L'Afrique du Nord est la nouvelle cible de l'Eglise ?

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Je ne sais dire s’il s’agit d’une pure coïncidence ou bien d’une manipulation tramée par quelques forces occultes, mais en l’espace de quelques jours j’ai prit part ou j’ai été témoin de plusieurs discussions ou il été question d’un phénomène énigmatique qui est devenu le sujet d’actualité des soirées estivales entre amis. Ce sujet est la conversion de tunisiens au christianisme. Il est indéniablement vrai que la Tunisie avant d’être une « terre d’Islam » a été tour à tour païenne, juive et chrétienne jusqu'à la conquête des arabes qui a marqué l’islamisation peut être progressive mais manifestement irréversible des tunisiens et de tous les habitants de la zone du Magreb. A ce point, il faudrait peut être préciser que seuls les juifs ont résisté aux vents et aux marées maintenant leur culture, leurs traditions et leur foi. Pour ce qui est de la présence chrétienne sur le sol tunisien, personnellement, à part les tunisiens d’origines maltaises, italiennes ou françaises je ne connais qu’un seul cas d’une famille tunisienne qui est chrétienne et dont les membres portent tous des noms arabes. Mais même si je ne peux pas être affirmatif à cent pour cent sur les origines de cette famille, je sais qu’au moins une grande mère dans cette famille portait un prénom européen. Pour revenir un peu à notre sujet, les participants à ces discussions ont évoqué la présence de missionnaires évangélistes sur le sol tunisien, l’exercice de pressions financières sur des pauvres, les promesses d’un avenir meilleur… bref que des supputations et rien de concret ou de tangible. S’agit-il d’une conversion spontanée et désintéressée émanant d’une quête spirituelle sincère ? S’agit-il d’un phénomène de mode ou tout simplement d’un canular ? Pourquoi pendant une présence française de plus de 70 ans en Afrique du Nord, la colonisation a récolté un échec fracassant dans l’évangélisation des nord africains et ce malgré les efforts considérables de l’Eglise alors qu’aujourd’hui et sans raisons apparentes des tunisiens, des algériens et des marocains choisissent délibérément d’embrasser la foi de Jésus ? Intrigué et insatisfait des faits et explications présentées, j’ai fait un petit tour sur Internet pour voir si je pouvait tombé sur un article ou une étude intéressante sur le sujet. De mes recherches il en ressort que tant la Tunisie, comme l’Algérie et le Maroc, ces trois pays sont touchés indistinctement par ce phénomène. L’Algérie, pays déchiré et ou règne la confusion, la marginalisation et le chaos, la conversion au christianisme peut paraître explicable du moment ou les bébés sont égorgés et les femmes éventrées au nom de l’Islam. Mais, Les raisons qui poussent les tunisiens et les marocains à trouver le salut de leurs âmes grâce au Christ sont sûrement différentes. En l’absence d’un prosélytisme affiché de l’église, l’apparition de ces anciens musulmans convertit au christianisme intrigue. Apostrophé sur ce sujet, Paul Geers un père blanc qui connaît très bien la Tunisie pour y vivre depuis plus de 50 ans, a déclaré que le regain d’intérêt des tunisiens, en particulier, et des nord africains, en général, pour le christianisme et pour l’église s’expliquerait par la (re)découverte de la foi de Jésus à travers les émissions religieuses à la radio (RMC) et à la télévision (Miracle, Sat 7, Al Hayat…). Je voudrais bien croire à sa thèse et j’aimerais bien, aussi, croire en l’authenticité de ces conversions. Je voudrais surtout ne pas voir en ce phénomène une manière de se rapprocher de l’occident analogue ou parallèle aux « mariage d’amour » entre des nord africains de 20 et 30 ans avec des européennes de 60 ans et plus. Comme je ne dispose pas de preuves ni la certitude qu’il y a anguilles sous roche, je vous laisse le choix de faire votre propre jugement sur ce sujet.

Ben Harper

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Je voudrais proposer le clip suivant à Big Trap Boy, Abdou (s'il est encore dans les parages), la Marsoise, Adib, Sonya, Skydancer, Karim ben Amor, Samsoun, Nadia from Tunis,... tout en espérant qu'ils et elles aimeront bien

Gad et La presse de Tunisie

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Mme Samira Dami est sans doute aucune l’une des meilleurs critiques que compte le paysage de la presse écrite tunisien (bien qu’en réalité les critiques littéraires et artistiques en Tunisie ne sont pas aussi nombreux qu’on ne le pense et qu’une grande partie de ceux qui exercent se métier s’improvisent comme tel sans l’être vraiment). Cette grande dame qui jouie du respect de tous ces lecteurs a publié une note sur Gad et sur son spectacle présenté au festival de Carthage d’une sévérité surprenante au grand daim de la majorité des gens qui l’ont lu. Son article avait des apparences d’un règlement de compte dans les plus strictes règles de l’art plus qu’une critique objective du spectacle et des aptitudes artistiques et humoristiques de Gad. En lisant l’article, publié sur « La Presse » de ce jeudi 9 aout, on a eu, ou plus exactement, j’ai eu l’impression que Mme Dami a fait du cas Gad une affaire personnelle tellement le ton était à l’agression et avait des allures d’une chasse à l’homme. Franchement, je lisais l’article et j’avais la sensation d’être devant un abattoir, un massacre à la tronçonneuse, ce n’était pas un exercice de critique mais un vrai procès.
Je dois reconnaître que je ne suis pas un spécialiste pour pouvoir juger les prestations artistiques de Gad mais je ne crois pas qu’il ait put drainer 12000 spectateurs et encore plus qui sont restés sur le faim rien que parce que ce dernier est charmant. Le coté charme a surement aidé Gad à faire son chemin dans le showbiz mais je ne crois pas qu’il a mérité la place qu’il occupe que grâce à cela… Pour finir je voudrais signaler deux choses : Mme Dami a été récemment décorée. J’espère que son article ou plus exactement son attaque frontale contre Gad n’a rien à avoir avec cette distinction ; car si elle se sent redevable de quelque chose envers son « bienfaiteur », en lynchant Gad elle s’est trompée de cible… La deuxième remarque se réfère au titre choisi par les critiques de « La Presse » pour couvrir le spectacle de Gad : Des kamias on n’est pas sorti, repris par Mme Dami. Ce titre en lui-même est révélateur de la nature de culture qui distingue nos critiques…

Neuf moi(s) aussi et plus...

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Voila, après une absence forcée, due non pas à un départ pour des vacances, bien que je les mérite amplement, mais à un heureux événement qui est venu égayer mon petit foyer, je suis ravi de reprendre le blogging. Eh oui, ma femme vient de mettre au monde notre deuxième enfant et si je rédige le présent post ce n’est pas pour faire une annonce de faire-part afin que vous m’exprimiez vos félicitations, bien que vos vœux m’iront droit au cœur, mais pour vous parler d’une étrange expérience et de sentiments curieux que j’ai vécu lors des deux grossesses de ma femme. Il semblerait que le stress de la grossesse est un syndrome assez courant chez la femme et c’est une chose apparemment normale. Mais, je n’ai jamais entendu l’un de mes proches ou de mes copains dire que lui aussi a souffert pendant la grossesse de sa femme. Lorsque mon épouse est tombée enceinte de notre premier enfant, bien que tous les deux nous étions sûrs et certains de cette grossesse, il a suffit que l’annonce nous soit faite officiellement par le gynéco pour que ma femme subisse un changement de comportement radical au point que je n’arrivais plus à la reconnaître. Bizarrement, moi aussi je commençais à me sentir un peu perturbé. Je dormais très mal la nuit et je n’arrêtais pas de me posais un tas de questions. Ce que je me posais comme questions ce n’était pas du genre si le bébé va être une fille ou un garçon, s’il sera brun ou blond, s’il aura les yeux vert ou noisette… Non ce qui m’inquiétait c’était de savoir si notre bébé allait naitre entier, s’il aura ses deux mains, ses deux pieds, ses dix doigts, pas un de moins mais pas un de plus non plus... En un mot, je flippais pour savoir si notre enfant allait venir à ce monde avec ou sans handicap physique. Ce n’est pas que je ne voulais pas d’un enfant handicapé. Je suis sur et certain que si j’avais eu un enfant avec une mutilation quelconque je l’aurais aimé autant et même plus qu’un enfant « normalement » constitué. Mais soyons sincère, le regard de la société et sévère et même si ma femme et moi aurions fait tout pour faire sentir à cet enfant qu’il est « normal », une fois dehors, les regards ne seront plus pareilles. Et puis, il y a la question de savoir si par la suite l’enfant acceptera ou pas son statut. Je disais donc que pendant toute la période de grossesse de ma femme ni les échographies ni les assurances du gynéco n’arrivaient à me tranquilliser. Et puis arriva le jour de l’accouchement et là encore plus de stress et plus d’inquiétude : accouchement normal ou sera-t-on obligé de faire une césarienne ? Ma femme va-t-elle souffrir ? Tout ce passera bien ?... Je n’ai sentit de soulagement que le jour de la naissance lorsque j’ai pu voir de mes propres yeux que l’enfant était physiquement « normal » et sa mère indemne à coté de lui. Puis commencèrent des inquiétudes d’autre type. Est-ce que le bébé verra ? Est-ce qu’il entendra ? Est-ce qu’il parlera ? Est-ce qu’il marchera… J’ai cru que ce genre d’inquiétudes était dues au fait qu’il s’agissait d’une première expérience, mais les mêmes sentiments se sont fait plus insistants lors de toute la deuxième grossesse de ma femme.

Mort symbolique !!!

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L’information ne valait pas une chandelle bien que la morale veut qu’on ait du respect pour nos morts. Cependant, si je réagie à l’annonce de la mort de Sa3ida Sassi ce n’est pas pour dénigrer cette dernière que dieu l’accueille dans sa grande miséricorde mais parce j’ai trouvé inouï que l’un de ses neuve en parle avec orgueil dans l’un des sites de l’opposition « radicale » tunisiens. Je vous laisse lire le texte : « Mesdames, Messieurs,
J'ai le regret de vous annoncer le décès de ma tante Madame Saïda née Bouzguarrou épouse Hassan Sassi, nièce de feu le Président Habib Bourguiba 1er Président de La République Tunisienne qu'elle a adulé et servi tout au long de son existence.
Madame Saïda Sassi militante pour l'indépendance de La Tunisie, s'est éteinte à son domicile à Carthage à l'âge de 86 ans ce 25 juillet 2007 aux alentours de 13h. Ce jour était pour elle très important puisque à cette date La République Tunisienne s'était proclamée. La page de l'histoire Bourguibienne est définitivement tournée”.
C’est ce qu’on appelle avoir du culot. Qu’on nous traite comme des cons ça passe, mais qu’on nous prenne pour des cons ce n’est pas très éloquent. Je voudrais dire à ce monsieur « el barka fikom » mais si le nom de sa tante a un jour été associé à la direction de ce pays c’est là la preuve la plus éloquente que la vie et « l’Histoire » sont souvent très injustes (AAARGHHHH...).

To be or not to be ?

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J’ai lu quelque part, dans la revue “Jeune Afrique” très probablement, une définition qui m’a en quelque sorte troublé. Dans la rubrique « Humour, Saillies et Sagesses » on pouvait lire la citation présente : « Un intellectuel c’est quelqu’un qui a trouvé quelque chose de plus intéressant que le sexe ». Apres mures réflexions je suis arrivé à la certitude suivante : je ne suis pas un intellectuel. C’est catégorique.

Occupes-toi de tes gosses maintenant...

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La nouvelle est fraiche et pourtant « tout le monde en parle ». Abbou est libre. Et alors ? On se réjouit d’une victoire à la papyrus maintenant ? Heureusement que c’est Sarkozy qui s’est faire élire à la présidence de la France parce que franchement si c’était Ségolène le pauvre aurait moisit jusqu’au dernier jour avec option de prolongement de séjour offert par la maison. Bon maintenant que Abbou est dehors fera-t-il mieux que Loana ?

Hommage à M

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M. est une femme intelligente, courageuse et une vraie battante. Elle a sacrifié toute sa vie à servir ses parents, son mari et puis ses enfants. De sa vie, pleine de joies et de déceptions, elle ne regrette qu’une seul chose : c’est que son père n’eut pas suffisamment de courage pour s’opposer à l’oncle de M, c'est-à-dire son beau frère, qui un jour se présenta à la maison de sa sœur, la mère de M, pour décréter que M ne doit plus sortir de la maison et donc ne plus aller à l’école. A cette époque là, M devait avoir à peine 9 ans. « Dans nos us et coutumes, il n’y a pas de femmes qui vont à l’école et encore moins qui sortent toutes seules » disait-il. Cela devait se passer vers l’an 1955, peut être une ou deux années plus tard. Même après avoir grandit et s’être mariée, M parlait toujours des bribes de souvenirs qu’elle a gardé de son expérience à l’écoles avec beaucoup d’amertume et un sentiment de rancœur envers un oncle qui malgré tout est resté l’un de ses préférés. Devenue adulte, M se maria avec un homme qui par défaut est devenu l’homme de sa vie. Son amour pour son époux n’avait d’égal que son envie de mettre au monde le plus grand nombre d’enfants possible. A chaque fois qu’ils faisaient l’amour, elle se donnait à son mari corps et âme non pour atteindre le plaisir mais plus tôt pour qu’elle soit la plus fertile possible. Elle voulait beaucoup d’enfants. Elle voulait qu’ils aillent tous à l’école, qu’ils étudient et qu’ils apprennent tous ce qu’il y a à apprendre. Elle voulait que parmi ses fils et ses filles il y ait un pilote qui puisse l’emmener dans ses voyages et lui faire découvrir le monde, un médecin qui puisse s’occuper de sa santé, un astronaute qui puisse lui expliquer les mystères du ciel, un romancier qui puisse lui raconter des histoires pour meubler ses nuits blanches, un humoriste qui puisse la faire rire pour surmonter ses déprimes, un instituteur qui puisse lui apprendre à déchiffrer ces séquences de lettres et de chiffres qu’elle trouve inintelligibles, un architecte qui puisse lui construire une maison comme elle en rêve, un musicien qui puisse lui jouer de la musique pour elle seule… M, en bonne gestionnaire, assura à ses enfants tous les besoins pour qu’ils puissent poursuivre leurs études sans se soucier de rien bien que la rente du père était juste moyenne. Les espoirs de M se sont certes exauces mais il ne se sont exaucés qu’à moitie. M eut quatre garçons et trois filles. Ils sont tous allés à l’école, puis au lycée et enfin à l’université. Ils ont tous grandit et sont parti faire leur vie ailleurs que sous le toit parental. Ils exercent tous des métiers des plus intéressants les uns et les autres. Parmi les enfants de M il y en a un qui est pilote, mais il n’a jamais emmené sa mère ailleurs que chez lui. Une fille de M est médecin mais à chaque fois que M se plaigne de quelque chose sa fille l’emmène chez un collègue. Un autre fils de M est architecte mais il trouve qu’on ne devrait rien toucher dans la maison de sa mère… Bref, les rêves de M, qu’elle a passé des années à caresser secrètement sont là devant ses yeux mais ils lui sont inaccessibles. Si, l’une des filles de M est chanteuse et elle chante souvent à sa mère des douces mélodies pour qu’elle oublie un peu sa solitude et surtout la dure labeur, les sacrifices et les tant d’années d’attente…

Qu'est ce que la vulgarité ?

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L’incident qui oppose deux de mes meilleurs bloggers, Abdou et Adem, une histoire banale somme toute que j’espère, qu’enfin de compte, il ne s’agirait que d’un nuage passager, m’a rappelé une anecdote du temps ou j’étais encore étudiant. J’avais à ce moment là un professeur de Droit, fameux pour son franc parlé et pour sa tendance à employer sans gêne des mots « choquants », qui nous donnait des cours sur les relations internationales. Ce monsieur, un grand intellectuel et un personnage haut en couleur, est très connu sûrement du coté de la banlieue nord et de la Marsa plus exactement. Il s’appelle Hammadi Rdissi. Là je voudrais ouvrir une parenthèse pour dire que Hammadi Rdissi est l’auteur de plusieurs ouvrages très intéressants sur l’Islam et le droit que je vous recommande vivement. Je ferme la parenthèse et je reprends mon histoire. Un jour, Si Hammadi est venu particulièrement inspiré au cours. Il nous gratifia avec un exposé magistral. A la fin de son oratoire qui laissa l’assistance comme assommée, l’un de mes camardes de classe demanda la parole. Je ne sais pas si son intervention était motivée par un excès d’intelligence ou plus tôt par un besoin de faire l’intéressant. Toujours est il que cet étudiant posa une question à Si Hammadi lui demandant si ce qu’il venait d’exposer était sa propre vision de la vie ou bien qu’il ne faisait là que reproduire un discours d’autrui. Si Hammadi a répondu que pour être sincère, la théorie qu’il venait de développer appartient à un certain Michel Foucault mais que lui y adhère au point d’en faire sienne. C’est à ce moment là que notre étudiant s’exclamât : « Ah ! Michel Foucault… ». Intrigué par le ton de la réponse de l’étudiant, Si Hammadi répliqua : « Oui Michel Foucault. Ceci vous pose un problème quelconque ? ». « Non » répondit l’étudiant, avant d’ajouter « mais on sait tous les problèmes dont souffre Foucault ». « Problèmes ? Quel genre de problèmes ? » demanda Si Hammadi. « Mais, monsieur vous savez bien que Foucault est euh… » tituba l’étudiant. « Pédé ? » lâcha sans ambages le prof. « Oui c’est ça » répliqua l’étudiant fier de lui. Le prof, qui comme je vous l’ai déjà dit n’a aucun tabou dans sa façon de s’exprimer rétorqua immédiatement : « Brabbi sama7ni. Savez vous ce que c’est la « Wabna » ? Je le doute fort. Avant de parler d’une chose assurez vous que vous êtes en train de parler en connaissance de cause. La « wabna » comme vous dites il faut l’atteindre pour en parler. Par ailleurs, ce « Pédé » comme vous dites ne pense pas avec son cul, ce qui fait une sacrée différence entre vous et lui car vous « ya Si ennam » ça se voit que vous n’avez pas encore dépassé l’obstacle de vos couilles ». La réponse du prof eut l’effet d’une douche froide sur toute l’assistance… We 7dithna 9yess comme disent nos aïeux.

L'addition s'il vous plait

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Hier soir je suis allé au Biwa. Je ne suis pas un habitué des lieux. Je crois avoir été dans cet établissement 3 ou 4 fois tout au plus. C’est un de mes frères qui a eu l’idée de proposer un dîner en famille. On s’est donné rendez-vous sur place mes trois frères, leurs épouses et leurs gosses, mes deux sœurs et leurs maris et leurs gosses, ma femme, ma fille et moi. Il y avait beaucoup de monde. L’ambiance était bon enfant mais je trouve que je deviens de plus en plus allergique à la foule. Le serveur, un jeune homme affable, essayait de contenter tout le monde, mais le pauvre était sollicité de partout. Nous mangeâmes des pizzas qui arrivèrent après plus de ¾ d’heure d’attente. Au moment de partir je demande l’addition. Le serveur arrive avec son espèce de « Palm » dans la main il me montre la commande et me demande si je suis d’accord avec le contenu. J’acquiesce. « Ça fait 125 dinars monsieur ». Je compte l’argent, je lui tends 130 dinars et je lui dis de garder le reste. Je me prête à partir lorsque le jeune serveur m’apostrophe. Confus et tout rouge de honte il me dit : « Monsieur, ce n’est pas juste… ». – « Qu’est ce qui n’est pas juste mon ami ?» - « Monsieur je ne peux pas prendre les cinq dinars » - « Quoi ? Ça veut dire quoi ça ? Ce n’est pas assez ? » - « Non monsieur, c’est plus qu’assez» - « Alors quoi ? La direction vous interdit de prendre des pourboires ? » - « Non plus monsieur » - « Mais alors qu’est ce qui ne vas pas ? » - « Monsieur je ne peux pas prendre cet argent parce que je considère que le service ne méritait pas ». L’honnêteté de sa réponse m’a laissé complètement abasourdi. C’est à ce moment là que je me suis rendu compte que le jeune homme avait un arrière accent bizarre et qu’il n’était pas tunisien. Il devait être algérien ou marocain. J’ai réfléchi quelques secondes et puis je lui ai dit : « Ne t’en fais pas. C’est vrai que le service n’était pas excellent. Mais j’ai vu que tu faisais de ton mieux pour contenter tous les clients. Alors faisons comme si c’était une avance et que la prochaine fois tu t’occuperas mieux de nous ». Sur le chemin du retour je n’ai pas arrêté de me demander si un serveur tunisien aurait eu la même réaction…

Kamini, do you know ?

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Bien que je me considère comme un vrai mélomane, il existe des genres de musique que je n’arrive pas à supporter. Le Rap, par exemple n’est pas ma musique préférée et pourtant je reconnais avoir acheté un album de Snoop Dogg et un autre de 2Pac. Je reconnais aussi que parfois je me suis trouvé séduit par quelques titres accrocheurs. Et puis j’ai découvert MC Solar ou le pionnier du Rap français. Dernièrement on m’a remis un CD de KAMINI que j’ai trouvé sublime. Ce qui m’a interpellé dans ce CD ce n’est pas la musique mais plus tôt les paroles. Kamini, un jeune noir originaire du Congo et issu d’un patelin perdu de la France (Marly Gomont), est un vrai phénomène du web. Snobé par les maisons de disque, ce dernier n’a pas baissé le bras, mais s’est lancé dans la conquête de la célébrité à travers le net. Avec les moyens de bord il réalisa un clip et le lança dans la toile. Le bouche à oreille et sûrement une sacrée dose de chance ont fait le reste. Aujourd’hui tout le monde s’arrache Kamini. Même le JT de TF1 de JP Pernaut lui a consacré un reportage. Surnommé le « Rappeur rural », Kamini a produit un album, comprenant 12 titres tous aussi intéressants les uns que les autres, dans lequel il aborde des thèmes aussi graves que légers qu’il traite avec beaucoup d’humour et surtout avec une bonne dose de dérision. Le racisme, l’exclusion, le Rap, la téléréalité, la folie… et autant d’autres sont les thèmes que Kamini a choisit pour en parler dans ses chansons avec un humour décalé et beaucoup d’ironie. Son opus « Psychostar World » peu paraître ringard mais il est d’une profondeur déroutante. Son Rap est très particulier. Il apporte une certaine fraîcheur et surtout une belle note musicale dans un monde Rap abrutit…

Pour en savoir plus :

http://fr.youtube.com/watch?v=6gV5rsO2u_o et http://fr.youtube.com/watch?v=wPJ-xRaw2l8

Pétage de plomb

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Bien avant son élection à la Présidence de son pays, Sarkozy promit un changement radical qui redonnerait à la France son aura et restaurera sa puissance et sa positon tant à l’échelle nationale que sur la scène internationale. Il a surprit par ces choix audacieux selon les uns, démagogiques selon d’autres. Parmi l’une de ses décision surprises la nomination de Bernard Kouchner, figure polémique socialiste, à la tête de la politique extérieure. L’homme est connu pour ne pas avoir sa langue dans la poche et certains ont redouté se choix controversé. Bref, Kouchner n’a pas attendu longtemps pour marquer la diplomatie française de son empreinte personnelle. Cette fin de semaine il a réuni les représentants des partis politiques libanais à Paris pour un dialogue dont le but est de trouver une solution qui mettrait fin à la crise politique au Liban. Lors de la conférence de presse qu’il a donné toute de suite après pour commenter les résultats de cette réunion, Kouchner était visiblement excédé par une colère qu’il n’a pu contenir. Se dirigeant à l’un des journalistes présent, Kouchner a pété les plombs faisant preuve d’une arrogance excessive. Cette scène, inhabituelle surtout de la part d’un haut responsable diplomate, a été reprise par toutes les chaînes de télévisions arabes. Etonnamment, aucun media français, ni audiovisuel ni écrit, ne s’est penché sur ce fâcheux épisode. Cela m’a interpellé doublement en me demandant si cela est le « nouveau-ancien » visage de la France et si la censure ou l’autocensure qu’on redoutait est devenue une réalité pour les medias français aujourd’hui. Déjà avant d’être Président, Sarkozy a été accusé d’entrave à la liberté d’expression. Depuis son intronisation, les cas de « black out » se succèdent. Avoir des amis qui contrôlent le paysage médiatique de la France aide à ne pas se faire questionner. Mais est ce ça la nouvelle France que Sarkozy propose ? Si c’est le cas فعلي الدنيا سلام :

C'etait écrit quelque part (2)

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Il venait de se réveiller. Il était presque dix heures et demie. Il s’installa sur la terrasse pour s’éclaircir un peu les idées. Il faisait chaud, très chaud. Depuis la veille déjà, on annonçait que le mercure allait franchir le cap des 45 degrés. Sa femme était dans la cuisine affairée à préparer le petit déjeuné. Ses deux filles n’arrêtaient pas de courir et de se chamailler. Il attendait avec impatience que tout le monde soit enfin prét pour prendre la route car sa sœur les a invité à passer le week-end chez elle. El vient de louer une villa au bord de la mer. Presque une heure plus tard ils étaient tous dans la voiture, sa femme, ses deux filles et lui. Il mit la climatisation et démarra. En dépit de la fraîcheur artificielle, les rayons du soleil parvenaient à pénétrer et à provoquer des sensations de brûlures sur la peau. La route était presque déserte. De temps en temps ils croisaient une voiture. Depuis la première grossesse de sa femme il a prit l’habitude de ne plus rouler vite. Il dépassait à peine les 80 kilomètres par heure sur l’autoroute et sur les routes pas plus que 60 km/h. Ce jour là, cependant, il a eu envie de se presser un peu. Il voulait arriver à temps pour le déjeuner chez sa sœur. Le compteur de la voiture ne descendait pas des 120 km/h. Le bon état de la chaussée et le fait qu’il connaît assez bien la route pour l’avoir emprunté plusieurs fois lui donnèrent une certaine sensation d’assurance et de tranquilité. Il a parcouru plus de la moitie du chemin. De temps en temps, il regardait ses filles à travers le rétroviseur comme s’il voulait se rassurer qu’il contrôlait tout. Au loin, une voiture venait au sens inverse. A un certain moment elle paru vouloir s’arrêtait. Mais, elle reprit la route finalement. Quand elle arriva à sa hauteur, il jeta furtivement et inconsciemment un coup d’œil. Quelques dizaines de mètres plus loin, quelques chose heurta la pare-brise, la vitre volât en éclats… Machinalement, il donna un coups de volant brusque. Il perdit le control du véhicule. Ce dernier comme un taureau furibond fonça directement sur un gros arbre…

C'etait écrit quelque part

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L’école venait de se terminer. Les vacances de l’été tant attendues s’annonçaient joyeuses. Il était content de ne plus retourner à ce lieu ou il s’ennuyait à mort. Certes, il aimait retrouver ses copains et jouer avec eux, mais les cinq kilomètres qui séparaient sa maison de l’école et qu’il devait faire, à l’aller comme au retour, à pied le poussaient à haïr cet édifice. Et comme si cela n’était pas suffisant, les discours de ses maîtres et les chiffres et les lettres qu’on lui apprenait lui donnaient des maux de tête. Ce jour là, il pensait dormir jusqu’à midi ou peut être un peu plus. Se réveiller juste pour retrouver ses cousins et amis du quartier et jouer, jouer et rien que jouer avec eux. Il rêvait encore de bagarres, de batailles rangées et d’aventures, lorsque la voix de son père est venue le sortir de sa torpeur. « Debout, il faut que tu ailles vendre les tabounas que ta mère est en train de préparer ». Encore sonné par le sommeil, le gamin qui a à peine 6 ou 7 ans, se dirigeât vers sa mère qui lui tendit un couffin plein de petits pains ronds, encore tout chauds, qu’elle vient de retirer du four. Machinalement, il se dirigeat vers la route par ou passent les voitures. Ce jour là il faisait particulièrement chaud. Il chercha un lieu ou il pouvait y avoir un peu d’ombre pour se protéger du soleil. Un sceau en plastique, improvisé comme une chaise, fut installé sous l’ombre d’un vieux cactus. L’enfant s’aménageât un périmètre sur le bas coté, la main tendue proposant ce pain très recherché par les amateurs de la vie campagnarde. Les heures défilaient tout comme les voitures. Très peu se sont arrêtées. Il faut dire que le soleil ce jour là n’encourageait personne à abandonner la sensuelle fraîcheur des climatiseurs, ne serait ce que pour quelques minutes, et de s’arrêter pour se procurer ses fameuses tabounas. La matinée n’a pas parue longue car à coté de lui il y avait une fille qui vendait des œufs. Ils ont papoté ensemble et ont pu voler quelques instants pour jouer au chat et à la souris. Puis, vers une heure de l’après midi, sa copine de circonstance était partie. Pour meubler le temps qui semblait s’être figé, le gosse ramassa quelques pierres pour jouer avec. De temps en tant, il en lançait une derrière une voiture qui ne daignait pas s’arrêter. Dés que son amas de pierres s’épuisait, il partait à la recherche d’un autre. Pendant l’une de ses recherches, il tombât sur une pierre de couleur gris, ronde, pointu sur les bords, dure et remarquablement polie. Elle épousait parfaitement le creux entre son pouce et son indexe. Il la trouvât parfaite. Tout en contemplant cette pierre de silice il éprouvât une étrange sensation. Inexplicablement, il sentit comme si une relation était née entre lui et ce caillou. Il reprit sa place, pestant contre cette chaleur étouffante. Quelques instant après, une voiture venait de loin. Elle s’approchât de lui. A un certain moment le chauffeur semblait qu’il allait s’arrêter. Le gosse s’agitât, sorti une tabouna du couffin et s’apprêtât à s’approcher de la vitre de la voiture. Inexplicablement, la voiture redémarra et s’éloigna. Le gosse, déçu, prit la pierre en silice polie et la jeta dans la direction de la voiture. Inexplicablement encore, la pierre innocemment jetée emprunta une trajectoire parabolique. Au même moment, une autre voiture venait à toute allure dans le sens inverse. La pierre percuta le pare-brise avant du véhicule. Le choc fut d’une telle violence que la vitre volât en éclat. Inopinément, la voiture dévia de trajectoire. Dans sa course folle, le véhicule allât se fracasser violemment contre un gros arbre…

عاش يتمني في عنبة

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Aujourd’hui je voudrais vous parler de deux personnes qui appartiennent au monde artistique et culturel tunisien. Le premier est écrivain, chroniqueur, parolier, poète, essayiste, animateur… un touche à tout et un vrai agitateur qui essaye par tous les moyen de donner un coup de balaie dans la morosité de la vie culturelle nationale. Le deuxième est un chanteur, un vrai « moutrib ». Sa voix est une vraie merveille qui ne peut vous laisser insensible. J’ai nommé Adam Fethi et Mounir Mehdi. Pourquoi je veux parler de ces deux personnes ? Tout simplement parce que je leur trouve à tous les deux un don peu connu ou plus tôt très peu médiatisé. Ces deux artistes sont prolifiques mais ce qu’ils produisent est ou gracieusement offert ou insuffisamment diffusé. L’un comme l’autre, certes chacun à sa manière et dans son domaine, bougent, essayent de faire bousculer les choses…, mais les deux sont à mon humble avis peu ou non récompensés pour l’effort qu’ils fournissent. Si Adam Fethi est connu pour avoir été le parolier attitré de Lotfi Bouchnak, son talent et bien plus immense que cela. Il est, avec Ali Louati, l’un des plus grands talents artistiques et culturels contemporains. Malheureusement, sa notoriété continue à être restreinte à un cercle limité. Mounir Mehdi quant à lui c’est monsieur Ramadan ou plus tôt celui qui interprète les chants religieux qui passent avant et après la rupture du jeun à la radio et à la télé. On vient de m’offrir un CD de ce dernier et je vous assure que cet interprète n’a rien à envier aux plus grands chanteurs du monde arabe actuels et anciens. Plus qu’une voix d’or, son articulation est parfaite et on comprend tous les mots qu’il prononce contrairement à cette horde de pseudos chanteurs dont on arrive même pas à distinguer ce qu’ils disent. Inconsciemment, je viens de parler des deux hommes et tout en écrivant ce post je me suis demandé si Adam et Mounir venaient à collaborer ensemble peut être que cela donnerait un résultat encourageant. Je l’espère de tout mon cœur.

Seven

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Deux de mes meilleurs blogers que j’admire et attend avec impatience leurs posts, le premier adepte de l’art du sarcasme et le deuxième non moins ironique mais chacun dans son propre style, m’ont invité à dévoiler quelques aspects de ma humble personnalité. J’ai promis de répondre positivement à l’invitation le plus tôt possible et je le fais maintenant. Tout le monde dans mon entourage m’affabule avec des qualificatifs et des superlatifs à ne pas en finir alors qu’en réalité je suis une vraie petite nature (figurez-vous je suis né un certain 3 août et je partage pas mal d’égocentrisme et autres gros défauts avec un autre natif du signe du « Lion » plus illustre et plus mégalomane qui a marqué l’Histoire de la Tunisie).
Autrement, Jacques Brel a chanté une chanson dont l’esprit résume parfaitement le parcours de ma vie. Vous connaissez la chanson « Vesoul » (T'as voulu voir Vierzon - Et on a vu Vierzon - T'as voulu voir Vesoul - Et on vu Vesoul - T'as voulu voir Honfleur - Et on a vu Honfleur - T'as voulu voir Hambourg - Et on a vu Hambourg - J'ai voulu voir Anvers - On a revu Hambourg - J'ai voulu voir ta sœur - Et on a vu ta mère - Comme toujours…) eh bien comme dans cette chanson je n’ai presque jamais fait dans ma vie quelques chose que j’aurais aimé faire, ni les études, ni le travail, ni la femme, ni la résidence… J’ai souvent, si ce n’est toujours, fait ce qu’on a choisit pour moi et je continu à le faire. Cependant, ne croyez surtout pas que je me plains ou que ne suis pas pleinement satisfait. Au contraire, même les choix subis se sont révélés être plus intéressants que ce que j’aurais pu choisir moi-même. En réussissant ma 6ème année primaire, j’ai voulu aller au Lycée Carthage Présidence, je me suis trouvé au Lycée « de jeunes filles » de Carthage ??? J’ai voulu suivre une filière scientifique et je me suis trouvé avec un bac lettres. J’ai voulu être archéologue ou, à défaut, enseigner et je me suis trouvé obligé de porter un costume et une cravate et de passer plus de 6 heures derrière un bureau. J’ai toujours eu un faible pour les blondes, je me suis marié avec une vraie brune…
Je suis un descendant d’une lignée de têtes brûlées, tous aussi butés les uns que les autres. Bien que certains de ma famille insistent sur leurs origines marocaines, les « N » sont indéfectiblement natifs d’une petite bourgade du Sahel. Ne faisant pas exception à la réputation mythique de cette bourgade, les « N » sont des butés et tellement jusqu’au-boutistes qu’ils ne reculent devant rien. Heureusement que dans mes gênes je porte quelques uns de ma mère qui elle, à l’inverse de mon père, est d’un calme olympien. Sous l’influence de ce mélange génétique explosif, fait de tempéraments diamétralement opposés, je peux être capable du pire comme du meilleur. Bien que je puisse en paraître un, j’ai une aversion démesurée envers les personnes antipathiques, les prétentieux et les monsieur et madame je sais tout… J’ai eu des propositions sérieuses pour vivre à Paris, à Londres, à Madrid et à Barcelone, mais j’ai choisi de rester à « Salambo », la capitale de la Goulette, auprès de ma famille, mes amis et surtout dans mon quartier que je trouve le plus bel endroit au monde. (J’entends au loin le gang de la cloche de Si Abdelaziz El 3eroui sonner la fin). Je devrais terminer cette note par la nomination de quelques personnes pour prendre la relève et nous parler un peu d’eux même. J’ai cité : Adib, azwaw soumendil awragh, orchidée, big trap boy, ze mek3ara, louwings et gouverneur de normalland.

La Bourde

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Dans un entretient publié par “The Sun” le président américain, George W, a crut rendre hommage à Tony Blair en affirmant que l’ex locataire du 10 Downing Street n’était pas son caniche ( ???) Quelle façon élégante de dire les choses, quel hommage et quelle éloquence ! Bon je ne vais pas trop spéculer sur le QI de l’homme le plus (im)puissant du monde. Mais je voudrais préciser ceci. Bush est peut être sincère lorsqu’il dit qu’il n’a jamais considérer Blair comme son caniche, non par respect à l’homme bien évidement, mais plutôt parce que il possède déjà un autre chien, un vrai qui marche sur quatre pattes et qui aboie. Le problème c’est que Blair, lui, y a vraiment crut qu’il été un caniche et il s’est totalement investit dans ce rôle pour mériter la gratitude de son maître. Comme quoi dans la vie on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas son pays mais, apparemment, on ne choisit pas ses animaux de compagnie non plus.

De la Solidarité et autres choses...

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Prenez un troupeau d’agneau. Si un seul agneau de ce troupeau se trompe et se jette dans une rivière, par erreur, par bêtise ou par n’importe quelle autre raison, tout le reste du troupeau le suivra aveuglement. Prenez maintenant une colonie de fourmis. Si par hasard, une seule fourmi décide de s’attaquer à un fourmilier tous les autres suivront et inconsciemment se condamneront à une mort certaine. Toujours dans le même registre, un essaim d’abeilles suit tout le temps les ordres de sa « Reine ». Si cette dernière décide de traverser une mer elle le fera. Elle se condamnera au suicide et entraînera dans sa perte tout l’essaim. Tous ces animaux et petites bêtes ne savent pas ce que signifie le mot solidarité et pourtant en agissant ainsi ils donnent le plus bel et plus sinistre exemple de ce que peut être la solidarité. Maintenant, prenons le cas des humains. Ils savent ce que signifie le mot solidarité puis qu’ils l’ont inventé. Combien sont disposés à imiter l’attitude de l’agneau ou de la fourmi ou de l’abeille si l’un d’entre eux décide de braver un danger, un obstacle, une épreuve… Etre solidaire et plus fort et plus noble qu’écrire une note et l’a jeter dans la mer de l’Internet. La solidarité n’est qu’une utopie qui existe seulement dans la théorie mais dans la pratique elle n’est faite que de mots…

Lettre à mon ami Samsoun

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Mon cher ami, virtuel peut être mais crois-moi je te considère vraiment comme un ami, dois je prendre les propos que tu as exprimé en réponse à mon dernier post comme un avis sincère et dénué de tout sous-entendu ou dois-je réagir à un soupçon de sarcasme que j’ai cru décelé à travers les lignes et le ton de ta réponse.

Pour laisser les choses claires et dissiper toutes formes de confusion ou d’ambiguïté, je voudrais affirmer que je n’ai aucun doute sur l’évidence que la société tunisienne souffre d’un déficit de liberté d’expression énorme. Le tunisien, par méfiance, par précaution et aussi pour avoir développé une mauvaise habitude, s’abstient assez souvent de dire tout haut ce qu’il pense tout bas. Mais peut on dire pour autant qu’on est là devant un cas isolé, que le tunisien est un spécimen qui nécessite une « étude » ? En France ou aux Etats Unies on s’exprime sûrement « plus » librement, mais qui ose dire qu’il existe dans ce monde un pays où la liberté est absolue et où les personnes jouissent d’une garantie totale pour s’exprimer sans censure aucune ?

J’avais peur que mon précèdent article ne suscite la polémique, mais comment éviter la polémique quand le sujet l’est ? Mon cher ami (je le dis et je le pense sincèrement), permets moi de te poser cette question : l’invitation à blogger pour la liberté d’expression elle est dirigée aux bloggers tunisiens ou à la société tunisienne ? La réponse à cette question est fondamentale parce que il y a une sacrée différence entre les premiers et la deuxième. Si c’est la deuxième qui est concernée par l’invitation, alors là je crois que la tribune choisie pour promouvoir une telle campagne n’est pas la plus indiquée. Si la société tunisienne compte dix millions d’âmes, la blogosphere tunisienne ne compte que quelques 5 à 600 membres, tout au plus, entre auteurs, commentateurs et simples lecteurs.

Si ce sont les premiers qui sont ciblés je crains que l’on soit en train d’essayer de convertir des personnes qui sont déjà convertis. Je doute qu’il y est un blogger qui ne soit pas sensible à ce sujet et qui ne s’est pas laissé tenter par ce genre d’exercice en s’exprimant « librement » à propos d’un sujet tabou au moins une fois dans son expérience de blogger. Quand le besoin s’est fait sentir, bien entendu, chaque blogger s’est exprimé et il n’a pas attendu le mot d’ordre pour le faire. Dans ces cas, non seulement l’auteur s’est lâché mais les commentateurs aussi ont prit un malin plaisir à dire ouvertement ce qu’ils pensent.

Par ailleurs, on peut toujours essayer de justifier le contraire, mais instaurer une journée pour la liberté d’expression signifie que :

1) Nous sommes en train d’agir en tant qu’une association, une ONG, un organisme, un groupe de pression… alors qu’on ne l’est pas, légalement parlant je veux dire.
2) Nous affirmons (pour ne pas dire nous accusons) que quelqu’un ou quelque chose nous prive de notre droit de nous exprimer librement. Est-ce vraiment le cas ?
3) C’est une déclaration de guerre non déclarée alors que personne ne nous a « sonné ».
4) Déguisée, justifiée, expliquée, légitimée… on ne peut empêcher que cette action soit perçue comme un acte politique. On aura beau expliqué à cor et à cri qu’il ne s’agit pas d’une action politique mais on ne saura convaincre.

Liberté d'expression

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A l’initiative de quelques bloggers tunisiens, dont la probité et la sincérité et au dessus de tout soupçons (quoi que…), la blogosphere tunisienne a été invitée à adhérer massivement dans une campagne en faveur de la liberté d’expression. L’initiative en soit même est louable et ses initiateurs méritent toute la gratitude due aux efforts qu’ils fournissent pour qu’un tel événement soit un succès. Cependant, comme je suis une personne, et là j’espère ne pas être un cas isolé, qui déteste le suivisme aveugle et la participation dans une action juste pour le principe de participer, j’aimerais poser quelques questions qui me semblent primordiales pour légitimer le oui ou le non d’une éventuelle adhésion. Autant je me suis senti interpellé lors du lancement de la campagne pour le Grand Maghreb Arabe, pour des raisons ni politiques, ni économiques et encore moins culturelles, mais tout simplement parce que je suis partisan de l’universalité et que cette dernière commence par l’entourage proche, autant je me sens perplexe devant la nouvelle proposition. Pour quelles raisons devrait-on blogger pour la liberté d’expression ? Les arguments avancés par Samsoun pour justifier cette action me semblent floues et peu enthousiasmants (c’est un avis personnel qui se référent uniquement aux arguments et non à la personne de Samsoun. Désolé de paraître vouloir porter des gants, mais je n’ai envie de froisser personne et encore moins en ce moment. La canicule bat son plein et la susceptibilité du « disjonctage » est grande ce que je veux éviter au maximum). Pour qu’il ait une action commune et une manifestation de solidarité il faut qu’il ait une explication, une raison, une justification politique, sociale, culturelle… peu importe. Mais là la rasions contextuelle n’existe pas. Donc, pourquoi ce besoin de pousser les gens à parler d’un « sujet qui fâche » ? Pour braver la censure ? Tout un chacun des bloggers a eu l’occasion de s’exprimer, qui de façon implicite et très intelligente et qui de façon explicite, sur des sujets tabous ou considérés comme tel et leur message a été reçu et compris par tous. Quelques uns ont eu des pépins mais le « problème » a été « contourné ». Devrait-on le faire pour palier le manquement dont font preuve les journaux tunisiens ? Je ne pense pas que cela soit une bonne idée. C’est vrai qu’un blog est fait pour que son auteur s’exprime, librement cela s’entend, mais de là à faire le boulot des autres il y a un pas à ne pas franchir. Je voudrais terminer cette note par la recommandation suivante : sur le tas des publications tunisiennes il y a au moins trois journaux qui se distinguent par leur verve, leur audace et leur qualité et qui sont « Al Mawkif », « Mouwatinoun » et « Attarik Ajjadid ». Ces journaux se penchent souvent sur des sujets sérieux et publient les informations que les autres journaux n’osent pas le faire. Achetons les et lisons les pour qu’ils ne disparaissent pas.

Curiosity killed the cat

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Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Combien sont-ils ? Que veulent-ils ?
Pourquoi se cachent-ils ? Ont-ils un chef ? A qui ou à quoi obéissent-ils ? Comment vivent-ils ? Où vivent-ils ? C’est quoi leur but ? Quel est leur intérêt ? Que mangent-ils ? Comment s’habillent-ils ? Quand dorment-ils ? Se connaissent-ils ? Ont-ils un nom ? Ont-ils une famille ? Des enfants ? Des conjoints ? Des parents ? Que lisent-ils ? Que pensent-ils ? Pourquoi écrivent-ils ? Ont-ils une couleur préférée ? Un plat favori ? Un passe temps quelconque ? Je veux mettre un visage sur chacun d’eux. Une adresse. Une fiche. Je veux tout savoir sur eux. Leurs noms, prénoms, surnoms, pseudos, sobriquets, avatars, mots de passe. Je veux savoir quand est ce qu’ils se réveillent et à quelle heure il vont se coucher. Je veux savoir ce qu’ils mangent, avec qui et ou. Je veux savoir qui ils fréquentent, où ils crèchent. Je veux savoir tous leurs gestes et faits. Je veux savoir quelle école ils ont fréquenté, quel quartier ils habitent, de quelle maladie ils souffrent, quel travail ils font et combien ils gagnent. Je veux savoir absolument tout d’eux même le nombre de grains de beauté qu’ils ont sur le corps et si ça se trouve même le nombre de poils pubiens qui poussent dans leurs parties génitales.

La Presse Satanique

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Sur la trentaine de publications que compte notre cher pays, on peut dire que la définition de « Tabloïde » s’applique à la majorité, si ce n’est à la totalité, des journaux tunisiens. Personne ne pourra contredire que la Tunisie, avec quelques autres nations de plus en plus rares, est le pays d’excellence ou la presse se distingue par sa capacité de pousser le ridicule à son comble et d’élever la médiocrité à son paroxysme. Tel constat minable, affligeant et pitoyable, venant d’un journal à vocation commerciale, dont la seule préoccupation est le gain d’argent par tous les moyens, même s’il choque peut paraître normal est tolérable. Mais quand les journaux appartenant aux soit disant partis politiques s’y mettent, là la question devient grave. « El Watan », est l’organe du Parti de l’Union Démocratique Unioniste (ça tourne déjà au vaudeville). Il se définit comme un hebdomadaire politique et d’information générale. Ce journal n’a pas tardé plus de six numéros pour nous égayer avec un « reportage » sur le « Satanisme » en Tunisie. Pas moins de 3 pages complètes, en plus de la Une presque toute entière, ont été consacrées à ce sujet brûlant et ô combien intéressant pour le citoyen tunisien. Inutile de vous dire que quelques membres de la blogosphere tunisienne (à qui je manifeste toute ma solidarité d’ailleurs) ont été prit comme cible et décrits comme des adaptes du satanisme. Inutile de vous parler non plus de l’absence totale de recherche et de documentation pour l’élaboration de ce pseudo reportage et du style « torchonnesque » de l’écriture. En évoquant ce sujet je voulais simplement dire que la presse people ou la presse à sensation pilule dans nos kiosques et qu’on a pas besoin que la presse des partis politiques, eux mêmes et leurs journaux méritant leur survie à l’argent du contribuable tunisien, nous rabâchent les oreilles avec des histoires à dormir debout. Si « El Watan » veut se faire le clone du « The Sun » ou « The Daily Mirror » il a tout le droit de le faire mais j’invite ses responsables de la rédaction à ne plus faire référence au parti politique qu’ils représentent et surtout qu’ils changent le nom du journal parce que la « Patrie » est un bien très précieux pour qu’on le laisse entre les mains de mythomanes jouant les apprenties pyromanes.

La Tunisie et la Peine Capitale

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Le Président de la section tunisienne d’Amnesty International, Habib Marsit, vient de donner une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé la création d’un collectif pour l’abolition de la peine de mort. Ce collectif se compose d’organismes et d’ONGs tel que l’IADH, la LTDH, l’AJT, l’ATFD, l’AFTURD, la FTCC et bien évidement la section tunisienne d’Amnesty International.

Parlant de ce projet, Habib Marsit, qui ne nécessite pas d’être présenté vu sa longue expérience en matière d’engagement et de militantisme en faveur des libertés et des droits de l’homme, a affirmé que l’objectif de la création d’un tel collectif est la sensibilisation de l’opinion publique tunisienne et agir en tant que groupe de pression pour exhorter les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire à prendre les mesures nécessaires pour que la Tunisie adhère à la liste des pays qui abolirent la peine capitale (Voire « As-Sabah » du 15/06/2007 page 2).

Bien que je ne sois pas un fervent partisan de l’abolition de la peine de mort, du moins en ce qui concerne certains cas précis (c’est vrai que Gandhi avait largement raison en prononçant que la loi d’œil pour œil finira par rendre le monde aveugle, mais, et là je crois que les juristes me donneront raison, il y a toujours une exception qui confirme la règle), et loin de vouloir jeter le discrédit sur une initiative louable et courageuse, je ne crois pas que les objectifs que se sont fixés les initiateurs de ce projet soient d’une grande pertinence.

Il est évident en soit même que l’idée de lancer un débat public est une initiative intéressante, mais pour que cette initiative soit efficace et utile il faut qu’elle se soumette à certaines conditions et certains critères. Soyons sincères envers nous même : les tunisiens conçoivent-ils le débat à propos de la peine de mort comme une de leurs priorités ? Savons nous (nous dans le sens de la société tunisienne avec tous ses intégrants et ses composants sans exceptions et non la simple élite) déjà ce que c’est un débat ? Comment comptent les membres de ce collectif imposer ce débat ? Les medias, toutes formes confondues, sont elles disposées à suivre le pas et à s’engager dans cette campagne ?...

Venons maintenant au deuxième chapitre qui est celui relatif au fonctionnement de ce collectif en tant que groupe de pression. Depuis quand le pouvoir, ici et ailleurs d’ailleurs, accepte-t-il des choix imposés par la société civile ? Le pouvoir laissera peut être aller et permettra aux initiateurs de ce projet de parler en toute liberté, mais est ce suffisant pour prétendre obliger le régime à adopter l’abolition de la peine de mort ?

Il est évident que la Tunisie est un gros chantier à construire. Mais toute construction obéit à un plan et se fait selon des règles et des étapes précises. On ne peut pas construire un mur latéral par ci, un pilier par là et une corniche de l’autre coté. Procéder ainsi est non seulement un signe de pagaille mais on risque de se trouver sur un chemin qui ne mène nulle part.

كل بلاد تخدمها رجالها

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Nos responsables locaux et régionaux ont du génie et des inspirations à en revendre. On a beau croire qu’ils ne pourront plus nous faire baver avec leurs idées et projets tellement ils ont fait des trucs qui nous ont laissés sans haleine, et bien ils arrivent à nous surprendre encore et encore. Apres avoir puisé et épuisé tout ce qui est relatif à la culture en créant le festival du théâtre, le festival du cinéma, le festival de la danse, le festival de la chanson, le festival du festival… ils ne sont pas restés les bras croisés. Le dynamisme et la créativité qui les animent les ont incité à être toujours innovants et surtout originaux. C’est ainsi qu’après avoir créer le festival de la « Bsissa », une manifestation « culturo-culturelle » organisée par la commune de Lamta et imitée par d’autres communes, et après le « festival du « Poisson », une trouvaille louable de la commune de la Goulette (salut Jacob ;) ) et j’en passe… voila que les « édiles » de la communauté du Kram, si je ne m’abuse et si j’ai bien compris la teneur d’un article publié par un journal de la place, ont eu l’ingéniosité, que dis-je la sagacité, d’organiser le « Festival du Sandwich »… Les responsables municipaux comptent profiter de cette manifestation ( !!!) pour faire connaître la région, ses produits, et ses projets. Personnellement, je ne doute pas une seconde du succès qu’aura cette idée géniale et j’espère que les gens de la municipalité de Sidi Bou Said et de celle de la Marsa ne vont pas tarder à nous proposer le « Festival du Bambaloni » et le « Festival du Brik Dannouni ». Voila, l’idée est lancée, à vous de réagir messieurs…

Ness Bikri 9alou

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Mon grand père maternel avait l’art de parler toujours en métaphores. Il ne prononce jamais un mot sans l’agrémenter avec un proverbe, un dicton, un vers, un verset, un hadith… Je ne sais pas d’où est ce qu’il pouvait sortir autant de citations. Sa façon de parler laissait perplexe plus d’un car au fait on n’arrivait pas à saisir le sens de ses paroles et surtout s’il faisait l’éloge de son interlocuteur ou, au contraire, il se moquait de se dernier. De tous ses enfants, et il en a eu pas mal je peux vous l’assurer, seul un de mes oncles a hérité ce don. Mon oncle, parle souvent un langage imagé, certes pas aussi éloquent que mon grand père, mais il fait des efforts considérables pour se rapprocher du niveau de ce dernier. Une fois, quand j’avais à peine 12 ou 13 ans, je me rappelle que mon oncle m’a dit cette phrase : « يا ولد أختي الّي يكهّب عل الأربعين يعرف الموتى أكثر مالحييّن (traduction : celui qui a quarante ans connais beaucoup plus de morts que de vivants). A vrais dire je n’ai jamais comprit la signification de ses dires à cette époque là, ni après d’ailleurs, et je n’ai jamais su pourquoi il l’a dit. Il se le disait à lui-même très probablement. Cependant, je ne sais vous dire pour quelle raison, je n’ai jamais oublié ce dicton. Aujourd’hui, je suis proche de la quarantaine et je commence à saisir la portée de ces mots prononcés il y a de cela plus de vingt ans. Je commence à comprendre le vrai sens de ce que voulait dire mon oncle. Plus j’y pense et plus je me dit : « Putain, mon oncle avait énormément raison ».

Voulez vous jouez avec nous...

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Suite à mon dernier post sur mes préférences, j'ai oublié de mentionner les noms des bloggueurs et blogueuses que j'aimerais bien qu'ils ou elles se prêtent au meme jeu et nous revelent leurs gouts littéraires. J'ai nommé :

- Venus
- Skydancer
- Mani l'Africain
- Tonton Jacob
- Snawsi
- Wounded Spirit
- A girl from Mars
- Abdou
- Saied
* Jeu promotionnnel sans obligation d'achat.

Mes préférences à moi

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Il y a quelques jours de cela, une amie bloggeuse à demander à savoir quelles sont les préférences littéraires de quelques bloggeurs parmi lesquels mon nom fut cité (J’ai dis mon nom ??? C’est grave ça, je commence à m’identifie avec mon pseudo maintenant ?). Bref, bien qu’avec un peu de retard (je m’excuse d’ailleurs) je vais me prêter au jeu proposé par cette amie :

LES LIVRE QUI ONT MARQUÉS MON ENFANCE :

- La Petite vendeuse d’allumettes de Hans Christian Andersen (ce compte m’a tellement perturbé que je n’ose même pas le raconter à ma fille)
- La chèvre de monsieur Seguin d'Alphonse Daudet
- Michel Strogoff (Jules Verne)

LES ECRIVAINS QUE JE LIRAI ET RELIRAI ENCORE ET ENCORE :

- Naguib Mahfouz
- John Irving
- Gabriel Garcia Marquez
- Amine Maalouf
- Assia Djebbar
- Mi5a2el Nou3ayma
- Jorge Luis Borges
- Ma7moud El Mess3adi
- Eduardo Mendoza

LES POETES QUI ME FONT VOLER :

- Le fou d’Elsa
- Mario Benedetti (il faut absolument voir le lien suivant. Peu importe si vous ne comprenez pas l’espagnol. Juste écoutez, tendez l’oreille. C’est sublime : http://www.youtube.com/watch?v=qRMcM--p7wk&mode=related&search=
- Jacques Prévert
- Nizar 9abbani
- Ma7moud Derouiche
- Omar El Khayyâm

LES ECRIVAINS QUE JE NE « LIRAIS » PROBABLEMENT PLUS :

- Hedi Bouraoui
- Taha Houssein
- Camilo José Cela
- Jean Paul Sartre (il m’a fracassé l’âme)

LES ECRIVAINS QUE JE N’AI PAS LUS ET QUE J’AIMERAIS LIRE :

- Günter Grass
- Toni Morrison
- Ernest Hemingway
- Douglas Kennedy

LES ESSAYISTES QUE J’ADORE :

- Mohamed Arkoun
- Fatima Mernissi
- Malek Chebel
- Mohamed Talbi
- Hichem Djaiet
- Hammadi Redissi


LES LIVRES QUE J’EMPORTERAI AVEC MOI SUR UNE ILE DESERTE :

- Cien años de Soledad (Gabriel García Márquez)
- Le Monde Selon Garp (John Irving)
- L’œuvre de Dieu, la part du Diable (John Irving)
- Le Nom de la Rose (Umberto Eco)
- Awladou Haratina (Naguib Mahfouz)
- Léon l’Africain (Amine Maalouf)
- Un dictionnaire (peu importe l’éditeur)

معشر الزبايبية يردون علي معشر الزبابرية

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قبل ما ندخل في صلب الموضوع نحب نتوجه للوخيان و الأخوات إلي نفسيتهم حساسةونوجهلهم هالتنبيه إلي راهو هل المقال ينجم يجرحلهم مشاعرهم و لهذا ماذ بيهم ما يزيدوش يقدموا سطر أخر في قراءة هاذ المقال٠ أما إلي شد صحيح باش يكمل يقري ما عليه كان يتحمل مسؤليتو كيم أنا زاد باش نتحمل مسؤليتي في الكلام إلي باش نقولو٠

منذ مدة و بعض الوخيان المدونين التوانسة إلي ينتميو إلي الجالية متاعنا بالخارج و إلي يعتبرو رواحهم النخبة المنيرة ـ جاب رابي البعض موش الكل ـ قعدين يطالبو فينا نحن معشر المدونين متاع الداخل بؤمور يراوها حاجة أكيدة و ملحة٠ و بما أنه نحن ما نجموش نرفضو لجاليتنا العزيزة و الغالية طلب ما علينا كان نلبيو هالطلب الغالي طلب عالرخيص٠

هل وخيان أسرو و إلا ألحو علينا أحنا معشر المدونين متاع الداخل باش نحفلو شوية الجو و نردوه حاجة تشبه للعلاقة الموجودة بين فيراج الكليب و فيراج الترجي و إلا لتوال٠ عاد شبيه هذي حاجة حلوة و مكنة٠ هالوخيان المدونين متاع الخارج ياومو علينا نحنح معشر المدونين تاع الداخل إفراطنا في تناول المواضيع التافهة و الغير مفيدة٠ و يعيبو علينا إنخراطنا الساذج في الحملات المايعة٠ و الله أنا هذي كلمة ميوعة نسيتها ملي جرجت مالفاك أما هاي ضهرت متداولة٠ك جات من عند وخيانا إلي في الخارج ما تنجم تكوان مقبولة٠


أيا سيدي هات نشوفو يقترحو علينا إخواننا المدونين متاع الخارج٠قالك يا سيدي إلي المدونات متاعنا تفتقر إلي تناول المواضيع السياسية و أعطاو كمثال عدم إنخراطنا في حملات مهمة كيما قضية محمد عبو٠ أيا هاني أنا باش نقول رأيي في هل الموضوع٠

تعرفوشي أش كون هو محمد عبو٠ هو واحد منيك في مخو وهاو باش نفسرلكم علاش٠هاذ محام عمرو ما واحد سمع بيه من قبل ما قعد قعد و بعد بعبعص صرمو و شم يديه٠ نتحد أي واحد من المدونييقول إلي هو كان يعرف محمد عبو قبل م ينشر مقال علي إنترنات٠ بالله سي عبو هاذ أشنو إربح من هالمقال٠ حفرة في الحبس و عايلة مشردة و صغار مهملة٠ملا رمز متاع نضال و بطولية٠ ما يعرفشي هالسيد إلي قبل الحرية و الدمقراطية و و و٠٠٠ إلي عندو أولد مستحقين إلي أب موجود بحذاهم و موش لتشي قفارا ملوح في حفرة٠ بربي سامحوني سي محمد هاذ شاور أولادو قبل ما يجني علي روحو و يجني علي أولادو٠كان ما جاش منيك في مخو يعملشي عملة كيما هذية٠ و بعد من هاذ كهو ما يعرفشي يطير أش ملزو باش يتقوحب ـ إلي يعرف النكتة متاع الفيل و البابغيو يحكيها للي ما يعرفهاش ـ

من جهة أخة نحب نسإل لو كان غدوة سي عبو هاذ يخرج من الحبس ـ و هاذ شيء نتمني هولو علي خاطر أنا زاد أب و نعرف غياب وحد من الولدين أشنوا معناه ـ يا هل تري شكون ما زال باش يتذكرو و إلا يتذكر إسمو٠ بربي قلولي إلي سبقوه ي هالمجال أمثال موواعدة ـ خميس الشماري ـ المرزوقي ـ الجبالي ـ حمة الهمامي ـ أنور القوصري و غيرهم أش كون مازال يحكي بهم و إلا تضحياتهم أش جابت تره٠

قبل ما نكمل خليوني نودكم بهل التقتوقة إلي طلع واحد من الأقاطبة متع التفكير الرصين٠ في واحد من تعاليقو قالك يا سيدي إلي محمد عبو يذكرو ف البركورـ المسيرة بالعربي ـ متاع مناضل أخر كبير وإلي هو شدو رواحكم بورقيبة??? علي خاطر قالك الزوز محامين و الزوز عندهم كاريزم ـ السيد نسي ما قاللناش كان عندهم كرزة وحدة و إلا لا ـ بلله أش معناه هل الكلام بورقيبة جملة وحدة يا بو الرب ٠ قالك عندو كاريزم٠ عندو الشب مكن٠ياي أنا منيش عايش في تونس و ما في بليش و إلا أشنة الحكاية٠ توقتاش ظهر هالكاريزم متاع سي محمد عبو٠ يا ولادي فيقو نيكو من النوم راكم تخلوضو٠تبورقيبة في عز شيخوختو و في طمبك مرضو وقت إلي الباركنسونضاربة أطنابها في عروقو و المرض سارح في دمو نطق كلمتين بالسيف و ما خرجهم من فمو ان بعد ربع ساعة تلعيم و توكويك ـ توي نرجعو كيا قبل ـ هبط باهم أكثر من ثلاثة ملاين كربي في الشارع يصيحو و يعيطو بالروح بالدم نفديك يا بورقيبة٠ هذا سي عبو حرك الدم في قداش من واحد بخلاف الأربعة نبارة إلي ما يتكلمو كان في إنترنات٠ أي خليني سكت توي خير لا نزيد نخمجها

Ifhmouha kima t7ibbou

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à tous les Pol Pot, à tous les dictateurs de la pensée, à tous les "infanticideurs" de la liberté je vous propose de relire ceci : un "blog" (ou "weblog") est un site Web personnel composé essentiellement d'actualités (ou "billets"), publiées au fil de l'eau et apparaissant selon un ordre ante-chronologique susceptibles d'être commentées par les lecteurs et le plus souvent enrichies de liens externes. Créés par de "simples" internautes, ils se composent d'entrées rédigées au gré des humeurs, faisant parfois état de la vie privée de leurs auteurs, ou des réactions de ceux-ci à leur environnement (découverte de nouveaux sites, réflexions sur l'actualité internationale ou sur l'évolution d'Internet, coups de gueule...). Certains blogs sont très proches de la notion de "journaux intimes", parfois illustrés de photos, et ne parlent que de la vie - parfois privée - de leurs auteurs. D'autres sont de simples successions quotidiennes de liens externes choisis, avec peu ou prou de commentaires. D'autres encore, au contraire, racontent au fil des jours de longues histoires, avec peu de liens externes. Beaucoup permettent de réagir au contenu publié, et même à chaque billet publié, créant une sorte de forum permanent et multi-thématique.

Beaucoup de blogs sont thématiques et consacrés à des sujet précis, parfois controversés, parfois très pointus. Souvent publiés à titre de "hobby", ils alternent données factuelles, actualités piochées sur le Web et prises de position et constituent parfois de véritables magazines unipersonnels.


Dans cette incroyable diversité, on a parfois du mal aujourd'hui à définir où s'arrêtent les limites des blogs. On peut toutefois considérer qu'ils ont en commun :

1) leur caractère "unipersonnel" ou "individuel" : bien que certains blogs soient publiés par plusieurs auteurs.

2) la liberté de ton : par principe, le blog est un site placé sous la responsabilité de son auteur qui, selon son humeur, peut totalement s'affranchir du "format"...

A bon entendeur salut

Entre Chats et Chiens (Part II)

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A quelques mètres de moi, une voiture se garait. Une femme en sortit. Surprise, déception, résignation ??? C’est F. Elle n’a que 33 ans mais paraissait en avoir dix ou quinze de plus. La silhouette d’athlète et le physique de mannequin ont laissé place à un corps flasque, avachi… Le maquillage masquait mal les cernes qui entourent ses yeux jadis plein de malice et de grâce. Je feins un sourire. Elle aussi je suppose. Apres une fausse accolade nous entrâmes dans un café qu’elle m’a indiqué d’un signe de sa tête. Le coin est sympathique. Un café dans le style bar américain, avec des sièges en cuir, des portraits d’acteurs, des objets de deco d’un certain goût… F a parlé pendant plus de deux heures d’elle, de son mari, de ses enfants (elle venait de mettre au monde un deuxième garçon), sa maison, sa famille, son travail, ses projets… Elle papotait et fumait une cigarette derrière l’autre. Ses mains tremblaient, cachant mal sa nervosité. Parfois elle avait du mal à allumer sa cigarette. Elle a essayait de justifier cela par le fait qu’elle ne fume pas à la maison et qu’elle en profitait pour prendre sa dose. Je l’écoutais parler et j’essayer d’éviter son regard. A l’intérieur de moi-même je me disais à quoi ça rime tout cela ? Les femmes ont cette fâcheuse tendance à verser dans les détails quand elles parlent, elles tirent les histoires en longueur et en largeur avec des descriptions interminables… chose que les hommes détestent le plus. Bref, je n’ai pas su où F voulait en venir. Puis elle me demanda ce que je suis devenu. J’ai répondu que j’ai gardé le même boulot, je suis marié et père d’une adorable fille et que je mène une vie tranquille et paisible. Du coup elle me demanda si j’étais heureux. Et là franchement je commençais à en avoir ras le bol. Je n’aime parlé de ma vie privée que lorsque j’ai envie de le faire et là franchement je ne sentais pas le besoin. Donc, j’étais un peu évasif dans ma réponse et ça se notait. Apres presque trois heures on s’est quittait et on s’est promit de nous revoir, avec nos conjoints et nos enfants pourquoi pas. Ouf, il était temps… Mission accomplie ? Pas si sûr… Pendant la semaine suivante je recevais quotidiennement des coups de téléphone de F. Toujours la même histoire : Mon mari, mes enfants, mon boulot, ma mère, ma belle mère… Au départ je me suis dit que cela est peut être du au coup du « blues », chose apparemment assez fréquente et classique chez les femmes après l’accouchement. Mais, connaissant suffisamment bien F, j’avais comme la certitude qu’elle me cachait quelque chose, qu’elle avait un problème et qu’elle ne savait pas comment l’aborder. J’ai décidé d’être directe et de lui demander d’arrêter de tourner autour du pot et de me dire ce qui n’allait pas. Au début elle essayât de nier et puis elle éclatât en sanglots. Elle me raconta que son mari la maltraitait et qu’il lui arrivait de la battre. J’écoutais ses doléances avec beaucoup de compassion parce que je savais qu’elle ne méritait pas un tel destin. C’est vrai qu’elle peut être un peu chiante, comme toutes les femmes en générale d’ailleurs (ayya hak 5amajyha tawa 3ad, therdit 3alil ya Takkou. Ye5i Fech 9am 3alaya n9ol fi hal klma. Mouch kan sakkart foummi 5irli), mais c’est une fille qui ne mérite pas un pareil châtiment. Je sais que s’il lui arrive de faire des bêtises c’est parce qu’elle pense vouloir faire du bien aux siens, exactement comme toutes les femmes (ya wildi sakket fomek ya5i ma tnejem t9ol ken el 5ayeb walla chbik). Puis elle me demanda quoi faire. Brusque et pragmatique que je suis (eh oui je ne sais pas aller par trente six chemins), je lui dis de demander le divorce. Elle me dit qu’elle ne pouvait pas le faire. J’ai demandé pourquoi. Elle me répondu qu’elle aimait son « bourreau ». Sa réponse ne m’a pas convaincu. J’aurais peut être gobé une réponse á la façon : je le fais pour mes enfants. Mais ce « je l’aime » je le trouvais creux, peu crédible, évasif… J’étais convaincu au fond de moi-même qu’étant elle-même une fille issue d’une famille monoparentale elle voulait à tout prix empêcher que l’histoire ne se répète. Si sa mère a divorcé d’avec son père, elle elle ne veut pas que cela se reproduise pour elle aussi. J’ai compris aussi que le salop de son mari est arrivé à la même conclusion que moi et que c’est pour cette raison qu’il abuse sachant que F n’oserait pas tenter quoi que ce soit. Plus de deux ans après F continue à vivre ( ???) avec son mari. Elle a fait le choix de sacrifier sa personne pour le bonheur de ses enfants. Je doute qu’elle ait fait le bon choix car les enfants ne sont pas dupes et ils auraient sûrement remarqué la tristesse de leur mère… (PS : désolé pour ceux qui s’attendaient à ce qu’il y ait du sexe dans l’histoire. Du sexe il aurait pu y avoir sauf qu’il y a trois facteurs qui se sont opposé. Primo, je ne suis pas un vautour. Les proies blessées n’ont jamais été ma tasse de thé. Secundo, pour qu’il y ait sexe il faut qu’il y ait consentement mutuel. Dans cette histoire le consentement était présent mais conditionné par la détresse de l’autre, donc pas question de se faire embarqué dans un drame. Et Tercio, je suis marié et je suis fidèle à ma femme, so don’t act)

Entre Chats et Chiens (Part I)

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F et moi sommes nés dans le même quartier. Nous sommes allé à la même école, nous avons étudié dans le même lycée et nous avons fréquenté la même faculté. F est une fille remarquablement jolie, charmante, douce, rêveuse, romantique et par dessus tout séduisante… le type de fille dont tout un chacun rêve d’unir son destin au sien. Entre F et moi existait une amitié sincère, une complicité profonde, mais entachée d’une certaine ambiguïté. J’étais son confident et elle la mienne. Par un concours de circonstance cette amitié est devenue une relation amoureuse qui aurait pu avoir une « happy end » (et là j’ouvre une petite parenthèse pour lever un bras d’honneur au visage de tous les garçons de mon quartier pour avoir été le seul et l’unique à avoir pu sortir avec F. Tous les autres gars ont essuyé un échec cuisant, surtout S qui se prenait pour Casanova, en s’approchant de la belle tigresse. Je suis orgueilleux de mon exploit parce que si on avait à établir un hit parade entre tous les prétendants j’arriverais bon 20ème sur les 30 intéressés. Voilà, ceci dit, je referme la parenthèse). Malheureusement, au fur et à mesure que notre relation avançait dans le temps je fus surpris de découvrir un autre visage insoupçonné de F. Celle que je définissais comme une fille sympathique et sans complexe, est devenue tout à coup une fille excessivement possessive, jalouse, douteuse de tout… (Peut être qu’elle l’a toujours été). Amoureux de ma propre liberté avant tout autre chose je me suis convaincu qu’entre F et moi les choses ne peuvent continuer (rassurez vous j’ai donné à F plusieurs occasions pour rectifier le tir et changer son comportement mais en vain. C’était une cause perdue d’avance). Donc se fut la rupture tout en maintenant cependant un rapport amical. Peut de temps après, F commença à fréquenter un autre mec. Elle me l’a présenté pour avoir mon avis sur son nouveau compagnon. Je lui ai sincèrement dit que je le trouvais médiocre, pour ne pas dire nul, sur tous rapports. Quelques mois après, F se maria avec le même type. J’été convaincu que F commettait là la plus grosse erreur de sa vie. Se marie à 23 ans me semblait une sottise énorme (peut être que je me trempais parce que je raisonnais en tant que garçon). Je n’ai pas manqué à le lui faire remarquer. Elle me répondit que la faute était la mienne et que j’étais coupable de l’avoir poussée à se jeter dans les bras du premier venu. Bref, j’ai assisté au mariage. C’était une façon de lui dire à dieu. Le rapport entre F et moi s’est limité à quelques échanges de SMS pour nous souhaiter un « 3aid mabrouk », « 3am mabrouk »… Ayant changée de quartier, je ne l’ai plus revu et moi ayant changé de partenaire je m’occupais plutôt de mes ognons. 10 ans après, le téléphone sonne. « Allo ». « Allo, Takkou, comment vas-tu ? ». J’ai reconnu la voie, Elle est devenue un peu rauque, mais il n’y avait pas de doute, c’est celle de F. Je suis resté pantois ne sachant quoi dire. Non par l’effet de la surprise mais je ne m’attendais pas à ce que F refasse irruption dans ma vie (ya sattar ostor). Apres les généralités, famille, copains, machin et tout, elle me manifesta son souhait de me voir. (ina3andin hel 3amla), ce que je redoutais est là. J’ai prétexté être affairé et j’ai promit de la rappelé dés que je me libérerais de mes engagements. Une semaine après, rebelote. F me rappelle. Elle n'a pas réitéré son souhait mais je me suis trouvé dans l’obligation de lui dire qu’on pouvait se voir le jeudi d'aprés vers 17H. F proposa qu’on se rencontre dans un café du coté d’El Menzah V ou VI (pas loin de la Galerie 50 boutiques). Le jour J, à l’heure H, je me trouve à El Menzah. El Menzah ??? Quelle idée. Un quartier sans âme ni goût. Insipide. Il ne m’évoque rien, ni un passé, ni un présent et encore moins un future. J’étais là debout comme un con en costume cravate perdu dans mes pensées. Que va-t-on se dire ? Que va-t-on se raconter ? Que ce qu’elle veut ?...
(To be continued)

Et dieu créa la femme (fatale)

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"Favorable" a dit...

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Dans l’un de mes derniers posts je me suis penché sur le phénomène (ce qui ne veut pas forcement dire problème) du port du voile par des femmes appartenant à une certaine catégorie sociales soit disant moins imperméables à d’autres au discours moyenâgeux produit à volonté par des néo « télé-évangélistes » qui se sont autoproclamés des guides en Islam. Etant averti sur la susceptibilité du sujet de provoquer quelques dérapages, je me suis quand même lancé dans l’arène et je l’ai publié comptant sur l’intelligence des lecteurs pour se montrer tolérables dans leur réactions et si besoin s’en faut de conférer au débat un cachet civil. Il n’y a pas eu le feu mais certains commentaires ont laissé à désirer. Pour démontrer la gravite de l’aliénation que le phénomène de l’islamisation, en particulier et la religiosité en générale, bête peut atteindre j’ai cité comme exemple le cas de mes cousines qui sous prétexte qu’elles sont devenues pratiquantes elles ne saluent plus en embrassant et qu’elles se précipitent à cacher leur chevelure si un homme, pourtant de la famille, fait soudain irruption dans une réunion familiale féminine (9a3da neswa2iya)… L’un des commentateurs de ce post, se présentant comme favorable au « voilage » tout azimut, cru bon citer pour convaincre que ce n’est pas parce qu’une fille est une cousine pour que l’on ne pense pas à se la faire. Je ne nie pas que cette éventualité est possible et je ne vais pas ergoter plus qu’il en faut pour essayer de montrer que même si ce genre de cas est une réalité palpable cela n’empêche que ce genre de situation sont rares, mais je voudrais dire ceci : si je vous dis que j’ai 35 ans et que la plus jeune de mes cousine est plus âgées que moi d’au moins 10 ans et que certaines ont des gosses de plus de 20, faites vous une idée sur le rapport qui puissent exister entre elles et moi. Maintenant, admettant que notre « ami favorable » (pour dire partisan je suppose) ait raison. Si on pousse son raisonnement à l’extrême on se trouvera dans des situations plutôt cocasses. Je m’explique. Chaque matin que le bon dieu fait ; dès que je me réveille je vais chez ma mère qui habite à deux pas de chez moi pour boire mon café chez elle. Avant de partir je lui donne deux bisous. En rentrant, je dine avec ma petite famille chez ma mère et avant de partir nous coucher je donne encore deux bisous à ma mère. A part cela, j’ai une fille de 4 ans. Je ne vous dis pas le nombre de fois que je l’embrasse, avec fougue en plus, pendant la journée. Maintenant si je suis le raisonnement de « mon ami le favorable » je ferais bien de mettre fin à cette habitude « malsaine ». Car je risque d’être ou d’avoir des tendances pédophiles ou de souffrir le syndrome d’Oedipe. Je suis sur que mon « ami le favorable » estimera que cette analogie est exagérée. Pour répliquer, je me limiterais à lui dire que tout a un début et que si on commence à donner le doigt on finira par concéder la main entière si ce n’est plus. Du moment où l’on fait de l’exception la règle il faut s’attendre à tout (c’est le propre raisonnement de « mon ami le favorable » qui prétend qu’il n’est pas le seul à penser qu’il n’aurait pas raté sa cousine si l’occasion se serait présentée et qu’il ne pense pas souffrir d’une tare quelconque). Soyons réalistes, le soit disant retour vers la vertu en prônant le voile et autres coutumes anachroniques et désuètes est une aberration immense. Ce n’est pas en s'accrochant aux apparences que l’on restaurera la morale perdue et la gloire d’antan. A bon entendeur salut.

United Colors of Maghreb

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Mon arrière grand père est originaire de Casablanca. Il était un commerçant prospère. On le nommait Mohamed Ben Mohamed el Beji ( !!!). A l’age de 25 ans il décidât d’aller à la Mecque pour accomplir le rituel du haj. Il prit le chemin à la tête d’une caravane digne de son rang. Cela se passait vers l’an 1879. Sur son chemin vers la « demeure de Dieu » il fit une escale dans la ville de Ben Ghazi chez un philanthrope du nom de Ibrahim El Tlemçani ou il rencontra une autre caravane appartenant à un certain Ahmed Ben Ahmed El Ksontini, lui même riche commerçant de Tunis. Les deux hommes unirent leurs deux caravanes pour faire le voyage ensemble. Sur leur chemin de retour, les deux commerçants devinrent deux amis intimes. En arrivant à Tunis, Haj Ahmed El Ksontini proposa à son ami de passer quelques jours chez lui afin de se reposer. Cette escale alla sceller pour l’éternité l’amitié et le destin des deux hommes. En effet, Haj Mohamed El Beji se maria avec la fille aînée de si Ahmed El Ksontini, Lella Fatma Azzahra, et s’installa définitivement à Tunis. De ce mariage naquit mon grand père vers l’an 1892. Mon grand père, sixième enfant de Haj Mohamed El Beji, opta lui aussi pour le commerce. Il s’associa avec un dénommé Mohamed el Fassi. Les deux associés optèrent pour le commerce du tissus. Plus âgé et marié avant mon grand père, avec une dénommée Jalila El Ghedamsi, Mohamed el Fassi proposa à mon grand père Ibrahim de se marier avec la cousine de sa femme. La cousine en question, qui deviendra plus tard ma grande mère, est la fille de Sidi Salah El Annabi. Mes grands parents eurent quatre filles et cinq garçons dont mon père Abdelouahed. Mon père, fut séduit par la lutte contre le colon français. Il s’enrôla auprès des forces de la résistance sous le commandement d’un certain Abdallah El Nalouti. Ce dernier, apprenant que mon père était recherché par la police l’envoya se réfugier en Algérie chez un cousin lointain s’appelant Mohamed El Gafsi. Mon père resta hébergé chez ce dernier pendant plus de quatre ans. A son retour à la partie, qui est devenue indépendante entre temps, mon père fit la connaissance de celle qui sera par la suite ma mère, Aicha Bent Hassan El Marrakchi. Ceci est l’histoire de ma famille mais elle peut être celle de beaucoup de familles qui vivent entre la Libye et le Maroc.

Gaston La gaffe

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Dés sa succession à Jean Paul II, le nouveau Pape, Benoît XVI, s’est distingué par ces dérapages et ces déclarations qui, le moins qu’on puisse dire, sont choquants et polémiques. Souvent ses propos ont laissés les hauts dignitaires du Vatican dans un embarras pathétique. Anxieux d'affirmer haut et fort son ultra conservatisme, le nouveau Pape ne cesse de déferler la chronique et de surprendre, négativement parlant, avec des propos surréalistes qui frôlent souvent le ridicule.

Apres ses prises de position inconvenantes à son statut de pontife concernant des sujets graves comme le sida, le préservatif, l’euthanasie, l’avortement, l’entrée de la Turquie dans l’UE, les mariages homosexuels, le dialogue entre les religions, l’Islam… le voilà se découvrir une autre vocation et s’improviser en historien révisionniste.

Lors d’un déplacement au Brésil, le nouveau Pape a cru bon se pencher sur le thème de l’évangélisation du continent américain. Avec son arrogance habituelle et son attitude « arienne » il a affirmé que la conversion des amérindiens n’a pas été « imposée par une culture étrangère » et que les cultures précolombiennes n’ont subi en aucun moment une aliénation par la force.

A priori, ce « professeur émérite », cet « esprit illuminé », comme veulent nous le présenter les medias occidentaux, connaît très peu ou sous-estime énormément les ravages irreversibles provoqués par la « Sainte inquisition » et les pratiques inhumaines exercés par les sujets de Leur Majesté les « Rois Catholiques » lors de la conquête du nouveau monde. Les Hernan Cortés et confrères, avec la benediction de Rois Catholiques et de la « Sainte Eglise » ont convertit le contient américain en un laboratoire pour expérimenter tout un arsenal de machine à torturer. Les massacres ont été d’une ampleur tellement dramatique que l’on a du recourir à la déportation de millions d’africains qui furent réduit à l’état d’esclaves pour la gloire de l’ «Espagne Catholique »

A ce rythme là et, prenant en considération ses origines germaniques, ses attitudes grotesques et l’incapacité des cardinaux du Vatican à bâillonner leur chef de file sur les sujets chauds, on dira que ce cher Pape ne va pas tarder à s’attaque à une question plus épineuse : l’holocauste juif. Qui sait peut être qu’il va nous gratifier avec une trouvaille singulière. Mais là, je pense que tout le monde l’attendra au coin et ça ne sera plus une simple bévue…

Islamisation vers le haut ? Ou le contraire ?

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Une femme, un look à la Benazir Bhutto, des lunettes de soleil (de préférence de taille assez grande pour cacher la moitié du visage), un foulard chic mais de couleur sombre et unie qui couvre toute la chevelure et les oreilles, et une grosse berline ou, à défaut, une 4x4. Ceci n’est pas le début d’une fiction ou la description d’une héroïne d’un film. Ceci est le portait robot d’une bonne partie des femmes tunisiennes, ayant entre 30 et 50 ans, qui accompagnent leurs progénitures à l’école ou celles qui fréquentent les différents centres commerciaux de la capitale. Ajoutez à cela un sac à main Prada ou Vouiton (vrai ou faux peu importe) et un téléphone portable dernier cri, de préférence un modèle qui soit un concentré des dernières technologies, et vous avez devant vous le modèle de la femme tunisienne que l’on peut rencontrer en nombre de plus en plus croissant dans les espaces publiques. Ceci est la triste réalité tunisienne. Je dis triste et j’assume ce que je dis. Parce que à regarder de près on ne peut s’empêcher de se demander à quoi rime tout cela ? Franchement je trouve ce phénomène dérangeant parce qu’il et le miroir qui reflète de la manière la plus fidèle possible le degrés de gravité de la dichotomie et de la schizophrénie qui déchirent la société tunisienne. Ce n’est pas que je trouve religion et modernité incompatible, mais c’est ce comportement ambiguë qui fait que nous ne savons plus où nous situer ou où nous mettre. Dans la modernité et donc dans l’ouverture et la tolérance ? Ou dans la mimique d’un monde qu’on a souvent décrié et dénoncé comme anachronique, dépassé et dégradant ?

La classe moyenne à laquelle appartient la majorité de ce genre de femmes et qui en principe est le moteur du progrès dans tout les domaines, parce que plus amenée à épouser les principes libéraux (pas uniquement dans leurs volets économiques et commerciaux) se trouve être aujourd’hui celle qui incarne le plus les symboles du conservatisme pur et dur.

Ça à l’air d’être un effet de mode, un phénomène en vogue. Si ce n’est que cela on peut attendre tranquillement que « l’orage » passe. Mais si ce mouvement s’inscrit dans la durée alors les mauvaises surprises ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez et là on serait parti vers un long voyage « d’Iranisation » où ce genre de choit, spontané et volontaire de nos jour, ne tardera pas à devenir une règle à ne pas enfreindre…