre qui tant qu’ils étaient peu n’osaient jamais s’aventurer et s’approcher des mutins. Mais une fois les renforts arrivés sur place la situation devenait semblable presque à un jeu du chat et de la souris. Si les adultes se pressaient pour se réfugier, nous les « gosses » nous continuions à narguer les Bop, ninjas et autres brigades spéciales. Jamais au grand jamais nous pensâmes que les forces de l’ordre allaient tirer pour de vrai jusqu’au moment ou nous vîmes l’un de nos camarades tomber inerte par terre et d’autres (trois au juste qui sont encore en vie en ce moment et dont l’un deux est devenu membre de la garde nationale !!!) se faire blessés sérieusement.

Je raconte tout cela pour dire qu’il est peut être indiscutable que Bourguiba ait été un grand politicien, un grand chef d’état, un grand visionnaire… mais qu’il a été aussi un grand dictateur, illuminé ou pas ça ne change pas grande chose. Manipulé ou pas, Bourguiba a donné l’ordre pour que l’on arrête les émeutes par tous les moyens. Ces instructions ont été peut être mal interprétées mais il n’empêche qu’il y a eu des morts et cela dans le jargon juridique s’appelle un crime. Les gens ont parle d’un « jeudi noir » et je ne pense pas que l’expression soit exagérée. Cet épisode (et celui qui l’a précède d’ailleurs, janvier 1978) restera à jamais comme une tache noir dans l’histoire de la Tunisie bien que les gens ont tendance à l’oublier. Je n’invite pas à ce que l’on fasse le procès de Bourguiba mais il m’a semblé faire preuve de naïveté évoquer le souvenir de Bourguiba sans se référer aux erreurs graves qu’il a commises. Ceci dit, Bourguiba restera l’un des rares politiciens à avoir un charisme capable de renverser des situations insoutenables. Il a suffit à ce dernier un bref discours où, malgré ses 80 ans et son état de santé plus que fébrile, pour montrer toute a verve et surtout sa capacité de retourner la situation en sa faveur. J’ai toujours la cher de poule en me rappelant les milliers de gens et l’immense foule qui a paradé le long de l’avenue principale qui mène de la Goulette jusqu’au palais de Carthage pour acclamer le père de la nation et lui manifester son amour. Je ne crois pas avoir revécu une expérience pareille. C’était un moment unique. Un épisode qui semblait suspendu dans l’histoire.

Le plaisir est-il Bleu ?

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Le journal “Achourouk”, dans son édition du 06/04/2007, s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles le « Viagra », cette fameuse pilule bleu aux effets curatifs prodigieux, n’est disponible en Tunisie que sur le marché parallèle. Selon une enquête, citée par le même journal, mais sans jamais mentionner par qui ni quand cette dernière a été faite, ils seraient entre 30 et 40 % les hommes tunisiens qui souffriraient de troubles sexuels de différente gravité, allant de la simple panne temporaire à l’impuissance totale et définitive. Cette situation serait à l’origine du ¼ des cas de divorces enregistrés en Tunisie. Des explications d’ordre psychiques et autres liées aux régimes alimentaires ont été avancés comme causes principales de ces troubles sexuels. Cependant en aucun cas on a mentionné que les femmes seraient elles aussi derrière cette « tragédie mâlienne » (par référence au mâle et non au Mali). Je m’explique. Les femmes d’aujourd’hui, une bonne partie et non toutes heureusement, sont devenues conscientes du pouvoir qu’elles ont sur les hommes dans la vie comme dans le lit. Elles ont leurs propres exigences économiques, sociales, culturelles et sexuelles aussi.

Le tunisien, et l’homo sapiens en général, pas encore adapté à cette relativement nouvelle situation où sa supposée domination qu’il a longtemps exercé est rudement mise en cause, commence à émettre des signes de détresse. La « supériorité », qui représentait la totalité du capital confiance en soi de l’Homme est de plus en plus contestée par la Femme moderne. Cette dernière se montre plus entreprenante et affiche souvent sa capacité de prendre son destin entre les mains pour s’imposer comme maître à bord elle aussi.

Cette nouvelle donne semble avoir bousculer et déséquilibrer le « mâle » qui entre temps ne sait plus qu’elle voix entendre : celle de l’instinct ou celle du nouveau mode de vie (the moderne way of life). C’est la panique à bord.

A ce propos, j’ai une anecdote à vous raconter et que je trouve assez illustrative de la situation. Un ami à moi, un ingénieur en télécommunication, est venu me voir pour me demander si j’étais toujours en contact avec un autre ami qui est steward. J’ai répondu que oui. C’est alors qu’il m’a tendu un certificat médical et un billet de 100 euros. J’ai cru que c’était pour un médicament introuvable en Tunisie. Mais mon ami m’a dit que c’est une ordonnance pour pouvoir acheter du « Viagra ». J’avoue qu’en entendant ce mot je suis resté stupéfait. Je connais mon ami assez bien et je lui est demandé qu’elle était le problème. Il m’a très vite rassuré pou me dire que ce n’était pas pour lui. Alors j’ai pensé que c’était pour son père et j’allais en rigoler. Et là non plus ce n’était pas la bonne réponse. Le « viagra » était destiné à un collègue à lui, un autre ingénieur qui a à peine 30 ans, marie depuis 6 mois avec une vraie bombe sexuelle et qui n’a pas encore eu de relations avec sa femme. J’ai demandé c’est quoi cette histoire à dormir debout. Mon ami m’a explique que son copain était littéralement pris de panique de ne pas pouvoir se montrer à la hauteur des attentes de sa chère dulcinée. Il a tout essayé. Bouffes aphrodisiaques, boissons alcooliques, psychiatre, films pornographiques… Rien. Rien n’a fonctionné. Le blocage était toujours là. C’est alors qu’on lui a conseillé d’essayer le « Viagra ». On remettant l’ordonnance et l’argent à mon ami le Steward ce dernier m’a surpris en m’informant que le cas de ce jeune ingénieur n’est pas une exception. Mon ami le steward et des collègues à lui ont souvent été sollicités pour rendre ce genre de service à des hommes jeunes, ayant un niveau universitaire et travaillant dans des secteurs respectables : Médecins, avocats, professeurs universitaires, architectes, fonctionnaires…

Cet « aveu » m’a complètement abasourdi. Je ne croyais pas que le problème était de cette ampleur.

Plus jamais ça

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Pour emprunter le sens du fameux proverbe, je dirais que l’habit ne fait pas la « crapule ». Les bons et les mauvais, bien que je n’aime pas ce critère réducteur, simpliste et insultant à l’intelligence humaine, n’ont ni visage ni adresse. J’insiste à signaler qu’on disant cela je n’ai pas l’intention de cautionner quoi que se soit ni l’envie de défendre qui que se soit. Lorsque vous ouvrez votre journal et que la première information sur laquelle tombent vos yeux vous annonce qu’un attentat terroriste a fait 23 morts et 162 blessés en Algérie et que des dizaines de kamikazes circulent dans les rues du Maroc quelle pensée ou réaction pouvez vous avoir ? Franchement, et bien que vous soyez profondément attaché aux droits de l’homme et à toutes les libertés possibles et imaginables, comment voulez vous reprocher aux autorités des pays maghrebins leurs abus dans la répression des islamistes ? Quel argument pouvez vous faire valoir pour dire aux responsables de la sécurité de ces pays qu’ils exagèrent avec leurs mesures préventives à la con ? J’avoue que j’ai l’impression d’être devant un vrai dilemme. D’une part, j’ai une peine profonde pour ces jeunes et moins jeunes qui se font torturés et spoliés de tout droit et de toute forme d’humanité, et d’autre part, je crains pour ma famille, mes amis et même pour les millions de gens innocents qui un jour ou un autre peuvent se trouver victime d’un illuminé qui se croit le Messie attendu. Que faut il faire ? Fermer les yeux ? Faire comme si rien de tout cela n’est arrivé ? Si n’importe quel citoyen peut devenir un kamikaze potentiel comment faire pour empêcher cette horreur ? Faut il passer sous silence les dérives des policiers par ce que c’est le seul moyen de garantir notre sécurité ? Vous conviendrez avec moi pour dire que la situation est grave. J’ai envie de dire calmons nous. Ne paniquons pas. Mais là il ne s’agir plus d’actes de sabotage. Ce sont des vies humaines qui s’en vont bêtement. Nous devons réagir. Nous avons l’obligation de réagir. Mais que pouvons nous faire ? Comment faire pour être juste et assister les forces de l’ordre pour qu’elle ne vont pas au delà de la mission qui leur est assignée.

Un monde sans frontières

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A défaut d’être un globe-trotter, non seulement pour des raisons d’argent mais aussi pour des raisons de temps, je me suis converti en blog-trotter. C’est une façon plus intime et surtout plus commode pour faire des découvertes à son rythme et à sa guise. Comme premiers voyages cybernétiques j’ai décidé de ne pas trop m’éloigner. J’ai commencé à rendre des visites de courtoisie aux blogs de nos amis marocains et algériens (pas aussi nombreux les deuxièmes, il faut dire). Puis ce fut au tour des égyptiens et des libanais que j’ai eu le plaisir de découvrir grâce à des posts rédigés par des bloggueurs tunisiens (merci zizou from Djerba, entre autres). En lisant ce qu’écrivent ces bloggueurs et à travers les photos et reportages qu’ils publient j’ai eu la chance de découvrir des aspects non soupçonnés des pays d’origines de ces derniers (ahlou makkatou adra bi chi3abiha, dirait le célèbre proverbe). Apres je me suis dit que j’ai étudié et je parle l’espagnol, l’anglais et l’italien. Alors j’ai commencé à visiter les blogs des pays parlant ces langues. Au début c’était divertissant. Je m’amusais à laisser un petit commentaire par ci une vanne par là. Et puis je me suis rendu compte que les bloggueurs, qu’ils soient tunisiens, magrébins, africains, arabes, latino-américains, européens ou autres, en fin de compte, ils ont tous les mêmes soucies, la même hantise. Les questions qu’ils se posent sont identiques. C’est vrai que la perception peut changer, mais tous abordent les mêmes sujets avec les mêmes interrogations. L’amour, l’amitié, le sexe, la religion, la politique, la mort, la famille… sont les thèmes qui reviennent assez souvent et que les bloggueurs arabophones, francophones, anglophones et même les bloggueurs lusophones, germanophones…, je suppose même si je n’ai pas eu la chance de comprendre entièrement ce qu’ils disent, abordent systématiquement au moins une fois dans leurs écrits. Ce qui fait que la conclusion à laquelle on peut arrivé à la fin c’est qu’on a beau être blanc, noir, arabe ou autre, nos interrogations sont les mêmes. Nous partageons les mêmes inquiétudes et nous nous réjouissons des mêmes bonheurs. Les frontières géographiques, culturelles, identitaires, psychologiques et autres… qui nous séparent deviennent invraisemblablement artificielles. Alors, arrivé à ce point il devient légitime qu’une question se pose, ou plutôt s’impose : Si c’est vrai que les hommes et les femmes éparpillés dans les quatre coins du monde partagent les mêmes sentiments, les mêmes inquiétudes et les mêmes ambitions… alors pourquoi cet abîme, ce gouffre qui fait que lorsqu’on regarde ou en sont les relations entre les différentes nations on a l’impression que c’est la cacophonie ? Pourquoi ceux qui se prennent pour nos porte-paroles s’évertuent à montrer qu’on est différent alors que la réalité les contredit ? Il est indéniable qu’à travers la télévision les choses semblent moins évidentes. Il y a des peuples plus « développés » que les autres. Ils y a des nations qui disposent de moyens que beaucoup d’autres non pas. Mais, humainement parlant, nous parlons le même langage même si nous ne parlons pas forcément la même langue. Alors ce monde qu’on ne cesse de nous présenté comme un future « village » ne risque-t-il pas de le devenir réellement si d’avantage de personnes se mettent à lire les bloggueurs ou autres cyberacteurs qui eux parlent sincèrement de leur vie et de leur pays et ne se préoccupent point de la version officielle que veulent imposer les institutions officielles de leurs « patries » ? Peut être que là résident les solutions anti Schengen et la réponse aux autres formes de protectionnisme suscités par la peur et l’ignorance de l’autre.

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La semaine dernière nous avons eu parmi nous un invité de marque : Mohamed Arkoun. Je ne vais pas faire le prétentieux et vous demander si vous connaissez de qui je parle. Je doute qu’il y est quelqu’un dans cette blogosphere qui n’ait pas lu au moins une fois un ouvrage ou un article signé par ce brillant érudit. Si j’ai voulu parler de Mohamed Arkoun c’est simplement pour dire l’admiration que je voue pour cet intellectuel hors classe. Mohamed Arkoun est peut être le plus grand islamologue contemporain. Tout au long de sa carrière professionnelle, en tant que professeur d’histoire de la pensée islamique (à l’université de la Sorbonne s’il vous plait), Arkoun a commis plusieurs essais qui forment sa riche bibliographie. A travers ses écrits Arkoun a articulé un discours qui tourne autour d’une idée simple mais redoutable par sa franchise, sa clairvoyance et son audace. Pour Mohamed Arkoun, l’Islam dans ses premières années de diffusion a été une véritable machine d’intégration et de brassage de cultures et ce en se basant sur un triptyque parfaitement équilibré et savamment dosé : une interaction entre le discours religieux, le discours politique et le discours philosophique. Son expansion se faisait sans heurts ni secousses jusqu’au jour ou on a décidé de sacrifier le discours philosophique au profit d’un discours exclusivement religieux et politique. A partir de cette date là, l’Islam a amorcé sa chute vers les abîmes. Sa capacité à se moderniser, à se renouveler et à s’adapter aux nouveautés a été sérieusement ébranlée. Les quelques tentatives, comme celles d’Ibn Sina (Avicenne) ou Ibn Rochd (Averroès), pour extirper l’Islam et les musulmans de l’isolement intellectuel et de renouer les liens avec la philosophie et l’esprit critique n’ont pu aboutir. L’islam se trouva entraîné dans une spirale qui le pousse à se renfermer sur lui même, à devenir imperméable aux nouvelles idées et surtout aux nouvelles pensées. Cette religion qui au départ avait tous les atouts pour atteindre l’universalité absolue, s’est trouvée soudainement prisonnière de son sectarisme. Le fondamentalisme et le fanatisme trouvant le champ libre ont fait le reste. Aujourd’hui si l’Islam veut vraiment récupérer son aura d’antan il faut qu’il se réconcilie de manière urgente avec le discours philosophique. C’est sa seule et unique chance et surtout notre seule chance de nous débarrasser de cette image négative qui nous colle à la peau.

Ça n'arrive pas qu'aux autres

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Suite à mon post sur le harcèlement sexuel dans les moyens de transports en commun, j’ai eu le privilège de recevoir un témoignage qui, à mon avis, ne peut pas laisser insensible ou indifférent. J’ai estimé qu’il serait dommage que ce témoignage passe inaperçu en restant « relégué » dans l’arrière boutique de mon blog (espace commentaires). Donc j’ai décidé de suspendre temporairement le caractère personnel de ce blog et de le rendre un espace public le temps que cela prendra afin de permettre à ce témoignage vrai et sincère d’avoir l’impact et la diffusion qu’il mérite en le publiant dans la page d’accueil. J’espère que ce dernier suscitera un débat constructif et permettra à son auteur de recevoir des manifestations de solidarité. Avant toute chose, je voudrais préciser que l’histoire de la fille abusée par un quinquagénaire dans le TGM que j’ai raconté dans mon précedent post n’est pas une fiction. Il est vrai que j’ai agrémenté le récit avec quelques éléments fictifs, mais l’incident à bel et bien eu tel que je l’ai relaté. Je voudrais aussi exprimer à l’auteur de ce témoignage toute ma solidarité et de trouver ci présent l’expression de ma gratitude pour m’avoir autorisé à publier son texte. Voila, je ne vais pas traîner encore plus et je vous laisse lire le témoignage : Je (…) vais intervenir anonymement car je vais témoigner en tant que victime de ce genre de comportements révoltants et inexcusables. L’histoire m'a "dérangée" parce qu’elle m'a rappelé non une mais DES expériences semblables que j'ai subies !
La première fois, j’avais onze ou douze ans et je me rappelle très bien, j’étais avec ma sœur, à l’entrée du Ciné Jemil pour voir « 3asfour issta7 ». Il y avait grande foule et on était tous serrés les uns contre les autres. Un certain moment, j’ai senti derrière moi un contact bizarre, j’ai mis cela, au début, sur le compte de la bousculade et de la grande proximité qu’il y avait entre les uns et les autres, mais le geste a commencé à se préciser pour devenir insistant, je me suis retourné, et j’ai trouvé, moi aussi, un homme d’un certain âge… que faire ? J’ai essayé tant bien que mal, incrédule encore, de me pousser, d’échapper, impossible ! J’ai commencé à angoisser, à avoir des sueurs froides, je me suis retournée plusieurs fois le fusillant du regard pour qu’il arrête !! Il le faisait pendant quelques secondes ensuite il retournait à la charge !! Et le pire !! Le pire de tout !! C’est qu’il t’est impossible de dire un mot ! J’étais paralysée !vous n’imaginer pas combien il est difficile pour un enfant de s’adresser à un homme si âgé, si grand, si impressionnant, pour l’accuser d’une voix frêle et lui demander d’arrêter ! La honte !! Devant tout le monde en plus et un sujet si tabou !!! C’est en étant plus âgée et avec du recul que j’ai pu analyser ma situation mais à ce moment là vous savez quel sentiment m’accablait, à part la colère et le désarroi? La culpabilité ! J’étais victime et je me sentais fautive !! Mais heureusement, j’ai été sauvée par ma sœur, âgée de quatre ans plus que moi, qui soudain s’est mise à crier « mais ça va pas non ? Enlève tes sales pattes !! » Elle ne le disait pas pour moi mais pour elle… car le sale pervers, rassuré par mon silence, a voulu s’essayer à ma sœur aussi !!! Ah oui !! Elle l’avait bien remis à sa place !! Ça c’était le premier sauvetage. Le deuxième c’est que voyant que ma sœur a vécu la même chose, j’ai été plus à l’aise pour en discuter avec elle ce qui était une sorte de thérapie qui m’a permis de surmonter cette mauvaise expérience !
Mais cette expérience m’a servie. Car quand cela s’est renouvelé, deux ou trois autres fois, dans le bus, (eh ! oui ! à croire que tous les tunisiens sont pervers) quand j’allais au lycée et ensuite à la fac, je peux vous dire qu’à la première seconde je leur explosais à la figure (n’marmid bih il 9a3) et c’est moi heureusement qui réussissait à les faire descendre du bus et non pas le contraire !!! Et contrairement à « l’histoire de la fille du récit », les gens me soutenaient ou se taisaient mais jamais ils n’ont remis en doute mes accusations. On va dire que j’ai eu de la chance !!! ;) Quelle chance hein !!
Voilà, (…) je voulais vraiment que les gens prennent conscience que « ce genre » d’histoire n’est pas une fiction et que c’est la pure réalité. D’ailleurs, je peux vous dire qu’il n’y a pas une fille qui n’a pas subi cela (à différentes échelles) au moins une fois dans sa vie !!!
Donc les filles n’ayez pas honte et réagissez !!

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Il y a des aberrations qui dépassent l’entendement humain. L’histoire, ou plutôt, la mésaventure, que je tiens à vous raconter aujourd’hui est de cette catégorie. L’héroïne, si on peut appeler la pauvre protagoniste de cette machination comme ça, est une fille que le sort a voulu qu’elle fasse ce jour l’une des expériences les plus mauvaises de sa vie. Nadia est une étudiante originaire d’une des villes côtières de la Tunisie. Je l’ai appelée Nadia, mais elle aurait pu s’appeler Samia, Fatma, Aicha ou que sais-je. Elle étudie la littérature française et comme la majorité de ses copains et copines elle a opté pour la colocation faute de place dans les foyers universitaires. Cette année là Nadia, avec deux autres étudiantes, a loué une petite maison près de la plage dans l’une des banlieues nord de Tunis.
Ce matin d’un pluvieux jour de février, Nadia se réveilla à l’heure habituelle. Elle prit son petit déjeuner, s’habillât et se dirigeât à la station du train pour se rendre à la Faculté.
Le train reliant la Marsa à Tunis était plein à craquer. Nadia ne voulant pas arriver en retard montât contre vents et marées. L’odeur était limite nauséabonde. Les gens se bousculaient et la loi de la promiscuité imposait son emprise sur tout le monde. Pour meubler l’attente et oublier la longueur du trajet, Nadia se mit à rêver de son avenir. Elle était profondément plongée dans ses projets lorsqu’une sensation désagréable secoua son corps fragile. Elle sentit des mains baladeuses effleuraient des parties intimes de son corps. Nadia ne crut pas ses « seins » au début, mais les attouchements se sont fait de plus en plus insistants. Cherchant à comprendre ce que lui arrivait ses yeux se posèrent sur son voisin, un type, la cinquantaine bien dépassée, qui sans gêne ni égard pour son age, la regardait droit dans les yeux avec une insolence indicible. Dans son abominable regard il y avait comme un défit et un ordre silencieux lui intimant à ce qu’elle subisse sans mots dire. Nadia, dans un sursaut de détresse et animée par une volonté farouche de défendre sa dignité, ramassa tout son courage et repoussa avec véhémence son agresseur. Elle voulut lui crier toute la hargne qui convulse son corps mais elle se contenta de lui assener un « echib we el3ib ». C’est à ce moment la que le coup de théâtre se produit. Les autres voyageurs, tous sans exception, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, se retournèrent vers la jeune fille pour lui faire la morale. On l’a traité de mal élevée, d’animal, de P… respectueuse. Personne de sa famille n’a échappé aux insultes, ni ses parents ni ses grands parents. Nadia ne voulu pas croire ce que ses oreilles entendaient comme immensités. Elle, l’étudiante en littérature française qui côtoie Aragon, Baudelaire, Rimbaud…, se trouva soudain en décalage profond avec ses propres concitoyens. Elle voulut se défendre, expliquer les choses. Mais on ne lui a pas laissé la chance de le faire. On lui a confisqué la parole, lui niant tout droit de prononcer un mot. Tous la condamnèrent et la messe était dite. Nadia était dans un désarroi profond. Elle se sentit plus meurtrie et plus affectée par les propos et la réaction des autres voyageurs que par les sévices de son agresseurs. Elle descendit du train ne sachant que faire ni quoi penser. Cette journée la marquera à vie elle restera à jamais gravée dans sa conscience.

Le "fabuleux" destin de Bernard B.

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Bernard B. était un homme d’affaires riche qui a réussi sa vie professionnelle. Sa vie privée était par contre un vrai désastre. Très jeune déjà il s’est marié avec une femme beaucoup plus âgée que lui, moche, autoritaire mais fortunée.

La sexualité misérable de Bernard l’a mené à répugner toutes les femmes qui tournaient autour de son monde. Il voyait en elles le corps flétri et avachi de sa femme.

Un jour il découvrit l’homosexualité. Alors il commençât à voler d’un partenaire à un autre. Puis, avec l’age gagnant du terrain, il est devenu de plus en plus difficile pour Bernard de trouver un partenaire. Heureusement que « comme tous les copains Bernard na pas mangé tout son pain ». La solution ou plutôt les solutions de rechanges ne manquaient pas. Un ami, vrai, à Bernard lui fit découvrir le tourisme sexuel et les charmes de ces jeunes qui sont prêt à tout dans leur quête d’un misérable cadeau ou d’une « aumône » qui puissent les aider à sortir, ne serait ce que brièvement, de la vraie misère ou ils vivent.

Bernard partageait son temps entre le travail et prendre soins de sa femme atteinte d’une maladie chronique qui l’a clouée au lit. De temps en temps, il s’offrait un voyage pour faire taire les ardeurs de son corps. Il a essayé de décrocher, de s’éloigner de ce monde, mais la tentation était plus forte et gagnait souvent le duel.

Un jour la femme de Bernard décéda. Bernard, à 78 ans, se sentit désemparé. La mort de sa femme le laissa dans une solitude insoutenable. Elle est partie sans lui laisser ni enfants ni famille. Il était seul. Plus seul que la solitude elle-même.

Ne pouvant supporter cette situation, Bernard vendit tout et vint s’installer en Tunisie. Ce pays il l’aime bien, pour son climat doux, pour la bonté de ses habitants et puis surtout parce qu’il est venu ici plusieurs fois lors de ses multiples voyages de plaisir.

Bernard acheta une maison. Une maison coquette, dans un quartier calme et discret. Bernard a insisté pour que sa nouvelle demeure soit un peu isolée. Au fin fond de son subconscient Bernard se disait « on ne sait jamais ». Eh oui, car même à 78 ans, Bernard éprouvait toujours des besoins intimes et son libido manifestait toujours quelques signes de survivance.
L’installation de Bernard dans son nouvel environnement s’est faite agréablement. Par contre, il est devenu difficile pour ne pas dire impossible à un vieillard de son age de trouver quelqu’un qui accepterait de partager avec lui un peu de plaisir charnel. Bernard, dans sa grande et luxueuse voiture, rodait dans les quartiers pauvres et riches de Tunis. Il a visité toutes les villes, tous les villages, tous les hameaux… Rien. Personne n’a daigné répondre à ses avances.

Et pourtant un jour la chance a sourit à Bernard. Bernard errait comme d’habitude lorsqu’il eu envie de boire un café. Il se dirigea vers un quartier commercial du coin. En chemin, il aperçu un gamin qui a à peine quinze ou seize ans. Le gosse paraissait égaré. Lui aussi il errait sans but ni direction précise.

Bernard s’arrêta et accosta le gosse. Ils échangèrent quelques mots et puis le gosse montât avec Bernard dans sa grande et luxueuse voiture. Ils se promenèrent un peu partout et puis ils décidèrent d’aller dîner dans un restaurant. Le dîner fut royal et très bien arrosé aussi. Bernard, éméché, se hasardât à quelques attouchements préliminaires. Le gosse, incrédule au début, tança son vieux copain et menaça de s’en aller. Bernard, expert comme il est calma le jeu.

Mais une fois dehors, Bernard revint à la charge. Devant le refus de son nouveau copain Bernard fondit en larmes, commença à le supplier et à l’implorer. Bernard pleurait de vives larmes. Il suppliât et suppliât encore pour que le gosse le laisse au moins sucer son organe.

Le gosse par je ne sais quelle miracle, ou plutôt betise, se laissa faire. Le vielle homme prit le sexe chaud du gosse entre ses mains et le mit dans sa bouche édentée. Quelques instants ont suffit pour que le gosse sente le plaisir lui monter peu à peu dans son corps jusqu’à ce qu’il en perde la tête. Il attrapa le vieux et l’enfila avec toute la fougue et la violence de sa jeunesse.

Enivré par ce moment d’intense plaisir, Bernard cru avoir trouver en ce gosse la perle perdue. Il l’invitât à l’accompagner à sa maison pour terminer la soirée à l'abri des regards indiscrets. Le gosse, étourdi, le regard hagard, l’esprit perdu suivi le vieux sans mots dire.

Ils arrivèrent à destination. Bernard proposât à son invité d’aller prendre une douche ce que le gosse fit sans se poser trop de question. A sa sortie de la salle de bain, le gosse trouva Bernard enveloppé dans une robe de chambre en soie pure, allongé sur un canapé, sirotant un verre de whisky et visionnant un film pornographique dans sa télévision plasma grand écran.

Bernard proposât à son invité d’aller se servir un verre et de venir s’installer à coté de lui. C’est à ce moment précis que le gosse, envahi soudainement par un mélange de sentiments de dégoût, d’aigreur et de rage, sentit tout son corps trembler. Instinctivement, il se dirigeât vers la cuisine. Il saisit un couteau et revint pour assener plein de coup dans le corps mou et amorphe du vieillard. Il ne savait pas combien de coups il a porté au vieux. Dix, peut être vingt peut être plus… Tous ce qu’il savait c’est que les coups il les assénait avec autant de violence et de hargne que lorsqu’il enfilait le vieux dans le parking du restaurant.

Une fois la rage passée, le gosse sortit de la demeure laissant le vieux baigner dans son sang. Il est parti sans rien prendre avec lui. Ni de l’argent, ni la télévision ni même les bijoux. Il n’a rien volé et pourtant il a l’étrange sensation que lui par contre on lui volé quelque chose. Il ne savait pas quoi au juste. Il était sûr qu’il lui manquait quelque chose auquelle il ne pouvait mettre ni nom ni adresse.

Depuis, Bernard B., riche homme d’affaire, a pu rejoindre sa femme, qu’il n’aimait pas mais qui a toujours vécu à ses cotés, dans les cieux. Le gosse, quant a lui, il a amorcé une longue chute vers les abîmes. Sa descente aux enfers n’a fait que commencer le jour ou il a rencontré Bernard B. sur son chemin.

P.S : Des Bernards B. la Tunisie en accueille régulièrement. Plein de gosses ont vu leur avenir se briser sur les rochers en ayant rencontrer des Bernards venant de partout.

Adieu l'artiste

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Ca y’est, le dernier des historiques des “Guignols de l’Info” Bruno Gaccio s’apprête à rendre la blouse lui aussi. Apres le départ de François Rollin, Christian Borde (Jules Edouard moustic) Benoît Delepine (Mikael Kael) et j’en passe, c’est le dernier de l’équipe qui a donné naissance à l’émission satirique de marionnettes, diffusée en clair tout le jours sur la chaîne Canal +, qui s’en va. Son départ marquera aussi la départ de la marionnette de Chirac, un personnage fort sympathique et attachant qui serait derrière les deux dernières victoires aux élections de l’actuel Président français murmure-t-on.
L’émission en question, outre l’Europe (Espagne, Portugal…) a eu beaucoup d’influence sur d’autres pays moins habitués à ce genre de spectacle. Souvenez vous, nous aussi on a eu la chance de connaître, toute proportion gardée bien évidement, une expérience similaire avec la regrettable émission des « 9alabes ». Malgré ses lacunes, ses limites et ses défauts « El 9alabes » a su attirer l’attention des tunisiens et même quelques unes des célèbres répliques des personnages sont devenues un leitmotiv dans la langue des tunisiens (lali 3ad, youfa la7dith,…).
Si en France la relève de Bruno et compagnie est assurée, en Tunisie je ne sais même pas si les gens se rappelent encore de quelque chose qui s’appelait « 9alabes ». Enfin, peut être que oui…

L'Europe et l'Islam

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Deux événements traités par la pesse mondiale ont attiré mon attention cette semaine. Le premier concerne l’affaire d’une juge allemande qui a refusé d’accorder le divorce immédiat à une femme d’origine marocaine battue par son mari, marocain lui aussi, prétextant que le Coran ne condamne pas ce genre de traitements. Cette affaire qui au départ devait restée anodine non seulement a défrayé la chronique mais a suscité émoi et indignation en Allemagne. Toute la classe politique et les publications, de toutes les sensibilités confondues, ont crié au scandale. Pour les politiciens et les journaux allemands la juge a commit l’inadmissible, un vrai sacrilège. Comment une Magistrate allemande a osé se référer à la loi islamique alors que l’affaire se traitait sur le sol allemand et sous la jurisprudence allemande, semblaient se demander ces derniers.

Tous sans exception se sont pressés vers la critique, la condamnation et le lynchage. Personne n’a essayé de comprendre les motifs ou le but que la magistrate recherchait par sa décision, certes polémique, mais aucunement insensée à mon avis. Et pourtant ils existent quelques éléments révélateurs qui peuvent aider à se faire une idée, indubitablement incomplète, mais capable d’expliquer, ou du moins d’éclaircir, l’intention qui poussa la juge à adopter une telle attitude pour justifier sa décision. Dans sa lettre qu’elle a adressée à la plaignante, la juge insista pour rappeler à la jeune femme marocaine que son mariage fut célébré « selon les lois islamiques » et que selon ces même lois, le mari a « le droit » de battre sa femme.

Je ne prétends pas savoir tous ce qui se passait dans la tête de la magistrate, mais je doute qu’il existe au monde une ou un magistrat digne de ce nom capable de prendre une décision juridique par bêtise. Je crois que le message que la juge a voulut faire passer pas sa décision malaisée est le suivant : Votre mari et vous vous vivez sur le territoire allemand et pourtant vous avez optez pour l’ignorance de la législation et des lois allemandes en vous mariant selon les préceptes islamiques. Maintenant vous venez demander à la loi allemande qu’elle vous protége. Eh bien, la loi allemande que vous avez méprisée dans le passé vous rend la pareille dans le présent. Vous avez un problème démerdez vous selon vos propres moyens comme vous l’avez toujours fait ». Je trouve dans la décision et surtout les explications avancées par la juge une démarche pédagogique significative qui ambitionne faire comprendre aux communautés étrangères vivant en Allemagne que les premiers pas de l’intégration c’est le respect des lois, de la législation et des coutumes du pays hôte. Je ne nie pas que la démarche est très dure mais elle peut se révéler efficace et faire comprendre aux autres que le respect des lois et coutumes des pays qui les héberge est primordiale pour gagner le respect mutuel. Il se peut que je me trompe dans mon analyse. Mais je reste convaincu qu’on ne peut pas refuser une chose et la réclamer selon les circonstances.

Le deuxième événement concerne la relaxe de « Charlie Hebdo » dans l’affaire de la publication des caricatures du Prophète Mohamed. Le Tribunal Correctionnelle de Paris a jugé irrecevable la plainte pour injures raciales déposée par un collectif d’organisations musulmanes. Le Tribunal a estimé que « les limites admissibles de la liberté d’expression n’ont pas été dépassées, les dessins litigieux participant au débat publique d’intérêt général ». Je ne vais pas polémiquer sur le sujet en disant que toutes les caricatures sont condamnables. Je ne cache pas que je trouve quelques unes de ces caricatures d’une finesse et d’une intelligence indiscutable (j’irais même à approuver le contenu et le message de certaines de ces caricatures). Cependant, celle qui ne peut restée non condamnable sous aucun pretexte c’est celle ou figure le Prophète Mohamed portant une bombe sur son turban. Celle là, liberté d’expression ou pas, on ne peut pas dire qu`elle n’est pas injurieuse. Je m’explique là-dessus. Si des personnes d’un certain niveau intellectuel, parmi lesquels je citerai involontairement Houelbecque, Fallaci, Talisma Nasrine, Redekker…, se sont permit de traiter l’Islam comme une religion con alors quelle réaction pourra avoir monsieur tout le monde, le français, l’allemand ou l’italien moyen à la vue de ce genre de caricatures. Actualité oblige, ne peut on pas pensé que tous les musulmans sont identiques, tous des fanatiques, des assassins, des suicidaires et ce parce que leur idole (le prophète Mohamed) en est un. La pensée réductrice et simpliste est très diffuse en ces jours et ce à cause de la Télévision et autres medias qui participent activement dans la généralisation de ce genre de comportement. La publication d’une caricature comme celle montrant le prophète Mohamed avec une bombe sur le turban et très diffamatrice et incite si non à la haine au moins à la méfiance. Alors on ne peut pas dire qu’on exagère lorsqu’on réclame le retrait d’une telle caricature car ses effets ne sont pas le lancement d’un débat mais plutôt l’accentuation de l’incompréhension et toutes les conséquences qui s’en suivent.

P.S : Il y a de cela quelques mois, j’ai eu une conversation avec un diplomate européen qui m’a pétrifié lorsqu’il m’a annoncé que depuis les attentas de Madrid à chaque fois qu’il utilise un moyen de transport en commun et qu’il trouve un arabe dedans il n’arrête pas de trembler de peur jusqu’à ce que l’un ou l’autre descende !!!

Pour en savoir plus : Divorce en Allemagne
http://www.euronews.net/index.php?page=info&article=413032&lng=2
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=10073
http://www.lefigaro.fr/international/20070322.FIG000000186_la_juge_allemande_etait_trop_proche_du_coran.html
L’affaire Charlie Hebdo :
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070322.FAP1515/caricatures_relaxe_pour_charliehebdo.html
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30230366@7-37,0.html
http://www.tdg.ch/tghome/tgnews.detailcateg.YXRzLmNoOjIwMDcwMzIyOmJyZjAzNQ==.2.0.html

Elections presidentielles françaises

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Nicolas Sarkozy. Je ne crois pas éprouver de la sympathie pour ce politicien peut être brillant mais que je trouve très polémique et assoiffé de pouvoir. Il est de droite je me considère plutôt proche des idées de la gauche. Cependant, j’admets que l’homme arrive parfois à me surprendre et à me fasciner. Il a cette capacité de convaincre ou du moins de paraître raisonnable même lorsqu’on est convaincu que ce qu’il dit est un idéal mais irréalisable du fait de la vocation et des convictions politiques de l’homme. C’est comme la « fracture sociale » de Chirac, un projet de gauche prôné par un homme de droite. L’autre jour j’étais en train de suivre un débat auquel participait Sarkozy, lorsque ce dernier a lancé une proposition qui bien qu’elle puisse paraître saugrenue il n’empêche que s’est une idée sensée qui peut donner matière à réflexion. Il semblerait que monsieur Sarkozy est partisan du vote des étrangers en situation légale en France lors des élections locales. On peut dire que c’est de la démagogie, que c’est du clientélisme… Mais l’idée, sur un plan théorique, reste foncièrement bonne. Sauf qu’il y a un hic. Sarkozy est favorable à la participation des étrangers aux élections locales à condition que le principe soit réciproque. Cela veut dire quoi au juste ? Que les tunisiens, les algériens, les marocains… peuvent prendre part au vote lors des élections locales si les français résidants dans les pays d’origines de ces derniers peuvent en faire autant ? Si c’est cela le principe de la réciprocité évoqué par Sarkozy je me demande comment il compte s’y prendre pour l’appliquer ? Par la diplomatie ? Par le chantage politique ??? J’avoue que ça me laisse perplexe quand même. Pourquoi imposer cette condition ? Pour dire qu’en fin de compte c’est une suggestion qui restera sans corps et sans âmes ou est ce que Sarkozy a autant d’influence que cela sur le plan international pour prétendre pouvoir imposer une idée pareille à ses paires dans le monde et surtout à ceux qui gouvernent le continent africain d’où provient le gros lot de la communauté étrangère en France et ou résident la majorité des français vivant à l’étranger. J’avoue que le défie est très intéressant si c’est vrai que Sarkozy ambitionne de faire accepter aux dirigeants africains de permettre aux français résidants chez eux de participer dans les élections locales des pays que ces derniers gouvernent… C’est une bataille qui me semble perdue d’avance et je suis persuadé que Sarkozy sait autant que quiconque qu’imposer une telle condition relève plutôt de la chimère que du réalisme. C’est ce manque de sincérité qui fait qu’on ne peut pas faire confiance à Sarkozy. L’homme à la fâcheuse tendance à se lancer sur tous les fronts au risque de se contredire et de donner une image flottante de lui-même. S’il ne sera pas Président lors des prochaines élections ça sera surtout parce qu’il n’a pas su gagné et non pas parce qu’on l’a battu.

Le spectacle du siècle

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Fière et forte du succès retentissant des émissions qu’elle propose aux chaînes du monde entier, Endemol, la boite de production d’émissions de divertissement pour la télévision, désireuse de mieux se positionner dans le paysage audio visuel du monde arabe, cherche à développer ces jours-ci des concepts de divertissement plus proche du téléspectateur originaire de cette région. Plusieurs projets furent proposés à Endemol mais il y en a un en particulier qui a retenu l’attention des responsables de ce groupe de production télévisuelle. Le module en question s’appelle « Kamikaze Academy ». Le principe est simple. 14 candidats filles et garçons, anxieux de rejoindre l’au-delà le plus tôt possible, provenant de différentes nationalités arabes et triés sur le volet, devront passé 13 semaines dans une grotte aménagée et équipée d’une trentaine de cameras incrustées un peu partout de façon à ce qu’aucun millimètre de cette grotte ni aucun geste n’échappe à l’œil de la camera. Encadrés par des spécialistes et des professionnels du métier, parmi lesquels on peut citer Abou Ysaa3abha 3alih el Jahannamaoui, Oulama Ben Neddaba, Abou Kofr el Moghri… et autres sommités du huitième art, les candidats qui séjourneront dans cette grotte recevront l’endoctrinement adéquat, seront initiés à l’art de fabrication d’explosifs artisanaux et apprendront les différentes techniques nécessaires pour commettre des attentats suicides à la perfection. Chaque semaine trois candidats seront nominés pour une opération suicide en Irak, en Palestine ou dans un autre pays selon les exigences de l’audience et du spectacle. Des surprises ne seront pas à exclure. En effet, des « Rhinocéros »(1) et des « Burkawomen » parmi ceux et celles qui sont considérés comme des vraies stars en la matière et qui sont capables de drainer des foules folles derrière eux et elles, pourraient prendre part à ces festivités pour faire augmenter l’audimat. Les téléspectateur pourront participé à travers le téléphone et Internet pour designer qui ils veulent voir se faire déchiqueter en mil morceaux et où. Les scènes d’auto suicide seront retransmises en directe et en prime time le vendredi soir. Tous les vendredis il y aura un feu d’artifice de ce genre qui laissera en haleine des millions de téléspectateurs du monde arabe entier. L’heureux gagnant aura le privilège de se faire sauté où il veut avec l’idole de son enfance. A sa famille, on leur remettra un double DVD retraçant le fabuleux parcours de leur rejeton. Quant au perdant il sera humilié et sera condamné à se faire explosé tout seul dans la grotte. L’excitation est garantie. Les professionnels prévoient un succès fou pour ce nouveau type de divertissement. Une équipe de plusieurs techniciens est en train de mettre les « bouche(ri)es » double pour mettre à pied ce projet inédit et colossal.

(1) : Ceux qui ont vu le spectacle de l’humoriste algérien Fellag « Babour l’australia » sauront deviner la signification de ce mot.
(2)

ghib ya 9it al3ab ya far

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Tout le monde se rappelle sûrement de la décision prise il y a quelque temps de cela concernant la « libération » du stationnement des voitures dans la ville de Tunis. Plus de parcmètres, plus de sabots et plus de grues d’enlèvement… Se voulant une mesure flexible pour permettre aux gens de vaquer à leurs affaires et courses urgentes sans subir le stress du sabot ou de la fourrière, cette dernière n’a pas tarder à être vicier et à donner libre cours à un phénomène de stationnement chaotique et acrobatique et à des situations plus saugrenues qu’infernales (des stationnements en deuxième et même en troisième et quatrième position sont devenu une chose courante et banale). Comme quoi il suffit de peu de liberté pour que le tunisien fasse montre de tout son génie « balbazique » (je sais, il y a des mots en français qui peuvent dire la même chose mais je trouve celui-ci plus expressif, plus musicale et surtout plus adapté à nous). Eh bien, à partir de maintenant, tout cela va faire partie du passé. Fini les stationnements en vrac, en longueur et en largeur…, fini « l’occupation » des trottoirs, fini le banditisme des chauffeurs et des chauffards…. A partir de maintenant tout le monde a intérêt à bien garer son véhicule dans les zones aménagées pour car au cas contraire c’est la fourrière directement. Il n’y aura pas de passage par la case « sabot ». C’est trente dinars sonnantes ou rien à nous de faire le bon calcul. Franchement, cette mesure va sûrement léser quelques uns (je pense surtout aux personnes qui, pour des raisons de santé ou d’age, n’ont pas la capacité de laisser leurs voitures dans un parking pour marcher trois ou quatre cents mètres), mais je trouve qu’elle est un mal nécessaire.

Avertissement

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L’auteur de ce blog alerte les lecteurs, les visiteurs et tout particulièrement les « anonymes » de passage sur ce blog que tous les faits, méfaits, lieux et personnages cités dans les postes « bizarre, vous avez dit bizarre » et « rabbi yahdikom » sont le pure produit de son imagination détraquée. Toute ressemblance avec des faits, des méfaits, des lieux ou des personnages existants ou sont susceptibles de l’être n’est que fortuite coïncidence ». L’auteur se désengage de toute responsabilité pour les préjudices ou torts causés involontairement.

Voila trêve de plaisanterie maintenant. Les deux derniers spots n’étaient que pur délire. Non mais franchement vous avez vraiment cru que je peux être ce personnage hideux et en plus débiter des sottises pareilles avec autant de spontanéité et sans aucune gêne. Cependant, vos réactions étaient intéressantes et vous avez tous été d’une morale impeccable.
Au revoir et au prochain blog.

Rabbi yahdikom

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Merci à toutes celles et à tous ceux qui m’ont traité de tous les noms de petits oiseaux possibles et imaginables. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont pensé faire la même chose mais qui, par pudeur ou par mépris, se sont abstenu de le faire et n’ont pas osé en rajouter. Le cas de la pauvre fille vous a semble-t-il ému. C’est très noble et magnanime de votre part. Il n’empêche cependant que personne n’a eu un mot gentil envers ma humble personne pour me consoler pour le drame que je vis depuis ma mise au frigo. La destruction d’un homme ne semble pas vous émouvoir outre mesure. Comme quoi vous aussi les donneurs de leçons, les moralistes… vous étés des vrais adeptes de la politique de deux poids deux mesures. Que ma carrière professionnelle s’en aille en air, qu’on se passe de mes compétences, qu’on me humilie comme un chien… tout cela ne suscite en vous aucune gêne ni surprise. Je ne vous demande pas de m’aimer. Je ne vous demande pas d’être mes amis. Tout ce que je vous demande c’est d’avoir au moins de la compassion pour mon cas comme vous l’avez fait pour cette pauvre fille que vous ne connaissez même pas.

Bizarre, vous avez dit bizarre ?

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Je m’ennui à mort dans mon boulot depuis que j’ai eu une altercation purement professionnelle mais assez violente avec mon PGD. Comme punition, on m’a condamné à passer le reste de mon existence professionnelle au frigo. J’ai du abandonner le fastueux bureau, avec salon et vue panoramique sur le grand Tunis. On m’a caser dans une pièce qui fait à peine deux mètres sur trois ou il n’y a qu’une table minable et une chaise en bois comme celles qu’on trouve souvent dans les cafés des quartiers populaires. Pas d’ordinateur, pas d’internet, pas de téléphone. Pas de chauffage, pas de climatiseur non plus. Même pas une lampe pour éclairer ce tombeau. J’ai droit tout juste à mes journaux pour m’entretenir.

Cette situation m’a affreusement affecté au début. J’ai fait des mains et des pieds, comme on dit chez nous, pour récupérer mon monde. Rien. Ni mes connaissances ni mes amis n’ont pu me trouver une solution pour me faire sortir de ce pétrin. J’ai du me résigner en fin de compte. Mais je me suis dit qu’il fallait que je trouve un moyen pour remplir le temps que je passe au « bureau ».

De la personne importante et vouée à un destin réussi que j’étais, je suis devenu, je ne sais par quelle alchimie, magie, mauvais sort, malheur… un zombie qui rode dans les couloirs de mon administration à la recherche de la dernière blague salace, la dernière indiscrétion sur les collègues… enfin les trucs de tous les jours qui se passent dans une administration tunisienne.

Et puis un jour je me suis découvert un pouvoir démoniaque. Une chose que je n’ai jamais éprouvé auparavant. Une capacité de renverser et de bouleverser les habitudes et le comportement d’une personne.

Cela est arrivé un jour ou je devais faire des photocopies de trucs scolaires pour mon fils. Je me suis dirigé vers la salle ou se trouve la photocopieuse et là je suis tombé sur une fille, une collègue, la trentaine passé, célibataire, timide et introvertie comme tout, qui travaille dans l’archive de la boite ou je « bosse ». Elle était en train de faire des photocopies elle aussi. Je la salue poliment et j’attends mon tour. A un certain moment je me rends compte qu’elle en avait pour un bon bout de temps. Alors, je me suis dit qu’il valait mieux que je revienne un peu plus tard. C’est à ce moment précis que par je ne sais quelle malignité j’ai changé complètement d’idée. Je ne sais quelle mouche m’a piqué ou plutôt quel démon m’a chuchoté à l’oreille d’abuser de la fille, pas sexuellement rassurez vous.

J’ai décidé de faire semblant que je draguais la fille. J’ai commencé à lui lancer des compliments. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Au début elle me disait d’arrêter et puis lorsqu’elle m’a demandé si j’étais sincère j’ai su qu’elle a mordu à l’hameçon. J’étais tellement excellent dans la performance de mon rôle que je me suis surpris moi-même. Je ne savais pas que j’étais capable de débiter autant de déclarations aussi sulfureuses, d’arriver à convaincre que j’étais sincère alors que je mentais comme je respirais.

Je me suis découvert un pouvoir insoupçonné. J’étais capable de jouer des sentiments de cette pauvre fille comme je le voulais. Je la voyais changé de couleurs comme une couleuvre sous l’effet de mon mielleux discours.

L’histoire aurait pu s’arrêter là si elle n’avait pas pris toute une autre tournure. En effet, le lendemain matin la fille en question s’est présentée au boulot maquillée, bien coiffée, tirée à quatre épingles. Moi qui croyais que la plaisanterie était finie, je n’en croyais pas mes yeux devant ce spectacle délirant. La fille a subi un changement de fond en comble. Elle était presque méconnaissable mais encore plus plouc. C’est une aubaine qui m’est tombée du ciel. Il y avait là de quoi rigoler pendant de langues semaines et c’est ce qui s’est passé. Je suis devenu un artiste en matière de mensonges. Je racontais des bobards et je construisais des châteaux en Espagne et la nana gobait tout ce que je lui disais. Je ne vous dis pas les trucs que j’ai fait faire à cette nana et ce qu’on a pu rigoler avec les collègues et les amis.

Et puis un jour je me suis lassé de ce jeu. J’ai décidé de tout arrêter mais je n’avais eu aucun scrupule pour le dire à l’intéressée. Je l’ai snobé, je l’ai évité et je l’ai complètement ignorée du jour au lendemain. La pauvre fille, ne comprenant pas ce que lui était en train d’arriver, fut violemment désarçonnée. Elle a chancelé, chaviré avant de sombrer dans une dépression nerveuse aigue. Aujourd’hui elle est en congé longue maladie. Et moi dans tout cela? Et bien je suis à la recherche d’une autre victime.

Une autre pour la route

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لمحة

اللّسان المقطوع
لأن التلميذ الصغير يتكلّم كثيرا أثناء الحصص... أرادت المعلّمة الإيطالية أن تربيه فقطعت لسانه بمقص. ولولا الإسعاف السريع لما مُنِي بالنجاة... ولا بقي الطفل أبكم مدى الحياة! ولقد عوقبت المعلّمة طبعا وهذا ما يوحي بشيء من الطرافة... فلو كانت من بعض البلدان العربية لعُينت وزيرة الإعلام والثقافة. محمد قلبي

Au secour, on brade la culture

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Ce matin en prenant le chemin du boulot, j’ai allumé la radio pour écouter un peu de musique sur RTCI. L’animateur donnait de temps en temps des infos sur tout et sur rien lorsqu’à un moment donné il a parlé d’un concert qui sera donné par un groupe de musique s’appelant les « Pentatonik » si je ne m’abuse. Ce post je ne l’écris pas pour vanter les mérites de ce groupe que je ne connais pas d’ailleurs. Non. Ce qui a attiré mon intention c’est plutôt l’annonce faite par l’animateur pour encourager les jeunes, et surtout les étudiants, à aller voir ce spectacle. Et bien, tenez vous bien. Il parait que les billets qui sont vendus à 5 dinars pour les personnes normales ne sont qu’à 4 dinars seulement pour les étudiants et les élèves. Quelle joie, quel bonheur et quelle affaire vont faire ces jeunes (ya mella jaou wou ya mella chi7a). Je vous assure que je les envie ces sacrés vainards. Un dinar entier de rabais (sa77a lihom has5outat). C’est du jamais vu. Jamais au grand jamais on a fait une remise aussi faramineuse (forsa la tou3ad ya madame Sou3ad). Avec un dinar entier epargné on a pas idée de ce qu’on peut faire avec (dinar kamel ya bourrab). Ça peut acheter quoi… je ne sais pas moi, beaucoup de choses. Voila, pour ce geste inédit je voudrais exprimer toute ma gratitude et mes felicitations aux pouvoirs publiques qui sont chargés de la promotion et de la diffusion de la culture pour l’effort et les sacrifices qu’ils ne cessent de réaliser pour permettre à notre jeunesse le privilege d’avoir accès à la culture. Je ne sais pas qu’est ce qu’on peut faire de plus. Alors, il va falloir se dépêcher pour profiter de cette aubaine. Ça risque de ne pas se répéter plusieurs fois une chose pareille.

P.S : Il parait que le groupe en question, pris par cet élan de générosité lui-même, a décidé de faire une vente de CD sur place permettant aux jeunes d’acheter les oeuves du groupe au prix de 4 dinars seulement au lieu des 5 dinars qui sont exigés aux reste des mortels. Comme ça la boucle est bouclée. La jeunesse ne peut pas se plaindre ou dire qu’elle n’est pas gâtée après tout cela.

L’art de se faire enculer

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Airbus, un nom évocateur qui pendant plusieurs années a fait trembler le géant américain « Boeing ». Cette entreprise, symbole de l’intégration européenne et de la réussite technologique et économique du vieux continent, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone et pour cause : des divergences entre les différents acteurs qui jusqu’à il y a très peu de temps se targuaient d’avoir construit le plus gros avion au monde l’A 380.

Apres les festivités en grandes pompes, après l’euphorie, l’Europe à travers le cas d’Airbus revient à la réalité. La triste réalité. Cette union qui s’est construite petit à petit, qui a vu ses membres s’accroître pour devenir 9, puis 10, puis 12 puis 15, 25 et aujourd’hui 27, risque de donner une grande désillusion par le fait que le nationalisme est toujours aussi vivace et de plus en plus présent.

Les politiciens, soit disant européistes convaincus, n’ont pas pu s’empêcher de tomber dans le piège du clientélisme électoral revendiquant une participation plus importante dans le processus de construction des Airbus. C’est peut être une revendication légitime pour les allemands, mais c’est une revendication qui risque de détonner toute une série de réactions et de contre réactions en chaîne qui finiront sûrement par mettre à genou un rêve, un espoir, secrètement nourrit et entretenu, que dans le monde il éxiste une entité capable de défier l’unilatéralisme et le monopole absolu exercé par les USA.

C’est ce qu’on appelle se foutre le doigt dans l’œil. Au lieu de puiser dans la solidarité pour régler un différent certes de taille mais point insurmontable, les européens s’orientent vers l’instrumentalisation d’un conflit d’ordre économique pour en faire le cheval de Troie d’une bataille politique. Allemands et français sont prêt à sacrifier le fleuron qui fait la fierté de l’industrie européenne rien que pour se cramponner à leur égocentrisme. Et après tout cela on vient nous dire que l’intégration régionale est le futur du monde. Si les européens, après plus d’un demi siècle de sacrifices et d’efforts, sont capable de produire un tel spectacle désolant alors on ne devrait pas stigmatiser plus qu’il n’en faut les magrebins s’ils n’arrivent pas à regarder dans la même direction ne serait ce que pendant une seule journée.

Mohamed Guelbi, tu connais ?

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Chaque matin je me presse pour acheter le journal “As-Sabah” rien que pour lire le billet signé presque quotidiennement par Mohamed Guelbi. Ce « saltimbanque » jongle avec les mots, il les brouille, les épure et puis les dénude complètement pour les revêtir à sa façon. En très peux de mots et dans un style pure et caractéristique qui le distingue il a la capacité de dire en à peine deux lignes ce qu’un article entier n’arrive pas à décrire. Toute sa magie réside dans la capacité du lecteur de lire entre les lignes, de déchiffrer le dit et de saisir le non dit. Son « clin d’œil », maintes fois imité mais jamais égalé, est un vrai exercice acrobatique. Sa force d’insinuation est d’une finesse déroutante.

Je ne sais pas si ce grand Monsieur à l’intention de réunir un beau jour tous ses bijoux dans un livre, mais en attendant que ce vœu se réalise, je me proposerais de vous soumettre de temps en temps quelques unes de ses « t9ate9 ». En voila deux sur le compte :

لمحة : سينما!

لو لم يكن مصدر الخبر يحظى بالمصداقية.. لما صدّقتُ نسبة تراجع عدد القاعات السينمائية. فلقد

كان لنا 160 قاعة بعيد الاستقلال.. فتقلّص العدد حاليا الى 18 قاعة صالحة للاستغلال. فأين هم

رواد الشاشة الكبيرة؟ هل هم بصدد الانقراض والاضمحلال.. أم ترى صار السينما في كل مكان؟..

ألقي عليكم السؤال

محمد قلبي




« شيخة»


سيتعرض نظام التقاعد إلى صعوبات مالية في العشريات القادمة... وبعض المتشائمين ينظرون إلى

مستقبله نظرة قاتمة. والسبب هو تشيّخ السّكان وارتفاع نسبة المسنين... الأمر الذي سيجعل

التقاعد يثقل كاهل العاملين. هذا مؤسف بالطبع! لكن الأحوال تغيّرت بمرور الزمان... فلقد

«شاخ» نظام التقاعد قرابة النصف قرن قبل أن يشيخ السّكان.

محمد قلبي